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Par Pierre Ratinaud Dernière modification 26/11/2014 11:51

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**** *s_causeur

La Libye bombarde  coups de superlatifs
Gare aux nouveaux Timisoara
Le monde entier a les yeux rivs sur la Libye et on ny voit rien.  vrai dire, on ne comprend 
gure plus. Le tableau dress par les mdias est pour le moins terrifiant: Kadhafi est en train de 
perptrer un massacre contre sa propre population grce  lusage massif de ses chasseurs-
bombardiers et de ses mercenaires. Or, trois semaines aprs lclatement de la crise, aucune 
preuve srieuse na corrobor cette version des faits. 
Que les choses soient claires : nul  en tout cas pas moi  ne songe  dfendre Kadhafi et encore 
moins  minimiser la gravit de la situation en Libye, laquelle est bel et bien en proie  la guerre 
civile, soit un des pires flaux qui soient. Est-il pour autant malsant de poser quelques questions 
de bon sens ?
La premire, et la plus importante, est celle des victimes. Peut-on parler aujourdhui dun 
massacre gnralis en Libye ? La rponse est trs probablement ngative. Il est videmment 
difficile et dlicat de dfinir le terme de massacre mais cest pourtant ncessaire. Le nombre de 
morts en Libye depuis le 15 fvrier nest pas certain, mais lordre de grandeur est de quelques 
centaines, dont  peu prs les deux tiers durant le dclenchement des vnements actuels (17-20 
fvrier). Depuis, les combats et escarmouches entre pro et anti-Kadhafi se sont solds par un 
nombre relativement rduit de victimes. Dans la bataille pour le contrle de la ville dAz 
Zawiyah, on compte 120 morts des deux cts. Aprs plus de dix jours de combats en milieu 
urbain dans une ville de 300 000 habitants, il est difficile de qualifier ce drame, incontestable, de 
 massacre  et encore moins de  gnocide , comme on commence  lentendre a et l.
La deuxime question porte sur lusage fait par Kadhafi de sa force arienne. Selon son fils Saf 
al-Islam, les chasseurs-bombardiers libyens sont utiliss par le pouvoir uniquement pour dtruire 
les dpts darmes et empcher les rebelles de sen emparer. Aussi surprenant que cela puisse 
tre, Kadhafi junior ne ment pas. Il faut savoir que larme libyenne, relativement modeste en 
nombre (quelque 50 000 soldats dont la moiti de conscrits) est en revanche trs largement 
surquipe. Pour des raisons politiques et peut-tre aussi psychiatriques, le Frre guide a achet 
sans compter chars, canons lourds et autres joujoux similaires. Du point de vue du rgime, cet 
armement dissmin un peu partout dans le pays est incontestablement aujourdhui une menace 
mortelle. En revanche, on possde trs peu dlments tendant  prouver la ralit dun 
bombardement systmatique de civils et encore moins de certitudes permettant dtayer une 
rumeur rpandue dans lopinion publique depuis le dbut de la crise selon laquelle les avions de 
Kadhafi tireraient sur des foules de manifestants. Et avec tout le respect quon lui doit, les 
certitudes rapportes par BHL de son week-end en Lybie ne constituent pas une preuve. 
Reste la question des mercenaires. Depuis des semaines, on nous parle de combattants  
notamment subsahariens  recruts par Kadhafi pour noyer la rvolution dans un bain de sang. 
Du point de vue des rebelles, cette histoire est parfaitement comprhensible : si cela est vrai, 
Kadhafi na aucun soutien populaire et il ne sagit donc pas vraiment dune guerre civile, mais 
dun peuple unanime chassant un tyran dfendu uniquement par des baonnettes trangres. 
Seulement, aprs trois semaines de crise, les preuves de la prsence de mercenaires sont minces 
et controverses. Dans lest du pays, aux mains des rebelles depuis plus de 15 jours, aucun 
mercenaire  mort ou prisonnier  na t prsent  la presse. Force est de reconnaitre que pour 
le moment ce phnomne est peut-tre marginal,  moins quil relve plus du fantasme politique 
 tout  fait comprhensible  dune population en tat de crise et de guerre civile que dune 
ralit militaire.
Pour autant, le pire peut arriver, dautant plus que Kadhafi na pas encore vraiment dgain et 
que son arme rgulire nentre que tardivement dans la danse. Mais on peut dj observer 
lapproximation  pour tre aimable  de la couverture mdiatique de cette guerre dont lmotion 
plantaire quelle suscite semble empcher la comprhension. Cest que nous sommes devenus 
accros aux superlatifs et aux hyperboles qui nous offrent loccasion de compatir et de nous 
indigner  bon compte, face  nos tlviseurs. Entre  rien  signaler  et  gnocide , nos 
lexiques semblent tre singulirement dmunis. Les adjectifs automatiques (le feu est toujours  
nourri , les armes  tout comme les pertes  souvent  lourdes  et chaque combat  acharn ) 
sont devenus autant dobstacles  lanalyse. Or, nous sommes exactement dans le genre de 
situation  tyran fou, peuple priv de parole pendant des lustres, anarchie gnralise  o il 
faudrait tre prudent, voire suspicieux sous peine de dcouvrir de nouveaux Timisoara  Tripoli 
ou Benghazi 
Que psent ces prcautions minimales face au bombardement mdiatique ? Rien, ou presque. 
Lhystrie alarmiste ne connat aucune limite, et la pression monte dans les opinions qui somment 
leurs gouvernants dagir vite pour sauver le peuple libyen. Une fois de plus, la course  lmotion 
pourrait inciter les puissances occidentales  se lancer dans une aventure prilleuse. Pour elles, 
mais aussi pour les Libyens. 
On se rappelle aussi le  gnocide  perptr par les forces serbes au Kosovo et dont le TPI, 
malgr une fouille minutieuse du sous-sol de la province, ne put jamais trouver la moindre preuve 
 ce qui bien sr, ne ddouane pas larme serbe de ses exactions ni le rgime de sa rpression. 
Reste que des informations parfaitement fantaisistes faisant appel  limaginaire dAuschwitz 
furent abondamment diffuses ce qui justifia lintervention de lOTAN. Hubert Vdrines 
explique en substance dans ses Mmoires que les Occidentaux furent contraints, sous la pression 
des mdias, de mener une intervention que lui jugeait nfaste. On ne saurait exclure un scnario 
comparable en Lybie (EL)


**** *s_humanite
Libye : raids ariens sur des habitations  Ras Lanuf 
Au 22me jour d'insurrection, les forces de Mouammar Kadhafi tente toujours de reprendre la 
main, avec des raids ariens contre les insurgs notamment  Ras Lanuf, dans l'Est libyen, ville 
abritant un terminal ptrolier.
Un avion a bombard mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanuf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, soufflant la faade du rez-de-
chausse, selon un journaliste de l'AFP. Des insurgs se sont prcipits sur les lieux, mais 
personne n'a fait tat de victime dans l'immdiat. C'est la premire fois qu'un raid arien touche 
des habitations  Ras Lanuf, site stratgique  environ 300 km au sud-ouest du sige de 
l'opposition  Benghazi et contrl depuis vendredi par les insurgs luttant depuis trois semaines 
contre le rgime du colonel Mouammar Kadhafi. L'explosion a laiss un cratre d'environ deux 
mtres de profondeur prs du btiment et cribl de dbris une large zone alentour.
Les forces loyales au colonel Kadhafi "sont en train d'tablir des fortifications juste derrire la 
ligne de front", a expliqu Saad Hamid, un rebelle parlant anglais et se prsentant comme porte-
parole de l'opposition. "Ils creusent des tranches et font des fortifications. Ils ont apport des 
lance-roquettes, des tanks et de l'artillerie. Ils ont aussi intensifi les raids ariens", a-t-il expliqu 
au poste de contrle. "De notre ct, des renforts sont en route, et ils sont aussi en pleins 
prparatifs", a-t-il assur. De nombreux habitants avaient fui la ville lundi, de peur de voir 
s'approcher les combats qui ont fait rage  Ben Jawad,  une quarantaine de kilomtres  l'ouest, 
d'o les insurgs ont t chasss dimanche par les forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi. 
L'aviation libyenne mne des raids quotidiens sur les positions des insurgs dans l'est du pays. La 
plupart des attaques ont manqu leur cible, mais lundi, un pre et son fils ont t blesss par un tir 
arien  Ras Lanouf.
Selon la chane Al-Jezira, Kadhafi aurait propos aux insurgs une runion avec le Congrs 
gnral du peuple rebelle pour examiner les conditions de son dpart assorties de garanties. Le 
rgime libyen a lui dmenti formellement cette offre de ngociations selon un responsable 
gouvernemental sous couvert de l'anonymat.
Avre ou pas, l'un des porte-paroles de l'oppostion, Mustafa Gheriani, a dclare que cette offre 
avait t refuse: "Je confirme que nous avons reu des contacts venant d'un reprsentant de 
Kadhafi qui voulait ngocier sa sortie. Nous l'avons rejet. Nous ne ngocions pas avec quelqu'un 
qui a fait couler le sang libyen et qui continue de le faire. Pourquoi devrions-nous faire confiance 
 cet homme aujourd'hui ?" Toutefois, l'opposition s'engage  ne pas entamer de poursuites 
judiciaires contre Kadhafi s'il dmissionne et quitte le pays, assure mardi  l'AFP le prsident du 
Conseil national mis en place par les insurgs pour prparer la transition.
Lundi soir, les pays du Conseil de coopration du Golfe (Emirats, Arabie saoudite, Kowet, 
Qatar, sultanat d'Oman et Bahren) s'taient dclars favorables  l'tablissement d'une zone 
d'exclusion arienne "pour protger les civils". La France et la Grande-Bretagne travaillent sur un 
projet de rsolution du Conseil de scurit de l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-
dessus de la Libye, qu'ils veulent prsenter ds cette semaine. Son adoption semble cependant 
dlicate en raison de la rticence de la Chine et surtout de la Russie, selon des diplomates.

**** *s_humanite
Libye.Aprs lenfer libyen, subi de plein fouet par les migrants, Bahija veut se reconstruire 
La jeune femme dorigine marocaine tmoigne, depuis un camp de rfugis install en Tunisie  
la frontire libyenne, du calvaire des migrants qui, comme elle, ont t la cible privilgie des 
sbires dun rgime aux abois. Ras Jedir (frontire tuniso-libyenne), envoye spciale. 
Assise bien droite sur son lit de camp, les yeux infiniment tristes, Bahija remet doucement son 
foulard qui vient de glisser.  ct delle, sous cette tente du camp militaire de Choucha, install 
 7?kilomtres du poste frontire tunisien de Ras Jedir, quatre femmes originaires du Bangladesh 
qui ont, comme elle, fui la Libye. Bahija, elle, est marocaine. Elles ne parlent pas la mme 
langue, communiquent difficilement mais toutes ont vu leur vie interrompue par la fuite.  ct 
de leur couchage, les mmes valises faites  la hte, tmoins de cette existence quelles ont d 
brutalement laisser derrire elles. Les mmes regards inquiets devant lincertitude du lendemain.
Bahija est entoure par trois de ses quatre enfants. Abderrahman, trois ans, Abdelhazim, quatre 
ans et sa fille ane, Hana huit ans. Hijen, six ans, est sortie jouer dehors. Aprs quelques minutes 
de silence, la jeune mre de famille se lance. Elle veut bien parler. Raconter ces journes 
terribles. Cela fait trois jours quelle est arrive  la frontire avec son mari Ali, dorigine 
irakienne, depuis Zouara,  120?kilomtres de Tripoli. La rbellion avait annonc quelle 
contrlait la ville depuis le 25?fvrier, mais ?ces derniers jours, la situation est devenue trs 
confuse, explique Ali. On ne savait plus si les militaires taient des pro-Kadhafi ou des 
rsistants.? ?Les trangers surtout taient viss, raconte Bahija. Avant, dj, nous tions 
considrs comme une classe infrieure, mais aprs les rvolutions, a sest accentu.? ?On a 
senti quil fallait partir?, dit-elle laconiquement. ?Mme les Libyens sont terroriss?, 
ajoute-t-elle. Bahija et Ali se sont rencontrs il y a dix ans en Libye, o lui tait mcanicien. Dix 
ans, suffisants pour construire une vie, mais le choix a t vite fait devant la peur qui stait 
installe. Alors, ils ont tout laiss?: le matriel de son mari, ses meubles, tout, insiste-t-elle, en 
jetant un regard sur cette valise rouge pose  ct delle. Tous les six ont parcouru en taxi les 
60?kilomtres qui les sparaient de la frontire tunisienne. Ici, ils nont manqu de rien, explique 
la mre de famille. Minoritaires dans le flot des rfugis, les femmes ont rapidement eu un espace 
rserv, avec leurs enfants, au sein du camp de Choucha. ?Mais aujourdhui, cest 
linconnu?, sinquite Bahija. Elle voudrait quon lui accorde lasile, dans nimporte quel pays. 
Nimporte o. ?Sauf lIrak?. Quelque part o elle pourrait trouver un peu de srnit, son 
mari, travailler, et ses enfants tre instruits. Ses fils qui se disputent  ses pieds un camion bleu et 
parviennent enfin  la faire rire par leurs pitreries. Aujourdhui, elle a un ?sentiment mitig?, 
se reprend-elle. Un sentiment mitig aprs avoir tout perdu?? Oui, parce quelle est optimiste 
pour la rvolution?: la Libye sera meilleure quand Kadhafi ne sera plus l. Et puis ces 
rvolutions vont se propager, elle en est convaincue. Bahija tient  dire quelle sait ce qui se passe 
au Maroc, en Irak, au Bahren, au Ymen. Elle espre que a va changer les rgimes dans ces 
pays. Ces soulvements portent aussi lespoir de conditions meilleures pour les femmes. ?Dans 
le monde arabe, elles sont prives de tant de droits?, lche-t-elle. Bahija accepte dtre prise en 
photo, mais doit demander la permission  son mari. Ali est daccord si lon ne voit pas trop son 
visage Jouets  la main, les enfants posent avec application, leur mre samuse  retrouver 
quelques mots de franais, encourage par son mari. 172?000?personnes auraient fui la Libye 
par la Tunisie et par lgypte en dix jours. Derrire ces chiffres presque dsincarns, Bahija et sa 
famille rappellent quil y a des vies. ?Maintenant, il faut recommencer de zro. Ce sera 
difficile?, avoue-t-elle pudiquement.
Charlotte Bozonnet

**** *s_humanite
Libye. Les dures heures des anti-Kadhafi 
Les troupes fidles au despote de Tripoli poursuivent leur progression vers lest. Mais entre Ras 
Lanouf et Ben Jawwad, les combattants de lopposition, le plus souvent mal quips et 
dpenaills, ne baissent pas les bras. Ras Lanouf (Libye), envoy spcial. 
Aprs le sang, lattente.  Ras Lanouf (400?km de Benghazi), les chebab simpatientent.  
lore du dsert, prs de la mer, les mitrailleuses antiariennes sont prtes  entrer en action  tout 
moment. Ils le font plus que ncessaire, avion ou pas avion, tirant sans raison, dchirant 
lourdement le silence pesant. Quand ils abattent un hlicoptre  ce fut le cas samedi , cest une 
explosion de joie qui secoue cette troupe dpenaille et mal fringue possdant plus de cur que 
de raison. On montre le casque dun des aviateurs, des morceaux de la carcasse. Tarik Fathi 
soctroie le mrite de ces tirs qui ont fait mouche. Il est encore assis sur le sige mobile de 
?sa? mitrailleuse 14,5?mm de fabrication chinoise. Mais ces moments sont rares. Trs rares.
 Les brancards  sont rouges de sang
Samedi, quand ils ont avanc sur Ben Jawwad,  40?km de Ras Lanouf, les chebab se voyaient 
dj  Syrte, le fief dorigine de Kadhafi, et  pourquoi pas??   Tripoli. Las, quand nous les 
avons quitts, samedi soir, leurs yeux brillaient. Lundi matin, nous ne les avons pas trouvs mais 
les yeux de nombre dentre eux se sont ferms pour toujours. Hassan Farach est assis l, une 
cigarette  la main quil na mme plus la force dallumer. Il est hbt. Son crne porte un 
pansement. Il ne retient plus ses larmes. Il en a trop vu, il a eu trop peur quand, dans les rues de 
Ben Jawwad, les hommes fidles  Kadhafi, qui se dissimulaient dans les maisons, sont sortis 
tout dun coup, arrosant les jeunes combattants de tirs les dcimant. Il ne sait plus  
comment il sen est sorti.
Par sauts de puce   quelques kilomtres  chaque fois , nous nous sommes prudemment 
avancs dans la direction de Ben Jawwad, hier matin. Un avion continuait  tournoyer et lon 
entendait encore des changes de tirs suivis dexplosions de  
roquettes et de mortiers, preuve quil existait encore une poche de rsistance. Ctait la fin. Au 
bout de la route, on distinguait quelques vhicules et un bus. Les jumelles permettaient 
dapercevoir des hommes en treillis dont la disposition ne laissait aucun doute?: les soldats de 
Kadhafi taient l. Sur le chemin du retour, des hommes ont soudain surgi du ct nord, celui de 
la mer. Vision surprenante quand on ne sy attend pas. Pro ou anti-Kadhafi, comment savoir?? 
Heureusement distants de plusieurs centaines de mtres, leurs tirs, dirigs contre nous ou non, ont 
surtout servi  nous faire dguerpir.
Lautre soir,  lhpital de Ras Lanouf, les combattants qui sy trouvaient taient particulirement 
nervs. Certains staient battus toute la journe. Les brancards de la morgue sont rouges de 
sang. Sept cadavres sont dj dans leur linceul, prts  tre emports. De douleur et comme en 
hommage  ses camarades disparus, un homme lve sa kalachnikov et lance une longue rafale. Le 
chant du muezzin slve. Et le chargement funbre sen va.  lentre de lhpital, une liste des 
blesss et des tus est placarde. Elle ne cesse de sallonger. ?Les jeunes combattants sont 
hystriques, mais cest la loi de la guerre?, note le docteur Ridah.
 pas besoin de chefs on est tous des commandants
Retour au check-point de Ras Lanouf. Que penser en voyant ces hommes qui, dans quelques 
heures, ne seront peut-tre plus?? Que se disent-ils en arpentant le bitume, fusil  lpaule?? 
Quest-ce qui peut bien traverser la tte de ce jeune juch sur le toit dun camion, scrutant 
lhorizon, vers louest, do viendra lennemi?? Car il viendra. Mais quand??
Cette insupportable attente se double dune incomprhension?: que fait larme?? Les  rares  
soldats qui sont l se font alpaguer par les jeunes. ?Pourquoi les troupes ne sont pas l???, 
demande lun. ?Et les tanks, pourquoi ne les amenez-vous pas???, proteste lautre. Des 
explications houleuses qui risquent toujours de mal tourner, les armes pouvant prendre le relais 
de la parole. ?Cest vraiment le chaos, tout est dsorganis?, se plaint Ali Ahmed. ?Il ny a 
pas besoin de chef, nous sommes tous des commandants?, affirme Mohsen. Un 9?mm  la 
main, Abdallah, un soldat de trente-quatre ans, tente bien dexpliquer que ?les jeunes ne sont 
pas supposs aller sur la ligne de front, car ils ne sont pas assez entrans?, mais personne ne 
lcoute. Les chefs militaires de la zone sont  Braygah,  80?km plus  lest, et les questions 
restent sans rponses, bien quun convoi comprenant un char et des katiouchas soit attendu. 
Profitant de labsence de combats, entre deux bombardements, les forces rebelles tentaient, hier 
en fin daprs-midi, de se positionner pour contrecarrer la progression des forces de Kadhafi qui 
semblaient temporiser, prfrant peut-tre en finir dabord avec la rvolte de Misratah,  louest.
Pierre Barbancey

**** *s_lcitf1

Libye: violents combats, appels  la zone d'exclusion arienne
Les forces de Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant par air 
et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest. En 
parallle, les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
Ras Lanouf bombard
Les forces loyales  Kadhafi tentent de stopper la progression vers l'Ouest des insurgs qui 
contrlent la rgion orientale ptrolire ainsi que certaines localits de l'Ouest, lanant une 
opration de reconqute avec ses chars et avions contre les opposants moins bien arms. 
L'aviation a bombard la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition 
dans l'Est, faisant un bless et touchant un immeuble. La banlieue ouest du port ptrolier,  
environ 300 km au sud-ouest de Benghazi, a t pilonne et trois personnes ont t blesses, les 
rebelles parlant d'un dluge de feu. 
Assaut des pro-Kadhafi sur Zawiyah 
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten mais la ville tait encercle par les forces pro-
Kadhafi, selon un tmoin franais. Les forces pro-Kadhafi ont lanc paralllement un assaut sur 
Zawiyah, le bastion des insurgs le plus proche de la capitale, fief de M. Kadhafi, selon un ancien 
responsable libyen qui a fait dfection, Mourad Hemayma.  "Kadhafi veut prendre (Zawiyah) 
avant mercredi. La communaut  
internationale doit agir", a-t-il affirm. Il a indiqu que des membres de sa famille avaient t 
tus dans la ville (40 km de Tripoli), assige par les chars du rgime.  "Zawiyah est vise par 
une attaque d'envergure. Les civils sont attaqus directement", selon un site de l'opposition. Mais 
le gouvernement libyen a dmenti le bombardement de Zawiyah. 
Une zone d'exclusion, sous l'gide l'ONU ?  
Face  l'escalade des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le dbut de la 
rvolte le 15 fvrier, les Occidentaux se concertent jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan 
et de l'UE, pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la 
rgion. Paris et Londres prparent un projet de rsolution au Conseil de scurit de l'ONU 
imposant une zone d'exclusion arienne mais son adoption semble se heurter aux rticences de 
Moscou et Pkin. 
Pour tenter de mettre fin  la rpression sanglante des opposants, le prsident amricain Barack 
Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont par ailleurs convenu de poursuivre 
la planification de "toute la gamme" d'actions possibles, dont l'imposition d'une zone d'exclusion 
arienne. Affichant dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, les Etats-Unis et l'Union 
europenne ont rencontr des reprsentants du Conseil national de transition mis en place par la 
rbellion  Benghazi, picentre de l'insurrection  un millier de km  l'est de la capitale Tripoli. 
  
Pour la secrtaire d'Etat Hillary Clinton, toute dcision d'imposer une telle zone devrait tre prise 
par l'ONU et non par les Etats-Unis. La Ligue arabe a prvu, elle aussi, une runion de crise 
samedi pour voquer la zone d'exclusion, aprs l'accord des monarchies arabes du Golfe et de 
l'Organisation de la confrence islamique pour sa mise en place. L'UE a en outre approuv de 
nouvelles sanctions contre la Libye, visant un fonds souverain et la Banque centrale, au moment 
o deux reprsentants du Conseil national ont dit  Strasbourg attendre que l'UE reconnaisse "le 
plus tt possible" comme seule autorit lgitime, avant de voir mercredi le ministre franais des 
Affaires trangres Alain Jupp. 
Le spectre du choc ptrolier 
Alors que les violences prennent des allures de guerre civile dans ce pays ptrolier, le march 
redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un 
recours aux stocks stratgiques de brut, ce qui catapulterait le baril  plus de 200 dollars. Kadhafi, 
qui a jur de mater dans le sang la rbellion lance il y a trois semaines, a mis en garde contre 
toute ingrence de l'Occident dans son pays lors d'un entretien tlphonique avec le Premier 
ministre grec Georges Papandrou. En soire, il s'est rendu dans un htel de Tripoli o sont 
confins la grande majorit des journalistes trangers pour des interviews  des chanes 
tlvises. LCI devait diffuser mercredi matin une interview du dictateur.  
  
Ngociations avec Kadhafi rejetes par les rebelles  
L'opposition a entretemps rejet toute ngociation avec le rgime exigeant que le leader libyen 
quitte le pays et promettant le cas chant de ne pas engager de poursuites contre lui. La 
tlvision officielle libyenne a de son ct jug "impensable" que M. Kadhafi "puisse prendre 
contact avec des agents ayant fait appel aux trangers contre leur propre pays". Alors que prs 
de 200.000 personnes ont fui les combats en Libye, l'ONU a charg l'ex-ministre jordanien des 
Affaires trangres Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli 
sur la crise humanitaire. 
**** *s_lcitf1
La rbellion libyenne subit un pilonnage intensif
"Le ptrole est entre nos mains", clament les insurgs de Ras Lanouf, qui contrlent ce port 
stratgique pour le transport d'hydrocarbures. Mais plus  l'est, les raffineries ont cess de 
tourner. Et pendant que Kadhafi multiplie les contre-attaques, la pnurie de carburant 
menace la rbellion.
Pillonage intensif  l'ouest de la ville de Ras Lanouf
 
Un pillonage intensif a t entendu mardi  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus 
avance de l'opposition au dirigeant Mouammar Kadhafi dans l'Est de la Libye. Depuis ce 
week-end, le rgime multiplie ainsi les attaques ariennes. Lundi dj, trois raids ariens des 
forces loyalistes avaient vis Ras Lanouf. Les habitants, pour leur part, fuient par crainte des 
combats qui ont dj chass ce week-end les insurgs de Ben Jawad,  une quarantaine de 
kilomtres plus  l'ouest. Lundi, sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des 
instructions aux insurgs. "N'allez pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", 
vocifrait la voix dans le haut-parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les 
combats dimanche ont fait au moins 12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice. 
Zenten aux mains des insurgs, mais menace  
L'opposition libyenne contrlerait depuis peu Zenten, une ville situe  120 km au sud-ouest de 
Tripoli, selon un Franais joint par tlphone. "La ville est contrle par l'opposition, mais il y a 
des camions lance-roquettes multiples Grad autour de la ville", a dclar Florent Marcie, un 
ralisateur de films documentaires  Zenten. "Les habitants s'attendaient  une attaque des forces 
pro-Kadhafi cette nuit, mais elle n'est pas venue. Il y a des pnuries de tout. La semaine dernire, 
l'eau et l'lectricit avaient t coups, mais les opposants ont russi  tout remettre en marche," 
dit ce Franais, prsent depuis plusieurs jours dans la ville. Dimanche soir, des combats ont 
oppos insurgs et soldats au nord de la ville. "A l'hpital, il y avait un ou deux morts ct 
insurgs et quelques blesss, plus des blesss de l'arme libyenne, dont un colonel. J'ai vu passer 
un pick-up avec quatre corps mains et pieds attachs, tus d'une balle dans la tte. Selon les 
habitants, ils ont t tus par l'arme de Kadhafi", a dclar le Franais. Selon lui, les opposants 
contrleraient toutes les villes jusqu' Nalout, prs de la frontire tunisienne, mais Zenten semble 
la position rebelle la plus proche des pro-Kadhafi. 
Misrata encercle et pilonne 
A Misrata, troisime ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
de ces derniers jours ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un 
mdecin. Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a 
racont le mdecin : "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi 
 pousser les forces de Kadhafi hors de la ville". 
L'Est menac de pnurie de carburant 
L'Est de la Libye, contrl par les rebelles, est menac par une pnurie de carburant d'ici une 
semaine, rapporte le journal Gulf News. Les raffineries dans cette partie du pays ont cess de 
traiter le brut et les rebelles seraient en discussion pour importer du carburant, notamment de 
raffineries italiennes. Les problmes d'approvisionnement  Benghazi et dans toute la partie 
orientale du pays font peser des inquitudes sur le mouvement, prcise le journal bas  Duba 
citant une source anonyme en contact avec l'opposition libyenne. Un porte-parole du 
gouvernement parallle instaur par les insurgs a prcis au journal que la rgion risquait de 
faire face  de "graves pnuries" prochainement.  
Plus d'un million de dplacs ? 
Les craintes d'une crise humanitaire grandissent tandis que les combats se poursuivent. Valerie 
Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU  Genve, estime 
que plus d'un million de personnes ont fui le pays ou ont besoin d'une assistance humanitaire 
d'urgence. L'ONU a appel  lever 160 millions de dollars pour financer une opration visant  
fournir  ces populations des abris, des mdicaments et des vivres au cours des trois prochains 
mois. 
**** *s_jdd
Libye : Clinton en appelle  l'ONU 
Selon la secrtaire d'Etat amricaine, l'instauration d'une zone d'exclusion arienne en Libye ne 
doit pas tre une initiative dirige par les Etats-Unis. "Nous voulons voir la communaut 
internationale la soutenir", a ainsi dclar Hillary Clinton sur Sky News. "Je pense qu'il est trs 
important que ce ne soit pas une initiative amricaine parce que cela vient de la population 
libyenne elle-mme. Cela ne vient pas de l'extrieur, de quelques puissances occidentales ou de 
pays du Golfe'", a-t-elle soulign, appelant  une dcision de l'ONU. 




**** *s_jdd
Libye : GB et EU pour la "zone d'exclusion" 
Le prsident amricain Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont 
voqu au tlphone mardi "toute la gamme" des mesures possibles face aux violences en Libye, 
a annonc la Maison Blanche. A ce titre, les deux dirigeants ont rflchi  la possibilit d'imposer 
une zone d'exclusion arienne, afin de protger les civils des assauts commands par le colonel 
Kadhafi. Cette option avait t envisage lundi par les monarchies du Golfe ainsi que par Londres 
et Paris. 



**** *s_jdd

Libye : Van Rompuy reu par Sarkozy 
Nicolas Sarkozy recevra mercredi  11h30 Herman Van Rompuy, prsident du Conseil europen, 
pour un entretien consacr  la prparation du Conseil europen extraordinaire de vendredi, a 
indiqu mardi un communiqu de l'Elyse. L'Union europenne veut dfinir une rponse 
commune aux bouleversements en Libye et en Afrique du Nord, aider les pays concerns et se 
prparer  un ventuel afflux de rfugis. Ces questions seront abordes vendredi par les chefs 
d'Etat et de gouvernement des 27. 




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Le Luxembourg gle les avoirs de la Libye 
Le Luxembourg a annonc mardi le gel des avoirs de la banque centrale libyenne et du fonds 
souverain du rgime de Mouammar Kadhafi. Leurs deux comptes luxembourgeois abritent un 
milliard d'euros au total, a dit un porte-parole du ministre des Finances. 




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Libye : 1er convoi d'aide de l'ONU attendu 
Un convoi routier du Programme alimentaire mondial (Pam) transportant des vivres devrait 
arriver ce mardi  Benghazi en provenance d'Egypte, a annonc l'agence de l'ONU. Le Pam a 
prcis que son convoi transportant 70 tonnes de dattes nergisantes avait franchi la frontire 
gyptienne dans la nuit pour rallier la capitale de la Cyrnaque. Ce sera la premire assistance 
alimentaire achemine par les Nations unies depuis le dbut de la rvolte libyenne le 20 fvrier. 
Jusqu'ici, l'ONU avait concentr son aide sur les rfugis fuyant le pays  l'ouest vers la Tunisie 
et  l'est vers l'Egypte. Par ailleurs, un navire transportant de la farine de bl, qui avait rebrouss 
chemin jeudi, a remis le cap mardi sur Benghazi. 

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Libye : pilonnage intensif de Ras Lanouf 
Un pilonnage intensif a t entendu mardi  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus 
avance de l'opposition au dirigeant Mouammar Kadhafi dans l'Est de la Libye. Plus tt dans la 
journe, un avion a bombard un immeuble d'habitation de deux tages prs de Ras Lanouf 
soufflant la faade du rez-de-chausse. C'tait la premire fois qu'un raid arien touchait des 
habitations  Ras Lanouf, site stratgique  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition 
 Benghazi et contrl depuis vendredi par les insurgs luttant depuis trois semaines contre le 
rgime de Kadhafi. 


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Libye : ultimatum des insurgs  Kadhafi 
Les insurgs libyens ne poursuivront pas Mouammar Kadhafi pour les crimes qu'il a commis  
condition de quitter le pouvoir dans les prochaines 72 heures, a annonc mardi le prsident du 
Conseil national libyen (CNL, rebelle). "S'il quitte la Libye dans les 72 heures et met un terme 
aux bombardements, nous nous abstiendrons de le poursuivre pour crimes", a dclar  la 
tlvision qatarie Al Djazira Moustafa Abdeldjel, ancien ministre de la Justice pass dans le 
camp des insurgs. 



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Libye : le mdecin arrt n'est pas de MSF 
Mdecins sans frontires (MSF) a dmenti mardi qu'un mdecin jordanien emmen sous la 
menace d'une arme d'un htel de Benghazi, deuxime ville de Libye et sige de l'opposition, fasse 
partie de son personnel. 


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Libye : nouvelles sanctions de l'UE 
Les Vingt-Sept se sont mis d'accord mardi pour dcrter de nouvelles sanctions  l'encontre de la 
Libye visant notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs de 
Mouammar Khadafi et de 25 de ses proches fin fvrier, selon des diplomates. 


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Libye: un membre de MSF menac 
Un mdecin jordanien travaillant pour l'ONG Mdecins sans frontires (MSF) a t emmen sous 
la menace d'une arme mardi d'un htel de Benghazi, deuxime ville de Libye et base arrire de 
l'opposition, ont rapport des tmoins et un responsable de l'htel. 


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Libye : un raid arien  Ras Lanouf 
Un avion a bombard mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, soufflant la faade du rez-de-
chausse. 


**** *s_jdd 
Libye : la ville de Zaouah pilonne 
Les forces de Mouammar Kadhafi ont encercl mardi Zaouah et ont pilonn  l'artillerie cette 
ville situe  une cinquantaine de kilomtres  l'ouest de Tripoli, a rapport la chane de 
tlvision Al Djazira. Zaouah est le thtre d'intenses combats entre les forces libyennes et les 
insurgs qui tentent de renverser Mouammar Kadhafi. 


**** *s_jdd 
Libye : le rgime dment toute ngociation 
Le rgime libyen dment formellement une offre de ngociations du dirigeant Mouammar 
Kadhafi en direction de l'opposition, a dclar mardi un responsable gouvernemental sous 
couvert de l'anonymat. L'opposition avait confirm mardi que le dirigeant libyen leur avait 
propos de partir en change de garanties sur sa scurit. 



**** *s_jdd 
Libye : ligne de front statique  l'Est 
Les forces de Mouammar Kadhafi et les rebelles libyens se font face sur la route ctire du golfe 
de Syrte, dans la rgion de nombreux terminaux ptroliers, selon les insurgs. Les positions 
semblent figes depuis lundi, les rebelles contrlant le port ptrolier de Ras Lanouf et les forces 
rgulires la ville de Ben Jawad. Les deux bourgs sont spars d'une soixantaine de kilomtres et 
sont situs  plus de 550 km  l'est de Tripoli. 
Des frappes ariennes ont vis Ras Lanouf mardi, aprs plusieurs bombardements la veille. 


**** *s_jdd 
Libye : Zenten aux mains de l'opposition 
L'opposition libyenne contrlait mardi Zenten, une ville situe  120 km au sud-ouest de Tripoli, 
mais les forces pro-Kadhafi taient dploys autour de la ville, selon un Franais joint par 
tlphone. "Les habitants s'attendaient  une attaque des forces pro-Kadhafi cette nuit, mais elle 
n'est pas venue. Il y a des pnuries de tout. La semaine dernire, l'eau et l'lectricit avaient t 
coups, mais les opposants ont russi  tout remettre en marche", explique Florent Marcie, un 
ralisateur de films documentaires, joint sur place par un journaliste. 
Dimanche soir, des combats ont oppos insurgs et soldats au nord de la ville. 


**** *s_jdd 
Libye : Rome va vacuer 600 Bangladais 
L'Italie va rapatrier par deux vols de la compagnie nationale Alitalia environ 600 ressortissants du 
Bangladesh qui ont fui les combats en Libye pour se rfugier en Tunisie, a annonc mardi le 
ministre italien des Affaires trangres. 14.000 citoyens du Bangladesh sont prsents  la 
frontire tuniso-libyenne. Le gouvernement du Bangladesh s'tait auparavant dclar dans 
l'incapacit de rapatrier ses ressortissants. 


**** *s_jdd 
Libye : pas de victimes mardi  Ras Lanouf 
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, sans faire ni victime ni dgt,  l'est 
du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen. Le missile 
a explos prs de l'autoroute,  environ 100 mtres de quelques maisons  la lisire de cette ville 
stratgique contrle depuis vendredi par les insurgs. 
Il y a seulement un norme cratre au sol. Selon des tmoins, une attaque similaire avait dj eu 
lieu une heure plus tt dans la mme zone. 


**** *s_jdd 
Libye : les rebelles refusent de ngocier 
Le Conseil national libyen a bien rejet l'offre de ngociations du colonel Kadhafi, a confirm 
mardi matin le porte-parole du Conseil form par les insurgs. "Je confirme qu'un missaire de 
Kadhafi est entr en contact avec nous pour tenter de ngocier le dpart de Kadhafi. Nous avons 
rejet cette proposition. Nous ne ngocions pas avec quelqu'un qui a rpandu le sang des Libyens 
et qui continue  le faire. Pourquoi devrions-nous faire confiance  ce type aujourd'hui?", a 
dclar Moustafa Gheriani. 
Selon Al Djazira, le Conseil national libyen a toutefois dclar que les insurgs pourraient ne pas 
poursuivre Mouammar Kadhafi en justice pour les crimes qu'ils l'accusent d'avoir commis si le 
dirigeant libyen renonait de lui-mme  son pouvoir. 


**** *s_jdd 
Libye : les insurgs prts  ngocier ? 
Le chef du conseil national des insurgs libyens a dclar mardi que les rebelles pourraient ne pas 
poursuivre Mouammar Kadhafi en justice s'il dmissionnait, selon Al Djazira. Le dirigeant libyen 
avait propos une offre de dpart la veille aux insurgs, selon la chane Al Djazira, qui l'avaient 
dans un premier temps rejete. 


**** *s_jdd 
Libye : raid arien  l'est de Ras Lanouf 
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, provoquant un norme nuage de 
fume grise,  l'est du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est 
libyen. Les alentours de la ville sont bombards depuis dimanche par les forces de Kadhafi. 



**** *s_jdd 
Libye : raid arien  l'est de Ras Lanouf 
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, provoquant un norme nuage de 
fume grise,  l'est du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est 
libyen. Les alentours de la ville sont bombards depuis dimanche par les forces de Kadhafi. 



**** *s_jdd 
Libye : des pnuries de carburant dans l'est 
L'est de la Libye, contrl par les rebelles opposs au pouvoir de Mouammar Kadhafi, est 
menac par une pnurie de carburant d'ici une semaine, les raffineries de la rgion ayant cess 
leurs activits, rapporte le journal Gulf News, mardi. Les problmes d'approvisionnement en 
carburant  Benghazi et dans toute la partie orientale du pays font peser des inquitudes sur le 
mouvement, prcise le journal bas  Duba citant une source anonyme en contact avec 
l'opposition libyenne. 
Les raffineries dans cette partie du pays ont cess de traiter le brut et les rebelles seraient en 
discussion pour importer du carburant, notamment de raffineries italiennes. 


**** *s_lemonde 

Libye : les forces de Kadhafi bombardent Ras Lanouf et Zaoua

Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi campe sur ses positions, et ce malgr les combats qui ont 
de nouveau fait rage mardi 8 mars. Dans un entretien diffus mercredi matin par la chane 
d'information franaise LCI, il a accus les Occidentaux, notamment la France, qui soutient les 
insurgs, de mener "un complot colonialiste" contre son pays. Egalement interrog sur le fait de 
savoir s'il envisageait des "mesures de reprsailles" contre la France, le dirigeant libyen s'est 
born  lancer un laconique "on verra", tout en se disant confiant sur de futures "visites" en 
Europe une fois que "tout cela sera termin".
Les forces de Mouammar Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant par 
air et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest, au moment o 
les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
>> Lire : Le rcit de la journe du mardi 8 mars 

Ras Lanouf et Zaoua sous les bombes
L'aviation a bombard intensment la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de 
l'opposition dans l'Est, faisant un bless. Un immeuble a t endommag par un raid, le premier  
toucher une habitation. La banlieue ouest du port ptrolier,  environ 300 kilomtres au sud-ouest 
du sige de l'opposition  Benghazi, a t pilonne, et trois personnes au moins ont t blesses, 
les rebelles parlant d'un dluge de feu. De violents combats continuaient en soire dans la ville.
Selon Rmy Ourdan, l'envoy spcial du Monde  Ras Lanouf, ce pilonnage a provoqu le repli 
dans le dsert des rebelles anti-Kadhafi. Il dcrit "de jeunes rebelles" avec "un peu de matriel 
militaire" mais "trs peu d'exprience pour s'en servir" et peu d'encadrement
"Kadhafi est un malade", s'indignait sur le front un combattant rebelle, Kamal Cheikh, originaire 
de Brega, ville situe  l'est de Ras Lanouf. "Il fait pleuvoir des bombes sur nous, mais nous 
sommes des tres humains. Nous sommes libyens. Ils tirent sur n'importe qui", a-t-il dclar, une 
kalachnikov  la main.
A Zaoua, la confusion rgne, selon les journalistes sur place. L'opposition a aussi voqu de 
"violents combats" nocturnes dans la ville situe  60 kilomtres de Tripoli, contrle par les 
insurgs. Dans la journe, la ville a t encercle et bombarde par les forces libyennes, selon Al-
Jazira.
A l'Ouest, les troupes gouvernementales ont continu de se dployer autour de Zintan,  120 
kilomtres au sud-ouest de Tripoli. Une partie des troupes libyennes qui assigent la ville de 
Misrata, contrle par des insurgs, a pris dans la soire la route de l'est en direction de Syrte 
avec d'autres units kadhafistes venant de Tripoli.
Voir : "La carte de la situation en Libye"
L'opposition refuse de ngocier avec Kadhafi
L'opposition libyenne a rejet toute discussion avec le numro un libyen. Moustapha Abdeljalil, 
l'ex-ministre de la justice qui prside le Conseil national instaur par les insurgs  Benghazi pour 
prparer la transition, a dclar que Mouammar Kadhafi n'avait pas envoy lui-mme d'missaire, 
mais que des avocats de Tripoli s'taient proposs comme intermdiaires pour engager des 
ngociations. "Nous sommes videmment favorables  mettre fin au bain de sang, mais il doit 
d'abord dmissionner puis il doit partir, et nous n'engagerons pas de poursuites pnales contre 
lui", a-t-il ajout, sans prciser si cette immunit avait t suggre par les avocats de Tripoli.
La tlvision officielle libyenne a, de son ct, jug "impensable" que le guide de la rvolution 
"puisse prendre contact avec des agents ayant fait appel aux trangers contre leur propre pays", 
en allusion aux demandes d'opposants  la communaut internationale de lancer des raids ariens 
contre le rgime.
La mise en place d'une zone d'exclusion arienne se prcise
Face au chaos, les Occidentaux, qui affichent dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, 
doivent se concerter jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'OTAN et de l'Union europenne, 
pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la rgion. La 
France et la Grande-Bretagne travaillent toujours  un projet de rsolution au Conseil de scurit 
de l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne en Libye, mais l'adoption de cette mesure 
semble se heurter aux rticences de la Chine et de la Russie.
Cette possibilit a de nouveau t voque dans la soire par le prsident amricain, Barack 
Obama, et le premier ministre britannique, David Cameron. Les deux responsables "se sont mis 
d'accord pour aller de l'avant dans la planification, y compris au sein de l'OTAN", de ces 
mesures, qui comprennent "la surveillance, l'aide humanitaire, l'application de l'embargo sur les 
armes et une zone d'exclusion arienne", selon la mme source. La secrtaire d'Etat, Hillary 
Clinton, a toutefois fait remarquer que cette zone devrait tre dcide par l'ONU et non par les 
Etats-Unis.
Pour le commandant du corps des marines des Etats-Unis, le gnral James Amos, la menace 
pose par l'aviation libyenne en cas d'intervention visant  imposer une zone d'exclusion semble 
"modeste". Et les experts d'un des principaux instituts de recherche sur la dfense, l'IISS, ont jug 
que l'instauration d'une zone d'exclusion tait "parfaitement ralisable" mais exigerait 
d'importantes ressources et l'appui des pays de la rgion.
Lire : "La zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye en dbat" 
Les exportations libyennes paralyses
Les sanctions dcrtes par l'administration Obama contre la Libye sont en train de paralyser les 
exportations de ptrole du pays. L'est du pays est menac par une pnurie de carburants, du fait 
de l'arrt des raffineries de la rgion. Alors que les violences prennent des allures de guerre civile, 
le march redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et 
imposerait un recours aux stocks stratgiques de brut, de quoi catapulter le prix du baril  plus de 
200 dollars. L'agence gouvernementale amricaine d'information sur l'nergie (EIA) a fortement 
relev ses prvisions concernant le prix du ptrole pour 2011, dans son rapport mensuel publi 
mardi.
De nouvelles sanctions imposes  la Libye
L'Union europenne a approuv de nouvelles sanctions contre la Libye visant un fonds souverain 
 dont les actifs reprsentent 50 milliards d'euros  et la banque centrale. Dans le mme temps, 
deux reprsentants du Conseil national de l'opposition ont dit  Strasbourg qu'ils attendaient que 
l'UE reconnaisse "le plus tt possible" le Conseil comme seule autorit lgitime, avant de 
rencontrer mercredi le ministre des affaires trangres franais, Alain Jupp.
Les rfugis attendent toujours  la frontire tunisienne
Les directeurs du Haut-Commissariat aux rfugis de l'ONU, Antonio Guterres, et de 
l'Organisation internationale pour les migrations, William L. Swing, se sont rendus mardi  la 
frontire libyo-tunisienne et sur le camp de transit tout proche, o s'entassent les rfugis venus 
de Libye. Selon M. Guterres, "moins de deux mille personnes" passent actuellement la frontire 
tunisienne chaque jour, en raison d'un "contrle trs effectif des autorits libyennes de l'autre 
ct", mais "les risques d'un exode massif sont l".
Par ailleurs, 422 Mauritaniens arrivs par la route en Algrie en provenance de Libye attendent 
depuis une semaine d'tre rapatris, a indiqu le reprsentant du Croissant-Rouge algrien dans la 
rgion d'Illizi.
Lire : "Le camp de rfugis de Ras Jdir s'organise"

**** *s_lemonde 

Le rcit de la journe de mardi

 L'ventualit d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye fait toujours dbat, alors que 
Franais et Britanniques travaillent  un projet de rsolution de l'ONU sur ce sujet.
Les informations sur une ventuelle offre de ngociation de la part du camp Kadhafi pour 
prparer son dpart sont difficiles  vrifier. Mardi matin, les autorits libyennes ont dmenti 
avoir fait une telle proposition aux insurgs.
Les prix du ptrole continuent  subir le contrecoup des troubles et l'est du pays est menac par 
une pnurie de carburants, du fait de l'arrt des raffineries de la rgion. L'OPEP se runit pour 
dcider d'une ventuelle hausse de la production. 
La cit ptrolire de Ras Lanouf est ce matin toujours aux mains des insurgs, aprs avoir rsist 
aux forces loyalistes lundi. Des raids ariens ont de nouveau eu lieu mardi matin. 

**** *s_lemonde 

La zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye en dbat
 Les diplomates franais et britanniques travaillent sur un projet de rsolution du Conseil de 
scurit des Nations unies, imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye. "Il y a 
un sentiment d'urgence. On ne peut pas laisser la population se faire massacrer sans rien faire", 
affirme un diplomate sous couvert d'anonymat. "Il faut s'attendre  ce qu'il y ait quelque chose 
sur la Libye cette semaine", a encore indiqu ce diplomate.
"Les pays du Conseil de coopration du Golfe (CCG) demandent au Conseil de scurit de 
l'ONU de prendre les mesures ncessaires pour protger les civils en Libye, dont l'imposition 
d'une zone d'exclusion arienne", a annonc  la presse le secrtaire gnral de ce groupement 
rgional, Abdel Rahman al-Attiya, dans une dclaration au terme d'une runion  Abou Dhabi.
L'opration, considre comme un acte de guerre, requiert un blanc-seing de l'ONU comme base 
lgale. Sur le plan militaire, elle est "extraordinairement" complique  mettre en uvre, a 
prvenu le plus haut grad amricain, l'amiral Mike Mullen. Dans un pays grand comme quatre 
fois l'Irak -mme si la population se trouve essentiellement le long des ctes- l'opration ncessite 
des chasseurs-bombardiers, des avions de surveillance arienne de type Awacs, des avions-
ravitailleurs et des avions de guerre lectronique pour brouiller les radars et communications 
ennemies. Sans compter les hlicoptres et quipes de sauvetage pour rcuprer d'ventuels 
pilotes abattus. Cela implique chaque jour entre 50 et 70 appareils, estime Barry Watts, expert au 
Centre d'valuation stratgique et budgtaire (CSBA), un centre de rflexion de Washington.
Ces avions peuvent dcoller de porte-avions et de bases  terre. Aucun porte-avions ne se trouve 
actuellement sur zone, mme si l'U.S.S. Enterprise croise en mer Rouge et le Charles-de-Gaulle 
franais vient de rentrer  Toulon. "Le plus gros problme risque d'tre de trouver des bases 
ariennes assez proches pour oprer", explique Barry Watts. L'Italie est le pays de l'OTAN le 
plus proche mais utiliser les bases italiennes suppose l'accord de Rome.
Selon le colonel David Lapan, porte-parole du Pentagone, les planificateurs du ministre 
amricain de la Dfense valuent actuellement le nombre d'appareils requis, les moyens en mer et 
 terre pour pouvoir mettre en place la zone d'exclusion si le prsident Barack Obama le dcide. 
L'opration une fois ordonne, elle dbuterait par "une attaque sur la Libye pour dtruire les 
dfenses anti-ariennes", a prvenu le secrtaire amricain  la dfense Robert Gates.
Nombre de batteries de missiles "ne sont pas pourvues de servants, ou alors ils sont  un niveau 
de prparation trs bas", explique Anthony Cordesman, expert au Centre pour les tudes 
internationales et stratgiques (CSIS). La Libye disposerait d'une centaine de missiles anti-ariens 
SA-2, dont la conception remonte aux annes 1950, et d'environ 70 SA-6, plus rcents, selon le 
site spcialis Globalsecurity.org. Selon M. Cordesman, la supriorit arienne allie doit tre 
suffisante pour dissuader l'aviation libyenne d'intervenir. L'aviation du colonel Mouammar 
Khadafi disposerait de plus 300 avions de combat, essentiellement de vieux MiG-23 et MiG-25, 
dont plus de la moiti ne seraient pas oprationnels, selon Globalsecurity. 
Pour le colonel Lapan, "faire des cratres sur les pistes pourrait avoir un impact mais ne 
rsoudrait pas les problmes". Cela n'empcherait pas les hlicoptres d'attaque, plus difficiles  
traquer, de s'en prendre aux populations, selon Anthony Cordesman pour qui "les forces de 
Kadhafi pourraient peut-tre avoir raison des rebelles malgr une zone d'exclusion". 
L'ambassadeur amricain  l'OTAN, Ivo Daalder, l'a reconnu lundi: l'activit arienne libyenne 
jusqu'ici "n'a pas t un facteur dcisif" face aux rebelles.

**** *s_lemonde 

Ce que la rvolution libyenne a d'unique
En quelques jours, tout a bascul. Je le sens au plus profond de moi ; mes paules sont plus 
lgres. Sans mme me regarder dans le miroir, je sais que mon regard n'est plus voil par cette 
tristesse ancienne. Mouammar Kadhafi, dont l'ombre plane sur la Libye depuis quarante-deux 
ans, est toujours l, mais l'Histoire l'a supplant : dsormais, on ne peut plus envisager l'avenir de 
la Libye avec lui.
  Pendant trente-deux ans, depuis que ma famille a fui la Libye, je n'ai cess de regarder par-
dessus mon paule. Je me souviens qu' notre arrive  Heathrow (dans l'avion, j'avais taquin 
mon pre  propos de sa nouvelle couleur de cheveux), un homme qui attendait dans le hall de 
l'aroport a murmur  son acolyte : "Il ressemble  quoi, ce Jaballa Matar ?" Il avait l'accent 
libyen. Jamais plus je n'ai rican quand mon pre se teignait les cheveux, se cachait derrire des 
lunettes noires ou me tenait  l'cart pendant qu'il vrifiait que la voiture n'tait pas pige.
A l'poque o nous habitions en Egypte, nous tions sous surveillance arme vingt-quatre heures 
sur vingt-quatre. Des gardes taient posts devant chez nous, ils ne nous lchaient pas d'une 
semelle. Nous nous tions faits  l'ide que toutes nos conversations taient enregistres. Mon 
pre tant un opposant dclar  la dictature de Kadhafi, nous tions  la merci des services 
secrets libyens et gyptiens. Mme les employs de maison pouvaient tre  la solde d'Hosni 
Moubarak.
Cette garde rapproche que nous imposait le gouvernement gyptien n'avait pas vocation  
assurer notre protection mais  surveiller nos moindres faits et gestes. Au bout de dix ans, en 
1990, l'Egypte trouva intrt  livrer mon pre  la Libye. Les gardes le kidnapprent et, sous la 
menace, on nous imposa le silence : "Si vous parlez, M. Jaballa aura des ennuis."
Les Egyptiens nous ont laiss croire que mon pre tait dtenu en Egypte. Trois ans plus tard, 
nous avons reu une lettre, envoye clandestinement d'Abou Salim, la fameuse prison politique 
de Tripoli. Elle tait de la main de mon pre. Il nous faisait savoir qu'il avait t embarqu dans 
un avion pour la Libye ds le lendemain de son enlvement. En rvlant toute la vrit, il nous 
faisait pourtant jurer de garder le silence : "Si vous parlez, je tomberai au fond du gouffre. Plutt 
mourir sous la torture que trahir ceux qui m'ont aid  faire passer cette lettre."
A la longue, ce silence m'est devenu insupportable. Avec la parution de mon premier roman en 
2006, In the Country of Men (Au pays des hommes, Denol 2007), j'ai enfin manifest 
publiquement mon opposition  la dictature libyenne. Ma famille s'en est beaucoup inquite et il 
est devenu dangereux pour moi de retourner en Egypte. Voil cinq ans que je n'ai pas pu leur 
rendre visite. Plusieurs amis et parents libyens ne me contactent mme pas lorsqu'ils sont de 
passage  Londres. Je me suis retrouv doublement exil. Des reprsentants libyens ont cherch  
me faire taire, d'abord, en me soudoyant, puis en me menaant  mots couverts.
Aprs chacune de mes interventions dans les mdias, o je critiquais le gouvernement libyen et 
dnonais son dictateur (crime passible de la peine de mort en Libye), j'tais hant par 
l'impression, paranoaque peut-tre, que j'tais suivi par l'oeil du rgime.
A New York,  Londres,  Paris ou au Caire, quand vous dites  un chauffeur de taxi d'o vous 
venez, il rpond presque invariablement : "Ah, oui, Kadhafi."
"Non, non, je ne viens pas de Kadhafi, je viens de Libye", dis-je en ravalant ma colre (parce que 
mme les opprims ne veulent pas se montrer dplaisants).
Ces dix dernires annes, j'avais fini par perdre espoir. Je me demandais si Kadhafi n'avait pas 
tu l'me libyenne. Je me durcissais contre mon propre pays. J'tais rong par une rancoeur 
perverse contre mon peuple ; perverse, parce que la haine des siens quivaut  la haine de soi. 
Parfois, en prsence de mes compatriotes, ce sentiment s'vaporait et je me prenais de passion 
pour tout ce qui tait libyen. Ce passage d'un extrme  l'autre m'a souvent laiss vid, puis.
J'ai 40 ans. Je n'ai jamais connu la Libye sans Kadhafi. En assistant  la chute de la dictature et, 
surtout, au soulvement du peuple libyen, je me rends compte que, jusqu' prsent, mon pays 
tait surtout une source de peur, de douleur et de honte. Aujourd'hui, il est source de joie et de 
fiert.
La rvolution libyenne, pourtant si proche chronologiquement et gographiquement des 
vnements en Tunisie et en Egypte, a quelque chose d'unique. Un constat d'autant plus gratifiant 
que Kadhafi entretenait le projet narcissique de faonner les masses  son image. Cette ambition 
maladive a chou : les hommes ne cesseront jamais de chercher la lumire.
Devant le tribunal de Benghazi, au bord de la mer, les Libyens dansent, se tiennent par la main et 
chantent : "Nous resterons, jusqu' ce que la douleur s'apaise." Ils redcouvrent la beaut de leur 
pays : sa longue rsistance au fascisme de Mussolini et de Kadhafi, sa modration, son ouverture 
mditerranenne sur le monde, son humour, ses chansons.
J'ignore ce que Kadhafi a fait de mon pre. Mais je sais qu'il n'a pas russi  touffer l'me de la 
Libye. 


**** *s_lemonde 
"Il est clair qu'il ne va pas bien"
Les rapports diplomatiques confidentiels amricains, divulgus par WikiLeaks et examins par 
Le Monde, montrent qu'au printemps 2009, l'ambassade des Etats-Unis  Tripoli a cherch  se 
renseigner sur la sant du colonel Kadhafi, alors g de 67 ans : "La nature exacte de ses maux 
n'est pas confirme, mais il est clair qu'il ne va pas bien."
LA SANT DU COLONEL 
Tout le monde avait remarqu qu'il montait les escaliers difficilement, et que son visage tait 
moins mobile. On disait aussi qu'il faisait des siestes prolonges, et que son emploi du temps 
avait t allg.
Grce  leur rseau d'informateurs, parmi lesquels des mdecins libyens et des hommes d'affaires 
europens, les Amricains en arrivent  la conclusion que les rumeurs persistantes sur un cancer 
de la prostate ou de la gorge sont infondes. En revanche, il semble avr que le colonel est 
hypertendu et "quasi diabtique".
Il est surtout hypocondriaque : il fait filmer tous ses examens mdicaux, puis il invite d'autres 
mdecins  visionner les images pour qu'ils donnent leur avis sur leurs collgues. Le chef d'un 
service hospitalier raconte qu'il a perdu un aprs-midi  voir et revoir la vido d'une endoscopie 
qui venait d'tre pratique sur le colonel. On sait aussi que dans tous ses dplacements, le Guide 
de la rvolution est accompagn par son infirmire personnelle, une Ukrainienne qualifie par les 
diplomates amricains de "blonde voluptueuse", qui lui prodigue des soins quotidiens.
D'autres informateurs ont racont aux diplomates que le colonel Kadhafi, qualifi "d'homme 
extrmement vaniteux", a subi des injections de Botox pour attnuer ses rides - ce qui expliquerait 
la nouvelle rigidit de son visage. Il s'est aussi fait greffer des implants capillaires, mais 
l'opration a mal tourn : "Il a souffert d'une forme rare de raction auto-immunitaire, et on a d 
retirer les greffons."
KADHAFI INC. 
Pour dcrire la mainmise de la famille et de l'entourage du colonel Kadhafi sur les secteurs les 
plus lucratifs de l'conomie, les diplomates amricains en poste  Tripoli n'ont pas hsit, en 
2006,  intituler leur rapport secret "Kadhafi Incorporated". Pour commencer, "les enfants et les 
favoris de Kadhafi sont censs recevoir un flux de revenus en provenance de la compagnie 
nationale de ptrole et de ses filiales". Ceux qui vivent  l'tranger ont aussi droit  cette 
distribution, qui peut se chiffrer en millions de dollars par an.
D'autre part, les principaux membres du clan Kadhafi se sont lancs dans les affaires sans 
retenue, en profitant au maximum de leur position privilgie. Acha, la fille du colonel, utilise 
son association caritative comme tremplin pour investir dans les secteurs de la sant, de l'nergie 
et de la construction. En outre, avec sa mre Safia, la seconde pouse du colonel, Acha a ouvert 
des boutiques de mode haut de gamme spcialises dans les vtements imports d'Europe. Selon 
un informateur de l'ambassade amricaine, Safia serait intervenue personnellement auprs du 
service des douanes pour que les marchandises des boutiques concurrentes restent bloques en 
transit pendant toute la priode du Nouvel An. Elles ne furent livres qu'aprs la fin de la saison 
des cadeaux.
De son ct, Saadi, l'un des fils du colonel, russit  cumuler sa carrire militaire et ses activits 
d'homme d'affaires dans diffrents secteurs, notamment le football et le tourisme. Cela dit, il a 
connu quelques dboires : il s'tait rserv une le ctire pour y faire construire un complexe 
htelier, mais en deux ans, rien ne s'est pass, "peut-tre parce qu'en face de l'le, le panorama 
est gch par une grosse installation ptrolire".
Son frre Mohammed a prfr investir dans la tlphonie. Selon les diplomates amricains, ce 
choix est  la fois commercial et politique : "Compte tenu du rle jou par les tlphones mobiles 
lors des meutes de Benghazi en 2006, la famille voudra absolument conserver le contrle 
complet des tlcoms."
Mme les apparentes ouvertures du rgime doivent tre interprtes  la lumire des intrts 
matriels de la famille. On comprend mieux le plaidoyer de Saf, un autre fils du colonel, en 
faveur de la libre circulation de la presse trangre dans le pays, quand on sait qu'il souhaite 
s'arroger le monopole de sa distribution.
Parfois, le partage du butin provoque des conflits au sein mme du cercle familial. Deux des fils 
du chef de l'Etat, Mohammed et Motassim, se sont chamaills pendant des annes pour le 
contrle d'une activit apparemment modeste : la licence de commercialisation du Coca-Cola 
pour la Libye. Motassim, codtenteur originel de la licence, avait t exil en Egypte par son pre 
 cause d'une affaire politico-familiale. Or Mohammed avait profit de l'absence de son frre 
pour le spolier, en transfrant la licence Coca-Cola au Comit olympique libyen, qu'il contrlait. 
A son retour, pour rcuprer son bien, Motassim n'avait pas hsit  faire occuper l'usine locale 
de Coca-Cola par sa milice prive, ce qui bloqua la production pendant des mois. Finalement, 
aprs plusieurs pisodes violents, y compris deux kidnappings, un compromis bancal fut trouv 
grce  une mdiation du clan et aux fortes pressions de l'ambassade des Etats-Unis, qui dfendait 
les intrts du groupe amricain. Les diplomates notent toutefois que jusqu'en 2006, la famille 
Kadhafi ne faisait pas talage de son train de vie luxueux devant la population libyenne - moins 
en tout cas que les mirs du Golfe, certaines dynasties africaines ou le "clan Hariri" au Liban.
SOAP OPERA 
Quatre ans plus tard, la situation a empir, au point que le colonel Kadhafi et son pouse 
semblent avoir compltement perdu le contrle de leurs enfants. Dbut 2010, les diplomates 
amricains rdigent un nouveau rapport sur le style de vie du clan, en insistant cette fois sur leurs 
frasques : "Ils ont fourni aux observateurs locaux suffisamment de scandales pour produire un 
soap opera libyen." Motassim, l'un des fils, nomm par son pre conseiller spcial pour la 
scurit nationale, passe les ftes du Nouvel An dans l'le antillaise de Saint-Barthlemy, o il 
dpense des millions de dollars pour organiser des ftes dcadentes et des concerts privs avec 
des stars amricaines de la chanson comme Mariah Carey, Beyonc ou Usher. Son frre Hannibal 
bat sa femme et ses serviteurs, ce qui lui vaut des ennuis avec les autorits locales lors de sjours 
en Europe.
Face  ces drglements, le comportement de leur frre Saf semble presque exemplaire. Au lieu 
de frquenter les palaces et les botes de nuit, il va chasser dans les montagnes de Nouvelle-
Zlande et d'Algrie, loin des paparazzis. Diplm de la prestigieuse London School of 
Economics (LSE), il a la rputation d'tre un homme cultiv, et s'occupe d'une association 
caritative qui, selon les Amricains, fait du bon travail auprs des victimes du tremblement de 
terre  Hati. En affaires, il semble plus avis que ses frres. A la suite d'une srie de 
conversations informelles avec des tudiants et des hommes d'affaires locaux, les diplomates 
amricains semblent penser que Saf, "le fils raisonnable", est le meilleur candidat possible  la 
succession de son pre et que s'il se retrouve un jour  la tte du pays, il saura le moderniser et le 
dmocratiser. A posteriori, quand on observe le comportement agressif et irrationnel de Saf 
depuis le dbut de la rbellion de fvrier, on peut douter de la justesse de cette analyse.
La LSE souponne Saf Kadhafi de plagiat dans la rdaction de sa thse, et a ouvert une enqute. 
Et Howard Davies, directeur de cette universit a dmissionn, le 3 mars,  la suite de rvlations 
sur les liens conomiques entre la LSE et la Libye, et plus particulirement le financement par la 
Libye d'un programme visant  former des jeunes Libyens.
Plus gnralement, au dbut de 2010, les diplomates amricains estimaient que le rgime en place 
allait sans doute perdurer, et qu'il convenait de poursuivre le rapprochement avec le clan Kadhafi, 
en oubliant au maximum le pass. La priode tait propice, car l'arrive au pouvoir du prsident 
Obama avait amlior l'image des Etats-Unis dans la rgion, y compris aux yeux du colonel 
Kadhafi. Par ailleurs, le snateur indpendant Joseph Lieberman, trs influent  Washington, 
avait fait un voyage officiel  Tripoli, et n'avait pas hsit  affirmer que la Libye, ancien "Etat 
terroriste", tait devenue un "alli important dans la guerre contre le terrorisme".
L'ambassade souhaitait donc faciliter le sjour d'tudiants libyens dans les universits 
amricaines, et examinait les demandes libyennes d'assistance technique dans diffrents secteurs 
de pointe, allant du trafic arien  la sismologie. Par ailleurs, des organismes publics et privs 
amricains taient prts  conseiller le gouvernement libyen pour qu'il acclre son programme 
de privatisation de secteurs importants de l'conomie encore contrls par l'Etat, ce qui pourrait 
ouvrir des nouvelles perspectives aux investisseurs amricains.
A la suite de la publication en dcembre 2010 des rapports diplomatiques par WikiLeaks et cinq 
journaux partenaires (dont Le Monde), les Etats-Unis ont rappel leur ambassadeur  Tripoli, qui 
avait sign une srie de tlgrammes critiques ou sarcastiques  l'gard du clan Kadhafi. Mais 
dans le mme temps, le colonel, toujours imprvisible, a flicit WikiLeaks  plusieurs reprises, 
pour avoir expos au monde entier les conspirations internationales ourdies par les Amricains, et 
leur hypocrisie envers leurs allis.

**** *s_lemonde 
Libye : la fin de la jamahiryya
Dans son rduit de Tripoli, Mouammar Qadhafi dispose encore de moyens financires 
considrables placs sur des comptes off shore que le gel de ses avoirs ne peut atteindre et peut 
compter sur 15 000 hommes en armes qui dfendront chrement leur vie.
La Libye de Mouammar Qadhafi sera-t-elle la prochaine rive de la vague dmocratique qui a 
emport Zine El Abidine en Tunisie et Hosni Moubarak en Egypte ? Considr comme un rgime 
solide, la Jamahiriyya qui pourtant disposait de trs srieux atouts pour rsister, est au bord de 
l'effondrement. Le rgime, en quinze jours d'insurrection, a perdu le contrle de la rgion de la 
Cyrnaque, des principaux champs et terminaux ptroliers, il demeure cantonn  Tripoli et  
Syrte. La dfection des tribus qui le soutenaient (la Warfalla en particulier), le ralliement 
progressif de l'arme  la cause des insurgs et l'incapacit des mercenaires trangers  assumer le 
contrle des villes, a plac le rgime en situation de survie. Dfendu par son dernier carr de 
fidle et sa tribu, la Qadhafa, le rgime de Qadhafi peut, dans la ville de Tripoli, rsister  une 
tentative de conqute militaire ; il dispose d'units rduites, 15 000 hommes, mais trs bien 
armes (brigades de scurit et forces spciales) qui dfendront chrement leur vie.
Si aucune solution politique n'est trouve pour sortir le rgime de l'impasse dans lequel il se 
trouve, la violence pourrait s'installer en Tripolitaine. La communaut internationale a pris la 
mesure des dangers de la situation libyenne en votant des sanctions contre le rgime. Si  moyen 
terme, ces sanctions ont pour but s'asscher les ressources du rgime afin de le contraindre  la 
reddition,  court terme, le rgime de Kadhafi a encore des moyens pour rsister. Il dispose de 
ressources financires considrables placs dans des compte off shore que le gel des avoirs ne 
peut atteindre, ses units spciales ont des arsenaux leur permettant de tenir un sige de la ville ; 
le contrle du port et de l'aroport lui assure un approvisionnement clandestin des biens et 
produits dont il aura besoin, et il est fort probable qu'une conomie de revente d'essence se 
dveloppe. En somme si le rgime ne tombe pas dans les jours ou semaines  venir, il parviendra 
 se doter des moyens de survivre.




**** *s_lesechos
Interview de Kadhafi par le JDD: la rdaction exprime son "malaise"
La rdaction du Journal du Dimanche a exprim mardi son "malaise" sur les conditions de 
ralisation de l'interview du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, publie dimanche en "Une" 
sous le titre "Kadhafi parle au JDD".
Une assemble gnrale, runissant une trentaine de journalistes, s'est tenue pendant prs d'une 
heure au sige du journal (groupe Lagardre), pour aborder les circonstances de cet entretien 
ralis par le journaliste du JDD Laurent Valdigui, qui a dclench un dbut de polmique.
Le journaliste et un photographe du JDD se trouvaient dans le mme avion, affrt par Tripoli, 
que l'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine, intermdiaire prsum de l'affaire Karachi. 
L'homme d'affaires a t interpell samedi au Bourget alors qu'il rentrait de Libye, les douanes 
ayant saisi 1,5 million d'euros en liquide  bord de l'avion qui le transportait.
"La rdaction a exprim un malaise certain et elle dplore un manque de prudence et de vigilance 
de la direction du journal quant aux circonstances de la ralisation de l'interview", a dclar  
l'AFP le prsident du bureau de la Socit de journalistes (SDJ) Alexandre Duyck.
De son cot, le directeur de la rdaction Olivier Jay s'est dit "satisfait" que le JDD ait ralis cette 
interview du colonel Kadhafi.
"On a fait notre mtier de journaliste et les rponses (du dirigeant libyen, ndlr) n'ont pas t 
relues", a -t-il dclar  l'AFP.
"La direction est solidaire de Laurent Valdigui et du photographe", qui ont travaill "dans les 
conditions que nous connaissions et qui assuraient au mieux leur scurit, tout en prservant leur 
indpendance journalistique", a-t-il ajout.
"Je ne regrette pas du tout d'avoir fait ce scoop", a de son ct affirm Laurent Valdigui lundi 
sur Europe 1. "On tait dans des conditions journalistiques tout  fait normales", a-t-il ajout.


**** *s_lesechos

Euro et Libye : Van Rompuy reu mercredi par Sarkozy
Le prsident franais Nicolas Sarkozy recevra mercredi Herman Van Rompuy, prsident du 
Conseil europen, pour un entretien consacr  la prparation du Conseil europen extraordinaire 
de vendredi, indique mardi un communiqu de l'Elyse. 
L'entretien entre les deux prsidents se tiendra  11h30 (10H30 GMT). 
Vendredi  Bruxelles, les chefs d'Etat et de gouvernement des Vingt-sept se runiront pour un 
sommet de la zone euro. Ils examineront galement la situation en Libye et en Mditerrane. 
L'Union europenne veut dfinir une rponse commune aux bouleversements en Libye et en 
Afrique du Nord, aider les pays concerns et se prparer  un ventuel afflux de rfugis. 
La runion des dirigeants de l'UE sur cette question se tiendra juste avant un sommet dj 
programm le mme jour des dirigeants des seuls pays de la zone euro sur la mise en place d'un 
dispositif de lutte contre les crises de la dette.


**** *s_lesechos

Libye: raids intensifs dans l'est, vers une zone d'exclusion arienne?

L'insurrection libyenne tait vise par des raids intensifs mardi, au dbut de la quatrime semaine 
de la rvolte, alors que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye 
recueillait de plus en plus de soutiens y compris dans le monde arabe.
L'opposition libyenne a rejet toute ngociation avec le rgime de Mouammar Kadhafi, exigeant 
que le numro un libyen quitte le pays tout en promettant dans ce cas de ne pas engager de 
poursuites pnales contre lui. Des insurgs avaient annonc un peu plus tt voir reu, et rejet, 
une offre de ngociation.
A Tripoli, un responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de 
ngociations de la part du rgime.
Le prsident du Conseil national cr par l'opposition pour prparer la transition et bas  
Benghazi (est), Moustapha Abdeljalil, a prcis que M. Kadhafi n'avait pas envoy d'missaire 
mais que des avocats de Tripoli s'taient proposs comme intermdiaires "pour arrter le bain de 
sang".
Aprs les monarchies arabes du Golfe lundi, l'Organisation de la confrence islamique (OCI) s'est 
dclare mardi favorable  une zone d'exclusion arienne en Libye, pour empcher les 
bombardements contre les insurgs, tout en raffirmant son opposition  une intervention 
militaire directe.
L'OCI est forme de 57 pays comptant plus d'un milliard de musulmans.
La Ligue arabe a prvu une runion de crise samedi pour voquer les "mesures  prendre pour 
protger le peuple libyen, en particulier l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne".
La France et la Grande-Bretagne prparent un projet de rsolution pour le Conseil de scurit de 
l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils veulent prsenter ds 
cette semaine. Son adoption semble cependant dlicate en raison de la rticence de la Chine et 
surtout de la Russie, selon des diplomates.
Sur le terrain, la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est 
libyen,  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi, tait la cible de raids 
ariens intensifs mardi.
L'ouest du port ptrolier a t pilonn dans l'aprs-midi, et trois personnes au moins ont t 
blesses, selon un journaliste de l'AFP.
Les rebelles ont dit que les troupes gouvernementales avaient dvers un dluge de feu.
Un peu plus tt, un immeuble a t endommag par un raid, le premier  toucher une habitation 
dans la ville, mais personne n'a fait tat de victime dans l'immdiat, selon un journaliste de l'AFP.
En revanche, une personne a t blesse par une attaque arienne dans la matine, selon un 
photographe de l'AFP.
L'aviation libyenne vise quotidiennement les positions des insurgs dans l'est du pays, 
essentiellement sur la ligne de front mais aussi  Brega et Ajdabiya, verrous stratgiques vers 
Benghazi.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait mardi Zenten,  120 km au sud-ouest de la capitale, 
mais la ville tait encercle par les forces pro-Kadhafi, selon un Franais sur place. Il a affirm 
que les opposants contrlaient toutes les villes jusqu' Nalout, prs de la frontire tunisienne.
Lundi soir, l'opposition a voqu de "violents combats"  Zawiyah, ville que les insurgs disent 
tenir  60 km  l'ouest de Tripoli.
Les Occidentaux, qui affichent dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, doivent se 
concerter jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union europenne, pour tenter 
d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la rgion.
Deux reprsentants du Conseil national de l'opposition se sont rendus mardi au Parlement 
europen  Strasbourg, et doivent rencontrer mercredi le ministre franais des Affaires trangres 
Alain Jupp.
Les 27 pays europens se sont mis d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Libye, visant 
notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel Kadhafi et 
de 25 de ses proches. Cet accord doit entrer en vigueur d'ici vendredi.
Les Pays-Bas observaient la plus grande discrtion sur leurs efforts pour obtenir la libration de 
trois soldats faits prisonniers le 27 fvrier par des forces loyales  Kadhafi, refusant de confirmer 
l'envoi de ngociateurs  Malte, une information rapporte par la presse nerlandaise.
Un mdecin jordanien qui assurait travailler pour Mdecins sans frontires (MSF) a t emmen 
sous la menace d'une arme d'un htel de Benghazi, selon des tmoins. MSF a dmenti que ce 
mdecin fasse partie de son personnel.
Lundi, les Nations unies ont charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres Abdel Ilah 
Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise humanitaire 
provoque par les combats.
Le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avait avanc le 25 fvrier un bilan de plus de 1.000 
morts depuis le dbut de l'insurrection le 15 fvrier. Selon l'ONU, plus de 191.000 personnes ont 
fui les violences.
Le cours du ptrole ont recul mardi, aprs les rumeurs sur d'ventuelles ngociations en Libye et 
l'annonce de consultations informelles au sein de l'Opep sur les mesures  prendre face aux 
troubles.
Par Danny KEMP


**** *s_lesechos

Derrire les lignes rebelles en Libye, discussions sans fin sur la stratgie
Tout au long des positions rebelles dans l'est de la Libye, entre deux raids ariens ou pilonnages 
d'artillerie, les combattants se chamaillent sur la conduite des oprations. La planification 
demeure balbutiante au sein d'un soulvement qui se militarise de jour en jour.
"Puisque c'est comme a, je m'en vais, a suffit!", s'emporte le servant d'une batterie antiarienne 
 la sortie de Ras Lanouf, dernire localit tenue par l'insurrection avant les lignes ennemies, au 
terme d'une pre dispute avec ses compagnons d'armes.
"Il faut le comprendre, a fait cinq jours qu'il reste l sans dormir", observe l'un d'entre eux, 
Mohammed Ali, 30 ans, tandis que l'artilleur improvis, vtu de noir, met sa menace  excution.
"Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. Ce n'est pas terrible comme organisation", 
reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi, citadelle du soulvement dans l'est du pays, 
originaire de Misrata, ville insurge assige par le rgime.
Le gurillero indique prendre ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km 
 l'est, vtrans de campagnes africaines de l'arme libyenne, au Tchad et en Ouganda.
"Nous essayons de nous coordonner avec eux quand on arrive  se joindre par tlphone", ajoute-
t-il.
A proximit, un combattant barbu en bandeau noir, jeans et sandales install devant une batterie 
antiarienne ceinture de caisses de munitions argumente avec un petit groupe.
"Ce n'est pas bien de laisser les jeunes aller au casse-pipe contre l'artillerie et les chars. Tout ce 
qu'on aura gagn, c'est qu'ils se fassent tailler en pices", prvient-il.
Depuis le basculement de la contestation vers une rvolte arme, des milliers de Libyens - de 
6.000  8.000 selon les estimations - sont spontanment monts au front avec leur quipement 
militaire et leur vhicule personnel, puisant galement dans les abondants stocks d'armes et de 
munitions de la rgion.
"Nos jeunes n'ont pas beaucoup d'exprience mais ils ont du courage  revendre", affirme Issa al-
Choukri, 36 ans, un enseignant en informatique de Benghazi, prsent ds l'aube aux cts des 
troupes  Ras Lanouf.
"Ce sont les jeunes qui commandent", assure-t-il, employant la formule consacre pour les 
manifestants de la premire heure, par opposition aux officiers ou ex-dignitaires du rgime passs 
dans l'autre camp.
"Le militaire se bat pour sa solde mais le rvolutionnaire cherche la victoire ou le martyre, qu'est-
ce qui vaut le mieux ?", demande-t-il, laissant entendre que la rponse est vidente.
De fait, l'expertise militaire des units entires qui ont fait dfection tarde  se traduire sur le 
terrain.
Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de l'autorit dsincarne des haut-
parleurs installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
"Nous sommes tous des spcialistes, chacun en charge de son domaine de comptence militaire", 
explique Mohammed el-Abidi, un ancien commandant de la dfense antiarienne de Benghazi 
aux cheveux blancs, avec  la main une liste 15 ex-colonels rallis  la rvolution, dans un article 
extrait de la presse insurge.
"Il n'y a que des colonels, les gnraux sont les amis de Mouammar" Kadhafi, le dirigeant libyen, 
s'amuse l'officier suprieur, venu de Benghazi avec un camion sur lequel est dispose une range 
de missiles sol-air.
"Ici c'est une milice, il n'y a pas moyen de les organiser", constate-t-il sur un ton dsabus  la 
vue des forces regroupes  l'entre de Ras Lanouf, un tube antiarien sur l'paule, avant de 
remonter dans son vhicule en direction de l'est.
Par Selim SAHEB ETTABA



**** *s_lesechos

EN DIRECT: l'opposition libyenne exige le dpart de Mouammar Kadhafi
11H55 - "Foutaise" - Le rgime dment une offre de ngociations de Kadhafi envers l'opposition. 
"C'est n'importe quoi, et c'est tellement agaant de commenter une telle foutaise", a dclar  
l'AFP un responsable gouvernemental  Tripoli.
11H40 - Mdiateurs - Kadhafi "n'a envoy personne. Des gens se sont proposs comme 
intermdiaires pour arrter le bain de sang", dclare par tlphone Moustapha Abdeljalil, qui 
prside le Conseil national charg de prparer la transition. Il prcise que ce sont des avocats de 
Tripoli.
EN DIRECT - L'opposition libyenne refuse toute ngociation ventuelle avec Mouammar 
Kadhafi et exige son dpart du pays, tandis que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne 
au-dessus de la Libye recueille de plus en plus de soutiens y compris dans le monde arabe.


**** *s_lesechos

Libye: l'opposition refuse une offre de dialogue, nouveau raid sur Ras Lanouf
Un reprsentant du numro un libyen Mouammar Kadhafi a propos d'ouvrir des ngociations 
avec l'opposition, mais cette offre a t immdiatement rejete, ont annonc mardi les insurgs 
qui luttent depuis plus de trois semaines contre le rgime.
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, sans faire ni victime ni dgt,  l'est 
du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, selon un 
journaliste de l'AFP.
Le missile a explos prs de l'autoroute,  environ 100 mtres de quelques maisons  la lisire de 
cette ville stratgique situe  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et 
contrle depuis vendredi par les insurgs qui luttent contre le rgime du colonel Mouammar 
Kadhafi.
Il n'y a eu ni victime ni dgts, seulement un norme cratre au sol.
Selon des tmoins, une attaque similaire avait dj eu lieu une heure plus tt dans la mme zone.
Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar 
mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne, lors d'une runion 
extraordinaire consacre  la situation en Libye.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'ONU) de prendre ses responsabilits en ce sens", a 
dclar M. Ihsanoglu.
Lundi, le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs raids ariens et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs 
dans l'opposition.
"Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout lors d'une 
confrence de presse  Tripoli.
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil 
national mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la 
transition.
Sur le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres 
Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise 
humanitaire provoque par les combats.
Sur le terrain, les violences continuent. Trois raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont 
rpliqu avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP.
Une frappe a touch la voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans 
et son pre, a racont ce dernier  l'AFP.
Ds l'aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km 
au sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben 
Jawad,  une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez 
pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-
parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 
12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
dimanche ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin.
Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser 
les forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 
1.000 morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une destruction des pistes des aroports.
M. Obama a prvenu les collaborateurs de Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des 
comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle.
Les diplomates franais et britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU 
tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que les attaques contre des civils pouvaient tre 
considres comme des crimes contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait 
rester passive si elles se poursuivaient.
Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 
26 responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority 
(LIA), fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU contre la Libye - qui 
prvoient notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction 
d'entre sur le territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d 
quitter le pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre 
entre dans le pays "sans aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces 
se dirigeaient vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les tensions en Libye, qui dtient les plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu 
de se rpercuter sur les marchs et sur les prix du ptrole.
Par Selim SAHEB ETTABA



**** *s_lesechos

Libye: nouveau raid arien  l'est de Ras Lanouf, pas de victime

Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, sans faire ni victime ni dgt,  l'est 
du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, selon un 
journaliste de l'AFP.
Le missile a explos prs de l'autoroute,  environ 100 mtres de quelques maisons  la lisire de 
cette ville stratgique situe  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et 
contrle depuis vendredi par les insurgs qui luttent contre le rgime du colonel Mouammar 
Kadhafi.
Il n'y a eu ni victime ni dgts, seulement un norme cratre au sol.
Selon des tmoins, une attaque similaire avait dj eu lieu une heure plus tt dans la mme zone.
Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar 
mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne, lors d'une runion 
extraordinaire consacre  la situation en Libye.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'ONU) de prendre ses responsabilits en ce sens", a 
dclar M. Ihsanoglu.
Lundi, le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs raids ariens et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs 
dans l'opposition.
"Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout lors d'une 
confrence de presse  Tripoli.
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil 
national mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la 
transition.
Sur le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres 
Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise 
humanitaire provoque par les combats.
Sur le terrain, les violences continuent. Trois raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont 
rpliqu avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP.
Une frappe a touch la voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans 
et son pre, a racont ce dernier  l'AFP.
Ds l'aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km 
au sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben 
Jawad,  une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez 
pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-
parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 
12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
dimanche ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin.
Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser 
les forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 
1.000 morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une destruction des pistes des aroports.
M. Obama a prvenu les collaborateurs de Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des 
comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle.
Les diplomates franais et britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU 
tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que les attaques contre des civils pouvaient tre 
considres comme des crimes contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait 
rester passive si elles se poursuivaient.
Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 
26 responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority 
(LIA), fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU contre la Libye - qui 
prvoient notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction 
d'entre sur le territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d 
quitter le pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre 
entre dans le pays "sans aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces 
se dirigeaient vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les tensions en Libye, qui dtient les plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu 
de se rpercuter sur les marchs et sur les prix du ptrole.
Par Selim SAHEB ETTABA


**** *s_lesechos

Le rgime libyen contre-attaque, accuse les Occidentaux de "conspiration"
Le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs raids ariens lundi et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs 
dans l'opposition.
"Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout lors d'une 
confrence de presse  Tripoli.
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil 
national mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la 
transition.
Sur le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres 
Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise 
humanitaire provoque par les combats.
Sur le terrain, les violences continuent. Trois raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont 
rpliqu avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP.
Une frappe a touch la voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans 
et son pre, a racont ce dernier  l'AFP.
Ds l'aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km 
au sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben 
Jawad,  une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez 
pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-
parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 
12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
dimanche ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin.
Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser 
les forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 
1.000 morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une destruction des pistes des aroports.
M. Obama a prvenu les collaborateurs de Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des 
comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle.
Les diplomates franais et britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU 
tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que les attaques contre des civils pouvaient tre 
considres comme des crimes contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait 
rester passive si elles se poursuivaient.
Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Les monarchies arabes du Golfe se sont dclares favorables  la mise en place par l'ONU d'une 
zone d'exclusion arienne "pour protger les civils", alors que la Russie s'est dite oppose  toute 
ingrence militaire trangre.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 
26 responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority 
(LIA), fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU contre la Libye - qui 
prvoient notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction 
d'entre sur le territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d 
quitter le pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre 
entre dans le pays "sans aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces 
se dirigeaient vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les tensions en Libye, qui dtient les plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu 
de se rpercuter sur les marchs et sur les prix du ptrole.
Par Selim SAHEB ETTABA


**** *s_marianne


Libye:  Le droit d'ingrence est hors d'usage  

La situation en Libye s'aggrave de jour en jour, pourtant aucune intervention n'est prvue. 
Guy Sitbon explique les causes, selon lui, de la fin du  droit d'ingrence  entre 
interventions amricaines inappropries et ambitions ptrolires des humanitaires. 
 

Le lendemain, Kadhafi tait toujours vivant. Les leaders de la rbellion dmocratique  Benghazi 
en sont persuads : ils nentreront pas  Tripoli de sitt, la dictature ne se brisera pas en un clair. 
Ils anticipent une longue phase de combats incertains entre dbris de bataillons mercenaires dun 
ct, rebelles parfaitement inexpriments de lautre. 
 
Une guerre civile prolonge serait une calamit et pour la Libye et pour le monde. Le massacre 
prendrait des proportions apocalyptiques. Al Qada, dj prsente au Sahara par lAQMI, naurait 
pas de mal  sy infiltrer. Le parfum de ptrole aimanterait toutes les convoitises. Est-on 
condamn  ce scnario catastrophe ? Un appui militaire venu de lextrieur nabrgerait-il pas le 
rgne du tyran et les souffrances des Libyens ? Nest-ce pas le cas ou jamais de mettre en 
pratique la thorie du droit dingrence ? 
 
Les Nations Unies, lOTAN, la Ligue Arabe pourraient, virtuellement, rpondre  un appel au 
secours des autorits dmocrates libyennes et atterrir en force. En un rien de temps Kadhafi 
dbarrasserait le plancher et les troupes secouristes dguerpiraient aussi vite quelles sont venues. 
Pas cher, gnreux et bien compris. Qui soppose  une opration aussi simple, aussi 
indispensable ? 
 
La seule vocation dimmixtion trangre ttanise toute la rgion. Au Liban, au Kowet, en Irak, 
en Somalie toutes les interventions extrieures, principalement amricaines, toutes sans 
exception, ont vir au dsastre. Pourquoi la Libye ferait-elle exception, se demandent tats majors 
et chancellerie. Les Occidentaux vont arriver avec leurs gros sabots, tout craser sur leur passage 
et tous ceux qui auront tremp dans leurs micmacs seront grills. Tout, tout, tout mais pas a.  
 
Depuis trente ans, ONGs et Georges W. Bush, ont fait tant et si bien pour en imposer lide, que 
la seule formule de  droit dingrence  soulve le cur. Conue avec les meilleures intentions 
par des nocons, mise en uvre avec un maximum dineptie par le Pentagone, lingrence a fini 
par faire figure dpouvantail. Les vises humanitaires se sont converties en stratgie ptrolire. 
Les dmocrates Libyens sont si allergiques  lide dintervention trangre quils lui prfrent 
encore la perspective dune guerre longue et coteuse.  
 
On peut sattendre  ce quils reviennent  des sentiments plus raisonnables. Il y a faon et faon 
de leur prter main-forte. Les offensives  grand spectacle ont fait leur temps. Les moyens de 
moyenner discrtement ne sont pas faits pour les chiens.  
 
Les humanitaires peuvent se frotter les mains. Ils ont russi  anantir le droit dingrence et  le 
mettre hors dusage si bien que lorsquon en a rellement besoin il ne rpond plus  lappel. 

**** *s_marianne
JDD : le scoop Khadafi tait-il criticable ? 
Philippe Cohen - Marianne | Mardi 8 Mars 2011  18:01 | Lu 6171 fois

L'arrestation puis la garde  vue de Ziad Takkiedine au Bourget samedi 5 mai, alors que 
deux journalistes du JDD taient prsents dans son avion, suscite une polmique dans les 
mdias et au sein mme de la rdaction du Journal du Dimanche. 
 
Ce devait tre le scoop du sicle : Khadafi disant  la face du monde :  Cest moi ou Al-
Qaida ! . Le voyage avait, bien sr, t organis dans le plus grand secret. Et la parution de 
linterview  au canon  devait concider avec une nouvelle nouvelle formule de lhebdomadaire, 
deux ans aprs le relancement de mars 2009, qui avait vu le journal du groupe Lagardre paratre 
le samedi et le dimanche. Or, le jour-dit, dimanche 6 mars, catastrophe : le sondage du Parisien 
rvlant que Marine Le Pen tait en ple position relgue la  bombe Khadafi  au second plan 
dans les radios et les tlvisions. Au point que certains y ont imagin une  malice du Parisien-
Dimanche, seul concurrent du JDD. Peu probable : les gens du Parisien ignoraient le coup du 
JDD et le sondage avait t ngoci ds vendredi avec Harris puisque, rappelons-le, ce n'est pas 
le journal qui avait command le sondage mais l'institut qui l'a apport au quotidien.   

Mais revenons au JDD. Lundi 7 mars, on apprenait que, pour interviewer Khadafi, les 
journalistes du JDD avaient t embarqus dans le Falcon de Takkiedine, un intermdiaire 
spcialis dans les ventes darmes mis en cause dans le dossier Karachi. Et comme notre homme 
sest fait coincer  son retour par la douane avec 1,5 millions deuros dans sa valise, le scoop du 
JDD n'a gure t apprci par certains journalistes de la rdaction, tandis que Libration 
annonait - un peu vite ? - que cette affaire risquait d'tre fatale  Laurent Valdigui, l'auteur de 
l'article, et  Olivier Jay, le directeur de la rdaction. Mardi 8 mars, Le Monde en ajoutait une 
louche avec un article titr L'trange voyage de journalistes du JDD en Libye, rappelant deux 
interviews du mme Takieddine par le mme Laurent Valdigui,  propos d'Alexandre Djouri, 
puis de Rafic Hariri, publis respectivement en mai puis en dcembre 2010.  

Mardi 8 mars est donc organis une Assemble gnrale de la socit des rdacteurs aprs que 
quelques questions, pertinentes et impertinentes, aient t poses lors de la confrence de 
rdaction. Rsultat des courses ? La direction du groupe Lagardre dfend les auteurs de 
l'interview, Olivier Jay ajoutant mme qu'il tait fier de l'interview. Priorit  l'info, et tant pis 
pour les jaloux, dit-on en substance dans le staff Lagardre.  Les journalistes de l'Obs, se moque 
Bruno Jeudy, rdacteur en chef du JDD, reprochent  Valdigui de ne pas avoir pos de 
questions sur Patrick Ollier. Mais qui croit que Khadafi connait cet homme politique franais ?  
Si nos anctres en journalisme s'autorisaient   interviewer Hitler pourquoi refuser un entretien 
avec Khadafi, ce qui implique de passer par un intermdiaire qui n'a pas son diplme de vertu de 
troisime cycle ? C'est  cette question digne du diplme d'entre dans une cole de journalisme 
que devaient rpondre cet aprs-midi les journalistes du Journal du Dimanche. A suivre...  

**** *s_rmc
Poursuite de la contre-attaque gouvernementale en Libye
par Alexander Dziadosz RAS LANOUF, Libye (Reuters) - Les forces gouvernementales 
libyennes ont poursuivi mardi leurs attaques contre les insurgs... 
 


RAS LANOUF, Libye (Reuters) - Les forces gouvernementales libyennes ont poursuivi mardi 
leurs attaques contre les insurgs dans l'est du pays ainsi qu' Zaouah,  l'ouest de Tripoli, et les 
rebelles ont donn soixante-douze heures  Mouammar Kadhafi pour abandonner le pouvoir.
Si le "guide", matre du pays depuis 1969, accepte de se retirer d'ici trois jours, il ne sera pas 
poursuivi pour les crimes qu'il a commis contre son peuple, a affirm Moustafa Abdeldjel, 
prsident du Conseil national libyen (CNL) qui reprsente les insurgs dans l'Est.
Sur le front oriental, des correspondants de Reuters ont fait tat de quatre raids ariens des 
loyalistes contre des positions rebelles  Ras Lanouf, port ptrolier sur la route de Syrte, et dans 
ses environs. Des chars et des lance-roquettes ont galement pilonn dans le secteur les lignes des 
rebelles qui se sentent impuissants devant une telle puissance de feu.
Dans l'Ouest, l'artillerie et les chars des forces pro-Kadhafi ont de nouveau pilonn la ville de 
Zaouah,  50 kilomtres de Tripoli, o la population est prise au pige.
Sur le plan diplomatique, la Grande-Bretagne et la France cherchent  faire approuver la mise en 
place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye afin de mettre un terme aux raids 
gouvernementaux. Les Etats-Unis et d'autres pays, comme la Chine, restent rservs sur la 
pertinence et les modalits d'une telle initiative.
ZONE D'EXCLUSION ARIENNE  L'TUDE
Le secrtaire au Foreign Office, William Hague, a dit mardi que l'tablissement d'une telle zone 
tait une "possibilit concrte et raliste" mais ncessitait une base juridique claire, le soutien de 
la communaut internationale et galement l'appui des Etats de la rgion.
Pour le ministre franais des Affaires trangres, Alain Jupp, galement, Paris est disponible 
"pour intervenir avec d'autres afin de protger les populations en empchant Kadhafi d'utiliser ses 
moyens ariens" mais "il est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe et l'Union 
africaine".
Les attaques ariennes et les tirs de mardi ont vis les positions rebelles derrire le no man's land 
tabli entre les villes ctires de Ras Lanouf, aux mains des insurgs, et de Bin Djaouad, reprise 
par les gouvernementaux,  550 km  l'est de la capitale.
Une frappe arienne a atteint une maison d'habitation. Une grande partie de la ville semble avoir 
t vacue et on ne fait pas tat de victimes.
Les insurgs partis de la rgion de Benghazi, capitale de la Cyrnaque, ont progress vers l'est la 
semaine dernire, avec pour objectif de prendre Syrte, la ville natale de Kadhafi, et de poursuivre 
leur offensive jusqu' Tripoli.
Mais la contre-attaque des troupes loyalistes, appuyes par l'aviation, l'artillerie et les chars, a 
bloqu leur avance et les a mme contraints  vacuer la ville de Bin Djaouad pour regagner Ras 
Lanouf, 60 km plus  l'est.
"ILS VEULENT DETRUIRE ZAOUIAH"
A l'autre bout du pays, les chars et l'artillerie des pro-Kadhafi ont de nouveau tir sur Zaouah. 
Un habitant a dclar au cours d'une brve liaison tlphonique que les gouvernementaux 
cherchaient  "dtruire la ville".
Un porte-parole du gouvernement de Tripoli, Moussa Ibrahim, a affirm que les forces loyalistes 
avaient repris le contrle de la ville et que seule une poigne de rebelles rsistait. "Il reste des 
poches de rsistance, peut-tre 30 ou 40 personnes, qui se cachent dans certains rues et dans le 
cimetire. Mais ce sont des combats dsesprs", a-t-il dit  Reuters  Tripoli.
Dans la ville rebelle de Misrata, entre Tripoli et le front oriental, la situation humanitaire est 
difficile et les hpitaux manquent de lits. Les blesss sont couchs  mme le sol.
A Tripoli, les partisans de Kadhafi semblent encore renforcer leur mainmise sur la capitale et les 
dplacements des journalistes trangers ont t limits.
Des informations ont couru lundi soir sur des offres d'ouverture du dirigeant libyen aux rebelles. 
Kadhafi aurait ainsi propos de quitter le pays en change de garanties, notamment financires.
Le CNL a confirm avoir t contact mais a assur qu'il ne ngociait pas avec un homme "qui a 
rpandu le sang libyen et continue de le faire". Un responsable du ministre des Affaires 
trangres  Tripoli a quant  lui dmenti toute tractation.
Face aux accusations de crimes, le gouvernement libyen a propos  l'Union europenne d'ouvrir 
une enqute indpendante.
L'un des fils Kadhafi, Saadi, a affirm  la chane de tlvision Al Arabia que son pre n'avait pas 
encore jet toutes ses forces dans la bataille.
Le terminal ptrolier de Ras Lanouf est ferm en raison des combats, ainsi que le port de Marsa el 
Brega. Le prix du baril de Brent a dpass les 118 dollars lundi avant de revenir  115 dollars.
Valerie Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu  Genve, 
estime que plus d'un million de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire d'urgence, soit 
qu'elles ont fui la Libye - elles seraient 215.000 dans ce cas depuis deux semaines - soit qu'elles 
vivent dans des conditions prcaires en raison des affrontements.
Une runion de la Ligue arabe sur la Libye, prvue vendredi prochain au Caire, a t reporte de 
vingt-quatre heures.
Avec Michael Georgy  Tripoli, Mohammed Abbas  Ras Lanouf, Stefano Ambrogi  Londres, 
Guy Kerivel pour le service franais, dit par Gilles Trequesser


**** *s_rmc

Les rebelles refusent de ngocier le dpart de Kadhafi
BENGHAZI, Libye (Reuters) - Un missaire de Mouammar Kadhafi a contact les rebelles 
de l'Est de la Libye pour proposer des ngociations sur le... 
 

BENGHAZI, Libye (Reuters) - Un missaire de Mouammar Kadhafi a contact les rebelles de 
l'Est de la Libye pour proposer des ngociations sur le dpart du dirigeant libyen, a dclar mardi 
le porte-parole du Conseil national libyen form par les insurgs.
Ce dernier a ajout que l'offre de ngociations avait t rejete.
"Je confirme qu'un missaire de Kadhafi est entr en contacts avec nous pour tenter de ngocier 
le dpart de Kadhafi. Nous avons rejet cette proposition. Nous ne ngocions pas avec quelqu'un 
qui a rpandu le sang des Libyens et qui continue  le faire. Pourquoi devrions-nous faire 
confiance  ce type aujourd'hui?", a dit Moustafa Gheriani  Reuters.
Le rgime libyen n'a jamais publiquement voqu un possible dpart de Mouammar Kadhafi. 
Dans des discours enflamms, ce dernier a mme assur qu'il se battrait jusqu'au bout contre la 
rbellion et qu'il ne quitterait jamais la Libye.
Le dirigeant libyen, qui se prsente comme le guide d'une rvolution, juge qu' ce titre, il ne peut 
pas dmissionner puisqu'il ne dispose d'aucun mandat officiel.
L'un de ses fils, Saadi Kadhafi, a dclar  une chane de tlvision arabe que la Libye sombrerait 
dans la guerre civile en cas de dpart de son pre.
Chef du Conseil national libyen form par les insurgs  Benghazi, leur fief, Moustafa Abdeldjel 
a pour sa part dclar  la chane de tlvision Al Arabia: "Aujourd'hui, notre premire exigence 
est qu'il annonce son dpart et seulement aprs cela, les Libyens pourraient peut-tre renoncer  
le poursuivre pour ses crimes."
"Il y a des contacts indirects avec les Amricains au niveau prsidentiel", a-t-il ajout sans plus 
de prcisions.
Cit cette fois par Al Djazira, Moustafa Abdeldjel a jug qu'il n'y avait "aucune chance pour que 
le pouvoir de Kadhafi sur la Libye perdure".
Un journaliste d'Al Djazira a fait tat de discussions au sujet d'une mdiation entreprise par un 
pays tranger pour garantir  Mouammar Kadhafi un retrait en toute scurit.
Tom Pfeiffer, Bertrand Boucey pour le service franais

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Kadhafi cherche une issue, l'Onu cherche une rsolution
par Mohammed Abbas RAS LANOUF, Libye (Reuters) - Alors que la communaut 
internationale tente de s'accorder sur une rponse face aux combats qui se... 
 


RAS LANOUF, Libye (Reuters) - Alors que la communaut internationale tente de s'accorder sur 
une rponse face aux combats qui se poursuivent en Libye, Mouammar Kadhafi chercherait une 
issue "honorable" pour lui et ses proches dans cette crise qui aurait dj fait un million de 
rfugis.
Selon deux journaux en langue arabe et selon la chane de tlvision Al Djazira, le dirigeant 
libyen aurait propos aux insurgs une runion du Congrs gnral du peuple, instance qui fait 
office de parlement, afin d'examiner les conditions de son dpart assorties de garanties.
Al Djazira prcise que cette main a t tendue en direction du Conseil national install par 
l'opposition  Benghazi et qui reprsente la majorit des rgions contrles par les rebelles dans 
l'Est.
Les quotidiens Achark Al Aousat, install  Londres, et al Bayan, bas aux Emirats arabes unis, 
citent tous deux des sources anonymes  l'appui d'informations selon lesquelles Kadhafi tente de 
trouver un compromis.
Une source proche du Conseil national a prcis  Reuters avoir entendu parler d'une proposition 
suivant laquelle "Kadhafi remettrait le pouvoir au prsident du parlement et quitterait le pays 
avec une certaine somme d'argent garantie".
Des sources proches du Conseil ont inform le correspondant de la chane Al Djazira  Benghazi 
que la demande du dirigeant libyen a t refus par les insurgs car elle reviendrait  lui accorder 
une sortie "honorable" et serait perue comme une offense aux victimes.
"Il m'a t dit que cette question de l'argent constituait un obstacle important du point de vue du 
Conseil", a prcis une source  Reuters.
Essam Gheriani, chef du service de presse du Conseil, a dclar qu' sa connaissance aucune 
offre n'avait t prsente au gouvernement parallle.
L'ONU CRAINT UNE CRISE HUMANITAIRE
Cette tentative intervient au moment o les forces libyennes, engages dans une contre-offensive 
dans le golfe de Syrte, ont men des attaques ariennes contre le port ptrolier de Ras Lanouf.
Des populations civiles se trouvent encercles par les troupes loyalistes dans les villes de Misrata 
et Zaouah et les craintes d'une crise humanitaire grandissent tandis que les combats se 
poursuivent.
Valerie Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu  Genve, 
estime que plus d'un million de personnes ont fui le pays ou ont besoin d'une assistance 
humanitaire d'urgence.
L'Onu a appel  lever 160 millions de dollars pour financer une opration visant  fournir  ces 
populations des abris, des mdicaments et des vivres au cours des trois prochains mois.
La France et la Grande-Bretagne ont annonc qu'elles tentaient d'obtenir des Nations unies une 
zone d'exclusion arienne sur le territoire libyen afin d'empcher les bombardements mens par 
l'arme de l'Air contre les insurgs.
Le secrtaire au Foreign Office, William Hague, a indiqu que Londres travaillait en troite 
collaboration avec ses partenaires sur les lments d'une rsolution instaurant une zone 
d'exclusion et impliquant un ncessaire soutien des pays de la rgion dans le respect du droit 
international.
Cette position a t confirme par une source franaise tandis que les Etats du Golfe ont appel  
l'entre en vigueur d'une telle mesure et  la tenue d'un sommet d'urgence de la Ligue arabe.
SURVEILLANCE DE L'OTAN
Anticipant l'adoption ventuelle d'une telle rsolution, l'Otan a mobilis des avions de 
reconnaissance Awacs pour surveiller la Libye 24 heures sur 24, a annonc lundi Ivo Daalder, 
ambassadeur des Etats-Unis auprs de l'Alliance.
"Je ne peux pas imaginer que la communaut internationale et les Nations unies resteront les bras 
croiss si Kadhafi et son rgime continuent de s'en prendre  leur peuple", a dit Anders Fogh 
Rasmussen, secrtaire gnral de l'Otan. "Nous avons demand  nos militaires de prendre toutes 
les mesures ncessaires pour tre prts  intervenir rapidement", a-t-il ajout.
Face  cette mobilisation, un fils de Kadhafi a de nouveau brandi des menaces, affirmant que son 
pre n'avait pas encore jet toute son arme dans la bataille et qu'un dpart du dirigeant libyen 
dboucherait  coup sr sur une guerre civile.
Les tribus se ligueraient les unes contre les autres et la Libye deviendrait une nouvelle Somalie, a 
affirm Saadi Kadhafi dans un entretien accord  la chane de tlvision Al Arabia.
Sur le terrain, les insurgs ont repouss ce week-end plusieurs assauts contre Zaouah,  50 km  
l'ouest de Tripoli, o il n'est plus possible d'tablir un contact direct. Un groupe d'opposants 
libyens en exil en Suisse, la Libya Human Rights Solidarity, a dclar que les forces 
gouvernementales avaient de nouveau attaqu la ville lundi.
Sur le front Est, les forces pro-Kadhafi, aprs avoir reconquis dimanche la localit de Bin 
Djaouad, avancent vers Ras Lanouf, 60 km plus  l'est, selon plusieurs tmoins.
Des habitants du port ptrolier, qui a interrompu ses activits selon des sources proches du 
transport maritime  Londres, ont commenc  quitter la ville et des insurgs ont dit transfrer des 
armes dans le dsert pour les mettre  l'abri.
Pierre Srisier pour le service franais



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Libye : "Kadhafi a 72 heures pour dmissionner"
En bref - Lessentiel de linfo
La pression s'accentue sur le leader libyen. Les insurgs ne poursuivront pas Mouammar Kadhafi 
pour les crimes qu'il a commis  condition de quitter le pouvoir dans les prochaines 72 heures, a 
annonc mardi le prsident du Conseil national libyen (CNL, rebelle). "S'il quitte (...) la Libye 
dans les 72 heures et met un terme aux bombardements, nous nous abstiendrons de le poursuivre 
pour crimes", a dclar  la tlvision qatarie Al Djazira Moustafa Abdeldjel, ancien ministre de 
la Justice pass dans le camp des insurgs. Il a soulign que cet ultimatum ne serait pas prolong 
au-del des 72 heures. Le CNR a vu le jour  Benghazi, deuxime ville du pays et capitale d'une 
Cyrnaque traditionnellement rtive au pouvoir central.
En dtails
Un responsable officiel libyen a fait savoir  l'Union europenne que Tripoli autoriserait 
l'ouverture d'une enqute indpendante sur les allgations de violations des droits de 
l'homme lors du soulvement en cours contre le rgime de Mouammar Kadhafi, a annonc mardi 
un haut responsable des Vingt-Sept. Selon ce dernier, ce message a t transmis lundi par Ahmed 
Jarrod, directeur des affaires europennes au ministre libyen des Affaires trangres, lors d'une 
mission d'information effectue par un haut fonctionnaire de l'UE, Agostino Miozzo. 
 
Un avion a bombard mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanouf, base  la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, soufflant la faade du rez-de-
chausse. C'est la premire fois qu'un raid arien touche des habitations dans cette ville, site 
stratgique  environ 300 kilomtre au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrl 
depuis vendredi par les insurgs luttant depuis trois semaines contre le rgime. 
 
Les ministres arabes des Affaires trangres doivent tenir une runion de crise vendredi au 
Caire pour discuter de l'escalade de la violence en Libye.


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Libye : Mouammar Kadhafi envisagerait de quitter le pouvoir
En bref - Lessentiel de linfo
Alors que la communaut internationale tente de s'accorder sur une rponse face aux combats qui 
se poursuivent en Libye, Mouammar Kadhafi chercherait une issue "honorable" pour lui et ses 
proches dans cette crise qui aurait dj fait un million de rfugis. Selon deux journaux en langue 
arabe et selon la chane de tlvision Al Djazira, le dirigeant libyen aurait propos aux insurgs 
une runion du Congrs gnral du peuple, instance qui fait office de parlement, afin d'examiner 
les conditions de son dpart assorties de garanties. Une demande refus par les insurgs, car elle 
reviendrait  lui accorder une sortie "honorable" et serait perue comme une offense aux 
victimes.
En dtails
Al Djazira prcise que cette main a t tendue en direction du Conseil national install par 
l'opposition  Benghazi et qui reprsente la majorit des rgions contrles par les rebelles dans 
l'Est. Les quotidiens "Achark Al Aousat", install  Londres, et "al Bayan", bas aux Emirats 
arabes unis, citent tous deux des sources anonymes  l'appui d'informations selon lesquelles 
Kadhafi tente de trouver un compromis.  
 
Une source proche du Conseil national a prcis  Reuters avoir entendu parler d'une proposition 
suivant laquelle "Kadhafi remettrait le pouvoir au prsident du parlement et quitterait le pays 
avec une certaine somme d'argent garantie". Le guide de la Rvolution souhaite obtenir des 
garanties en ce qui concerne sa scurit personnelle et celle de sa famille, ainsi que la promesse 
d'une immunit judiciaire. 
 
Cette tentative intervient au moment o les forces libyennes, engages dans une contre-offensive 
dans le golfe de Syrte, ont men des attaques ariennes contre le port ptrolier de Ras Lanouf. 
Des populations civiles se trouvent encercles par les troupes loyalistes dans les villes de Misrata 
et Zaouah et les craintes d'une crise humanitaire grandissent tandis que les combats se 
poursuivent.  
 
Le prsident des Etats-Unis Barack Obama a mis en garde lundi les collaborateurs du dirigeant 
libyen Mouammar Kadhafi, les  prvenant qu'ils devraient rendre des comptes sur les violences 
qui secouent actuellement leur pays.
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Quand un commando britannique se fait attraper en Libye
En bref - Lessentiel de linfo
Opration trs spciale : dans la nuit de jeudi  vendredi, deux diplomates britanniques, 
accompagns de six SAS, les commandos de la Royal Navy, dbarquent d'un hlicoptre prs de 
Benghazi. Leur mission : entrer secrtement en contact avec des chefs de la rbellion libyenne. 
Mais les "invisibles" SAS se sont retrouvs... prisonniers. Ils ont t librs dimanche aprs-midi. 
Gros embarras  Londres pour expliquer ce fiasco diplomatico-militaire.
En dtails
Une unit des SAS, les forces spciales britanniques, a t capture par les insurgs dans l'est de 
la Libye mais les militaires sont bien traits et le problme sera rapidement rsolu, a dclar 
dimanche un responsable rebelle  Benghazi. "(L'arme rebelle) a en effet captur des membres 
des forces spciales britanniques", selon une information du Sunday Times. "Ils ne pouvaient 
savoir avec certitude s'il s'agissait d'amis ou d'ennemis. Pour notre scurit, nous les dtenons et 
nous pensons que la situation sera rapidement rsolue." "Ils sont en sret et en de bonnes mains. 
Nous ne savons pourquoi (le gouvernement britannique) ne nous a pas contacts en premier ou 
informs de l'objectif de cette mission." Les soldats des SAS, qui seraient au nombre de huit, 
escortaient un diplomate du Foreign Office en mission dans l'est du territoire libyen, tenu par les 
rebellions, prcise le Sunday Times qui cite des sources libyennes. Ils ont t transfrs  
Benghazi, la deuxime ville du pays et picentre du soulvement.  
 
La capture de soldats des forces spciales avait t annonce samedi par une organisation base  
Genve, Human Rights Solidarity, qui emploie des exils libyens. L'organisation a prcis 
dimanche que les soldats avaient t apprhends  dix kilomtres de l'aroport de Benina, qui 
dessert Benghazi. D'aprs le Sunday Times, l'intervention des SAS au ct du diplomate aurait 
dplu  certaines personnalits de l'opposition libyenne, qui ont ordonn leur placement en 
dtention sur une base militaire. Leur prsence, redoutent-elles, pourrait tre exploite par 
Mouammar Kadhafi pour dmontrer que le pays est le thtre d'une intervention militaire 
occidentale et en appeler  la fibre patriotique de ses compatriotes.  

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Libye : ligne de front statique  l'Est  
Les forces de Mouammar Kadhafi et les rebelles libyens se font face sur la route ctire du golfe 
de Syrte, dans la rgion de nombreux terminaux ptroliers, selon les insurgs. Les positions 
semblent figes depuis lundi, les rebelles contrlant le port ptrolier de Ras Lanouf et les forces 
rgulires la ville de Ben Jawad. Les deux bourgs sont spars d'une soixantaine de kilomtres et 
sont situs  plus de 550 km  l'est de Tripoli. 
Des frappes ariennes ont vis Ras Lanouf mardi, aprs plusieurs bombardements la veille. 

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Libye : Zenten aux mains de l'opposition 
L'opposition libyenne contrlait mardi Zenten, une ville situe  120 km au sud-ouest de Tripoli, 
mais les forces pro-Kadhafi taient dploys autour de la ville, selon un Franais joint par 
tlphone. "Les habitants s'attendaient  une attaque des forces pro-Kadhafi cette nuit, mais elle 
n'est pas venue. Il y a des pnuries de tout. La semaine dernire, l'eau et l'lectricit avaient t 
coups, mais les opposants ont russi  tout remettre en marche", explique Florent Marcie, un 
ralisateur de films documentaires, joint sur place par un journaliste. 
Dimanche soir, des combats ont oppos insurgs et soldats au nord de la ville. 
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Libye : les rebelles refusent de ngocier 
Le Conseil national libyen a bien rejet l'offre de ngociations du colonel Kadhafi, a confirm 
mardi matin le porte-parole du Conseil form par les insurgs. "Je confirme qu'un missaire de 
Kadhafi est entr en contact avec nous pour tenter de ngocier le dpart de Kadhafi. Nous avons 
rejet cette proposition. Nous ne ngocions pas avec quelqu'un qui a rpandu le sang des Libyens 
et qui continue  le faire. Pourquoi devrions-nous faire confiance  ce type aujourd'hui?", a 
dclar Moustafa Gheriani. 
Selon Al Djazira, le Conseil national libyen a toutefois dclar que les insurgs pourraient ne pas 
poursuivre Mouammar Kadhafi en justice pour les crimes qu'ils l'accusent d'avoir commis si le 
dirigeant libyen renonait de lui-mme  son pouvoir. 

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Libye : pas de victimes mardi  Ras Lanouf 
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, sans faire ni victime ni dgt,  l'est 
du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen. Le missile 
a explos prs de l'autoroute,  environ 100 mtres de quelques maisons  la lisire de cette ville 
stratgique contrle depuis vendredi par les insurgs. 
Il y a seulement un norme cratre au sol. Selon des tmoins, une attaque similaire avait dj eu 
lieu une heure plus tt dans la mme zone. 

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L'opposition libyenne au Parlement europen 
Deux reprsentants du Conseil national de transition constitu par l'opposition en Libye ont t 
invits mardi au Parlement europen  Strasbourg pour informer l'Union europenne des 
dveloppements dans leur pays, a annonc lundi le prsident du groupe Libral Guy Verhofstadt. 
L'ancien Premier ministre belge a russi  faire ce que la chef de la diplomatie europenne n'est 
jamais parvenu  accomplir : entrer en contact avec les reprsentants du Conseil national de 
transition. Le gouvernement franais a facilit leur venue en France et un entretien est prvu 
mercredi avec le chef de la diplomatie franaise Alain Jupp. 

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Libye : le rgime dment toute ngociation 
Le rgime libyen dment formellement une offre de ngociations du dirigeant Mouammar 
Kadhafi en direction de l'opposition, a dclar mardi un responsable gouvernemental sous 
couvert de l'anonymat. L'opposition avait confirm mardi que le dirigeant libyen leur avait 
propos de partir en change de garanties sur sa scurit. 


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Libye : la ville de Zaouah pilonne 
Les forces de Mouammar Kadhafi ont encercl mardi Zaouah et ont pilonn  l'artillerie cette 
ville situe  une cinquantaine de kilomtres  l'ouest de Tripoli, a rapport la chane de 
tlvision Al Djazira. Zaouah est le thtre d'intenses combats entre les forces libyennes et les 
insurgs qui tentent de renverser Mouammar Kadhafi. 

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Libye : un raid arien  Ras Lanouf 
Un avion a bombard mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, soufflant la faade du rez-de-
chausse. 

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Libye: un membre de MSF menac 
Un mdecin jordanien travaillant pour l'ONG Mdecins sans frontires (MSF) a t emmen sous 
la menace d'une arme mardi d'un htel de Benghazi, deuxime ville de Libye et base arrire de 
l'opposition, ont rapport des tmoins et un responsable de l'htel. 

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Libye : le mdecin arrt n'est pas de MSF 
Mdecins sans frontires (MSF) a dmenti mardi qu'un mdecin jordanien emmen sous la 
menace d'une arme d'un htel de Benghazi, deuxime ville de Libye et sige de l'opposition, fasse 
partie de son personnel. 

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Libye : ultimatum des insurgs  Kadhafi 
Les insurgs libyens ne poursuivront pas Mouammar Kadhafi pour les crimes qu'il a commis  
condition de quitter le pouvoir dans les prochaines 72 heures, a annonc mardi le prsident du 
Conseil national libyen (CNL, rebelle). "S'il quitte la Libye dans les 72 heures et met un terme 
aux bombardements, nous nous abstiendrons de le poursuivre pour crimes", a dclar  la 
tlvision qatarie Al Djazira Moustafa Abdeldjel, ancien ministre de la Justice pass dans le 
camp des insurgs. 

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Kadhafi a (encore) quelques allis 
Par Assiya Hamza 
Mouammar Kadhafi na pas que des ennemis. Bien au contraire. Alors que la communaut 
internationale condamne les violences commises par les forces pro-Kadhafi, le dictateur peut 
encore compter sur le soutien de vieux amis. 
Au premier rang figure le prsident vnzulien Hugo Chavez. Principal alli latino-amricain de 
Tripoli, Hugo Chavez a reu en 2004 le prix Kadhafi des droits de lhomme, rappelle le 
Washington Post . 
Il y a quelques jours, le chef dEtat sud amricain est sorti de son silence pour apporter son 
soutien au gouvernement libyen alors mme que lon comptait dj plusieurs centaines de 
victimes dans les combats. 
"Moi, je ne peux pas dire que j'appuie, je soutiens et j'applaudis toute dcision quelle qu'elle soit 
que prend un ami quel qu'il soit o que ce soit dans le monde", a prcis Hugo Chavez au cours 
d'un conseil de ministres transmis par la chane de tlvision d'Etat VTV. "Mais oui, nous 
appuyons le gouvernement de Libye, l'indpendance de la Libye. Nous voulons la paix pour la 
Libye et nous devons nous opposer radicalement aux volonts d'intervention", a-t-il ajout. 
Sur le rseau social Twitter, le leader venzulien avait mme lanc le 25 fvrier "Vive la Libye 
et son indpendance! Kadhafi est confront  une guerre civile". 
Pour enfoncer le clou, Hugo Chavez a accus le 3 mars la communaut internationale et plus 
particulirement les Etats-Unis de lorgner sur lor noir de Kadhafi. "Les Etats-Unis se sont dj 
dits disposs  envahir la Libye. Et presque tous les pays d'Europe" ont condamn la Libye. "Que 
veulent-ils? Le ptrole libyen". 
Chavez et Kadhafi unis contre l'imprialisme amricain
Pour viter un tel scnario, le chef de l'Etat vnzulien a propos de crer une mission 
internationale de paix. Forme par plusieurs pays amis, elle ferait office de mdiateur entre le 
dirigeant libyen et les insurgs. Cette proposition, applaudie par Mouammar Kadahafi, a t 
rejete par lopposition libyenne. 
Point commun entre les deux leaders ? Limprialisme amricain. "Nous sommes unis dans un 
mme destin, dans la mme bataille contre un ennemi commun", avait martel le prsident sud-
amricain lors dune visite de Kadhafi en 2009. 
Autre Prix Kadhafi des droits de lhomme, Fidel Castro a galement dnonc une "campagne de 
mensonges" sur la Libye, rappelle The Washington Post. "Pour moi, il est vident que le 
gouvernement des Etats-Unis ne se soucie absolument pas de la paix en Libye, et quil nhsitera 
pas  donner lordre  lOTAN denvahir ce riche pays, peut-tre dans quelques heures ou dans 
quelques jours", a crit lancien dirigeant dans la presse cubaine. Tout comme son camarade 
Chavez, il accuse les Etats-Unis de vouloir faire main basse sur le ptrole libyen et rien dautre. 
Autre ami de toujours, le prsident zimbabwen Robert Mugabe. Selon le Sunday Times , le chef 
dEtat africain aurait affrt un charter fin fvrier pour convoyer des troupes en Libye. Il sagirait 
de militaires retirs de la 5me brigade, une unit spciale de larme, responsable du massacre 
de plus de 20.000 groupes ethniques minoritaires dans les provinces du Matabeleland et des 
Midlands. 
La famille Kadhafi a de nombreux intrts au Zimbabwe. En 2002, Grace Mugabe, lpouse du 
prsident aurait mme vendu "graceland" au colonel, un palace de vingt-cinq chambres dans une 
banlieue chic de Harare. 
Vers un exil au Zimbawe ?
Le Zimbabwe pourrait devenir la terre dasile de Mouammar Kadhafi. "Lavion personnel de 
Kadhafi est charg de lingots dor et dargent liquide, essentiellement des dollars, et se prpare  
fuir au Zimbabwe pour rejoindre son ami Robert Mugabe. Nous pensons que cela pourrait 
intervenir trs rapidement car le conseil de scurit de lONU menace dimposer une zone 
dexclusion arienne et que Kadhafi essayera de schapper avant que le dcision ne soit prise", 
explique au site The Zimbabwe Telegraph un activiste politique libyen install  Londres, Guma 
el-Gamaty. 
D'autres dictateurs comme Mengistu Haile Mariam, lancien homme fort dEthiopie condamn  
la peine capitale dans son pays pour avoir tu des centaines de personnes, vit actuellement en 
pacha au Zimbabwe. 
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Libye : revivez la 22e journe de mobilisation 
 
Alors que le dirigeant libyen aurait propos aux rebelles de ngocier son dpart sous certaines 
conditions, les bombardements se sont poursuivis mardi sur l'Est de la Libye, et dans l'Ouest,  
Zawiyah. De son ct, la communaut internationale envisage l'ventualit d'oprations 
militaires. Londres et Washington se sont prononcs en fin de journe pour l'instauration d'une 
zone d'exclusion arienne, mais veulent que la dcision vienne des Nations Unies. 
22h25 : Hillary Clinton en faveur d'une zone d'exclusion arienne. Selon la secrtaire d'Etat 
amricaine, l'instauration d'une zone d'exclusion arienne en Libye ne doit pas tre une initiative 
dirige par les Etats-Unis. "Nous voulons voir la communaut internationale la soutenir", a ainsi 
dclar Hillary Clinton sur Sky News. "Je pense qu'il est trs important que ce ne soit pas une 
initiative amricaine parce que cela vient de la population libyenne elle-mme. Cela ne vient pas 
de l'extrieur, de quelques puissances occidentales ou de pays du Golfe'", a-t-elle soulign, 
appelant  une dcision de l'ONU. 
21h51 : Catherine Ashton reoit des insurgs. La haute reprsentante de la diplomatie 
europenne a reu mardi deux missaires de l'opposition libyenne  Strasbourg. Mahmoud 
Djbril, qui dirige la cellule de crise du Conseil national libyen mis sur pied par les insurgs, et 
Ali Essaoui ministre des Affaires trangres de ce gouvernement parallle, doivent prendre la 
parole mercredi devant le Parlement europen. Rien n'a filtr de leur entretien avec Catherine 
Ashton. 
21h00 : Londres et Washington envisagent la mise en place d'une zone d'exclusion arienne. 
Barack Obama et David Cameron ont voqu au tlphone mardi "toute la gamme" des mesures 
possibles face aux violences en Libye, a annonc la Maison Blanche. A ce titre, les deux 
dirigeants ont rflchi  la possibilit d'imposer une zone d'exclusion arienne, afin de protger 
les civils des assauts commands par le colonel Kadhafi. Cette option avait t envisage lundi 
par les monarchies du Golfe ainsi que par Londres et Paris. 
20h30 : Assaut sur Zawiyah. Mourad Hemayma, un responsable libyen qui a fait dfection, et 
devenu porte-parole des rebelles, a appel la communaut internationale  agir, aprs un assaut 
ordonn par Mouammar Kadhafi sur la ville de Zawiyah,  l'ouest de Tripoli. "La situation est 
trs critique  Zawiyah. (La ville) est investie et bombarde au quotidien par des soldats", a-t-il 
tmoign. "Nous savons qu'il y a des milices dans chaque rue. Nous savons qu'ils planifient de 
prendre la ville avant mercredi", a ajout Mourad Hemayma. 
19h05 : Nicolas Sarkozy recevra mercredi Herman Van Rompuy, prsident du Conseil 
europen, pour prparer le Conseil europen extraordinaire de vendredi, a indiqu l'Elyse mardi 
dans un communiqu. Les Vingt-Sept doivent notamment examiner la situation en Libye et en 
Mditerrane. L'Union europenne veut dfinir une rponse commune aux bouleversements en 
Libye et en Afrique du Nord, aider les pays concerns et se prparer  un ventuel afflux de 
rfugis. 
17h11 : Paris raffirme sa disponibilit pour neutraliser les moyens ariens libyens. La 
France est disponible pour neutraliser, avec d'autres, les avions militaires libyens, mais pas au 
sein de l'Otan, dclare  l'Assemble nationale le ministre des Affaires trangres, Alain Jupp, 
en promettant des "propositions fortes" vendredi lors d'un sommet europen. 
16h10 : 70 tonnes de dattes en route pour Benghazi. Un convoi routier du Programme 
alimentaire mondial (Pam) transportant des vivres devrait arriver mardi  Benghazi, en 
provenance d'Egypte. Ce sera la premire assitance alimentaire achemine par les Nations unies 
depuis le dbut de la rvolte. 
15h40 : Pilonnage intensif  l'ouest de Ras Lanouf. Un journaliste de l'AFP a entendu ce 
pilonnage, prs du port ptrolier, base la plus avance des insurgs  l'Est. Les rebelles ont dit que 
les troupes gouvernementales avaient dvers un dluge de feu  l'ouest de Ras Lanouf. 
15h05 : Ultimatum des insurgs  Kadhafi. "S'il quitte la Libye dans les 72 heures et met un 
terme aux bombardements, nous nous abstiendrons de le poursuivre pour crimes", a dclar  Al 
Djazira Moustafa Abdeldjel, ancien ministre de la Justice pass dans le camp des insurgs. 
Reportage de Franois Clauss, envoy spcial d'Europe 1 en Libye. Les insurgs considrent que 
le dpart ngoci de Kadhafi serait une "insulte  tous les martyrs" : 

14h45 : Le gouvernement libyen suggre  l'UE une enqute indpendante. Ahmed Jarrod, 
directeur des affaires europennes au ministre libyen des Affaires trangres, a fait savoir  
l'Union europenne que Tripoli autoriserait l'ouverture d'une enqute indpendante sur les 
allgations de violations des droits de l'homme lors du soulvement contre le rgime de Kadhafi, 
a annonc mardi un haut responsable des Vingt-Sept. 
14h30 : Le mdecin arrt ne fait pas partie de MSF. Mdecins sans frontires a dmenti que 
ce mdecin jordanien, emmen sous la menace d'une arme d'un htel de Benghazi, fasse partie de 
son personnel. 
14h20 : L'UE va dcrter de nouvelles sanctions, visant notamment un fonds souverain et la 
banque centrale libyenne. Les Vingt-Sept se sont mis d'accord mardi. 
14h06 : Un mdecin jordanien de MSF enlev. Un mdecin jordanien travaillant pour l'ONG 
Mdecins sans Frontires a t emmen mardi de son htel de Benghazi par des hommes en 
uniforme militaire, ont rapport ses collgues. On ignore l'idendit des individus qui ont emmen 
le Dr Mohamed Nayef. 
13h48 : Runion vendredi des ministres de la Ligue arabe. Les ministres des Affaires 
trangres des pays de la Ligue arabe se runiront vendredi au Caire pour faire le point de la 
situation en Libye, a annonc mardi un responsable de l'organisation panarabe. 
12h36 : Un raid arien  Ras Lanouf. Un avion a bombard mardi un immeuble d'habitation de 
deux tages prs du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est 
libyen, soufflant la faade du rez-de-chausse. 
12h13 : Deux Tunisiens morts. Deux Tunisiens ont trouv la mort dans les troubles en Libye, 
secoue par un mouvement insurrectionnel depuis trois semaines, a annonc mardi un haut 
responsable des Affaires trangres mardi. 
12h04 : Gel de comptes libyens suspects au Luxembourg. Deux comptes libyens ont t gels 
dans des banques  Luxembourg pour un montant de moins dun milliard deuros, a annonc le 
ministre des Finances, Luc Frieden. Les avoirs identifis au Luxembourg ne sont pas directement 
rattachs  Muammar Kadhafi ni  sa proche famille, selon le ministre. 
11h52 : Les forces libyennes pilonnent Zaouah. L'arme de Mouammar Kadhafi a encercl 
mardi Zaouah et a pilonn  l'artillerie cette ville situe  une cinquantaine de kilomtres  
l'ouest de Tripoli, a rapport la chane de tlvision Al Djazira. 
11h45 : Le gouvernement libyen dment l'offre de ngociations de Kadhafi. L'opposition 
avait confirm mardi que le dirigeant libyen leur avait propos de partir en change de garanties 
sur sa scurit. 
11h36 : Deux reprsentants de l'opposition libyenne au Parlement europen. Mahmoud 
Jebril, 58 ans, ancien ministre du Plan et Ali-Al-Isawi, 45 ans, ancien ambassadeur de Libye en 
Inde ont t invits mardi  Strasbourg par le prsident du groupe Libral Guy Verhofstadt. Un 
entretien est aussi prvu mercredi avec le chef de la diplomatie franaise Alain Jupp. 
11h10 : Ligne de front statique entre Ras Lanouf et Ben Jawad. Les forces de Mouammar 
Kadhafi et les rebelles libyens se font face sur la route ctire du golfe de Syrte, dans la rgion de 
nombreux terminaux ptroliers, selon les insurgs. Les positions semblent figes depuis la veille, 
les rebelles contrlant le port ptrolier de Ras Lanouf et les forces rgulires la ville de Ben 
Jawad. 
10h32 : Zenten, au sud de Tripoli, aux mains de l'opposition, selon un tmoin franais. 
L'opposition libyenne contrlait mardi cette ville situe  120 km au sud-ouest de Tripoli, mais 
les forces pro-Kadhafi taient dploys autour de la ville, selon un Franais joint par tlphone. 
10h25 : Rome va vacuer 600 Bangladais. L'Italie va rapatrier par deux vols de la compagnie 
nationale Alitalia environ 600 ressortissants du Bangladesh qui ont fui les combats en Libye pour 
se rfugier en Tunisie. 14.000 citoyens du Bangladesh sont bloqus  la frontire entre la Tunisie 
et la Libye. 
10h10 : Pas de victime lors du raid  Ras Lanouf. Le missile a explos prs de l'autoroute,  
environ 100 mtres de quelques maisons  la lisire de cette ville contrle depuis vendredi par 
les insurgs. Il n'y a eu ni victime ni dgts, seulement un norme cratre au sol. Selon des 
tmoins, une attaque similaire avait dj eu lieu une heure plus tt dans la mme zone. 
10h05 : Les rebelles refusent de ngocier le dpart de Kadhafi. Le Conseil national libyen a 
bien rejet l'offre de ngociations du colonel Kadhafi, a confirm mardi matin le porte-parole du 
Conseil form par les insurgs. 
09h44 : Les insurgs prts  faire un pas vers Kadhafi selon Al Djazira. Le chef du conseil 
national des insurgs libyens dit que les rebelles pourraient ne pas poursuivre Kadhafi en justice 
s'il dmissionne. 
09h40 : Libye: un raid arien vise des insurgs  l'est de Ras Lanouf. Un avion de chasse a 
men une attaque mardi dans le dsert, provoquant un norme nuage de fume grise,  l'est du 
port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen 
09h20 : Le chef de l'OCI pour une "no fly zone". L'Organisation de la confrence islamique 
(OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar mardi favorable  l'tablissement d'une zone 
d'exclusion arienne en Libye, lors d'une runion consacre  la situation dans ce pays. 
08h30 : L'est de la Libye menac par une pnurie de carburant. D'ici une semaine, les 
raffineries de la rgion auront cess leurs activits, selon le journal Gulf News. 
08h00 : Kadhafi proposerait de se retirer avec des garanties. Le dirigeant libyen Mouammar 
Kadhafi a propos aux insurgs de runir le Congrs gnral du peuple, qui fait office de 
parlement, pour qu'il puisse se retirer avec des garanties, mais son offre a t rejete, annonce Al 
Djazira. 

**** *s_europe1
"Kadhafi veut diviser l'opposition" 
Dominique Mosi, conseiller spcial  l'Ifri, analyse la proposition de ngociations de 
Kadhafi. 
Le dirigeant libyen aurait propos de ngocier son dpart, affirment les rebelles, qui ont rejet 
dans la foule l'offre du colonel Kadhafi. Cette proposition est analyse mardi sur Europe 1 par 
Dominique Mosi, conseiller spcial de Institut franais des relations internationales (Ifri). 
Est-ce le dbut de la fin pour Kadhafi ? L'expert de l'Ifri estime que le dirigeant libyen souhaite 
"juste gagner du temps" et ne veut pas ngocier sa dmission. "Je crois que c'est une manoeuvre 
dilatoire de Kadhafi pour troubler les esprits au moment o il a repris l'offensive au contraire sur 
le plan militaire", commente le spcialiste. Le numro un libyen cherche juste  diviser 
l'opposition et confondre la communaut internationale, selon lui. En bref, gagner du temps, alors 
que plusieurs tats envisagent l'ventualit d'oprations militaires. 
Un dirigeant isol. Il faut comprendre la manoeuvre de Kadhafi par rapport  l'opinion 
internationale, souligne Dominique Mosi. "Il sent bien qu'il est de plus en plus isol, et en 
particulier auprs du monde arabe, o mme les monarches du Golfe se sont rallies  un 
isolement croissant de Kadhafi". 
Une intervention internationale ? "C'est trs difficile et ce n'est pas vraiment souhaitable" pour 
l'expert de l'Ifri car il s'agit pour les autres pays de ne pas dcrdibiliser les rvolutionnaires 
dmocratiques en intervenant directement. La situation en Libye est trs diffrente de ce qui s'est 
produit en Egypte et en Tunisie, rappelle-t-il. Il n'y a pas en Libye d'arme prte  intervenir, 
mais seulement "un leader prt  utiliser la force de la manire la plus brutale contre son peuple". 
O pourrait fuir Kadhafi ? Le dirigeant libyen ne pense pas  fuir mais voit seulement "sa 
mort, sa disparition en Libye", juge-t-il. "c'est sans doute ce qui se produira, mais la chute du 
rgime n'est pas un vnement, elle est un processus" . 





**** *s_france3

La pression internationale s'accentue
Le projet de zone d'exclusion arienne se prcise, l'Otan surveille la Libye, alors que l'UE prpare 
des sanctions
La pression diplomatique s'est accentue lundi sur le rgime Kadhafi, de plus en plus isol sur la 
scne internationale. 
 
Aprs le soutien apport par Paris au Conseil national libyen, instance officielle des insurgs, le 
colonel Kadhafi a accus Paris d"ingrence" dans les affaires intrieures libyennes.
Le Conseil national cr par l'insurrection le 27 fvrier, runi samedi pour la premire fois, s'est 
dclar "le seul reprsentant de la Libye". La France lui a apport son soutien par la voix du 
porte-parole du Quai d'Orsay Bernard Valero, qui a salu dimanche sa cration. 
 
"Ca fait rire, cette ingrence dans les affaires intrieures. Et si nous, nous nous ingrions dans les 
affaires de la Corse, de la Sardaigne ?", a ragi le colonel Kadhafi lundi sur France 24. Il a 
ajout qu'un "complot" tait en cours en Libye, voquant la prsence d'"extrmistes arms", de 
"groupuscules" et "de cellules dormantes" d'Al-Qada "qui ont pris les armes contre la police, 
l'arme". "Nous sommes partenaires de la lutte contre le terrorisme", a-t-il dit. 
 
Lundi, le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus la France, la Grande-Bretagne 
et les Etats-Unis de se livrer  une "conspiration en vue de diviser la Libye". 
 
Jupp contre une intervention militaire 
De son ct, le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp a estim qu'une 
intervention militaire aurait des "effets ngatifs" et s'est prononc en faveur d'une zone 
d'interdiction arienne pour empcher les bombardements ordonns par le rgime de Kadhafi. 
 
Le projet d'exclusion arienne bientt prsent  l'Onu 
Les diplomates franais et britanniques travaillent actuellement  New York sur un projet de 
rsolution de l'Onu y tablissant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye. Ce 
projet pourrait tre prsent "assez vite", ds cette semaine, a indiqu lundi un diplomate onusien. 
"Il y a un sentiment d'urgence. On ne peut pas laisser la population se faire massacrer sans rien 
faire", a affirm ce diplomate  l'AFP. 
 
Selon le Quai d'Orsay lundi, la Ligue arabe soutient le projet d'une zone d'exclusion arienne au-
dessus de la Libye. Les monarchies du Golfe se sont elles aussi dclares favorables, lundi 
soir,  une mise en place de cette zone d'exclusion, au terme d'une runion  Abou Dhabi. 
 
La diplomatie mondiale s'active 
Alain Jupp, chef de la diplomatie franaise, et son homologue amricaine Hillary Clinton se 
sont entretenus par tlphone lundi et ont notamment voqu la crise libyenne, a rapport 
le dpartement d'Etat. 
 
"L'Otan n'a pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'Onu, mme si les responsables 
militaires de l'alliance atlantique ont reu consigne de se prparer  toute ventualit dans cette 
situation qualifie de "mouvante". Toutefois, le secrtaire gnral de l'Otan, Anders Fogh 
Rasmussen, a dclar que "si Kadhafi et ses militaires continuent  attaquer la population 
libyenne de manire systmatique, je ne peux imaginer que la communaut internationale et 
l'Onu restent passives". 
 
Lundi soir, l'ambassadeur des USA auprs de l'Otan a annonc que l'Alliance atlantique avait 
mobilis des avions de reconnaissance Awacs pour surveiller la situation en Libye 24 heures sur 
24. 
 
L'Union europenne prpare de son ct de nouvelles sanctions financires contre la Libye, 
visant notamment la Libyan Investment Authority (LIA), aprs avoir gel les avoirs et interdit de 
visa 26 responsables libyens, ont indiqu lundi des diplomates europens. 
 
Pour sa part, le prsident amricain Barack Obama a prvenu lundi que les collaborateurs de 
Kadhafi devraient "rendre des comptes". "Entre-temps, au moment mme o nous parlons, l'Otan 
est en train de mener des consultations  Bruxelles au sujet d'une gamme tendue de possibilits, 
dont des options militaires potentielles, en raction  la violence qui continue en Libye ", a ajout 
le prsident depuis le bureau ovale. 
 
Au sige des Nations unies, le secrtaire gnral de l'Onu Ban Ki-moon a rclam dimanche 
soir l'arrt des "attaques aveugles" contre les populations civiles. Le 26 fvrier, le Conseil de 
scurit avait adopt une rsolution sur la Libye imposant des sanctions au colonel Mouammar 
Kadhafi, sa famille et son entourage. Il s'agit d'une interdiction de voyager et d'un gel des avoirs. 
 
Les exactions perptres par le rgime Kadhafi ont d'autre part t transmises  la Cour pnale 
internationale (CPI) pour enqute et peuvent tre assimiles  des crimes contre l'humanit, 
selon cette rsolution.




**** *s_france3

Intenses combats et raids ariens  Ras Lanouf
Une norme explosion a t entendue mercredi aprs-midi prs du port ptrolier de Ras Lanouf, 
dans l'est de la Libye
Des flammes hautes de plusieurs centaines de mtres taient visibles, selon un journaliste de 
l'AFP. 
 
Un violent pilonnage prs de cette ville Ras Lanouf a repris mercredi. Un avion de chasse a men 
une  attaque mercredi  un kilomtre environ de la raffinerie et de nombreux rebelles se sont 
replis dans la ville. 
Une vingtaine d'obus d'artillerie de l'arme libyenne sont tombs  proximit d'une position 
rebelle  5 km  l'ouest du terminal ptrolier.  Les rebelles ont rpliqu par le tir de roquettes de 
type Katioucha montes sur deux camions et de deux missiles antiariens. L'un a touch une 
antenne relais tlphonique  prs de 2 km alors que les tirs d'artillerie intensifs se poursuivaient, 
selon les mmes sources. 
 
A environ 10 km  l'ouest s'levaient deux normes nuages de fume noire, indiquant 
apparemment que les tirs des rebelles avaient touch une cible. Un rebelle a diffus par haut-
parleurs une chanson de l'insurrection  intitule "Nous resterons ici jusqu' ce que la douleur 
s'arrte".
Des tirs et explosions venaient d'une zone contrle par les rebelles, les opposants ayant t 
empchs dans leur tentative d'occuper la ville de Ben Jawad (30 km plus  l'ouest), reprise 
dimanche par les forces loyales  Kadhafi. 
 
Par ailleurs, un avion libyen a survol la Grce en direction de l'Egypte mercredi, selon les 
autorits grecques.
 
Il s'agirait d'un avion civil appartenant au leader libyen Mouammar Kadhafi, mais dont les 
passagers ne sont pas connus, a annonc le ministre grec de la Dfense. L'avion venait de Libye 
et se dirigeait vers le Caire, a prcis une source aroportuaire grecque. Selon une autre source de 
l'arme de l'air grecque, l'avion d'affaires, un Falcon 900 de la compagnie Libyan airlines, n'avait 
de VIP  bord. 


**** *s_france3
 
Dluge de feu sur Ras Lanouf 
Mardi, des habitations ont t touches et, selon les rebelles, les troupes gouvernementales ont 
dvers un dluge de feu  l'ouest de Ras Lanouf. Les forces pro-Kadhafi ont march ds lundi 
sur le port ptrolier aprs d'intenses combats la veille. Ce site stratgique  environ 300 km au 
sud-ouest du sige de l'opposition est contrl depuis la semaine dernire par les insurgs luttant 
depuis vingt jours contre le rgime de M. Kadhafi. 
 
Les rcents combats, dcousus et erratiques, entre petits groupes, tournent  la gurilla. Les raids 
ariens, sporadiques, se font de plus en plus intenses et les positions sur le terrain varient au gr 
des accrochages. 

**** *s_france3
 
Assaut des forces pro-Kadhafi sur Zawiyah
Les forces du dirigeant libyen ont lanc un assaut sur la ville de Zawiyah  l'ouest de  Tripoli, a 
affirm mardi Mourad Hemayma, un ancien responsable libyen qui a fait dfection. Mouammar 
Kadhafi veut prend la ville "avant mercredi", a-t-il ajout. 
 
"La situation est trs critique  Zawiyah. La ville est investie et  bombarde au quotidien par des 
soldats", M. Hemaya, ancien responsable au ministre des Affaires trangres qui a dmissionn. 
Il a appel "la communaut internationale  agir". 

**** *s_france3
 
Mouvements entre Misrata et Syrte 
Une partie des troupes libyennes qui assigent la ville de Misrata (o les combats furent trs 
violents), a pris mardi la route de l'Est en direction de Syrte, a dclar  Reuters un habitant par 
tlphone. Ces hommes seraient en mouvement avec d'autres units kadhafistes venant de 
Tripoli, selon lui. 
 
Syrte est la ville natale de Mouammar Kadhafi. Misrata, qui compte environ 300.000 habitants, 
est la troisime ville du pays. Elle est  deux heures de voiture  l'est de la capitale. C'est la plus 
importante ville de l'Ouest  chapper au contrle de Tripoli. 
 

**** *s_france3
Kadhafi-fils appelle  soutenir la Libye contre les terroristes 
Sef Al-Islam, fils du dirigeant libyen, a appel "le monde entier  soutenir la Libye  contre les 
terroristes" et  y envoyer une mission pour s'assurer de la situation relle, dans une  interview au 
journal bulgare Troud  paratre mercredi. 
 
Il a estim qu'"il n'y avait pas d'opposition" en Libye , mais un "prtendu  conseil" de "dix 
personnes qui ne reprsentent qu'eux-mmes", voquant en ces  termes le conseil national mis en 
place par les insurgs. 
 
Les attaques contre des civils en Libye peuvent tre considres comme des crimes contre 
l'humanit et la communaut  internationale et l'ONU ne pourront rester passives si elles se 
poursuivent, a estim lundi le secrtaire gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen. 
 

**** *s_france3

Le Conseil national des insurgs refuse une proposition de Kadafhi 
Au 22e jour de l'insurrection mardi, l'opposition base  Benghazi, a rejet toute ngociation 
avec le rgime. Ils ont exig que le leader libyen quitte le pays et promettant le cas chant de ne 
pas engager de poursuites pnales contre lui. Mouammar Kadhafi a propos lundi aux insurgs de 
runir le Congrs gnral du peuple pour qu'il puisse se retirer. Ce que les rebelles ont refus. 
 
Kadhafi avait redit dans le Journal du Dimanche qu'il ne pouvait pas dmissionner, n'tant pas 
prsident du pays mais simplement "une rfrence pour le peuple libyen". 
 
Dans un entretien sur France 2, l'un des fils de Kadhafi, Saif al Islam, a mis en garde l'Europe 
disant que la Libye pourrait devenir "une Somalie de la Mditerrane", avec "des pirates au large 
de la Sicile, de la Crte" et "des millions de migrants".




**** *s_franceinfo

Le gouvernement libyen dment toute discussion avec les rebelles
Le rgime libyen a dmenti ce matin toute ngociation avec les insurgs sur un retrait ventuel 
de Mouammar Kadhafi, prs de trois semaines aprs le dbut de la rvolte dans le pays. "Cest 
nimporte quoi, et cest tellement agaant de commenter une telle foutaise", a dclar un 
responsable gouvernemental  Tripoli.  
Pendant ce temps sur le terrain, les combats se poursuivent notamment  louest de la capitale.

Le Conseil national libyen, regroupant les opposants  Moammar Kadhafi, a indiqu ce matin 
avoir rejet une offre de ngociations en vue du dpart du dirigeant libyen.  
Mustafa Gheriani, porte-parole du Conseil, a expliqu quun homme affirmant reprsenter 
Mouammar Kadhafi avait pris contact avec le Conseil pour ngocier les termes dun ventuel 
dpart du chef de lEtat.  
Le Conseil na toutefois pas pu tablir avec certitude que cet homme agissait bel et bien au nom 
de Mouammar Kadhafi, a prcis le porte-parole. Mais notre position est claire : pas de 
ngociation avec le rgime Kadhafi , a-t-il dclar.
Le Conseil national libyen est bas  Benghazi, la grande ville de lest du pays contrle par les 
rebelles.
Cette information intervient alors que laviation libyenne a poursuivi aujourdhui ses raids sur 
le port ptrolier de Ras Lanouf pour tenter dempcher la progression des rebelles vers la 
capitale Tripoli.  
Les forces de Kadhafi ont galement encercl Zaouah et ont pilonn  lartillerie cette ville 
situe  une cinquantaine de kilomtres  louest de Tripoli.  
Zaouah est le thtre dintenses combats entre les forces libyennes et les insurgs qui tentent de 
renverser Mouammar Kadhafi.
La France et la Grande-Bretagne prparent un projet de rsolution pour le Conseil de 
scurit de lONU imposant une zone dexclusion arienne au-dessus de la Libye, quils 
veulent prsenter ds cette semaine.  
Les 27 pays europens se sont mis daccord sur de nouvelles sanctions contre la Libye, visant 
notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel Kadhafi 
et de 25 de ses proches. Cet accord doit entrer en vigueur dici vendredi.



**** *s_lexpansion

Nouvelles sanctions de l'UE contre le fonds souverain libyen
Aprs le gel des avoirs de Khadafi et de ses proches fin fvrier, les 27 se sont mis d'accord sur 
des sanctions visant le Libyan Investment Authority qui dtient des parts dans plusieurs 
grandes entreprises europennes. 
Les 27 pays europens se sont mis d'accord mardi pour dcrter de nouvelles sanctions  
l'encontre de la Libye visant notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des 
avoirs du colonel Mouammar Khadafi et de 25 proches fin fvrier, selon des diplomates.       
Cet accord trouv au niveau des experts des 27 doit encore faire l'objet d'une approbation 
formelle par les gouvernements en vue d'une entre en vigueur d'ici au sommet extraordinaire des 
chefs d'Etat et de gouvernement, prvu vendredi  Bruxelles, a prcis un diplomate.                   
Interrog par l'AFP, un porte-parole de la prsidence hongroise de l'UE a confirm qu'un accord 
de principe avait t trouv, sans citer les entits vises, et que le nouveau train de sanctions ferait 
l'objet  partir de mercredi matin d'une adoption par procdure crite des gouvernements 
europens.
Selon des diplomates europens, ces nouvelles sanctions concernent notamment les avoirs de la 
Libyan Investment Authority (LIA), un fonds souverain qui gre les revenus du ptrole libyen et 
dtient des parts dans plusieurs grandes entreprises europennes dont la banque italienne 
UniCredit, le groupe italien d'aronautique et de dfense Finmeccanica ou encore le groupe 
britannique d'dition Pearson.
La dlgation maltaise, soutenue par d'autres dlgations, avait formul des rserves lundi  
propos du gel de ces avoirs, redoutant qu'il n'affecte indirectement les activits des entreprises 
europennes dont une partie du capital tait dtenue par la LIA.                   
Selon un diplomate europen, "une clarification a t trouve pour viter des effets indsirables 
des sanctions contre la LIA sur des entreprises europennes".                   
Fin fvrier, l'Union europenne avait adopt un embargo sur les armes et les matriels pouvant 
servir  la rpression, ainsi que des gels d'avoirs visant le colonel Mouammar Kadhafi et 25 
responsables libyens. Mais plusieurs capitales, notamment Paris et Berlin, poussaient en faveur 
d'un renforcement des sanctions europennes.                  
Aux sanctions europennes dcides le 28 fvrier devraient donc s'ajouter cinq entits ainsi qu'un 
nouvel individu, ont prcis deux diplomates europens. Il pourrait s'agir de l'homme de 
confiance de Mouammar Kadhafi Mustafa Zarti, dont l'Autriche avait dj gel vendredi les 
avoirs.   
Mustafa Zarti s'est rfugi  Vienne et avait t entendu la semaine dernire par la police 
antiterroriste autrichienne.                   
Mardi, le Luxembourg a par ailleurs gel deux comptes libyens suspects dans des banques  
Luxembourg pour un montant de moins d'un milliard deuros, a annonc sur une tlvision 
luxembourgeoise, le ministre des Finances, Luc Frieden.                   
Le ministre a prcis  que le gel des avoirs suspects libyens avait t effectu  la suite de 
dnonciation de banques auprs des autorits luxembourgeoises aprs la publication le 26 fvrier 
dernier dune liste de seize personnes lies  Mouammar Kadhafi et  sa famille et vises par les 
sanctions de lONU.                   
Les sanctions europennes vont au-del de celles dcides par l'ONU.                   
Vendredi, la Libye a demand la suspension des sanctions onusiennes, arguant que le recours  la 
force contre les manifestants avait t "minimal" et se disant "stupfaite" des mesures restrictives 
prises  son encontre.                   
La Suisse a elle aussi renforc ses propres sanctions  l'encontre du dirigeant libyen et de ses 
proches la semaine dernire, en dcrtant une interdiction des transactions financires en faveur 
des responsables dont elle avait gel les avoirs. Mais la mesure ne concernait pas les entreprises 
publiques libyennes ou les socits contrles directement ou indirectement par l'tat libyen. 



**** *s_rfi

La Libye s'achemine vers la guerre civile 
Aprs trois semaines d'insurrection, la Libye prend le chemin de la guerre civile. Les forces 
fidles  Mouammar Kadhafi ont men le 7 mars trois raids ariens contre le port ptrolier 
stratgique de Ras Lanouf, dans l'est du pays. Sur place, les insurgs rpondent  l'arme 
automatique et au lance-grenades, et les habitants fuient les combats. Plus  l'Ouest, les militaires 
encerclent Misrata, la troisime ville du pays. Les affrontements de dimanche y ont fait au moins 
une vingtaine de morts. Pendant ce temps, la communaut internationale tudie la possibilit 
d'une intervention militaire. Le colonel Mouhammar Kadhafi accuse Paris Londres et 
Washington de comploter contre la Libye.
Les forces pro-Kadhafi semblent bien dcides  reprendre le contrle de Ras Lanouf. C'est ce 
port ptrolier stratgique de l'est libyen qui abrite la plus grande raffinerie du pays. Les insurgs 
s'en taient empars vendredi dernier, en avanant vers Syrte, la ville d'origine de Mouammar 
Kadhafi. 
Les forces loyales au Guide libyen ont lanc le 7 mars trois raids ariens sur la ville, aprs avoir 
repris la veille une localit plus  l'ouest. D'aprs des observateurs, les insurgs eux rpliquent 
avec tout ce qui leur passe entre les mains : batteries antiariennes, lance-grenades, ou mme 
simples armes automatiques.
Autre bataille engage par les forces pro-Kadhafi, celle pour la reconqute de Misrata, la 3me 
ville du pays. D'aprs des habitants joints par l'Agence Reuters, il n'y a pas eu de nouveaux 
combats hier, mais les forces pro-Kadhafi encercleraient la ville. La veille, elles avaient attaqu  
l'arme lourde, et Misrata panse ses plaies. Un mdecin parle d'une vingtaine de morts et d'une 
centaine de blesss, des civils essentiellement. L'hpital est dbord. L'ONU rclame que les 
ONG puissent avoir accs sur le champ  Misrata pour y soigner les blesss.
Offensive diplomatique
Sur le plan politique, Djadallah Azouz al Talhi, Premier ministre libyen dans les annes 1980 et 
originaire de l'Est, a lanc un appel au dialogue aux dirigeants de l'insurrection. Une offre aussitt 
rejete par le Conseil national  Benghazi, qui rclame comme pralable le dpart du dirigeant 
libyen.
Dans le mme temps, le chef de la diplomatie libyenne a accus hier Paris, Londres et 
Washington de conspirer pour diviser le pays en prenant contact avec les insurgs. Moussa 
Koussa fait rfrence  l'opration britannique du week-end dernier. Un diplomate, plusieurs 
membres des forces spciales et des services secrets avaient dbarqus  Benghazi. Ils s'taient 
aussitt fait capturer par des insurgs avant d'tre relchs.
Sur le plan diplomatique, la Russie se dclare contre toute ingrence militaire trangre en Libye, 
alors que les appels en faveur d'un soutien militaire aux rebelles opposs au rgime du colonel 
Kadhafi se multiplient  Washington.
Alors que de leur ct, diplomates franais et britanniques prparent un projet de rsolution des 
Nations unies pour une zone d'interdiction arienne. Un moyen de neutraliser l'aviation libyenne 
pour l'empcher de menacer les populations civiles.
Pour le secrtaire gnral de l'OTAN, Anders Forgh Rasmusen, les bombardements contre les 
civils s'apparentent  des crimes contre l'humanit. Mais il rpte qu'il n'est pas question pour les 
forces du Trait de l'Atlantique Nord d'intervenir sans l'aval des Nations unies. 


**** *s_rfi

Londres oblig de sexpliquer aprs le fiasco de sa mission secrte en Libye 
Le gouvernement britannique a t contraint de s'expliquer lundi 7 mars sur un nouveau couac 
dans sa gestion de la crise libyenne aprs le retentissant fiasco d'une mission  diplomatique  
secrte  Benghazi. La mission d'un ambassadeur encadr par des militaires, des membres du 
SAS, les forces spciales, et deux agents des services secrets MI6. Les hommes venaient darriver 
de nuit en hlicoptre avec armes, tlphones satellitaires et passeports multiples quand ils se sont 
fait arrter par des fermiers libyens qui les ont ensuite retenus prisonniers jusqu leur extraction 
du pays aprs plusieurs changes tlphoniques entre Londres et lopposition libyenne.
Cest au milieu des rires et des plaisanteries que William Hague a d sexpliquer sur le 
spectaculaire fiasco de cette opration  diplomatique  prs de Benghazi.
Selon le ministre des Affaires trangres, la mission visait  tablir le contact avec les leaders de 
lopposition libyenne, mais lquipe a d tre vacue aprs  un grave malentendu .
Une clarification reste des plus succinctes qui amne plus de questions que de rponses, comme 
lont dailleurs fait remarquer avec beaucoup dironie nombre de dputs de lopposition 
travailliste. Pourquoi ainsi ne pas avoir prvenu  lavance lopposition libyenne de la venue de 
diplomates britanniques, pourquoi avoir prfr monter cette opration  la James Bond qui sest 
avre humiliante pour Londres ?
Face au mutisme de la coalition, lagacement est gnral : le gouvernement a dj t trs critiqu 
pour la lenteur avec laquelle il a organis le rapatriement des Britanniques bloqus dans ce pays.
Qui plus est, David Cameron a t contraint de faire une retentissante volte-face sur le projet 
d'instauration d'une zone d'exclusion arienne en Libye quand son initiative sest heurte  la 
rticence voire l'opposition de certains de ses allis.

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Confusion autour d'un ventuel dialogue entre les insurgs et Kadhafi 
Alors que les raids se poursuivent sur la ville ctire de Ras Lanouf, c'est la confusion autour 
d'une offre de ngociations qu'aurait formule Mouammar Kadhafi aux rebelles, offre qui a t 
immdiatement dmentie par le rgime. Dans la matine de ce 8 mars 2011, le Conseil national, 
mis en place par les insurgs, a rejet toute ventualit de ngociations avec le numro un libyen.
Dans la matine de ce 8 mars, le porte-parole du Conseil national de transition affirmait depuis 
Benghazi que des proches de Kadhafi avaient propos des ngociations. Il affirmait dans le mme 
temps que le CNT rejetait toute ide de ngociation avec le Guide.
Peu aprs, le prsident du Conseil national de transition, Mustapha Abdejalil prcisait que 
Kadhafi n'avait pas lui-mme envoy d'missaires mais qu'il s'agissait d'avocats de Tripoli qui se 
seraient proposs eux-mmes. Ballon d'essai de la part du Guide, intoxication, on ne sait pas trop. 
Toujours est-il que le CNT ne veut pas ngocier mais propose  Kadhafi l'immunit s'il 
dmissionne et s'il quitte le pays.
De son ct le rgime libyen a dmenti toute tentative de ngociation ou toute proposition allant 
en ce sens. C'est de la foutaise, a dclar un responsable gouvernemental  l'Agence France-
Presse. Depuis le dbut de l'insurrection, Kadhafi martle qu'il se battra jusqu' la mort.
Sur le front militaire les raids ariens que mne presque quotidiennement l'avation loyaliste, se 
sont poursuivis ce matin. Un obus a touch des habitations  Ras Lanouf, le port ptrolier 
contrl par les insurgs  300 kilomtres  l'ouest de leur fief, Benghazi. Depuis ce week-end, la 
progression des insurgs vers l'Ouest a t stoppe par les forces loyalistes au Guide. 
Sur le plan diplomatique, le projet d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye afin de 
clouer au sol l'aviation de Kadhafi fait son chemin. L'OCI, l'Organisation de la confrence 
islamique s'est dite favorable  ce projet initi aux Nations unies par la France et la Grande-
Bretagne.
Le soutien des pays musulmans au projet de zone dexclusion arienne
C'est dsormais l'organisation cense reprsenter l'ensemble des pays musulmans qui se prononce 
en faveur de cette zone d'exclusion arienne. Son secrtaire gnral, le Turc Ekmeledin 
Ihsanoglu, a toutefois estim que sur ce point, il appartenait au Conseil de scurit des Nations 
unies de prendre l'initiative.
Le patron de l'OCI (Organisation de la confrence islamique) qui regroupe 57 pays a par ailleurs 
rejet toute ide d'intervention militaire directe en Libye. Reste que la prise de position de l'OCI 
constitue un revers pour le dictateur libyen.
Mouammar Khadafi tente toujours de prsenter l'insurrection en cours dans son pays comme un 
complot des puissances occidentales. Lundi dj, le Conseil de coopration du Golfe, en 
soutenant la mise en place d'une zone d'exclusion arienne afin de protger les civils avait 
apport un dmenti au colonel libyen.
Ce projet de zone d'exclusion arienne pourrait donc revenir devant le Conseil de scurit. Les 
Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne devront alors convaincre les deux autres membres 
permanents du conseil que sont la Russie et la Chine. Les deux pays disposent en effet d'un droit 
de veto  l'ONU qui leur permet de faire ventuellement capoter le projet.


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Rumeurs de dpart de Kadhafi: Le prix du ptrole recule

Les prix du ptrole reculaient ce mardi en cours d'changes europens, alors que le march 
ragissait  des rumeurs sur la possibilit d'un dpart ngoci de Libye du colonel Kadhafi et que 
des membres de l'Opep ont indiqu entamer des discussions informelles sur l'tat du march. 
Vers 12h30, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril s'changeait  114,90 
dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 14 cents par rapport  la 
clture de lundi.
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la 
mme chance cdait 20 cents  105,24 dollars, aprs tre grimp la veille  son plus haut 
niveau depuis septembre 2008. Les cours du baril rduisait un peu leurs pertes, aprs avoir lch 
jusqu' 2 dollars dans les changes asiatiques. Il y a aujourd'hui un repli des prix du brut qui 
s'apparente un peu  une raction de soulagement, alors que les pays producteurs clefs de l'Opep 
(Organisation des pays exportateurs de ptrole) discutent d'accrotre leur production, soulignait 
Manoj Ladwa, courtier de ETX Capital.
Impact des troubles
Le ministre kowetien du Ptrole, cheikh Ahmad Abdallah Al-Sabah, a indiqu mardi que les 
membres de l'Opep menaient des consultations informelles sur l'impact des troubles en Libye, 
tout en dmentant que le Kowet, cinquime producteur du cartel, ait augment sa production. 
Selon des sources industrielles cites mardi par le Financial Times, le Kowet, les Emirats arabes 
unis et le Nigeria entendent cependant augmenter leur production dans les semaines  venir, une 
hausse pouvant atteindre 300.000 barils par jour.
Par ailleurs, l'vocation des tentatives de (Mouammar) Kadhafi pour ngocier son dpart de 
Libye avec toutes les garanties possibles a incit les prix du ptrole  effacer une partie des gains 
engrangs rcemment, poursuivait M. Ladwa. Un reprsentant du colonel Kadhafi a propos 
d'ouvrir des ngociations avec l'opposition, mais cette offre a t immdiatement rejete, ont 
assur mardi les insurgs qui luttent depuis plus de trois semaines contre le rgime. 
L'administration du colonel a nanmoins catgoriquement dmenti toute offre de ngociation.
Mouvement de prises de bnfices
La possibilit de pourparlers sur le dpart du leader libyen, annonce ds lundi par des mdias 
arabes, a trs probablement gnr un mouvement de prises de bnfices de la part des 
investisseurs spculatifs, confirmaient les analystes de Commerzbank. Le courtier d'ETX 
Capital se voulait quant  lui extrmement prudent. Mon inquitude est que les tensions soient 
loin de disparatre pour d'autres pays du Moyen-Orient et que d'autres soulvements (dans des 
rgions productrices de brut) ne fasse bondir les cours encore plus haut, confiait M. Ladwa.
Les oprateurs restaient notamment trs attentifs  la situation dans la pninsule arabique, o la 
contestation a atteint depuis plusieurs semaines le Ymen, Bahren et Oman, alors que l'Arabie 
saoudite elle-mme, premier exportateur mondial de brut, a t le thtre vendredi de 
manifestations de faible ampleur.


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Ptrole: face  l'enlisement en Libye, le march redoute une crise prolonge

Alors que les violences en Libye prennent des allures de guerre civile, le march ptrolier redoute 
une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un recours aux 
stocks stratgiques de brut, de quoi catapulter le baril  plus de 200 dollars.
La rvolte en Libye a entran l'interruption des deux tiers de la production ptrolire du pays, et 
l'intensification des combats entre les forces du colonel Kadhafi et les insurgs hostiles  son 
rgime, pourrait ouvrir la voie  des perturbations durables du march, estiment les analystes.
"Les compagnies ptrolires trangres, qui ont vacu leurs employs et suspendu leurs 
oprations, pourraient tre rticentes  redmarrer leur production en Libye si l'environnement 
politique y reste instable", ont fait valoir les analystes de Barclays Capital.
Or, "les spculateurs ne misent plus seulement sur une poursuite du chaos en Libye, mais aussi 
sur des troubles en Arabie saoudite", dont la situation est trs surveille, ajoute Olivier Jakob, du 
cabinet Petromatrix.
Le royaume, premier exportateur mondial de brut, a connu vendredi dernier des manifestations de 
faible ampleur, et pourrait ptir de la contagion des forts mouvements de contestation des pays 
voisins, en particulier Bahren.
Dans ce contexte, mme en cas d'apaisement en Libye, "si un autre pays arrte sa production, ou 
tout simplement si la menace d'une telle interruption venait  surgir, les prix s'envoleront au-del 
de 150 dollars", observe David Hufton, du courtier PVM.
"Si c'est en Arabie saoudite, ils vaudront mme davantage", prcise-t-il.
Un scnario de la banque Nomura envisage un baril grimpant jusqu' 220 dollars en cas de graves 
troubles en Algrie.
Mardi aprs-midi, le baril s'changeait  105,57 dollars  New York et  plus de 114 dollars  
Londres.
Alors que le spectre d'une pnurie hante les marchs, "la demande physique (des pays 
consommateurs, soucieux de renforcer leurs stocks) augmentera plus que ce que reprsentent les 
pertes relles de production", poursuit M. Hufton.
Le ministre saoudien du Ptrole Ali al Nouami a pour sa part assur mardi que l'offre de brut 
tait "trs adapte" aux besoins des marchs mondiaux, et indiqu que le royaume avait une 
capacit de production supplmentaire de 3,5 millions de barils par jour (mbj) si ncessaire.
L'Arabie saoudite a certes accru sa production, mais pourrait ne pas tre  mme de remplacer le 
brut libyen, trs lger et  faible teneur en soufre ("light sweet"). Du ptrole de mme qualit se 
retrouve en Algrie et au Nigeria, pays qui ne sont pas non plus exempts de tensions.
"C'est peut-tre au Nigeria (premier producteur africain, ndlr) que rside le principal risque d'une 
nouvelle rupture d'approvisionnement" aprs la Libye, avertit ainsi Barclays Capital, notant les 
risques d'une hausse des attaques des infrastructures nergtiques avant les lections 
prsidentielles d'avril.
Du ct des pays consommateurs, "les stocks amricains sont surabondants, mais ce n'est pas le 
cas partout. Fin janvier, les stocks de brut en Europe taient  leur plus bas niveau depuis 6 ans 
pour cette poque de l'anne", souligne de son ct le centre d'tudes CGES.
Selon lui, "l'important recul des stocks ptroliers mondiaux" au deuxime semestre 2010 
s'explique par une consommation robuste, tire par une trs solide demande asiatique, en 
particulier en Chine.
Cette demande pourrait ralentir face  la flambe des prix du brut, mais ne devrait pas diminuer 
pour autant, renchrissait Mark Williams, conomiste de Capital Economics.
Signe d'une anxit croissante, la Maison-Blanche a indiqu dimanche rflchir  un recours aux 
rserves stratgiques des Etats-Unis, une mesure habituellement prise en dernier ressort.
Au total, les rserves des pays de l'AIE correspondent  quelque 90 jours de leurs besoins 
d'importations
"Sur les marchs du ptrole, cette anne sera celle de tous les prils", conclut Barclays Capital.

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Revivez les vnements en Libye de ce mardi: L'UE va ajouter le fonds souverain libyen  
la liste des sanctions
19h42: Nicolas Sarkozy recevra mercredi Herman Van Rompuy 
Le prsident franais accueillera le prsident du Conseil europen pour un entretien consacr  la 
prparation du Conseil europen extraordinaire de vendredi,selon un communiqu de l'Elyse. 
18h45: Inutile de puiser dans les rserves de ptrole, selon le PDG de Total 
Il n'y a pas de pnurie de ptrole en dpit des interruptions de la production en Libye et il serait 
donc inappropri de puiser dans les rserves mondiales de brut pour le moment, a estim mardi le 
prsident gnral de Total. Les rserves stratgiques amricaines devraient tre prserves pour 
les priodes de relle pnurie de ptrole, ce qui n'est pas le cas, a dit Christophe de Margerie lors 
d'une confrence sur l'nergie  Houston.
18h38: Bialn de la mobilisation humanitaire de la France 
Grce au pont arien mis en place au cours des derniers jours, plus de 4.000 Egyptiens qui taient 
tablis en Libye et qui ont fui devant les violences, perscutions et combats, ont pu revenir en 
Egypte, a indiqu le Quai d'Orsay ce mardi. Le navire Mistral a pour sa aprt dbarqu dans le port 
tunisien de Zarzis entre 50 et 60 tonnes de matriel humanitaire pour permettre  la Tunisie 
d'accueillir les rfugis qui russissent  sortir de Libye. 
18h13: L'UE ajoute le fonds souverain libyen  la liste des sanctions 
Le fonds souverain libyen (LIA) sera ajout d'ici vendredi  la liste des entits vises par des 
sanctions de l'Union europenne, ont indiqu des diplomates europens. La Libyan Investment 
Authority, dont les actifs reprsentent quelque 70 milliards de dollars, sera ajoute en compagnie 
de quatre autres entits libyennes et d'une nouvelle personne  la liste des 26 membres de 
l'entourage de Mouammar Kadhafi. Parmi les investissements qui seront gels figurent des 
participations dans le club de football italien de la Juventus Turin, dans la maison d'dition 
britannique Pearson, qui publie le Financial Times, dans la banque italienne Unicredit ou dans le 
groupe arospatial et de dfense Finmeccanica.
18h08: Paris disponible pour intervenir avec d'autres afin de protger les populations 
La France est disponible pour intervenir avec d'autres afin de protger les populations, en 
empchant Kadhafi d'utiliser ses moyens ariens, annonce le ministre des Affaires trangres 
Alain Jupp. L'Otan n'est pas, selon lui, la structure adquate pour une telle opration. En 
revanche il est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe et l'Union africaine. 
17h34: Arrestations en masse dans une manifestation de femmes au Soudan 
La police antimeutes soudanaise a arrt mardi plus de 40 femmes qui manifestaient contre les 
agressions sexuelles et les discriminations, ont rapport des tmoins. Le Soudan empche 
frquemment le droulement des manifestations mais la rponse des forces de scurit a gagn en 
efficacit depuis le dbut des rvoltes dans les pays voisins, la Libye et l'Egypte. 
Les groupes de dfense des femmes soudanaises avaient prvu cette manifestation contre les lois 
discriminatoires  l'occasion de la Journe internationale de la femme, organise ce mardi. Ils 
protestaient galement contre le viol prsum d'une militante antigouvernementale, Safiya Eshaq, 
le mois dernier  Khartoum. En l'espace de dix minutes, des policiers ont mis une trentaine de 
femmes  l'arrire d'un camion et en ont frapp certaines avec des btons, selon un tmoin. La 
police a plus tard arrt 12 femmes dans les rues alentours, a-t-il ajout.
17h25: MSF a distribu 22 tonnes de mdicaments et de matriel mdical 
Dans un communiqu, l'ONG indique qu'elle a distribu 22 tonnes de mdicaments et de 
matriel mdical  Benghazi, notamment des kits pour la prise en charge des brls, des 
pansements, du matriel de suture et des fixateurs externes  la pharmacie centrale de la ville. 
Mdecins sans frontires prcise que 11 tonnes supplmentaires sont en cours dacheminement 
 Benghazi pour tre distribues. Actuellement, MSF cherche dautres moyens dacheminer 
mdicaments et matriel mdical qui permettraient de rpondre aux besoins exprims par le 
personnel mdical libyen dans louest du pays, indique encore le texte. 
17h20: Les avoirs de Moubarak et ses proches toujours gels en Egypte 
Un tribunal gyptien a confirm ce mardi le gel des avoirs du prsident dchu et de sa famille. 
Une source judiciaire a indiqu  Al Arabiya que la dcision du tribunal rpondait  un appel 
interjet par Hosni Moubarak et sa famille aprs la saisie de leurs avoirs par la cour suprme. 
17h12: Le Luxembourg gle les avoirs de la Libye 
Le Luxembourg a annonc mardi le gel des avoirs de la banque centrale libyenne et du fonds 
souverain du rgime de Mouammar Kadhafi. Leurs deux comptes luxembourgeois abritent moins 
d'un milliard d'euros au total, a dit un porte-parole du ministre des Finances. L'Autorit libyenne 
d'investissement (LIA) est un fonds souverain de 70 milliards de dollars possdant une large 
gamme d'investissements en Europe.
17h03: Le patron des marines amricains redoute les hlicoptres 
Les hlicoptres aux mains des forces loyales au colonel Mouammar Kadhafi reprsentent la 
principale menace venant du ciel libyen, a estim mardi le patron du corps des marines 
amricains. Interrog sur les capacits ariennes du rgime de Tripoli en plein dbat sur 
l'opportunit de dcrter une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, le gnral James 
Amos a rpondu: Je pense qu'elles sont modestes et je pense que la plus grande menace vient en 
fait de la flotte d'hlicoptres.
16h06: Premier convoi d'aide du Pam attendu  Benghazi 
Un convoi routier du Programme alimentaire mondial (Pam) transportant des vivres devrait 
arriver ce mardi  Benghazi en provenance d'Egypte, a annonc l'agence de l'Onu. Il s'agira de la 
premire assitance alimentaire achemine par les Nations unies depuis le dbut de l'insurrection. 
La violence des combats opposant les forces loyales au dirigeant libyen aux insurgs avait 
jusqu'ici contraint l'Onu  concentrer son aide sur les rfugis fuyant le pays  l'ouest vers la 
Tunisie et  l'est vers l'Egypte. Le Pam a prcis que son convoi transportant 70 tonnes de  dattes 
nergisantes avait franchi la frontire gyptienne dans la nuit pour rallier la capitale de la 
Cyrnaque. Par ailleurs, un navire transportant de la farine de bl qui avait rebrouss chemin 
jeudi dernier pour des raisons de scurit a remis le cap mardi sur Benghazi.
15h20: Pas d'unanimit pour une zone d'exclusion en Libye 
France et Grande-Bretagne militent pour une zone d'exclusion arienne en Libye, mais leurs 
allis occidentaux, Etats-Unis en tte, restent partags sur la sagesse et les modalits d'une telle 
initiative. L'instauration dans le ciel libyen d'une zone d'exclusion,  l'ordre du jour jeudi et 
vendredi de la runion  Bruxelles des ministres de la Dfense de l'Otan, se heurte plus  des 
problmes gostratgiques que techniques. 
La Turquie s'y dclare hostile et l'Allemagne rticente. En outre, a rappel lundi le secrtaire 
gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, une telle initiative ncessiterait un feu vert du 
Conseil de scurit de l'Onu. Or, deux des membres permanents du Conseil disposant d'un droit 
de veto, la Chine et la Russie, sont opposs au scnario qui a les faveurs de Londres et 
Washington.
15h08: La runion de la Ligue arabe sur la Libye reporte de 24h 
Les ministres des Affaires trangres des pays de la Ligue arabe se runiront samedi au Caire 
pour faire le point de la situation en Libye, a annonc mardi un responsable de l'organisation 
panarabe. Ce mme responsable avait, dans un premier temps, donn la date de vendredi.
15h03: Les insurgs donnent 72 heures  Kadhafi pour dmissionner 
S'il quitte (...) la Libye dans les 72 heures et met un terme aux bombardements, nous nous 
abstiendrons de le poursuivre pour crimes, a dclar Moustafa Abdeldjel, prsident du Conseil 
national libyen,  Al-Jazira. L'ancien ministre de la Justice, pass du ct des insurgs, qui 
s'exprimait  la mi-journe, a soulign que cet ultimatum ne serait pas prolong au-del des 72 
heures.
15h: Le mdecin enlev  Benghazi ne travaille pas pour MSF 
L'ONG a fait savoir par voie de communiqu qu'aucune personne travaillant pour MSF n'a t 
enleve en Libye. Mdecins sans Frontires rappelle que ses quipes apportent un soutien au 
personnel mdical libyen, notamment  Benghazi, Brega et Adjabiya. 
14h37: Le gouvernement libyen suggre  l'UE une enqute indpendante 
Ahmed Jarrod, directeur des affaires europennes au ministre libyen des Affaires trangres, a 
suggr que cette mission sur les allgations de violations des droits de l'homme ait lieu le plus 
rapidement possible et fait savoir que son gouvernement appporterait toute l'assistance et la 
logistique (ncessaires) aux enquteurs, qui pourront se rendre dans tout le pays, a indiqu 
mardi un haut responsable des Vingt-Sept. D'aprs ce responsable, l'ide d'une enqute 
indpendante aurait l'assentiment de huit pays de l'UE reprsents  Tripoli - Bulgarie, Chypre, 
Grce, Pays-Bas, Hongrie, Italie, Malte et Roumanie. 
Un porte-parole de Catherine Ashton, reprsentante de la  diplomatie europenne qui prsidera 
jeudi une runion des ministres des Affaires trangres des Vingt-Sept, a indiqu que l'hypothse 
d'une mission de l'UE tait actuellement examine et qu'une dcision serait prise le moment venu.
14h06:   Un mdecin jordanien enlev dans son htel de Benghazi 
Un mdecin jordanien a t emmen mardi de son htel de Benghazi par des hommes en 
uniforme militaire, ont rapport ses collgues. On ignore l'idendit des individus qui ont emmen 
le Dr Mohamed Nayef. Dans cet tablissement de la deuxime ville libyenne o sont descendus 
de nombreux envoys spciaux de la presse trangre, l'un des responsables de l'htel a dclar 
que des soldats libyens ayant ralli l'opposition, lui avaient dit vouloir interroger le mdecin. 
L'htel savait qu'ils allaient venir. Ils vont simplement l'interroger et le ramener, a assur ce 
responsable. 
Le personnel a par ailleurs fait savoir qu'un homme avait fait exploser une charge devant l'entre 
vers 4h locales. Un journaliste de l'agence Reuters a constat que deux vitres avaient t brises 
et que le sol portait la trace d'un  impact lger.
14h04: Les prix du ptrole reculent aprs les rumeurs de dpart de Kadhafi 
Il y a aujourd'hui un repli des prix du brut qui s'apparente un peu  une raction de soulagement, 
alors que les pays producteurs clefs de l'Opep (Organisation des pays exportateurs de ptrole) 
discutent d'accrotre leur production, souligne Manoj Ladwa, courtier de ETX Capital. Des 
membres de l'Opep ont par ailleurs indiqu entamer des discussions informelles sur l'tat du 
march. 
13h55: Runion de la Ligue arabe vendredi pour faire le point sur la Libye 
Les ministres des Affaires trangres des pays de la Ligue arabe se runiront vendredi aprs-midi 
au Caire pour faire le point de la situation en Libye, a annonc un responsable de l'organisation 
panarabe. 
13h28: John McCain appelle  instaurer une zone d'exclusion arienne au-dessus de la 
Libye 
Le snateur amricain, battu par Barack Obama  la prsidentielle 2008, a ritr sur CBS son 
appel  instaurer une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, mais il ne croit pas que les 
troupes amricaines doivent aller directement sur le terrain. Cependant, les Amricains ne sont 
pas prts  voir l'un des deux ou trois pires despotes dans le monde massacrer des civils 
innocents, a-t-il indiqu.
12h32:  Frappes ariennes sur Ras Lanouf, un quartier rsidentiel touch 
Au moins quatre frappes ariennes effectues par les forces de Kadhafi ont vis la ville tenue par 
les rebelles, et l'une d'entre elles  a touch une maison dans un quartier rsidentiel. Il y a un 
grand trou au rez-de-chausse de cette maison de deux tages. Beaucoup de maisons, dont celle 
touche, semblaient avoir t vacues, a-t-il ajout, et on n'a pas fait tat de victime. Des 
volutes de fume et de poussire s'levaient de la zone. Des hommes s'y sont prcipits en criant 
"Allahu Akhbar" (Dieu est grand). 
12h02:  Le gouvernement libyen dment toute discussion avec les rebelles 
Le gouvernement libyen a dmenti toute discussion avec les insurgs sur un retrait ventuel de 
Mouammar Kadhafi, rapporte Al Arabia. D'aprs cette dernire, un porte-parole du ministre 
libyen des Affaires trangres a dclar que les accusations formules par le Conseil national 
libyen, cr par les insurgs, ne mritaient aucune raction.
12h: Les forces libyennes pilonnent Zaouah, selon Al-Jazira 
Les forces de Mouammar Kadhafi ont encercl mardi Zawiyah et ont pilonn  l'artillerie cette 
ville situe  une cinquantaine de kilomtres  l'ouest de Tripoli, rapporte Al-Jazira. Aucun 
habitant n'tait joignable dans l'immdiat. Zaouah est le thtre d'intenses combats entre les 
forces libyennes et les insurgs qui tentent de renverser Mouammar Kadhafi. 
11h50: La Chine rserve sur une zone d'exclusion arienne en Libye 
Toute action de l'Onu  l'encontre de la Libye doit avoir pour objectif un retour rapide  la 
stabilit, a dit la porte-parole du ministre chinois des Affaires trangres. La Chine souhaite 
d'abord que la communaut internationale applique la rsolution dj vote par le Conseil de 
scurit et qu'elle presse toutes les parties impliques de rgler le conflit et d'apaiser la situation 
par le dialogue et d'autres voies pacifiques, a ajout Jiang Yu. 
La Chine a soutenu une premire rsolution imposant un embargo sur les armes et des sanctions  
l'encontre du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi et ses proches, et prvoyant d'ventuelles 
poursuites devant la Cour pnale internationale. Nous pensons que la souverainet, l'intgrit 
territoriale et l'indpendance de la Libye doivent tre respectes, a dit la porte-parole, ajoutant 
que la Chine prendrait en compte les avis des pays arabes et africains. 
11h45: Pas de poursuites contre Kadhafi s'il dmissionne 
L'opposition n'entamera pas de poursuites judiciaires contre le numro un libyen s'il dmissionne 
et quitte le pays, a assur le prsident du Conseil national libyen. 
11h36: Benghazi enterre ses morts 
Des victimes des combats ont t enterrs, lundi,  Benghazi mais les insurgs sont dtermins  
se battre jusqu'au bout.
 
11h: Ligne de front statique entre Ras Lanouf et Bin Djaouad 
Les positions des forces de Kadhafi et des rebelles libyens semblent figes depuis lundi sur la 
route ctire du golfe de Syrte. Les rebelles contrlent le port ptrolier de Ras Lanouf et les 
forces rgulires la ville de Bin Djaouad, deux bourgs spars de quelque 60 km. 
Notre dernier point de contrle est toujours au mme endroit. As Sidr est sous notre contrle. 
Les forces de Kadhafi n'ont pas boug non plus, selon Oussam al Rammahi, un combattant 
rebelle. As Sidr, sur la route de Bin Djaouad, abrite un terminal ptrolier. Il n'tait pas possible 
dans l'immdiat de confirmer de source indpendante la prsence d'insurgs dans la ville.
10h30: Toutes les ambassades europennes n'ont pas ferm  Tripoli 
Le site Bruxelles 2 rappelle que les diplomates des ambassades de Hongrie, Italie, Bulgarie, 
Chypre, Grce, Malte, Roumanie, Pays-Bas ont dcid de rester en Libye, contrairement aux 
ambassades de France, du Royaume-Uni, de Belgique, dEspagne qui ont ferm leur dlgation. 
9h53: Un raid arien vise des insurgs libyens  l'est de Ras Lanouf 
Selon l'AFP, un avion de chasse a men une attaque sans faire ni victime ni dgt  l'est du port 
ptrolier. Le missile a explos prs de l'autoroute,  environ 100 mtres de quelques maisons  la 
lisire de la ville.
9h51: Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI) favorable  
l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne en Libye 
Ekmeleddin Ihsanoglu a raffirm, lors d'une runion extraordinaire consacre  la situation dans 
ce pays ce mardi, son opposition  une intervention militaire directe en Libye.
9h47: Le chef du Conseil national des insurgs libyens dclare que les rebelles pourraient ne 
pas poursuivre Kadhafi en justice s'il dmissionne 
Les propos ont t rapports par la chane du Quatar Al-Jazira.
9h40: Les rebelles de l'est de la Libye affirment avoir t contacts par un missaire de 
Kadhafi pour ngocier le dpart du dirigeant libyen, ce qui a t rejet 
C'est ce que dclare le porte-parole des insurgs, rapporte Reuters.
8h42: L'est de la Libye menac de pnurie de carburant d'ici une semaine 
Selon le journal Gulf News, les raffineries dans cette partie du pays ont cess de traiter le brut et 
les rebelles seraient en discussion pour importer du carburant, notamment de raffineries 
italiennes. 
8h30: L'Otan met la Libye sous surveillance arienne 
L'organisation mobilise des avions de reconnaissance Awacs pour surveiller la situation 24 
heures sur 24, a annonc lundi soir Ivo Daalder, ambassadeur des Etats-Unis auprs de 
l'organisation du trait de l'Atlantique nord.
8h15: Selon Bruxelles, les femmes ont jou un rle crucial dans les changements en cours 
en Tunisie et en Egypte 
C'est ce qu'affirme ce mardi la chef de la diplomatie europenne Catherine Ashton et la vice-
prsidente de la Commission europenne Viviane Reding,  l'occasion de la Journe 
internationale des femmes.
8h00: Des manifestations annonces dans le richissime mirat du Kowet  
L'mirat tait jusqu'ici pargn par la vague de contestation, rappelle l'AFP. L'appel a t lanc 
par dix groupes qui rassemblent des islamistes, des libraux et des nationalistes arabes et visent  
obtenir la dmission du Premier ministre cheikh Nasser Mohammad al-Ahmad Al-Sabah. 
Il serait prt  ngocier. Mouammar Kadhafi a propos aux insurgs de runir le Congrs gnral 
du peuple, qui fait office de parlement, pour qu'il puisse se retirer avec des garanties, annonce Al-
Jazira.
Mais son offre, prsente au conseil intrimaire mis sur pied par l'opposition  Benghazi, a t 
rejete a ajout la chane, qui cite des sources non identifies. Le Conseil a estim que cette 
proposition lui ouvrait la voie d'une sortie honorable juge offensante pour ses victimes.
Le rgime du dirigeant libyen, qui mne depuis plusieurs jours des raids ariens, accuse par 
ailleurs Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la 
communaut internationale envisage toujours l'ventualit d'oprations militaires.


**** *s_20minutes
Derrire les lignes rebelles en Libye, discussions sans fin sur la stratgie
Tout au long des positions rebelles dans l'est de la Libye, entre deux raids ariens ou pilonnages 
d'artillerie, les combattants se chamaillent sur la conduite des oprations. La planification 
demeure balbutiante au sein d'un soulvement qui se militarise de jour en jour.
"Puisque c'est comme a, je m'en vais, a suffit!", s'emporte le servant d'une batterie antiarienne 
 la sortie de Ras Lanouf, dernire localit tenue par l'insurrection avant les lignes ennemies, au 
terme d'une pre dispute avec ses compagnons d'armes.
"Il faut le comprendre, a fait cinq jours qu'il reste l sans dormir", observe l'un d'entre eux, 
Mohammed Ali, 30 ans, tandis que l'artilleur improvis, vtu de noir, met sa menace  excution.
"Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. Ce n'est pas terrible comme organisation", 
reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi, citadelle du soulvement dans l'est du pays, 
originaire de Misrata, ville insurge assige par le rgime.
Le gurillero indique prendre ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km 
 l'est, vtrans de campagnes africaines de l'arme libyenne, au Tchad et en Ouganda.
"Nous essayons de nous coordonner avec eux quand on arrive  se joindre par tlphone", ajoute-
t-il.
A proximit, un combattant barbu en bandeau noir, jeans et sandales install devant une batterie 
antiarienne ceinture de caisses de munitions argumente avec un petit groupe.
"Ce n'est pas bien de laisser les jeunes aller au casse-pipe contre l'artillerie et les chars. Tout ce 
qu'on aura gagn, c'est qu'ils se fassent tailler en pices", prvient-il.
Depuis le basculement de la contestation vers une rvolte arme, des milliers de Libyens - de 
6.000  8.000 selon les estimations - sont spontanment monts au front avec leur quipement 
militaire et leur vhicule personnel, puisant galement dans les abondants stocks d'armes et de 
munitions de la rgion.
"Nos jeunes n'ont pas beaucoup d'exprience mais ils ont du courage  revendre", affirme Issa al-
Choukri, 36 ans, un enseignant en informatique de Benghazi, prsent ds l'aube aux cts des 
troupes  Ras Lanouf.
"Ce sont les jeunes qui commandent", assure-t-il, employant la formule consacre pour les 
manifestants de la premire heure, par opposition aux officiers ou ex-dignitaires du rgime passs 
dans l'autre camp.
"Le militaire se bat pour sa solde mais le rvolutionnaire cherche la victoire ou le martyre, qu'est-
ce qui vaut le mieux ?", demande-t-il, laissant entendre que la rponse est vidente.
De fait, l'expertise militaire des units entires qui ont fait dfection tarde  se traduire sur le 
terrain.
Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de l'autorit dsincarne des haut-
parleurs installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
"Nous sommes tous des spcialistes, chacun en charge de son domaine de comptence militaire", 
explique Mohammed el-Abidi, un ancien commandant de la dfense antiarienne de Benghazi 
aux cheveux blancs, avec  la main une liste 15 ex-colonels rallis  la rvolution, dans un article 
extrait de la presse insurge.
"Il n'y a que des colonels, les gnraux sont les amis de Mouammar" Kadhafi, le dirigeant libyen, 
s'amuse l'officier suprieur, venu de Benghazi avec un camion sur lequel est dispose une range 
de missiles sol-air.
"Ici c'est une milice, il n'y a pas moyen de les organiser", constate-t-il sur un ton dsabus  la 
vue des forces regroupes  l'entre de Ras Lanouf, un tube antiarien sur l'paule, avant de 
remonter dans son vhicule en direction de l'est.


**** *s_20minutes
Libye: violents combats, nouveaux appels  la zone d'exclusion arienne
Les forces de Mouammar Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant par 
air et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest, au moment o 
les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
Pour tenter de mettre fin  la rpression sanglante des opposants, le prsident amricain Barack 
Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu de poursuivre la 
planification de "toute la gamme" d'actions possibles, dont l'imposition d'une zone d'exclusion 
arienne.
Affichant dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, les Etats-Unis et l'Union 
europenne ont rencontr des reprsentants du Conseil national de transition mis en place par la 
rbellion  Benghazi, picentre de l'insurrection  un millier de km  l'est de la capitale Tripoli.
Alors que les violences prennent des allures de guerre civile dans ce pays ptrolier, le march 
redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un 
recours aux stocks stratgiques de brut, ce qui catapulterait le baril  plus de 200 dollars.
M. Kadhafi, qui a jur de mater dans le sang la rbellion lance il y a trois semaines, a mis en 
garde contre toute ingrence de l'Occident dans son pays lors d'un entretien tlphonique avec le 
Premier ministre grec Georges Papandrou.
En soire, il s'est rendu dans un htel de Tripoli o sont confins la grande majorit des 
journalistes trangers pour des interviews  des chanes tlvises. Habill d'une tunique noire et 
coiff d'un turban ocre, il a travers le hall en levant et serrant les poings en signe de victoire.
Malgr les sanctions internationales imposes au clan Kadhafi -gel des avoirs, interdiction de 
voyages-, l'ouverture d'une enqute de la Cour pnale internationale pour crimes contre 
l'humanit et les appels  s'en aller, le leader libyen s'accroche au pouvoir aprs plus de 40 ans de 
rgne sans partage.
Ses forces tentent de stopper la progression vers l'Ouest des insurgs qui contrlent la rgion 
orientale ptrolire ainsi que certaines localits de l'Ouest, lanant une opration de reconqute 
avec ses chars et avions contre les opposants moins bien arms.
L'aviation a bombard la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans 
l'Est, faisant un bless et touchant un immeuble. La banlieue ouest du port ptrolier,  environ 
300 km au sud-ouest de Benghazi, a t pilonne et trois personnes ont t blesses, les rebelles 
parlant d'un dluge de feu.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten mais la ville tait encercle par les forces pro-
Kadhafi, selon un tmoin franais.
Les forces pro-Kadhafi ont lanc paralllement un assaut sur Zawiyah, le bastion des insurgs le 
plus proche de la capitale, fief de M. Kadhafi, selon un ancien responsable libyen qui a fait 
dfection, Mourad Hemayma.
"Kadhafi veut prendre (Zawiyah) avant mercredi. La communaut internationale doit agir", a-t-il 
affirm, joint au tlphone au Caire par l'AFP. Il a indiqu que des membres de sa famille avaient 
t tus dans la ville (40 km de Tripoli), assige par les chars du rgime.
"Zawiyah est vise par une attaque d'envergure. Les civils sont attaqus directement", selon un 
site de l'opposition.
Mais le gouvernement libyen a dmenti le bombardement de Zawiyah.
Face  l'escalade des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le dbut de la 
rvolte le 15 fvrier, les Occidentaux se concertent jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan 
et de l'UE, pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la 
rgion.
Paris et Londres prparent un projet de rsolution au Conseil de scurit de l'ONU imposant une 
zone d'exclusion arienne mais son adoption semble se heurter aux rticences de Moscou et 
Pkin.
Pour la secrtaire d'Etat Hillary Clinton, toute dcision d'imposer une telle zone devrait tre prise 
par l'ONU et non par les Etats-Unis.
La Ligue arabe a prvu, elle aussi, une runion de crise samedi pour voquer la zone d'exclusion, 
aprs l'accord des monarchies arabes du Golfe et de l'Organisation de la confrence islamique 
pour sa mise en place.
L'UE a en outre approuv de nouvelles sanctions contre la Libye, visant un fonds souverain et la 
Banque centrale, au moment o deux reprsentants du Conseil national ont dit  Strasbourg 
attendre que l'UE reconnaisse "le plus tt possible" comme seule autorit lgitime, avant de voir 
mercredi le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp.
Au Caire, des diplomates amricains, dont Gene Cretz, l'ambassadeur amricain en Libye, ont 
rencontr des membres du Conseil national, a indiqu le dpartement d'Etat, appelant de nouveau 
M. Kadhafi  quitter le pouvoir et la Libye.
L'opposition a entretemps rejet toute ngociation avec le rgime exigeant que le leader libyen 
quitte le pays et promettant le cas chant de ne pas engager de poursuites contre lui. La 
tlvision officielle libyenne a de son ct jug "impensable" que M. Kadhafi "puisse prendre 
contact avec des agents ayant fait appel aux trangers contre leur propre pays".
Alors que prs de 200.000 personnes ont fui les combats en Libye, l'ONU a charg l'ex-ministre 
jordanien des Affaires trangres Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" 
avec Tripoli sur la crise humanitaire.


**** *s_france2
Offre de dialogue: informations contradictoires
L'opposition a refus une offre de dialogue du camp Kadhafi, ont annonc les insurgs, mais le 
rgime apporte un dmenti
Le rgime libyen dment formellement une offre de ngociations du pouvoir en direction de 
l'opposition, a dclar mardi  l'AFP un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat: 
"C'est n'importe quoi, c'est tellement agaant de commenter une telle  foutaise." 
 
Depuis Benghazi, le Conseil national a rejet toute ngociation avec le rgime.
Nanmoins, l'opposition n'entamera pas de poursuites judiciaires contre le numro un libyen 
Mouammar Kadhafi s'il dmissionne et quitte le pays, a assur mardi  l'AFP le prsident du 
Conseil  national mis en place par les insurgs pour prparer la transition. 
 
Mardi matin, un avion a bombard un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier 
de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, soufflant la faade du  rez-
de-chausse, selon un journaliste de l'AFP. Plus tt, un missile avait explos prs de l'autoroute, 
 100 mtres de quelques maisons  l'entre de cette ville stratgique situe  300 km au sud-
ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrle depuis vendredi par les insurgs opposs 
au colonel Mouammar Kadhafi. 
 
L'opposition libyenne contrlait mardi Zenten, une ville situe  120 km au sud-ouest de 
Tripoli, mais les forces pro-Kadhafi taient dployes autour de la ville, selon un Franais joint  
par tlphone. "La ville est contrle par l'opposition, mais il y a des camions lance-roquettes 
multiples Grad autour de la ville", a dclar Florent Marcie, ralisateur de films documentaires  
Zenten. 
 
Dimanche soir, des combats ont oppos insurgs et soldats au nord de la ville. "A l'hpital, il y 
avait un ou deux morts ct insurgs et quelques blesss, plus des blesss de l'arme libyenne, 
dont un colonel. J'ai vu passer un pick-up avec quatre corps mains et pieds attachs, tus d'une 
balle dans la  tte. Selon les habitants, ils ont t tus par l'arme de Kadhafi", a dclar Florent 
Marcie.


**** *s_france2
Takieddine dit avoir t en Libye "pour affaires"
Ziad Takieddine, interpell avec 1,5 millions d'euros de retour de Tripoli, dit s'tre rendu l-bas 
"pour affaires"
L'homme d'affaires libanais, prsum intermdiaire dans l'affaire Karachi, a t interpell samedi 
au Bourget en compagnie de journalistes du JDD qui s'taient rendus en Libye pour interviewer 
Mouammar Kadhafi. 
 
L'avocat de M. Takieddine affirme que son client n' a pas servi d'intermdiaire entre les 
journalistes et le leader libyen.

Plac en garde  vue samedi, il avait t remis en libert dimanche soir.
 
**** *s_france2
Takieddine aurait des contacts privilgis avec Tripoli 
Ziad Takieddine "a ses entres" auprs du rgime libyen, crit le site du Nouvel Observateur qui 
affirme qu'il aurait travaill avec Patrick Ollier, compagnon de l'ancienne chef de la diplomatie 
franaise Michle Alliot-Marie, et ancien prsident du groupe d'amitis France-Libye. Le nom de 
M. Takieddine aurait t mentionn dans "plusieurs ngociations concernant notamment la 
remise en tat de Mirage F1", prcise le site du Nouvel Obs. 
 
Concernant l'argent saisie dans l'avion, une enqute prliminaire, portant sur des "manquements 
aux obligations dclaratives" et une "suspicion de blanchiment", a t ouverte, a indiqu 
le parquet, confirmant des informations de l'Express.fr. L'avion avait t affrt par Tripoli, 
selon le site internet. L'enqute a t confie au Service national de la douane judiciaire. 
 
Deux journalistes du Journal du Dimanche se trouvaient galement dans l'avion, de retour de 
Tripoli o ils avaient ralis une interview du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, selon le site 
de l'hebdomadaire. Ils n'ont pas t inquits. 
 
Sollicit par l'AFP, l'avocat de M. Takieddine, Me Olivier Pardo, s'est refus  tout commentaire. 
 
Olivier Jay, directeur de la rdaction du JDD a "refus de confirmer ou d'infirmer la prsence de 
deux journalistes du JDD" dans l'avion en provenance de Tripoli, a-t-il dit  l'AFP. 
 

**** *s_france2

Un homme d'affaires, prsum intermdiaire dans l'affaire Karachi 
Ziad Takieddine est prsent par plusieurs anciens responsables de la Direction des constructions 
navales (DCN) comme un intermdiaire impos par le cabinet de l'ancien ministre de la Dfense 
balladurien, Franois Lotard, peu de temps avant la conclusion de la vente au Pakistan de sous-
marins Agosta en 1994. 
 
M. Takieddine dment tre intervenu dans le contrat pakistanais mais reconnat avoir jou un rle 
dans le contrat Sawari II de vente de frgates   l'Arabie Saoudite en 1994. Il est vis depuis 
l'automne 2010 par une enqute pour faux tmoignage.


**** *s_figaro

Kadhafi aurait propos de se retirer avec des garanties 
Alors que la communaut internationale tente de s'accorder sur une rponse face aux 
combats, le Guide libyen aurait propos aux insurgs une runion du Congrs gnral du 
peuple, instance qui fait office de parlement, selon plusieurs mdias. Les insurgs refusent.
 
23h12 : Mouammar Kadhafi a propos aux insurgs de runir le Congrs gnral du peuple, qui 
fait office de parlement, pour qu'il puisse se retirer avec des garanties, annonce al-Jezira. 
L'offre a t prsente au conseil intrimaire mis sur pied par l'opposition  Benghazi, prcise la 
chane, qui cite des sources non identifies. Mais les insurgs auraient immdiatement rejet cette 
offre.
20h50 : Dans une dclaration au terme d'une runion  Abou Dhabi, les monarchies arabes du 
Golfe se dclarent favorables  la mise en place par l'ONU d'une zone d'exclusion arienne au-
dessus de la Libye.
20h18 : Le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, accuse la France, la Grande-Bretagne 
et les Etats-Unis de conspirer en vue de diviser la Libye.
18h45 : Plus de 110.000 rfugis fuyant le chaos en Libye ont franchi la frontire tunisienne 
depuis le 20 fvrier mais cet afflux s'est ralenti ces trois  quatre derniers jours, indique le 
prsident du Croissant-Rouge local, le docteur Mohamed Ben Dhiab.
18h40 : Le ministre russe des Affaires trangres, Sergue Lavrov, affirme que la Russie est 
contre toute ingrence militaire trangre en Libye.
17h20 : Le prsident amricain Barack Obama indiqu  la presse,  l'issue d'un entretien avec le 
premier ministre australien, que l'Otan examine des options militaires concernant la Libye. Il 
met aussi en garde les collaborateurs de Mouammar Kadhafi, qui devront rendre des comptes 
sur les violences.
D'aprs les Nations unies, plus d'un million de personnes ayant fui la Libye ou prises au pige 
dans les violences  l'intrieur du territoire ont besoin d'une aide d'urgence.
16h58 : Les diplomates franais et britanniques travaillent sur un projet de rsolution des Nations 
unies tablissant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, annonce un diplomate 
onusien. Selon lui, il faut s'attendre  ce qu'il y ait quelque chose (concernant une zone 
d'exclusion arienne) cette semaine.
16h36 : Une voiture civile transportant une famille a t touche par une frappe arienne lundi  
Ras Lanouf, dans l'est. Al-Jzira fait tat de 3 morts.
16h32 : L'Union europenne prpare de nouvelles sanctions financires contre la Libye, visant 
notamment la Libyan Investment Authority (LIA), un fonds souverain du gouvernement qui gre 
les revenus ptroliers du pays. Fin fvrier, les Vingt-sept avaient dj adopt un embargo sur les 
armes et des gels d'avoirs visant le colonel Mouammar Kadhafi et 25 responsables libyens.
15h29 : Les attaques contre des civils peuvent tre considres comme des crimes contre 
l'humanit et la communaut internationale et l'ONU ne pourront rester passives si elles se 
poursuivent, a estim aujourd'hui le secrtaire gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen.
14h19 : D'aprs l'ONU, un million de personnes, rfugies ou dplaces, auraient besoin d'aide 
en Libye. 
13h44 : On apprend de sources mdicales que 21 personnes, dont un enfant, ont t tues et 
des dizaines blesses hier  Misrata, une ville tenue par les insurgs  150 km  l'est de Tripoli, 
dans des affrontements et des bombardements.
12h53 : La Ligue arabe soutient le projet d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la 
Libye, affirme le ministre franais des Affaires trangres, au lendemain d'une rencontre entre 
son secrtaire gnral Amr Moussa et le ministre des Affaires trangres Alain Jupp.
12h30 : L'Union africaine (UA) envisage d'envoyer une commission d'enqute en Libye, selon 
un responsable de l'organisation panafricaine cit par l'agence Reuters. Cette annonce confirme 
indirectement les dclarations de Mouammar Kadhafi. Dans un entretien diffus lundi par France 
24, le dirigeant lybien affirme en effet que l'Union africaine va envoyer une commission 
d'enqute pour confirmer au monde que ce qui est publi sur la Libye  l'tranger, c'est du 
mensonge  100%.
12h15 : Un nouveau bilan fait tat d'au moins 12 morts et plus de 50 blesss  Ben Jawad dans 
les affrontements qui ont oppos dimanche pro et anti-Kadhafi. Selon une liste affiche  l'hpital 
d'Ajdabiya,  environ 200 km de Ben Jawad, les victimes sont toutes des combattants volontaires, 
la plupart originaires de Benghazi. Le prcdent bilan faisait tat de sept morts.
12h05 : L'ONU et plusieurs ONG humanitaires lancent un appel rgional d'urgence de 160 
millions de dollars (114 millions d'euros) pour fournir une aide humanitaire aux victimes du 
conflit en Libye. Les fonds rcolts serviront  rpondre aux besoins actuels et futurs des 
personnes qui ont fui et aux besoins d'autres personnes affectes par le conflit pour les trois 
prochains mois, prcisent les humanitaires dans un communiqu.
Par ailleurs, le secrtaire gnral de l'ONU, Ban Ki-moon, a nomm dimanche un reprsentant 
spcial pour traiter avec le rgime libyen de Mouammar Kadhafi, dont le ministre des Affaires 
trangres a accept la venue  Tripoli d'une quipe d'valuation humanitaire. En outre, 
Abdelilah al-Khatib, ancien ministre jordanien des Affaires trangres, a t dsign par Ban Ki-
moon pour entamer des consultations urgentes avec le gouvernement Kadhafi sur la crise 
humanitaire.
12h00 : Un deuxime raid arien a vis lundi le port stratgique de Ras Lanouf, tenu par les 
insurgs depuis vendredi. Ceux-ci ont rpondu en utilisant l'artillerie anti-arienne. Le raid n'a 
pas fait de victime, selon un tmoin cit par Reuters.
11h45 : Le porte-hlicoptres franais Mistral, arriv lundi matin dans le port tunisien de Zarzsis 
pour vacuer 900 rfugis gyptiens ayant fui la Libye, repartira finalement  vide dans l'aprs-
midi, selon un porte-parole de la Marine nationale. En effet, la plupart des rfugis qui devaient 
tre rapatris vers Alexandrie sont dj partis par avion.
11h35 : Vaclav Havel appelle  une opration militaire des pays occidentaux en Libye en cas 
de poursuite de la guerre civile. Dans une interview publie lundi par le quotidien conomique 
Hospodarske noviny, l'ancien prsident tchque estime que si la guerre civile se prolonge, si 
Kadhafi s'accroche au pouvoir et commet de nouveaux crimes, une opration sera ncessaire. 
Soulignant que certaines choses ne pourraient tre ajournes trop longtemps, Vaclav Havel cite 
en exemple les frappes de l'Otan en Serbie en 1999.
11h20 : Il ne devrait pas y avoir de problme de pnurie de ptrole  cause de la situation 
en Libye, estime le directeur gnral de l'exploration du groupe ptrolier espagnol Repsol dans un 
entretien au journal conomique Cinco Dias. Selon lui, la production du pays pourrait en effet 
tre remplace par les rserves stockes en Arabie saoudite. Repsol a d rduire de moiti sa 
production en Libye fin fvrier et vacuer tout son personnel.
10h40 : Le gouvernement italien a tabli des contacts discrets avec le Conseil national libyen 
form par les insurgs  Benghazi afin d'aider  chercher une solution  la crise. Nous avons des 
contacts meilleurs que les autres en Libye, a dclar le ministre italien des Affaires trangres, 
Franco Frattini  la chane de tlvision RAI 1. Par ailleurs, il est selon lui assez difficile 
d'envisager l'implication d'avions italiens dans des oprations en Libye, mais notre loyaut euro-
atlantique nous fait dire que nous offrirons nos bases militaires et un support logistique. 
10h15 : Une frappe arienne a vis le port ptrolier de Ras Lanouf, aux mains de l'opposition. 
Alors qu'une explosion a eu lieu  environ 2 km de la ville, les insurgs ont fait usage de six 
pices d'artillerie anti-arienne. Par ailleurs, selon des tmoins cits par Reuters, plusieurs 
vhicules militaires avanaient lundi matin vers Ras Lanouf.
10h00 : Au Royaume-Uni, l'chec d'une mission diplomatique envoye par Londres en Libye 
pour tenter d'tablir des contacts avec l'opposition est svrement trill par la presse. Dimanche, 
le ministre britannique des Affaires trangres a reconnu qu'une petite quipe diplomatique 
avait t envoye  Benzaghi mais avait rencontr des problmes. Selon l'opposition libyenne, 
les huit membres du groupe ont t arrts parce qu'ils taient venus de manire non officielle et 
sans aucun accord pralable. Ils ont ensuite t librs.
9h10 : Des habitants de Ras Lanouf, dans l'est du pays, ont quitt lundi matin ce port ptrolier 
stratgique tenue par l'opposition par crainte d'une attaque des pro-Kadhafi. Une dizaine de 
voitures ont t vues  la sortie de la ville se dirigeant vers Brega, une ville situe plus  l'est et 
contrle par les opposants depuis la semaine dernire. Des insurgs chasss de la localit voisine 
de Ben Jawad s'taient replis  Ras Lanouf, ville tenue par les anti-Kadhafi depuis vendredi.
8h30 : Un nouveau bilan fait tat de sept morts et 52 blesss  Ben Jawad dans les affrontements 
qui ont oppos dimanche pro et anti-Kadhafi. Les victimes sont des combattants volontaires, la 
plupart originaires de Benghazi. Le prcdent bilan tait de deux morts et plus de 30 blesss.
7h00 : Les cours du ptrole poursuivaient leur hausse lundi matin dans les changes 
lectroniques en Asie, toujours soutenus par les troubles au Moyen-Orient, avec un baril du light 
sweet crude au-dessus des 105 dollars.
6h40 : Le colonel Mouammar Kadhafi accuse la France d'ingrence dans les affaires 
intrieures libyennes, dans une interview  la chane de tlvision France 24. Interrog sur le 
soutien de Paris au Conseil national libyen form par les insurgs  Benghazi (est), le colonel 
Kadhafi s'est exclam dans le style parfois incohrent qu'il adopte : a fait rire, cette ingrence 
dans les affaires intrieures. Et si nous, nous nous ingrions dans les affaires de la Corse, de la 
Sardaigne ? (Voir la vido de l'interview ci-dessous, avec France 24) 
Il a de nouveau imput la contestation  al-Qaida, estimant qu'un complot tait en cours en 
Libye via des extrmistes arms, des groupuscules et des cellules dormantes qui ont pris les 
armes contre la police, l'arme. Al-Qaida a essay de profiter de la situation en Tunisie, en 
Egypte. Ceux qui portent les armes actuellement  Benghazi sont al-Qaida et ils n'ont aucune 
revendication conomique ou politique. C'est ce que vous appelez l'Aqmi (al-Qaida au Maghreb 
islamique), a-t-il encore ajout. Le colonel a encore ni toute agitation. La situation est tout  
fait normale. C'est le peuple qui est en train de traiter avec les lments arms.
22h20 : L'Organisation des Nations unies rclame un accs urgent aux victimes blesses et 
mourantes des bombardements contre Misrata. Le Croissant rouge  Benghazi rapporte que 
Misrata est attaque par les forces gouvernementales et que le Croissant rouge libyen tente d'y 
envoyer des ambulances depuis Tripoli pour rcuprer les morts et les blesss, rappelle le 
Bureau de la coordination des affaires humanitaires de l'ONU (Ocha). 

**** *s_figaro
Libye/mdecin: pas membre de MSF 

Mdecins sans frontires (MSF) a dmenti aujourd'hui qu'un mdecin jordanien emmen 
sous la menace d'une arme d'un htel de Benghazi, deuxime ville de Libye et sige de 
l'opposition, fasse partie de son personnel.




**** *s_figaro
Comment la Libye essaime ses ptrodollars
INFOGRAPHIE - Le fonds souverain libyen, aliment par les revenus du ptrole, dtiendrait 
plus de 50 milliards d'euros, placs sur tous les continents. Dont sept milliards en Europe. 
Bruxelles s'apprte  dcrter leur gel.


Les ptrodollars libyens ont longtemps transit discrtement de par le monde. Tout en tant 
toujours bien accueillis. Rvolution arabe oblige, les Occidentaux regardent aujourd'hui d'un 
autre il les milliards issus des exportations ptrolires du pays de Kadhafi. L'Union europenne 
(UE) s'apprte  geler, vendredi, les avoirs du principal fonds souverain libyen, la Libyan 
Investment Authority (LIA). 
Le Royaume-Uni est dj pass  l'acte, vendredi. Les Etats-Unis ont bloqu quant  eux ds le 
1er mars prs de 30 milliards de dollars appartenant indistinctement au clan Kadhafi, au LIA et  
la Banque centrale libyenne. Et pour cause: ses principaux dirigeants, Mohamed Layas et 
Mustafa Zarti, font partie des cercles les plus proches de Kadhafi. Le fonds serait mme la 
rserve personnelle du clan (), le bb de Seif al-Islam, un des fils du Guide libyen, selon 
une source interne au LIA cite par la britannique Radio 4.
Bras politico-financier
La trs opaque Libyan Investment Authority (LIA) grerait 75 milliards de dollars (53,8 milliards 
d'euros). Additionn aux rserves de la banque centrale de Libye, le pactole s'lverait  150 
milliards de dollars (107 milliards d'euros). Sa mission est double. Il fait d'abord office de bras 
politico-financier du gouvernement sur le plan national, rgional et international, comme 
l'explique Ubifrance. Certains investissements sont stratgiques, comme ses 5% dans la banque 
italienne Unicredit. 
Mais le Fonds doit, aussi, et surtout tre trs rentable. Il a pour objectif de contribuer  la 
diversification des revenus de la Nation et raliser les meilleurs retours sur investissement 
possibles tout en minimisant les fluctuations de revenus, dtaille un document de prsentation 
officiel. O a-t-il investi? Difficile  dire. En 2009, la filiale purement financire du Fonds, le 
Long-Term Investment Portfolio,  savoir le portefeuille d'investissements  long terme, aurait 
investi prs de 7 milliards d'euros en Europe, dont 5 milliards en France, selon un document 
publi en avril 2009 par Ubifrance. Il se serait agi notamment de prises de participations non 
stratgiques dans de grands groupes du Cac 40 comme Alstom, EDF, Total, ou encore France 
Tlcom, d'aprs la mme source. 
1,2 milliard dans des banques franaises?
La LIA aurait galement dpos 1,2 milliard d'euros  l'poque dans des fonds grs par des 
grandes banques franaises. Socit gnrale et BNP Paribas sont cits, mais aucun des deux 
tablissements n'a souhait commenter l'information. Le Fonds aurait enfin t propritaire du 
prestigieux immeuble parisien de la FNAC Wagram, selon le document d'Ubifrance.
Ces chiffres, bien que vieux de deux ans, sont les plus prcis disponibles  ce jour. Pour plusieurs 
raisons. Les experts s'accordent  dire que la LIA est un des fonds souverains les plus secrets au 
monde. D'autre part, il est difficile de suivre les investissements annoncs. La LIA lanait 
beaucoup de projets et peu aboutissaient, note Jean-Marc Puel, associ du fonds 
d'investissement Sagitel Ltd et spcialiste du sujet. Enfin, ajoute-t-il, le fonds libyen n'employait 
pas les quipes les plus professionnelles du secteur. Paradoxalement, cela pourrait bien 
compliquer la tche des limiers financiers qui devront geler les avoirs du Fonds.



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Libye/fonds souverain: accord de l'UE 

Les 27 pays de l'Union europenne se sont mis d'accord aujourd'hui pour dcrter de 
nouvelles sanctions  l'encontre de la Libye, visant notamment un fonds souverain et la 
banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel Mouammar Khadafi et de 25 de ses proches 
fin fvrier, selon des diplomates. 
 
Cet accord doit encore faire l'objet d'une approbation formelle par les 27 gouvernements en 
vue d'une entre en vigueur d'ici au sommet extraordinaire des chefs d'Etat et de 
gouvernement, prvu vendredi  Bruxelles, a prcis un diplomate. 
 
Ces nouvelles sanctions concernent notamment les avoirs de la Libyan Investment Authority 
(LIA), un fonds souverain qui gre les revenus du ptrole libyen et dtient des parts dans 
plusieurs grandes entreprises europennes, dont la banque italienne UniCredit, le groupe 
italien d'aronautique et de dfense Finmeccanica ou le groupe britannique d'dition Pearson. 
 
La dlgation maltaise, soutenue par d'autres dlgations, avait formul des rserves lundi  
propos du gel de ces avoirs, redoutant qu'il n'affecte indirectement les activits des entreprises 
europennes dont une partie du capital tait dtenue par la LIA. 
 
Selon un diplomate europen, "une clarification a t trouve pour viter des effets 
indsirables des sanctions contre la LIA sur des entreprises europennes".


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Libye/intervention: "en dernier recours" 

Une intervention militaire en Libye ne doit tre envisage qu'en "dernier recours" et toujours 
avec l'aval du Conseil de scurit de l'ONU, a dclar aujourd'hui le chef du gouvernement 
espagnol, Jos Luis Rodriguez Zapatero. 
 
"Toute intervention ne doit tre envisage qu'en dernier recours (...) j'insiste, en dernier 
recours", a dclar M. Zapatero lors d'une confrence de presse conjointe avec le prsident 
chilien Sebastian Pinera. "Face  l'hypothse d'une intervention en Libye, il faut rappeler les 
principes  suivre: tout d'abord (le feu vert du) Conseil de scurit (de l'ONU) et du Parlement 
espagnol", a ajout M. Zapatero. "La communaut internationale est trs attentive  ce qu'il 
se passe en Libye", a-t-il soulign. 
 
Les pays occidentaux doivent se concerter jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de 
l'Union europenne sur la crise en Libye, cherchant  faciliter l'viction de Mouammar 
Kadhafi sans enfreindre la lgalit internationale ni dstabiliser la rgion. L'Espagne estime 
que toute ventuelle intervention politique, conomique ou militaire en Libye aurait besoin du 
soutien de l'ONU, de la Ligue arabe et de l'Union africaine, avait indiqu hier un porte-parole 
de la prsidence du gouvernement espagnol.



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Libye: Jupp consulte Pkin, Duba 

Le chef de la diplomatie franaise Alain Jupp a continu hier et aujourd'hui ses consultations 
pour voquer les options visant  mettre fin  la crise libyenne, en s'entretenant au tlphone 
avec ses homologues chinois, jordanien et mirati, a annonc son ministre. 
 
Il s'tait dj entretenu hier soir avec la secrtaire d'Etat Hillary Clinton. Il a aussi parl au 
tlphone  Cheikh Abdallah, chef de la diplomatie des Emirats arabes unis, Nasser Judeh, 
chef de la diplomatie jordanienne, et de nouveau avec Amr Moussa, secrtaire gnral de la 
Ligue arabe, qu'il avait rencontr au Caire dimanche. 
 
Alain Jupp s'est aussi entretenu ce matin avec le ministre chinois des Affaires trangres 
Yang Jiechi. L'entretien a aussi port sur le G20 et l'ensemble de l'acutalit internationale. 
 
La France cherche avec le Royaume Uni  rallier le maximum de pays  un plan 
d'instauration d'une zone d'exclusion arienne au dessus de la Libye. Selon le ministre des 
Affaires trangres, M. Moussa lui a fait part du soutien de la Ligue arabe.




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Libye : les villes de l'Ouest en tat de sige
 

Dans l'Ouest du pays la situation reste trs critique. Mais les rebelles anti-Kadhafi refusent de 
lcher prise.
 
 Tripoli 
Faut-il y lire, entre les lignes, un aveu d'chec du rgime libyen  contenir une opposition qui 
refuse de plier l'chine? Alors que, lundi, l'arme s'efforait de reconqurir,  grand renfort de 
raids ariens, le port stratgique ptrolier de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, un ex-
premier ministre a tent, lui, d'ouvrir la porte des discussions. Dans son appel, lanc  la 
tlvision nationale, Djadallah Azouz al-Talhi, originaire de l'est du pays - d'o est partie 
l'insurrection - a invit les anciens de Benghazi  donner une chance au dialogue national 
pour rsoudre la crise,  contribuer  la fin du bain de sang et  ne pas fournir une occasion aux 
trangers de venir prendre  nouveau le contrle de notre pays. Trop tard!, rtorque 
Mohammad Soueid, un opposant contact par tlphone. Pour cet activiste de Misourata, une 
ville de l'est que continuent  se disputer les forces rgulires et les insurgs, cette offre est 
mort-ne. Ses propos font cho  ceux du Conseil national libyen, qui pose comme condition la 
dmission pralable de Kadhafi. Comment discuter avec un rgime qui massacre sa population 
depuis le 17 fvrier!, s'exclame Mohammad Soueid.  Misourata, situe  150 kilomtres de 
Tripoli, les combats de dimanche ont fait, selon lui, 21 morts, dont un enfant en bas ge, et plus 
de 90 blesss. Les forces pro-Kadhafi se sont attaques  des btiments, elles ont tir sur des 
civils. Les rebelles, eux, ont rpliqu  coup de kalachnikov et de pierres. Ils sont parvenus  
brler un tank de l'arme et  pousser les forces du rgime en dehors de la ville, raconte-t-il.
Contre une intervention trangre  
Si le calme tait revenu, lundi, la situation reste trs critique. Nous sommes en tat de sige. Les 
pro-Kadhafi continuent  contrler les quatre entres principales de la ville. Le soir, nos hommes 
doivent se relayer pour contrler les rues, par crainte de pillages. Dans les magasins, on 
commence  manquer de produits de base.  l'hpital central, il y a une vraie pnurie en 
anesthsiants pour oprer les blesss, s'alarme-t-il. Mais sa crainte principale, c'est celle de 
raids ariens sur la ville, comme ceux qui ont pilonn Ras Lanouf. Il y a un recours 
disproportionn  la violence. Lundi, j'ai vu de mes propres yeux des miliciens tirer sur une 
ambulance du Croissant-Rouge. Nous comptons sur la communaut internationale pour dnoncer 
ces crimes et nous apporter de l'aide humanitaire!, poursuit-il. Mme son de cloche dans la ville 
de Zawiya,  l'ouest de Tripoli, que les forces loyales au rgime s'efforcent galement de 
reprendre  l'arme lourde. Kadhafi est prt  utiliser jusqu' sa dernire cartouche pour nous 
faire taire. Mais on lui tiendra tte!, s'emporte, par tlphone, un habitant, qui nous supplie de ne 
pas utiliser son nom.
Les Nations unies ont lanc, lundi, un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les 
victimes libyennes. Le secrtaire gnral de l'Otan, Anders Rasmussen, a, pour sa part, rpt que 
l'Otan n'avait pas l'intention d'intervenir sans mandat de l'ONU. Ct amricain, deux options 
sont actuellement avances: soit une zone d'exclusion arienne au-dessus du pays - un projet 
soutenu par la Ligue arabe -, soit une destruction des pistes des aroports. Une grande partie des 
Libyens sont contre une intervention trangre, prvient Mohammad Soueid.
Pour lui, cette guerre est libyenne, mme s'il se dit ouvert  la possibilit d'une aide en armes 
pour aboutir  la victoire du peuple.  l'origine, notre combat tait pacifique. Aujourd'hui, il 
est temps que Kadhafi ralise qu'on rsistera jusqu'au dernier homme pour faire tomber son 
rgime sanguinaire, prvient-il.

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Libye : l'aviation de Kadhafi pilonne un fief des insurgs
Sur le terrain, les raids ariens se poursuivent contre les positions des anti-Kadhafi. 
L'opposition refuse d'accorder une sortie honorable au dirigeant libyen mais affirme qu'elle 
ne le poursuivra pas en justice s'il quitte le pays maintenant.
 
 L'opposition refuse de ngocier avec Kadhafi 
La situation est encore confuse en Libye, o des informations contradictoires voquaient une 
proposition de ngociation concernant un possible dpart de Mouammar Kadhafi. Le charg des 
relations avec les mdias au QG de l'opposition  Benghazi a indiqu  la chane de tlvision al-
Jezira que le dirigeant libyen aurait propos une runion du Congrs gnral du peuple, instance 
qui fait office de parlement, afin d'examiner les conditions de son retrait. Une certaine somme 
d'argent garantie aurait notamment t voque.
Mais cette offre a t immdiatement rejete par les insurgs. Elle reviendrait  lui accorder une 
sortie honorable et serait perue comme une offense aux victimes, selon des sources proches 
du Conseil national des insurgs. Nous n'allons pas ngocier avec lui. Il sait o se trouve 
l'aroport de Tripoli et tout ce qu'il a  faire est de partir et de mettre fin au bain de sang, a lanc 
un reprsentant des opposants.
Le prsident du Conseil national mis en place par les insurgs pour prparer la transition a 
toutefois prcis que Mouammar Kadhafi ne serait pas poursuivi en justice s'il acceptait de quitter 
le pays. 
En fin de matine mardi, un ex-ministre dmissionnaire a toutefois formellement dmenti toute 
offre de ngociations de la part du rgime.
 Les raids s'accentuent 
Sur le terrain, des raids ariens ont encore eu lieu mardi. Les forces libyennes, engages dans une 
contre-offensive dans le golfe de Syrte, ont men des attaques ariennes contre le port ptrolier 
de Ras Lanouf. En milieu de journe mardi, au moins quatre frappes ariennes ont frapp des 
habitations de cette ville tenue jusqu'ici par les rebelles. Un peu plus tard, six obus ont explos  
une dizaine de kilomtres  l'ouest de Ras Lanouf, faisant un nombre indtermin de blesss. Les 
opposants ont voqu un dluge de feu.
 ce stade, les forces de Mouammar Kadhafi et les rebelles libyens se font face sur la route 
ctire de ce golfe. Depuis lundi, les positions semblent figes.
Par ailleurs, l'opoposition a voqu de violents combats nocturnes  Zawiyah, une ville proche 
de Tripoli que les insurgs disent tenir.
 La communaut internationale cherche une solution 
La communaut internationale se mobilise pour trouver une parade, entre menaces d'intervention 
et aides  ses opposants. L'Otan examine des options militaires, selon Barack Obama. Le 
prsident amricain s'est entretenu par tlphone avec le premier ministre britannique David 
Cameron mardi. Les deux dirigeants ont voqu toute la gamme des actions possibles, y 
compris l'imposition d'une zone d'exclusion arienne voulue par Londres et Paris.
Les diplomates franais et britanniques travaillent sur un projet de rsolution des Nations unies 
tablissant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye pour empcher les 
bombardements contre les insurgs. Le sujet a t dbattu mardi au Conseil de scurit de l'ONU. 
Cette proposition recueille un soutien croissant, y compris dans le monde arabe. Aprs les 
monarchies arabes du Golfe lundi, c'est l'Organisation de la confrence islamique (OCI) qui s'y 
est dclare favorable mardi. Les ministres arabes des Affaires trangres ont d'ailleurs annonc 
la tenue d'une runion de crise vendredi.
L'Union europenne a par ailleurs dcid de geler les actifs du fonds souverain libyen, dont les 
actifs reprsentent 70 milliards de dollars, en plus des prcdentes sanctions financires contre 
Kadhafi et ses proches.
 Un appel rgional d'urgence 
L'ONU et plusieurs ONG humanitaires lancent un appel rgional d'urgence de 160 millions de 
dollars (114 millions d'euros) pour fournir une aide humanitaire aux victimes du conflit. Selon 
Valerie Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU, plus 
d'un million de personnes ont fui le pays ou ont besoin d'une assistance humanitaire d'urgence. 


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Libye : les combats avivent les rivalits tribales  l'Est

REPORTAGE - Suite aux rcentes batailles, les vieux antagonismes tribaux s'accentuent et le 
soupon pse dans l'Est du pays.
 
De notre envoy spcial  Ras Lanouf. 
L'Est lybien s'est rveill, ce lundi, dans un calme tonnant. La bataille autour de Ben Jawad, la 
veille, le premier vrai affrontement de la rvolution, a marqu les esprits. Mme les chebab,les 
rebelles, semblent avoir perdu l'apptit pour les tirs en l'air. Toute la journe, les forces des deux 
camps ont patrouill le long de ce ruban de bitume, s'vitant avec soin. La crainte d'une guerre 
entre les multiples tribus libyennes se fait jour. Comme celle d'une partition du pays au niveau de 
cette longue route qui court d'est en ouest de la Libye, de Tripoli  Benghazi. La Libye est un 
seul pays, une seule nation. Tous ensemble contre Kadhafi, crient dsormais ds qu'ils le 
peuvent les combattants insurgs masss  Ras Lanouf.
Pourtant, les divisions pointent. Au petit matin, les habitants qui fuient la cit passent l'unique 
porte de la ville vers la tarik al-sahily, la route ctire, en vitesse. Pas une voiture n'hsite  cette 
patte d'oie. On tourne  gauche ou  droite, vers l'est ou l'ouest, vers la rvolution ou les 
loyalistes.
Ahmed a empil ses sept enfants dans son break et part vers Benghazi. On ne peut rester ici. 
C'est trop dangereux. Je vais dans ma famille, chez moi. Ibrahim tient le mme discours ou 
presque. Mais lui emmne les siens dans la direction oppose. Tous les gens que je connais 
vivent  Tripoli. Je n'ai pas le choix. L-bas je serai en scurit , explique-t-il comme pour 
s'excuser. L'ide de continuer  fuir la dictature de Kadhafi ne l'a pas effleur. Nous sommes 
tous frres. Les choix des uns et des autres ne changent rien, jurent pourtant les deux hommes. Il 
n'empche. Aux barrages, les soldats procderaient  des contrles tatillons, repoussant les natifs 
de l'est du pays. Nul ne sait si cet crmage est rel. Mais tous y croient et personne ne s'en 
tonne. Mouammar Kadhafi, est accus d'avoir excit les divisions tribales, tout au long de 
quarante-deux ans de rgne, tout comme les Ottomans ou les colons italiens avant lui.
Il cherche juste  diviser pour rallier des partisans, affirme Mohammed Muftah. Lundi, cet 
ingnieur enterrait son fils, Hazem, 28 ans, tomb deux jours plus tt devant Ras Lanouf. Il est 
mort en martyr pour la libert. C'est ce qu'il voulait. Mohammed assure qu'il n'en veut  
personne pour la perte de son enfant, qu'il ne blme personne, sauf le Guide. Il paye des gens 
pour tuer des Libyens, pour se maintenir sur son sige. Il refuse de croire que des compatriotes 
aient pu abattre Hazem. Les gens de l'Ouest sont avec nous. Ils ne se rvoltent pas car ils ont 
peur. Le cheikh Salah Lateouch, le chef de la tribu des Magarba, est venu porter ses 
condolances  la famille et promettre qu'il ne laisserait pas le sang des siens couler impunment. 
L'homme a embrass la cause rvolutionnaire ds les premires heures malgr les sollicitations et 
les menaces gouvernementales.
Ballott d'un camp  l'autre
Il sait que les derniers vnements accentuent les vieux antagonismes tribaux. Les chebab de 
retour de la bataille ont assur que des membres de deux tribus originaires de l'Ouest les avaient 
attaqus. Ce sont eux qui nous attendaient. Ils avaient t arms par Kadhafi pendant la nuit, 
s'agace Marouame, un combattant. Son ami, Akim a beau glisser qu'ils avaient t forcs de se 
battre sous peine de voir tuer leurs enfants, le cur n'y est pas.  Ras Lanouf aussi, les rebelles 
commencent  regarder les habitants de l'Ouest avec soupon. Pendant une semaine, la ville a t 
ballotte d'un camp  l'autre. Nous nous sommes d'abord soulevs le 17 fvrier, comme tout le 
pays. Puis les gens de Kadhafi sont revenus. Ils ont d'abord arm les leurs. Ensuite ils ont 
convoqu tous les chefs de familles et ont promis 40.000 dollars et des maisons  ceux qui 
signaient une liste et juraient fidlit, tmoigne Assa. Cet habitant assure avoir t oblig de 
signer le document. C'tait dangereux de dire non se justifie-t-il.
Dans son bureau install  la hte, le colonel Messaoud Abdulahi ne fait pour l'heure pas 
attention  ces rivalits qui grandissent. Ses urgences sont ailleurs. Il faut vite que l'Union 
europenne installe une zone de non-survol de la Libye. Les avions de Kadhafi nous empchent 
de manuvrer, insiste-t-il. Selon lui, le reste ne serait plus alors qu'une promenade. Mme dans 
l'Ouest. J'ai des volontaires qui viennent de toute la Libye, dtaille-t-il. Et d'ordonner  un no-
sous-officier d'aller chercher l'une de ses recrues. Une heure plus tard, l'ordonnance n'tait pas 
revenue de cette mission pas si aise.

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Nous n'irons plus pcher le thon rouge en Libye
Partenaires de socits proches du clan Kadhafi, plusieurs armateurs franais risquent 
aujourd'hui de tout perdre.

Par Frdric Lewino 
Depuis 2004, plusieurs propritaires de thoniers-senneurs franais avaient pass une partie de leur 
flotte sous pavillon libyen pour accder aux eaux hyper poissonneuses situes au large du pays de 
Kadhafi. Chaque printemps, des dizaines de milliers de thons rouges s'y donnent rendez-vous 
pour une immense bacchanale, plus proccups d'amours que de scurit. Il suffit d'y jeter un filet 
pour emprisonner jusqu' cent tonnes d'individus, soit une recette de 600 000 euros (l'an dernier, 
le kilo de thon vivant se vendait entre 4,5 et 7 euros aux fermes d'engraissement) ! Plus fort que 
le Loto. Les eaux libyennes sont d'autant plus prises par les pcheurs qu'elles sont trs peu 
surveilles, d'o un fort soupon de pche illgale. Mais qui aurait eu l'audace d'effectuer des 
contrles dans la cour de Kadhafi ? Personne. D'autant qu'il est de notorit publique que son 
deuxime fils, le fameux Seif el-Islam Kadhafi, avait fourr son nez dans cette pche 
miraculeuse.
Avec la rvolution libyenne, le pactole risque de se tarir brutalement. Les Scannapieco et 
Avallone, les deux principaux armateurs stois  s'tre acoquins avec les Libyens, sont inquiets. 
Dj, l'organisation Robin des bois vient de dnoncer ces accords en publiant la liste des thoniers-
senneurs que ces armateurs ont fait passer sous pavillon libyen : le Jarjaroma, ex-Rosine Arthur, 
l'AOEA, ex-Jean-Marie Christian II, le Ras Etten ex-Marcal et le Regatta, ex-Jean-Marie 
Christian. Leur inquitude est d'autant plus vive que la Libye ne pourra probablement pas 
disposer de son quota 2011. En effet, occup sur un autre front, le gouvernement n'a pas rdig ni 
transmis  la CICTA le plan de gestion de pche obligatoire. Il est donc fort probable que la 
pche au thon rouge sera ferme en Libye en mai prochain, ce qui est d'autant plus rageant pour 
les pcheurs "libyaniss" que Tripoli avait reu, cette anne, un quota bien suprieur  celui de 
l'an dernier.
Les profits tombent  l'eau
En 2002, le Stois Janvier Scannapieco est le premier armateur franais  jeter ses filets dans les 
eaux libyennes. Il fait un carton. Ds l'anne suivante, allchs par cette pche mirifique, d'autres 
propritaires franais de thoniers mettent le cap sur la Libye. Parmi eux, Jean-Marie Avallone 
(Mdi Pche), ou encore les frres Giordano. Mais les Libyens ne sont pas fous. Ils ont vite fait 
de comprendre qu'ils possdent l une vritable mine d'or... rouge, ils mettent donc en vente des 
licences de pche. Cela ne suffit pas. En 2004, Tripoli dcide de rserver la capture des thons 
rouges aux seuls bateaux libyens. Du coup, certains armateurs franais signent des accords avec 
des socits libyennes de pche, passant leurs plus vieux thoniers-senneurs sous pavillon libyen, 
mettant sous drapeau franais les bateaux hypermodernes construits cette mme anne 2004 avec 
des subventions europennes. L'une de ces socits libyennes, qui hrite ainsi de cinq thoniers 
bass  Ste, est la Ras Al Hilal Marine Services, qui appartiendrait au fils de Kadhafi
Ds lors, la pche au thon se pratique en meute par les thoniers libyens et franais. Les premiers 
rabattent le poisson vers les seconds, qui, mieux quips, les capturent. Les tonnages sont ensuite 
rpartis entre les thoniers de faon  pouvoir prtendre  la fois aux quotas franais et libyens. 
Sans compter les milliers de tonnes non dclares. Pendant quelques annes, les entreprises 
franco-libyennes se goinfrent avec la bndiction du clan Kadhafi qui reoit une part du butin. 
Jusqu' l'an dernier, quand l'Union europenne interdit aux thoniers franais la pche en meute. 
Nanmoins, certains observateurs restent persuads que les captures illgales se poursuivent. En 
zone libyenne, mais aussi ailleurs. Il existe bien un observateur officiel embarqu  bord de 
chaque bateau pour surveiller les conditions de pche, mais comment contrler les tonnages 
capturs quand le poisson ne sort jamais de l'eau ? Il est transfr directement depuis la senne qui 
l'a captur jusque dans la cage qui le transportera  la ferme d'engraissement. Le comptage se fait 
par des plongeurs. Les rapports d'aprs la campagne de 2010 signalent bien l'incapacit des 
observateurs ... observer.
Soupons de pche illgale
S'il est quasi impossible de prendre le pcheur la main dans le sac, en revanche, la compilation 
des documents officiels remplis  chaque transfert de poisson laisse apparatre un fort soupon de 
triche. Un expert trs connu dans ce milieu, mais qui a voulu rester anonyme, a pu consulter ces 
documents en principe confidentiels. "Curieusement, quand le pcheur dclare une pche de 100 
tonnes, celle-ci devient 120 tonnes lors de la vente  la ferme d'engraissement, puis 140 tonnes 
quand le thon est vendu au Japon, puis 160 tonnes quand elle rejoint les entrepts  Tokyo. Cette 
inflation du tonnage est bien la preuve qu'il existe une pche illgale", s'exclame-t-il.
Aujourd'hui, aprs avoir pleinement profit de la situation durant plusieurs annes, les pcheurs 
"franco-libyens" se retrouvent dans une situation complique. Lors de l'ouverture de la pche au 
thon le 15 mai prochain, non seulement ils ne pourront plus compter sur le quota libyen, mais ils 
se retrouvent galement avec un quota franais rduit  la portion congrue. En effet, la France a 
vu son quota 2011 amput de 1 500 tonnes pour rembourser sa surpche de 2007, ne lui laissant 
plus que 958 tonnes, dont seulement 680 tonnes  se partager entre les thoniers-senneurs. Une 
misre  ct des quelque 2 000 tonnes de l'an dernier. Ce ne sont pas les colos qui pleureront 
sur les pcheurs. Quant  l'organisation Robin des bois, elle rclame au gouvernement franais 
"de suspendre ces accords de pche bilatraux et de saisir les thoniers-senneurs immatriculs en 
Libye sjournant dans les ports franais".


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Une intervention europenne en Libye se dessine
Discrtement, une opration d'interdiction du ciel libyen se prpare.
Par Jean Guisnel 
Il y a les dclarations publiques du ministre des Affaires trangres Alain Jupp, le 6 mars au 
Caire, estimant qu'une intervention militaire en Libye pourrait avoir "des effets tout  fait 
ngatifs". Mais lundi matin, le porte-parole du ministre des Affaires trangres, Bernard Valro, 
se flicitait que l'ancien ministre gyptien des Affaires trangres et actuel secrtaire de la Ligue 
arabe, Amr Moussa, avait, lors de ses entretiens avec son homologue franais "confirm le 
soutien de la Ligue arabe  une zone d'exclusion arienne". Laquelle, selon Paris, ne pourrait tre 
active que sur une dcision du Conseil de scurit des Nations unies. Mais les choses sont en 
train d'voluer. 
Tout d'abord hostile  l'ide de zone d'exclusion arienne qui interdirait  tout avion ou 
hlicoptre des forces fidles  Kadhafi de voler au-dessus du territoire libyen, Paris n'avait pas 
donn suite aux dclarations du secrtaire  la Dfense amricain Robert Gates. Il envisageait 
cette ventualit ds le 23 fvrier en soulignant que "les Franais et les Italiens ont 
potentiellement plus de moyens d'intervenir rapidement".
La France en premire ligne
Reste la question du Conseil de scurit. On souligne de source militaire que son accord est 
impossible, en raison du probable veto que ne manqueraient pas d'opposer Moscou et Pkin, 
hostiles par principe aux interventions militaires trangres en cas de crise intrieure dans un 
pays souverain. Mais on indique de trs bonnes sources diplomatiques que les agressions avres 
du colonel Kadhafi contre sa propre population "ont fait tout basculer". Une rsolution du Conseil 
de scurit n'est plus tout  fait exclue, et les Franais sont dsormais en pointe pour faire 
discrtement avancer les choses, Alain Jupp tant soutenu par son homologue britannique 
William Hague. 
Pour Paris, l'occasion serait excellente de conduire cette opration sur une base exclusivement 
europenne, sans appui de l'Otan trs divise sur la question. "Mais nous avons mille questions  
traiter avant d'arriver  mettre en place cette zone d'interdiction arienne, surtout s'il faut 
finalement se passer d'une rsolution du Conseil de scurit", souligne une source diplomatique. 
Un militaire de haut rang estime, quant  lui, que cette perspective ne serait pas sans risque : "La 
dernire fois qu'on l'a fait, c'tait au Kosovo en 1999. On s'en mord encore les doigts,  cause de 
la relation avec les Amricains : nous n'avions pas de rgles d'engagement communes..." 
Guerre lectronique
En fait, les militaires ne sont pas trs chauds. "Il ne suffit pas de dire que l'on veut voir Kadhafi 
partir, persifle cet officier gnral. Quel est le but final recherch ? Que voulons-nous dfendre ? 
La Libye... Mais ce pays n'a jamais vraiment exist. Ce n'est qu'un conglomrat de tribus." De 
fait, la France a bien des chats  fouetter en ce moment. L'Afghanistan n'est pas une mince affaire 
et mobilise des forces ariennes importantes. Le Liban exige une attention constante, et la Cte 
d'Ivoire a dj un pied dans le gouffre. Dans ces conditions, est-il bien utile d'engager le fer en 
Libye au risque de dclencher une raction en chane incontrle ? Comme le souligne ce 
militaire bon connaisseur des oprations extrieures : "Ces rvolutions arabes ne se font pas 
contre l'Occident. On n'a vu nulle part brler un drapeau amricain, ni mme un drapeau 
isralien. Il serait vraiment dommage d'entrer dans un engrenage, car si on sait comment a 
commence, on ne sait jamais o a s'arrte."
Pendant ce temps, discrtement, l'opration europenne d'interdiction du ciel libyen se prpare. 
Les Franais et les Britanniques comptent s'y lancer, seuls, si les Allemands et les Italiens ne 
veulent pas les aider. Les moyens  mettre en oeuvre sont en cours de dfinition. Ils concernent 
tout d'abord la guerre lectronique, d'autant moins difficile  engager que tous les systmes-radars 
libyens sont soit de fabrication europenne soit de fabrication russe. Autant dire qu'ils n'ont aucun 
secret pour les services de renseignements occidentaux qui les neutraliseraient sans mme avoir  
les dtruire. Pour cette mission, les moyens les plus efficaces seraient fournis, dans la zone 
ctire libyenne, par les quipements spcialiss des navires de la Royal Navy et de la marine 
nationale ainsi que par les avions radar AWACS de la Royal Air Force et de l'arme de l'air 
franaise. Il serait ncessaire d'en mobiliser quatre en permanence pour assurer une mission 
permanente dans la profondeur du territoire libyen. Et pour l'interdiction arienne proprement 
dite, une permanence en vol de ravitailleurs et de deux avions de chasse quips de missiles air-
air serait suffisante. C'est tout dire le peu de cas que font les armes europennes de leur 
homologue libyenne... Une source de l'arme de l'air connaissant ce type d'oprations explique 
qu'il ne serait pas utile d'engager de porte-avions, les ctes libyennes tant trs proches des bases 
militaires de Corse et de Sardaigne. Quand on pose la question du dlai de mise en oeuvre, 
ngociations diplomatiques comprises, la rponse est claire : "C'est compliqu  mettre en place, 
mais c'est possible avant la fin du mois de mars !" 

**** *s_lepoint
Runion de l'Otan et de l'UE sur la Libye les 10 et 11 mars  Bruxelles
Les Occidentaux cherchent une solution pour faciliter l'viction de Kadhafi sans enfreindre la 
lgalit internationale.
Source AFP 
Les Occidentaux vont se concerter, les 10 et 11 mars  Bruxelles, au sein de l'Otan et de l'Union 
europenne sur la crise en Libye, cherchant  faciliter l'viction de Muammar Kadhafi sans 
enfreindre la lgalit internationale ni dstabiliser la rgion. Le secrtaire gnral de l'Otan, 
Anders Fogh Rasmussen, a confirm lundi que l'Alliance militaire examinait tous les scnarios 
pour tre prte  agir, mais il a tenu  prciser qu'elle n'interviendrait pas en Libye sans mandat 
de l'ONU. Les ministres de la Dfense des tats-Unis et de leurs 27 allis europens et canadien 
en discuteront jeudi aprs-midi et vendredi matin, "en tant bien conscients de l'impact ngatif 
qu'aurait une opration unilatrale", a indiqu un diplomate alli. 
La France et le Royaume-Uni prparent de concert un projet de rsolution,  soumettre ds cette 
semaine au Conseil de scurit de l'ONU, instaurant une zone d'exclusion arienne en Libye pour 
empcher la poursuite des raids ariens meurtriers contre les opposants au colonel Kadhafi. Le 
chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar, 
mardi, favorable  l'tablissement d'une telle zone d'exclusion arienne en Libye. Paris a affirm 
lundi que la Ligue arabe serait favorable  une telle initiative. Encore faudra-t-il obtenir le soutien 
de la Russie et de la Chine, deux des cinq membres permanents du Conseil de scurit.
Les Europens ont une hantise : que la situation se dgrade au point de se traduire par une vague 
d'migration massive d'Afrique du Nord vers le Vieux Continent. Ils craignent que des centaines 
de milliers d'habitants des pays du sud de la Mditerrane ne soient pousss  fuir vers l'Europe 
au cas o la vague de contestation historique qui secoue le monde arabe se traduirait par un 
surcrot de prcarit conomique et sociale. Plus de 1 000 immigrants, pour la plupart tunisiens, 
sont arrivs entre dimanche soir et lundi sur l'le italienne de Lampedusa (sud de la Sicile).
Pont arien
Beaucoup dpend donc de l'issue de la crise en Libye, pays ptrolier o de nombreux gyptiens 
et Tunisiens travaillaient depuis des annes avant de devoir le fuir. C'est pour en parler que, en 
prlude  un sommet extraordinaire des 27 chefs d'tat et de gouvernement de l'UE sur la Libye - 
convoqu vendredi -, leurs ministres des Affaires trangres doivent djeuner ensemble jeudi. "Il 
importe que l'Union europenne agisse avec dtermination et envoie un message clair et positif  
l'ensemble de la rgion pour exprimer son soutien sans rserve  la transition vers plus de 
dmocratie, le pluralisme et l'inclusion sociale", a crit le prsident de l'UE, Herman Van 
Rompuy, dans une lettre adresse aux dirigeants europens.
Le sommet de vendredi devrait notamment tre l'occasion de relancer l'Union pour la 
Mditerrane (UPM), chre  la France, et d'examiner comment renforcer l'aide conomique aux 
pays arabes dj engags dans un processus dmocratique, gypte et Tunisie en tte. Mais les 
cueils ne manquent pas. "Il faut que nous gardions  l'oeil les consquences que pourrait avoir la 
situation, en termes de rupture des approvisionnements nergtiques et de volatilit des prix de 
l'nergie et des denres alimentaires", a mis en garde Van Rompuy. "D'ici au sommet, l'UE 
pourrait ventuellement rflchir aux moyens qu'elle peut apporter en appui  son action 
humanitaire, ou pour scuriser l'vacuation" des milliers d'gyptiens et de Tunisiens, voire de 
Libyens, fuyant les combats, a indiqu un diplomate europen.
Une plate-forme de crise  Bruxelles coordonne depuis vendredi le pont arien mis en place par 
les pays europens pour vacuer les milliers d'gyptiens bloqus en Libye. Le temps semble 
compt, car le rgime de Muammar Kadhafi a lanc une opration de reconqute en utilisant ses 
chars et ses avions contre les opposants moins bien arms. "La situation est mouvante", a reconnu 
Rasmussen.


**** *s_lepoint
Kadhafi dispos  se retirer contre des garanties ?
Le dirigeant libyen aurait tent de ngocier avec le Conseil national mis en place par 
l'opposition, sans succs.


Alors que la communaut internationale tente de s'accorder sur une rponse face aux combats qui 
se poursuivent en Libye, Muammar Kadhafi chercherait une issue "honorable" pour lui et ses 
proches dans cette crise qui aurait dj fait un million de rfugis. Selon deux journaux en langue 
arabe et selon la chane de tlvision Al Jazeera, le dirigeant libyen aurait propos aux insurgs 
une runion du Congrs gnral du peuple, instance qui fait office de parlement, afin d'examiner 
les conditions de son dpart assorties de garanties. 
Al Jazeera prcise que cette main a t tendue en direction du Conseil national install par 
l'opposition  Benghazi et qui reprsente la majorit des rgions contrles par les rebelles dans 
l'est. Les quotidiens Achark Al Aousat, install  Londres, et al Bayan, bas aux mirats arabes 
unis, citent tous deux des sources anonymes  l'appui d'informations selon lesquelles Kadhafi 
tente de trouver un compromis. Une source proche du Conseil national a galement prcis  
Reuters avoir entendu parler d'une proposition suivant laquelle Kadhafi "remettrait le pouvoir au 
prsident du Parlement et quitterait le pays avec une certaine somme d'argent garantie". 
Des sources proches du Conseil ont inform le correspondant de la chane Al Jazeera  Benghazi 
que la demande du dirigeant libyen avait t refuse par les insurgs, car elle reviendrait  lui 
accorder une sortie "honorable" et serait perue comme une offense aux victimes. "Il m'a t dit 
que cette question de l'argent constituait un obstacle important du point de vue du Conseil", a 
prcis une source  Reuters. Essam Gheriani, chef du service de presse du Conseil, a dclar 
qu' sa connaissance aucune offre n'avait t prsente au gouvernement parallle.
L'ONU craint une crise humanitaire
Cette tentative intervient au moment o les forces libyennes, engages dans une contre-offensive 
dans le golfe de Syrte, ont men des attaques ariennes contre le port ptrolier de Ras Lanouf. 
Des populations civiles se trouvent encercles par les troupes loyalistes dans les villes de Misrata 
et Zaouah, et les craintes d'une crise humanitaire grandissent tandis que les combats se 
poursuivent. Valerie Amos, qui dirige le bureau de coordination des Affaires humanitaires de 
l'ONU  Genve, estime que plus d'un million de personnes ont fui le pays ou ont besoin d'une 
assistance humanitaire d'urgence.
L'ONU a appel  lever 160 millions de dollars pour financer une opration visant  fournir  ces 
populations des abris, des mdicaments et des vivres au cours des trois prochains mois. La France 
et la Grande-Bretagne ont annonc qu'elles tentaient d'obtenir des Nations unies une zone 
d'exclusion arienne sur le territoire libyen afin d'empcher les bombardements mens par l'arme 
de l'air contre les insurgs. Le secrtaire au Foreign Office, William Hague, a indiqu que 
Londres travaillait en troite collaboration avec ses partenaires sur les lments d'une rsolution 
instaurant une zone d'exclusion et impliquant un ncessaire soutien des pays de la rgion dans le 
respect du droit international. Cette position a t confirme par une source franaise tandis que 
les tats du Golfe ont appel  l'entre en vigueur d'une telle mesure et  la tenue d'un sommet 
d'urgence de la Ligue arabe.
Surveillance de l'Otan
Anticipant l'adoption ventuelle d'une telle rsolution, l'Otan a mobilis des avions de 
reconnaissance Awacs pour surveiller la Libye 24 heures sur 24, a annonc, lundi, Ivo Daalder, 
ambassadeur des tats-Unis auprs de l'Alliance. "Je ne peux pas imaginer que la communaut 
internationale et les Nations unies resteront les bras croiss si Kadhafi et son rgime continuent 
de s'en prendre  leur peuple", a dit Anders Fogh Rasmussen, secrtaire gnral de l'Otan. "Nous 
avons demand  nos militaires de prendre toutes les mesures ncessaires pour tre prts  
intervenir rapidement", a-t-il ajout.
Face  cette mobilisation, un fils de Kadhafi a de nouveau brandi des menaces, affirmant que son 
pre n'avait pas encore jet toute son arme dans la bataille et qu'un dpart du dirigeant libyen 
dboucherait  coup sr sur une guerre civile. Les tribus se ligueraient les unes contre les autres, 
et la Libye deviendrait une nouvelle Somalie, a affirm Saadi Kadhafi dans un entretien accord  
la chane de tlvision Al Arabia.
Sur le terrain, les insurgs ont repouss ce week-end plusieurs assauts contre Zaouah,  50 
kilomtres  l'ouest de Tripoli, o il n'est plus possible d'tablir un contact direct. Un groupe 
d'opposants libyens en exil en Suisse, la Libya Human Rights Solidarity, a dclar que les forces 
gouvernementales avaient de nouveau attaqu la ville lundi. Sur le front est, les forces pro-
Kadhafi, aprs avoir reconquis dimanche la localit de Bin Djaouad, avancent vers Ras Lanouf,  
60 kilomtres plus  l'est, selon plusieurs tmoins. Des habitants du port ptrolier, qui a 
interrompu ses activits selon des sources proches du transport maritime  Londres, ont 
commenc  quitter la ville et des insurgs ont dit transfrer des armes dans le dsert pour les 
mettre  l'abri. 


**** *s_lepoint
L'opposition prte  des concessions si Kadhafi quitte la Libye
Le Conseil national libyen confirme que des avocats de Tripoli ont cherch  ngocier la sortie 
du colonel. Le rgime dment.
Source AFP 
L'opposition n'entamera pas de poursuites judiciaires contre le numro un libyen Muammar 
Kadhafi s'il dmissionne et quitte le pays, a assur mardi le prsident du Conseil national mis en 
place par les insurgs pour prparer la transition. Interrog  propos d'une ventuelle offre de 
ngociations transmise par le camp Kadhafi, l'ancien ministre de la Justice Mustapha Abdeljalil a 
prcis que le numro un libyen n'avait pas envoy lui-mme d'missaire, mais que des avocats 
de Tripoli s'taient bien proposs comme intermdiaires. De son ct, le rgime libyen dment 
formellement (mardi) toute offre de ngociations du dirigeant Muammar Kadhafi en direction de 
l'opposition.
"Il n'a envoy personne. Des gens se sont proposs comme intermdiaires pour arrter le bain de 
sang et mettre fin  ce qu'endurent les habitants de Misrata", la troisime ville du pays,  150 
kilomtres de Tripoli, thtre de combats  l'arme lourde, a dclar l'opposant Mustapha 
Adbeljalil par tlphone. "Ces gens sont des avocats militants de Tripoli", a-t-il ajout. "Nous 
sommes videmment favorables  (cette proposition de) mettre fin au bain de sang, mais il doit 
d'abord dmissionner, puis il doit partir, et nous n'engagerons pas de poursuites pnales contre 
lui", a-t-il ajout, sans prciser si cette immunit avait t suggre par les avocats de Tripoli.

**** *s_lepoint
Raid arien dans l'est de la Libye
Les troupes gouvernementales ont pilonn les environs de Ras Lanouf.

Un pilonnage intensif a t entendu mardi  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus 
avance de l'opposition au dirigeant Muammar Kadhafi dans l'est de la Libye, selon un 
journaliste de l'AFP.  environ 7 kilomtres  l'ouest de Ras Lanouf, des dizaines de combattants 
rebelles pouvaient tre vus se ruant sur une rue dserte  bord de pick-up, camionnettes ou mme 
 pied.
Le journaliste de l'AFP a vu trois combattants conduits vers un hpital, aprs avoir t blesss 
dans ce secteur situ entre Ras Lanouf et la ville de Ben Jawad, plus  l'ouest, reprise dimanche 
par les forces loyales au colonel Kadhafi. Les rebelles ont dit que les troupes gouvernementales 
avaient dvers un dluge de feu  l'ouest de Ras Lanouf. Plus tt dans la journe, un avion a 
bombard un immeuble d'habitation de deux tages prs de Ras Lanouf en soufflant la faade du 
rez-de-chausse, selon ce journaliste.
C'tait la premire fois qu'un raid arien touchait des habitations  Ras Lanouf, site stratgique  
environ 300 kilomtres au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrl depuis 
vendredi par les insurgs luttant depuis trois semaines contre le rgime de Muammar Kadhafi.


**** *s_liberation
Libye: Paris et Londres veulent une zone d'exclusion arienne
19h30. Le prsident des Etats-Unis Barack Obama met en garde les collaborateurs du dirigeant 
libyen Mouammar Kadhafi, les prvenant qu'ils devront rendre des comptes pour les violences 
qui secouent leur pays.
19h15. La Russie est contre toute ingrence militaire trangre en Libye, selon le ministre 
russe des Affaires trangres, Sergue Lavrov. Au contraire, les appels en faveur d'un soutien 
militaire aux rebelles opposs au rgime de Mouammar Kadhafi se multiplient  Washington. 
 
Nous ne considrons pas l'ingrence trangre, surtout militaire, comme un moyen de rsoudre 
la crise en Libye. Les Libyens doivent rsoudre eux-mmes leurs problmes, estime Sergue 
Lavrov, cit par les agences russes.
19 heures. Le point en carte de la situation.
18h30. L'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine, intermdiaire prsum de l'affaire Karachi, 
a t interpell samedi au Bourget alors qu'il rentrait de Libye. Les douanes ont saisi 1,5 million 
d'euros en liquide dans son avion. 
 
Plac en garde  vue, il a t remis en libert dimanche soir, mais une enqute prliminaire, 
portant sur des manquements aux obligations dclaratives et une suspicion de blanchiment, 
a t ouverte, a indiqu le parquet, confirmant des informations de l'express.fr. L'enqute a t 
confie au Service national de la douane judiciaire.
L'affaire pourrait tre gnante pour le JDD. Les journalistes de l'hebdomadaire -qui ont obtenu 
l'interview exclusive de Kadhafi- ont en effet effectu l'A/R Paris-Tripoli  bord d'un avion priv, 
affrt par les autorits libyennes, mais en compagnie de Ziad Takieddine.
Selon le nouvelobs.com, l'homme d'affaire aurait peut-tre jou l'intermdiaire pour faciliter 
l'interview que le dictateur a accord.. Une rencontre que le nouvelobs.com trouve bien trange. 
Etrange, car le journaliste n'a pos aucune question drangeante  son interlocuteur.
18h10. Les pays du Golfe appellent l'ONU  protger le peuple libyen. Le chef de la 
diplomatie miratie, cheikh Abdallah ben Zayed, appelle, au nom des monarchies arabes du 
Golfe, le Conseil de scurit de l'Onu  intervenir pour sauver le peuple libyen. 
 
Nous appelons la communaut internationale, et en premier lieu le Conseil de scurit de 
l'ONU,  assumer ses responsabilits et  protger le peuple libyen.
17h40. Quand des citoyens sans exprience abattent des avions de l'arme libyenne. Samedi 
 Ras Lanouf, un avion de Kadhafi a t abattu par les rebelles inexpriments. Une quipe de 
France2 tait  ce moment-l sur place.
17h30. Paris et Londres veulent une zone d'exclusion arienne. La zone d'exclusion 
arienne au dessus de la Libye, souhaite par Paris et Londres, se heurte aux oppositions de tous 
ceux qui craignent qu'elle implique des bombardements et qu'elle soit perue comme un acte de 
guerre occidental sur le sol arabe. 
 
Une intense ngociation est engage  New York au Conseil de scurit de l'Onu: Paris, Londres, 
Berlin notamment soulignent qu'un tel plan n'est ralisable qu'avec une rsolution de l'ONU et 
qu'il doit avoir un large soutien des pays de la rgion. 
 
Les Etats-Unis semblent tergiverser quant  eux sur la meilleure option  prendre, la secrtaire 
d'Etat Hillary Clinton ayant reconnu qu'ils sont encore loin d'une dcision.
17h15. France24 a mis en ligne sur YouTube l'entretien ralis avec Kadhafi,  Tripoli.
16h45. La photo ci-dessous montre les bandes-dessines qui se dveloppent dans l'est libyen 
libr, ici  Benghazi. Relire sur ce sujet notre article, Rions un peu avec Kadhafi, Moubarak et 
Ben Ali.

16h30. Besoin de 160 millions. L'ONU et des ONG humanitaires lancent un appel de fonds de 
160 millions de dollars (114 millions d'euros) pour fournir une aide humanitaire  un million de 
personnes victimes du conflit en Libye. 
 
"En rponse  la crise actuelle en Libye, qui a conduit  l'arrive de prs de 191.748 personnes 
dans les pays voisins de la Tunisie, l'Egypte et le Niger, l'ONU et l'Organisation internationale 
pour les migrations (OIM) et les organismes partenaires ont lanc un appel rgional d'urgence", 
selon un communiqu de l'ONU et d'ONG humanitaires.
16h15. Selon Al-Jezira, il y aurait eu trois morts dans les bombardements de ce matin  Ras 
Lanouf.
16 heures. Carte de la Libye. Les combats se droulents actuellement principalement  ras 
Lanouf et Ben Jaouad, au centre du pays, sur le front est.
15h45. Le ptrole toujours plus haut. Les prix du ptrole poursuivent leur envole  l'ouverture 
 New York, le baril gagnant 2,05 dollars  106,47 dollars. Ils caracolent  des niveaux indits 
depuis septembre 2008.
15h30. Les bouffons de James Bond. La presse anglaise fustige ses espions qui ont tents 
d'entrer en contact avec l'opposition  Benghazi et qui ont finalement t capturs par des 
agriculteurs. L'histoire complte, ici.
15 heures. Crimes contre l'humanit. Les attaques systmatiques contre des civils en Libye 
peuvent tre considres comme des crimes contre l'Humanit, estime le secrtaire gnral de 
l'alliance atlantique, Anders Fogh Rasmussen.
14h30. Face  l'arme de Kadhafi, l'opposition est en phase de retraite, tmoigne par 
tlphone Jean-Pierre Perrin, envoy spcial de Libration, qui tait  Ras Lanouf hier (pour 
couter, cliquez ici ou sur l'image) 

14 heures. Vingt-et-une personnes, dont un enfant, ont t tues et des dizaines blesses 
dimanche  Misrata, une ville tenue par les insurgs  150 km  l'est de Tripoli, dans des 
affrontements et des bombardements, selon des sources mdicale.
La vido ci-dessous, poste sur Youtube, montrerait l'hpital de Misrata envahi par les blesss. 
Attention, certaines des images peuvent choquer.
13 heures. La Ligue arabe soutient le projet d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la 
Libye, affirme le Quai d'Orsay, au lendemain d'une rencontre entre son secrtaire gnral Amr 
Moussa et le ministre des Affaires trangres Alain Jupp.
12h30. Un deuxime raid arien vise le port stratgique de Ras Lanouf, tenu par les opposants 
au rgime du colonel Mouammar Kadhafi qui ont rpondu en faisant usage de l'artillerie anti-
arienne. 
 
Le journaliste de l'AFP se trouvant  la priphrie est de la ville ctire entend un avion de chasse 
passer  basse altitude dans un bruit assourdissant et voit un gros panache de fume  environ 400 
mtres du point de contrle des rebelles et  une cinquantaine de mtres de la principale route du 
dsert. 
 
Des rebelles ripostent par des salves de tirs, d'autres sautent dans leurs vhicules pour vrifier s'il 
y avait des dgts.
11h45. De la Mauritanie  l'Iran, les rgimes autoritaires qui peuvent basculer. Dcouvrez 
notre carte interactive, en permanence mise  jour, via les articles de Libration et Twitter.
11h30. Le peuple va s'occuper des terroristes et des tratres.
Dans une interview donne  France24, Kadhafi dveloppe  nouveau sa rhtorique habituelle. Il 
affirme que la Libye joue un rle essentiel dans la paix rgionale et mme mondiale. Selon lui, 
Al-Qaeda a un plan. Je pense que les terroristes d'Al-Qaeda ont essay de profiter de la 
situation en Tunisie, en gypte, mais ils se sont replis en Libye. Ce sont des cellules dormantes 
qui se sont rveilles et ont pris les armes pour tuer des membres de l'arme, de la police.
11h20. Abdelilah al-Khatib, ancien ministre jordanien des Affaires trangres, a t dsign par 
le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-Moon, pour entamer des consultations urgentes avec le 
gouvernement du colonel Kadhafi sur la crise humanitaire cause par les combats entre forces 
loyalistes et insurgs.
11h15. Selon Al-Jezira, les forces de l'opposition ont attaqu hier celles de Kadhafi  Az Zintan, 
une ville  160 km au sud-ouest de Tripoli. Ils auraient russi  arrter dix soldats en plus d'un 
colonel, qui aurait t gravement bless, selon un tmoin sur place.
11 heures. Il ne devrait pas y avoir de problme de pnurie de ptrole  cause de la situation 
en Libye, car la production du pays pourrait tre remplace par les rserves stockes en Arabie 
Saoudite, estime le patron de l'exploration du groupe ptrolier espagnol Repsol. 
 
Le monde consomme 86 millions de barils par jour et la Libye mettait sur le march environ 
deux millions de barils, explique Nemesio Fernandez-Cuesta, dans un entretien au journal 
conomique Cinco Dias.
10h30. Ras Lanouf, aimant de toutes les nergies guerrires. A lire dans notre zone abonns le 
reportage de Jean-Pierre Perrin, envoy spcial de Libration,  Ras Lanouf, o affluent les 
volontaires dans une ambiance anarchique.
10 heures. Un raid arien vise le port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, dans l'est libyen, o 
des combattants ont ripost en faisant usage de l'artillerie anti-arienne aprs une explosion, selon 
un journaliste de l'AFP.
9 heures. Des habitants de Ras Lanouf, dans l'est libyen, o se sont replis des insurgs chasss 
de la localit voisine de Ben Jawad, quittent depuis ce matin cette ville stratgique tenue par 
l'opposition par crainte d'attaques des pro-Kadhafi.
En moins d'un quart d'heure, une dizaines de voitures ont t vues lundi matin   la sortie de la 
ville se dirigeant vers Brega, plus  l'est, contrle par les insurgs depuis la semaine dernire.
Le seul htel de la ville, occup principalement par des journalistes, a t vacu de 03H00 GMT 
 06H00 GMT le personnel venant frapper aux portes et criant urgence, urgence, vous devez 
partir.
Certains habitants tentaient de partir vers l'ouest au del de Ben Jawad, une localit reprise 
samedi par les forces loyales  Mouammar Kadhafi, en dpit des mises en garde des rebelles.
8 heures. Au moins sept personnes sont mortes et plus de 50 ont t blesses dans les combats 
entre pro et anti-Kadhafi dans la localit ctire de Ben Jaouad, dans l'est libyen, selon un 
nouveau bilan fourni lundi de source hospitalire.
L'essentiel de dimanche: au 20e jour d'insurrection, le rgime libyen tente de reprendre la main, 
imposant  coups de bombardements, un reflux de lopposition dans lest et orchestrant des 
manifestations de victoire  Tripoli. La rvolte prend dsormais des allures de guerre civile et 
la tlvision d'Etat annonce que des forces fidles au dictateur sont en route vers Benghazi. Dans 
le mme temps, Kadhafi se dit favorable  l'envoi d'une commission d'enqute des Nations unies 
ou de l'Union africaine pour valuer la situation et brandit la menace dune immigration 
massive en Europe et du terrorisme islamiste. Plus de 191.000 personnes ont fui les violences et 
10.000 dplacs se dirigent vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
**** *s_liberation
Libye : lOccident cherche la parade
Diplomatie. France, Royaume-Uni et Etats-Unis travaillent  diverses mesures de soutien aux 
insurgs.
La contre-offensive mene par le colonel Kadhafi depuis la fin de la semaine dernire a relanc 
les discussions diplomatiques sur linstauration dune zone dexclusion arienne au-dessus de la 
Libye, afin de lempcher de bombarder ses propres populations. La France et le Royaume-Uni 
travaillent  un projet de rsolution, qui pourrait tre prsent cette semaine aux Nations unies. 
Cette dmarche a reu le soutien des Emirats arabes unis, qui sexprimaient au nom des pays du 
Conseil de coopration du Golfe. La Ligue arabe soutient galement cette option, selon Alain 
Jupp, le ministre des Affaires trangres franais, qui a rencontr, dimanche au Caire, son 
secrtaire gnral, Amr Moussa.
Ingrence. Le soutien rgional et ladoption dune rsolution  lONU sont les deux conditions 
poses par Paris et Londres  une telle initiative. Mais il reste dautres obstacles, notamment 
lhostilit de la Chine et de la Russie, qui disposent dun droit de veto au Conseil de scurit et se 
montrent rticentes  tout ce qui ressemble  une ingrence trangre, comme la soulign hier le 
chef de la diplomatie russe, Sergue Lavrov.
En attendant, lUnion europenne prpare une nouvelle srie de sanctions financires contre le 
rgime, visant cinq entits libyennes, dont la Libyan Investment Authority (LIA).
Les Etats-Unis, eux, continuent dhsiter entre plusieurs options, dont la fourniture darmes aux 
forces anti-Kadhafi. Une option qualifie pour linstant de prmature par la Maison Blanche. 
Selon le quotidien britannique The Independent, Washington aurait dj sond en ce sens 
lArabie saoudite. Le roi Abdallah est en conflit ouvert avec Kadhafi depuis des annes et se 
garantirait, en agissant de la sorte, le silence amricain en cas de rpression intrieure Dj 
engags en Irak et en Afghanistan, les Amricains hsitent  simpliquer directement dans un 
nouveau pays musulman. Enfin, lOtan, qui serait probablement appele  mettre en uvre une 
telle zone dexclusion arienne, a dit attendre une rsolution  lONU, tout en qualifiant les 
bombardements mens par laviation de Kadhafi de crimes contre lhumanit.
Vingt et une personnes ont t tues et 90 blesses dimanche, selon un mdecin local, dans le 
bombardement  larme lourde de Misrata,  150 km  lest de Tripoli. Misrata reste tenu par les 
insurgs, mais encercl par les forces pro-Kadhafi. Plus  lest, les forces gouvernementales ont 
men plusieurs attaques sur Ras Lanouf, le poste le plus avanc de la rbellion base  Benghazi. 
Trois raids ariens ont vis ce port ptrolier stratgique, pris vendredi par linsurrection. Une 
voiture transportant six membres dune mme famille a ainsi t touche lors dune frappe, alors 
que la plupart des habitants de Ras Lanouf ont fui la zone de combats.
Dlgation. Le chef de la diplomatie libyenne, Moussa Koussa, a accus hier soir la France, la 
Grande-Bretagne et les Etats-Unis de conspirer en vue de diviser la Libye. Il est clair que la 
France, la Grande-Bretagne et les Etats-Unis prennent maintenant contact avec ceux qui ont fait 
dfection dans lEst libyen, a-t-il dclar lors dune confrence de presse  Tripoli. Paris a 
reconnu dimanche le Conseil national cr par les insurgs  Benghazi. Et Londres a envoy dans 
cette ville une dlgation auprs de linsurrection, dlgation qui a t arrte puis relche aprs 
avoir t prise pour une quipe de mercenaires  cause de son dbarquement de nuit par 
hlicoptre et sans pravis.


**** *s_liberation
Paris raffirme tre disponible pour neutraliser l'aviation libyenne
L'essentiel
Selon les insurgs, un reprsentant de Kadhafi a propos d'ouvrir des ngociations, mais cette 
offre a t immdiatement rejete. Toutefois, l'opposition s'engagerait  ne pas le poursuivre 
devant la justice s'il quitte le pays.
Par LIBRATION.FR 
Sur le plan militaire:
Selon Al-Jezira, Kadhafi aurait propos aux insurgs une runion avec le Congrs gnral du 
peuple rebelle pour examiner les conditions de son dpart assorties de garanties. Le rgime libyen 
a lui dmenti formellement cette offre de ngociations selon un responsable gouvernemental sous 
couvert de l'anonymat.
Avre ou pas, l'un des porte-paroles de l'oppostion, Mustafa Gheriani, a dclare que cette offre 
avait t refuse:
Je confirme que nous avons reu des contacts venant d'un reprsentant de Kadhafi qui voulait 
ngocier sa sortie. Nous l'avons rejet. Nous ne ngocions pas avec quelqu'un qui a fait couler le 
sang libyen et qui continue de le faire. Pourquoi devrions-nous faire confiance  cet homme 
aujourd'hui?
Toutefois, l'opposition s'engage  ne pas entamer de poursuites judiciaires contre Kadhafi s'il 
dmissionne et quitte le pays, assure mardi  l'AFP le prsident du Conseil national mis en place 
par les insurgs pour prparer la transition.
Sur le terrain. Un pilonnage intensif est en cours  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf. 
 
A environ 7 km  l'ouest de Ras Lanouf, des dizaines de combattants rebelles peuvent tre vus se 
ruant sur une rue dserte  bord de pick-up, camionnettes ou mme  pied. 
 
Le journaliste de l'AFP prsent sur place a vu trois combattants conduits vers un hpital, aprs 
avoir t blesss dans ce secteur situ entre Ras Lanouf et la ville de Ben Jawad, plus  l'ouest, 
reprise dimanche par les forces loyales au colonel Kadhafi. 
 
Un avion a dj bombard ce midi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier 
de Ras Lanouf, soufflant la faade du rez-de-chausse, selon un journaliste de l'AFP. Un autre 
avion, ou le mme, a men une attaque plus tt dans la journe dans le dsert, provoquant un 
norme nuage de fume grise,  l'est du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de 
l'opposition dans l'est libyen.
Depuis plusieurs jours, Ras Lanouf, Ben Jaouad et Brega sont l'objet de combats entre les 
insurgs et les forces de Kadhafi.
Ce sont des points primordiaux pour le contrle du ptrole et de l'est du pays.
A l'ouest du pays, un jeune Tunisien de retour de Zenten,  145 km au sud-ouest de Tripoli, a 
affirm mardi  l'AFP que huit Libyens pro-Kadhafi avaient t tus lundi dans cette ville aux 
mains des insurgs.
Sur le plan diplomatique:
La France est disponible pour neutraliser avec d'autres les avions militaires libyens, mais pas au 
sein de l'Otan, dclare mardi  l'Assemble nationale le ministre des Affaires trangres, Alain 
Jupp, en promettant des "propositions fortes" vendredi lors d'un sommet europen. 
 
"L'Otan n'est pas l'organisation adapte pour le faire. Il faut un mandat des Nations unies. Nous 
sommes disponibles pour intervenir avec d'autres afin de protger les populations, en empchant 
Kadhafi d'utiliser ses moyens ariens", dit-il. 
 
"Il est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe et l'Union africaine, c'est ce  
quoi nous travaillons", ajoute le ministre.
Depuis lundi, la France et la Grande-Bretagne travaillent sur un projet de rsolution du Conseil 
de scurit de l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye. Selon des 
diplomates, ils veulent la prsenter ds cette semaine. L'adoption d'une telle rsolution semble 
cependant dlicate, en raison de la rticence de certains pays, comme la Chine et surtout la 
Russie.
Le secrtaire gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a confirm lundi que l'alliance militaire 
examinait tous les scnarios pour tre prte  agir mais il a tenu  prciser qu'elle n'interviendrait 
pas en Libye sans mandat de l'ONU.
Ceux qui sont officiellement pour la zone d'exlusion:
La France
Le Royaume-Uni
L'Organisation de la confrence islamique (OCI) (57 membres dont la Libye, un milliard de 
musulmans)
Les monarchies arabes du Golfe (les Emirats, l'Arabie saoudite, le Kowet, le Qatar, le sultanat 
d'Oman et Bahren)
Ceux qui sont contre:
La Chine
La Russie
Par ailleurs, deux reprsentants du Conseil national de transition constitu par l'opposition en 
Libye ont t invits ce mardi au Parlement europen  Strasbourg pour informer l'Union 
europenne des dveloppements dans leur pays, a annonc lundi le prsident du groupe Libral 
Guy Verhofstadt.
La ligue Arabe va elle se runir vendredi pour discuter de l'escalade de la violence.
Gel des avoirs.
Les 27 pays europens se sont mis d'accord ce mardi sur de nouvelles sanctions contre la Libye 
visant notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs de Khadafi et 
de 25 de ses proches fin fvrier, selon des diplomates.
Sur le plan humanitaire:
Plus de 190 000 personnes ont dj quitt la Libye. Les Europens ont une hantise: que la 
situation se dgrade au point de se traduire par une vague d'migration massive d'Afrique du 
Nord vers le Vieux continent.
Ils craignent que des centaines de milliers d'habitants des pays du sud de la Mditerrane ne 
soient pousss  fuir vers l'Europe au cas o la vague de contestation historique qui secoue le 
monde arabe se traduirait par un surcrot de prcarit conomique et sociale. 
 
Plus de 1.000 immigrants, pour la plupart tunisiens, sont arrives entre dimanche soir et lundi sur 
l'le italienne de Lampedusa (sud de la Sicile). 
 
Une plateforme de crise  Bruxelles coordonne depuis vendredi le pont arien mis en place par 
les pays europens pour vacuer les milliers d'Egyptiens bloqus en Libye.
L'Italie va rapatrier par deux vols de la compagnie nationale Alitalia environ 600 ressortissants du 
Bangladesh qui ont fui les combats en Libye pour se rfugier en Tunisie, annonce ce mardi le 
ministre italien des Affaires trangres
Sur le plan conomique:
Les prix du ptrole reculent mardi en cours d'changes europens, alors que le march ragitt  
des rumeurs sur la possibilit d'un dpart ngoci de Libye du colonel Kadhafi et que des 
membres de l'Opep ont indiqu entamer des discussions informelles sur l'tat du march. 
 
Vers 11H30 GMT (12H30  Paris), le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril 
s'changeait  114,90 dollars sur l'InterContinental Exchange (ICE) de Londres, en baisse de 14 
cents par rapport  la clture de lundi. 
 
Sur le New York Mercantile Exchange (Nymex), le baril de light sweet crude (WTI) pour la 
mme chance cdait 20 cents  105,24 dollars, aprs tre grimp la veille  son plus haut 
niveau depuis septembre 2008.


**** *s_lexpress
Les rfugis de Libye moins nombreux, les humanitaires inquiets
Le nombre de migrants fuyant la Libye a baiss au cours des derniers jours et il est difficile de 
savoir s'ils sont dlibrment retenus dans le pays ou s'ils craignent d'effectuer le trajet, ont 
indiqu mardi des responsables de l'aide humanitaire.
Moins d'un cinquime des travailleurs trangers que l'on croit prts  quitter la Libye sont arrivs 
 la frontire tunisienne ou en Egypte, soulignent-ils.
"La situation volue de faon trs proccupante en Libye et nous devons tre prts  un ventuel 
exode. Il est impossible de savoir exactement ce qui se passe de l'autre ct", a dit Antonio 
Guterres, chef du Haut Commissariat de l'Onu pour les rfugis (HCR), au point de passage 
tunisien de Ras Jdir.
Selon William Lacy, directeur gnral de l'Organisation internationale pour les migrations 
(OIM), seuls 15  20% des migrants prsents en Libye ont quitt le pays jusqu'ici. "Le fait que les 
flux ont un peu ralenti ne signifie pas qu'il n'y en aura pas d'autres", a-t-il nanmoins not.
Plus de 215.000 migrants ont quitt la Libye depuis le dbut des combats, mais le mouvement a 
faibli  la fin de la semaine dernire, selon des reprsentants du HCR et de l'OIM  Genve.
Des rfugis arrivant  Ras Jdir, principal point de passage en Tunisie quand on vient de Tripoli, 
ont accus de brutalits des soldats loyalistes qui les ont dpouills de la plupart de leurs effets.
"Ils ont dit que nos biens appartenaient  la Libye, que nous les avions gagns sur les richesses 
de la Libye et que nous devions les restituer", a dit un homme trop effray pour donner son nom. 
"Ils disaient que tout cela tait pour le peuple de Libye, pas pour ceux qui s'en vont quand la 
Libye a besoin d'eux."
D'autres rfugis ont dit que le calme rgnait  Tripoli mais qu'il y avait de nombreux chars et 
barrages militaires sur la route conduisant  la frontire. "Ils ont fouill nos sacs et ont pris ce 
qu'ils voulaient", a rapport Saeda Sassi, arrive avec ses deux petites filles mais sans son 
ordinateur portable.
Guterres a not que les forces kadhafistes semblaient avoir pris le contrle de la zone frontalire 
ces derniers jours, ce qui pourrait expliquer la baisse du nombre des arrivants.
Mariam Karouny, Philippe Bas-Rabrin pour le service franais
Par Reuters 


**** *s_ajdenfrance
Libye : l'ide de zone d'exclusion arienne fait son chemin
Dans l'opinion publique internationale, la mise en place d'une zone d'exclusion arienne en Libye 
convainc de plus en plus, y compris dans les pays musulmans. Ce mardi soir, le prsident des 
Etats-Unis Barack Obama et le Premier ministre britannique David Cameron franchissent un petit 
pas de plus. Ils se sont mis d'accord pour aller de l'avant dans la planification, y compris au 
sein de l'Otan pour la surveillance, l'aide humanitaire, l'application de l'embargo sur les armes 
et une zone d'exclusion arienne, a prcis la Maison Blanche. 
 
 
L'aviation fidle au dirigeant libyen a poursuivi ses raids ce mardi sur les positions tenues par les 
insurgs.  Les bombardements du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de 
l'opposition dans l'Est de la Libye, se sont intensifis. De violents combats continuaient en soire. 
En fin d'aprs-midi, la ville de Zawiyah  l'ouest de Tripoli  essuyait aussi des tirs ariens, alors 
que des chars tentaient de reprendre la cit, selon Sky News.  
 
Deux reprsentants libyens du Conseil national de transition (opposition)  y sont favorables. Ils 
taient ce mardi les invits du Parlement europen. Ils souhaitent que leur instance soit reconnue 
comme interlocutrice unique par l'UE en attendant les lections dmocratiques.  
 
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi s'est rendu tard mardi soir vers 22h15  l'htel Rixos de 
Tripoli, o la grande majorit des journalistes trangers sont confins, pour des interviews  des 
chanes tlvises. 
 
A Ras Lanouf, des combattants anti-Kadhafi parlent de dluge de feu. Un pilonnage 
intensif a t entendu mardi aprs-midi  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, selon un 
journaliste de l'AFP. En l'espace de cinq minutes, six obus ont explos, certains  seulement une 
centaine de mtres de la route ctire,  environ 13 km  l'ouest de la ville. Il y aurait au moins 
trois blesss. Dans la matine, un avion a bombard un immeuble d'habitation de deux tages, 
soufflant la faade du rez-de-chausse. Ce serait la premire fois qu'un bombardement touche des 
habitations dans ce site stratgique situ  environ 300 km au sud-ouest de Benghazi.  
 
A l'ouest de Tripoli, Zenten tait encercle par les forces pro-Kadhafi qui tentaient galement de 
reprendre Zawiyah  40 km de la capitale.  
 
 
Pas de poursuite si Kadhafi quitte immdiatement le pouvoir. Le Conseil national de 
transition, mis en place par les insurgs  Benghazi, a rejet toute ngociation avec le rgime de 
Mouammar Kadhafi. Toutefois, l'instance a fait savoir qu'elle ne poursuivrait pas le ras pour ses 
crimes s'il quitte le pouvoir dans les 72 heures, selon l'agence Reuters. Des combattants de 
l'opposition avaient annonc un peu plus tt voir reu, et rejet, une offre de ngociation. A 
Tripoli, un responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de 
ngociations de la part du rgime.  
Par ailleurs, Sef Al-Islam, un fils du dirigeant libyen, a appel le monde entier  soutenir la 
Libye contre les terroristes et  y envoyer une mission pour s'assurer de la situation relle, dans 
une interview  un journal bulgare.   
 
La mise en place d'une zone d'exclusion arienne en Libye convainc de plus en plus.  Aprs 
les monarchies arabes du Golfe lundi, l'Organisation de la confrence islamique (OCI)* s'y est 
dclare mardi favorable, tout en raffirmant son opposition  une intervention militaire directe. 
La Ligue arabe a prvu une runion de crise samedi pour voquer les mesures  prendre pour 
protger le peuple libyen notamment via ce biais.  
 
Les experts d'un des principaux instituts de recherche sur la dfense, l'IISS ont jug que 
l'instauration d'une telle zone  tait parfaitement ralisable, mais exigerait d'importantes 
ressources et l'appui des pays de la rgion. La France et la Grande-Bretagne prparent un projet 
de rsolution pour le Conseil de scurit de l'ONU dans ce sens. Elles entendent le prsenter ds 
cette semaine. Son adoption semble cependant dlicate en raison de la rticence de la Chine et 
surtout de la Russie, qui comme membres permanents du Conseil pourraient poser leur veto. Les 
Occidentaux vont se concerter les 10 et 11 mars  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union 
europenne.   
 
Deux reprsentants libyens du Conseil national de transition invits du Parlement 
europen. Mahmoud Jebril, 58 ans, ancien ministre du Plan, et Ali Al-Esawi, 45 ans, ancien 
ambassadeur de Libye en Inde, ont t contacts par le Belge libral Guy Verhofstadt et ont 
accept de venir  Strasbourg.Ils attendent beaucoup de l'UE, a dclar l'eurodput belge 
libral Louis Michel. Ils demandent que le Conseil national de transition soit reconnu comme 
interlocuteur unique par l'UE en attendant les lections, afin d'adresser un signal  Kadhafi, a-t-il 
prcis. Ils souhaitent aussi une zone d'exclusion arienne, un soutien technologique, 
notamment pour les communications, et une aide humanitaire.  
 
La venue de ces deux reprsentants  Strasbourg est un camouflet pour  la chef de la diplomatie 
europenne Catherine Asthon, dont nombre d'lus europens, dont les Verts et les libraux, 
dnoncent l'incapacit a accomplir le mandat qui lui a t confi. Le chef de la diplomatie 
franaise, Alain Jupp les rencontrera mercredi. Par ailleurs, l'UE va adopter de nouvelles 
sanctions contre la Libye, visant un fonds souverain et la Banque centrale.  
 
*L'OCI est forme de 57 pays comptant plus d'un milliard de musulmans.



**** *s_parismatch
Libye: Le Mistral vent
Envoy en Tunisie pour permettre lvacuation de rfugis gyptiens qui souhaitaient quitter la 
Libye, aujourdhui en proie  une guerre civile, le navire franais na pu sacquitter 
compltement de sa tche humanitaire. 
Non, ce nest pas un chec. Interrog par un reporter dEurope 1, le lieutenant du Mistral, Thierry 
Delorme a prfr voir le verre  moiti plein. Du fret humanitaire dans la rgion sera toujours 
le bienvenu. Ces denres, mdicaments et couvertures peuvent contribuer  sauver des vies, a-t-
il expliqu. Arriv lundi matin dans le port de Zarsis, ville situe au sud-est de la Tunisie et 
proche de la frontire libyenne, le porte-hlicoptre ne pourra pourtant saffranchir de sa mission 
principale : le rapatriement vers Alexandrie de quelques 900 ressortissants gyptiens qui vivaient 
en Libye quant les heurts ont clat. Envoye spciale de BFM TV en Tunisie, Julia Delage a 
ainsi expliqu quaucun rfugi ne stait prsent devant le pont du Mistral, dj reparti en 
Egypte ou prfrant prendre lavion et trois heures de vol contre trois jours de traverse.
Samedi, le btiment de projection et de commandement (BPC) tait parti du port de Toulon avec 
pour objectif de permettre lvacuation des ressortissants trangers dont les Etats d'origine 
n'avaient pas les moyens d'assurer l'vacuation, comme la expliqu Nicolas Sarkozy lors d'une 
confrence de presse commune avec le prsident sud-africain Jacob Zuma, mercredi. La marine 
franaise est dans le cadre d'une opration humanitaire, avait-t-il ajout. Selon le Quai d'Orsay, 
les rotations d'avions et le Mistral devaient permettre dassister au moins 5.000 personnes en 
moins d'une semaine, principalement des travailleurs gyptiens. L'opration est un moyen 
d'aider la Tunisie qui fait face  un afflux de rfugis  la frontire avec la Libye, avait soulign 
le ministre lors d'un briefing lectronique. 
Le Quai dOrsay prcise aujourdhui que le pont arien Djerba-le Caire, mis en place par le 
Centre de crise du ministre des affaires trangres, a dj permis dvacuer  ce jour environ 
3.711 gyptiens  laide de 21 rotations ariennes et que le dchargement de ses 51 tonnes de fret 
humanitaire achemin par le Mistral est en cours, destins aux rfugis du poste frontire de Ras 
Jdir. Ces dons, qui rpondent aux besoins en eau, couvertures, bches, jerricanes et citernes, 
nourriture, proviennent du Ministre des Affaires trangres et europennes, du Secours 
Islamique franais, de la rgion Provence Cte dAzur, laquelle a rassembl de nombreux dons 
dacteurs locaux dont la Croix-Rouge Franaise et de la Banque alimentaire du Var, explique le 
ministre. Et le Mistral de dj reparti vers Toulon, les cales vides mais le cur gros. 
Un million de rfugis
Selon les Nations unies, plus un million de personnes rfugies ou dplaces en raison du conflit 
en Libye ont aujourdhui besoin d'une aide humanitaire a dclar lundi Valrie Amos, qui dirige 
le Bureau de la coordination des Affaires humanitaires de l'Onu (Ocha). La priorit est 
aujourdhui dapporter de l'aide aux habitants de Misrata, une ville libyenne de 300.000 habitants 
situe  louest de Tripoli. Les rebelles tiennent la ville mais celle-ci est isole sur le terrain et, 
comme la soulign lhumanitaire, des gens en train de mourir ont besoin d'une aide 
immdiate. Le flot de rfugis qui tentaient de rejoindre la Tunisie sest tari, sans explication. 
Nous n'en connaissons pas la raison, parce que nous savons que des dizaines de milliers d'autres 
personnes souhaitent quitter (la Libye), mais nous pouvons la deviner, a ainsi dclar William 
Lacy Spring, directeur gnral de l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Des 
barrages auraient t installs par les partisans de Mouammar Kadhafi entre Tripoli et la frontire 
et un centre de rtention aurait t cr par les forces gouvernementales.  



**** *s_parismatch
Libye: Et si Kadhafi finissait par cder?
Mouammar Kadhafi aurait accept de ngocier son dpart en change de plusieurs garanties et 
d'une sortie honorable pour lui et sa famille. Les insurgs auraient pour l"heure refus tout 
compromis avec le dictateur, mais seraient prts  renoncer aux poursuites s'il quittait 
dfinitivement le pays. 

On nose y croire tant cette hypothse semblait inespre. Aprs trois semaines de rvolte sans 
prcdent en Libye, des milliers de morts et au moins un million de rfugis selon lONU, 
Mouammar Kadhafi flchirait-il? Aprs avoir dni le mouvement de protestation, accusant Al-
Qada dtre derrire ce chaos, jur de ne jamais renoncer, quitte  plonger son peuple dans un 
bain de sang, le dirigeant libyen aurait propos aux insurgs une runion du Congrs gnral du 
peuple (*) afin d'examiner les conditions de son dpart. Un dpart qui serait bien sr assorti de 
garanties: le Guide de la rvolution exigerait en change des mesures de scurit accordes  
lui et  sa famille; il demanderait galement une immunit, afin de ne pas tre poursuivi pour 
crimes contre lhumanit par les instances internationales; et enfin une grosse somme dargent, 
dont le montant na pas t dvoil. Cest ce que les journaux arabophones annonaient ce matin, 
information depuis confirme par le porte-parole du Conseil national de transition libyen, 
reprsentant la majorit des rgions contrles par les rebelles dans l'Est, et install par 
l'opposition  Benghazi, leur fief, la ville o les manifestations ont commenc. Je confirme 
qu'un missaire de Kadhafi est entr en contacts avec nous pour tenter de ngocier le dpart de 
Kadhafi, a dclar Moustafa Gheriani  Reuters.
Seulement voil, les insurgs ont refus cette main tendue du dictateur. Il nest en effet nullement 
question pour eux daccorder la moindre faveur  leur bourreau, qui hier encore menait des 
attaques ariennes contre le port ptrolier de Ras Lanouf. Nous avons rejet cette proposition. 
Nous ne ngocions pas avec quelqu'un qui a rpandu le sang des Libyens et qui continue  le 
faire, a expliqu Moustafa Gheriani  Reuters. Pourquoi devrions-nous faire confiance  ce type 
aujourd'hui? Moustafa Abdeldjel, le chef du Conseil national libyen, a t moins catgorique: 
S'il quitte (...) la Libye dans les 72 heures et met un terme aux bombardements, nous nous 
abstiendrons de le poursuivre pour crimes, a-t-il assur  la chane de tlvision qatarie Al 
Jazeera. L'ancien ministre de la Justice, pass dans le camp des insurgs, a toutefois indiqu que 
cet ultimatum ne serait pas renouvel. La situation a t rendue encore plus confuse par le 
dmenti du gouvernement libyen. Un porte-parole du ministre libyen des Affaires trangres a 
en effet ni mardi toute discussion avec les rebelles sur un retrait ventuel de Mouammar 
Kadhafi, a rapport la chane de tlvision Al Arabiya. 
La communaut internationale indcise
La semaine dernire, il tait question dune mdiation sous lgide de lami de Kadhafi, le 
prsident vnzulien Hugo Chavez. Didier Billion, spcialiste d'Afrique du Nord  lInstitut de 
relations internationales et stratgiques (Iris), avait estim quune telle hypothse prouverait tout 
dabord que Kadhafi () est en position de faiblesse, ce qui est encore plus vrai aujourdhui 
paradoxalement  sa contre-offensive qui perdure. Le principe mme de louverture de 
ngociations serait donc positif, mais la marge de manuvre resterait troite, avait nuanc le 
spcialiste, car on imagine mal les insurgs accepter un compromis devant la boucherie  laquelle 
ils assistent depuis maintenant plus de deux semaines. -ce qui se confirme galement. Enfin, 
cela entrainerait que la communaut internationale, soit, accepte que Kadhafi reste au pouvoir, 
soit lui trouve une "porte de sortie" qui lui convienne. Avec les garanties quil demande, le 
Guide semble effectivement envisager son dpart  condition dune issue honorable pour lui 
et ses proches. 
Cette ouverture intervient alors que la communaut internationale est en train de se mettre 
daccord sur une rponse face  lurgence humanitaire. L'ONU a appel  lever 160 millions de 
dollars pour financer une opration visant  fournir  ces populations des abris, des mdicaments 
et des vivres au cours des trois prochains mois. La France et la Grande-Bretagne ont annonc 
qu'elles tentaient d'obtenir des Nations unies une zone d'exclusion arienne sur le territoire libyen 
afin d'empcher les bombardements mens par l'arme de l'Air contre les insurgs projet 
soutenu par les Etats du Golfe, qui ont galement plaid pour lorganisation d'un sommet 
d'urgence de la Ligue arabe. Washington avait dans un premier temps envisag loption militaire, 
mais Moscou sy oppose, et Didier Billion avait jug cette option peu raliste. Soit les Etats-
Unis dcident dune attaque unilatrale, mais je ne pense pas que Barack Obama soit dans cette 
logique il a assez critiqu son prdcesseur George Bush pour lavoir fait en Irak-, soit il faut 
que la dcision du Conseil de scurit de lONU, mais il ny aura pas dunanimit, a-t-il 
expliqu. 
(*) CGP, la plus haute instance lgislative du pays, autrement dit une sorte de parlement  

**** *s_metro
Libye: Kadhafi tenterait de ngocier son dpart
Alors que la communaut internationale tente de s'accorder sur une rponse face aux combats 
qui se poursuivent en Libye, Mouammar Kadhafi chercherait une issue "honorable" pour lui 
et ses proches.
On a coutume de dire que les apparences sont trompeuses... Si en public Mouammar Kadhafi 
continue de s'efforcer  montrer son intransigeance face  l'insurrection en cours en Libye, 
plusieurs mdias de langue arabe affirment que le dirigeant aurait dj propos aux insurgs une 
runion du Congrs gnral du peuple (sorte de Parlement local) afin qu'il puisse poser les 
conditions de son dpart. Un luxe que ne peut pas se permettre le million de rfugis dans le 
pays...
La chane Al Jazeera indique que c'est au Conseil national mis en place par l'opposition  
Benghazi, et reprsentant la plupart des rgions contrles par les rebelles, que le colonel s'est 
directement adress. Une information confirme, sources anonymes  l'appui, par deux quotidiens 
: Achark al Aousat ( Londres) et Al Bayan (aux Emirats arabes unis). Dans le dtail, "Kadhafi 
remettrait le pouvoir au prsident du Parlement et quitterait le pays avec une certaine somme 
d'argent garantie".
Une proposition refuse par le Conseil national, selon Al Jazeera. Les insurgs considreraient en 
effet que cette issue "honorable" passerait comme une offense aux victimes. Et ce n'est mme pas 
la seule raison. "Il m'a t dit que cette question de l'argent constituait un obstacle important du 
point de vue du Conseil", croit savoir une source proche du Conseil.
Un change qui n'a toutefois rien d'officiel. "A ma connaissance aucune offre n'a t prsente", 
botte ainsi en touche Essam Gheriani, chef du service de presse du gouvernement parallle. Et 
pendant ce temps, alors que les craintes d'une crise humanitaire ne cessent de grandir, les attaques 
ariennes et les changes de tirs  l'arme lourde devraient se poursuivre ce mardi dans le port 
ptrolier du golfe de Syrte, ainsi que dans les villes de Misrata et Zaouah o la population civile 
se trouve toujours encercle.

**** *s_lexpress
Kadhafi et l'pouvantail islamiste
Mouammar Kadhafi a accus Al Qada d'tre impliqu dans le soulvement libyen. Que sait-
on au juste du rle des islamistes en Libye? LEXPRESS.fr fait le point.
  
L'arrire-plan historique
Aprs s'tre appuy,  son arrive au pouvoir en 1969, sur "un tat tabli sur des fondations 
religieuses dans lequel l'islam constituait le noyau de son idologie politique" comme l'explique 
le spcialiste Yahia Zoubir*, le colonel putschiste prend ses distances avec les autorits 
religieuses  mesure qu'il consolide son pouvoir. Par ailleurs, sa politique vis- vis des femmes 
(enrlement militaire, accs  l'ducation, limitation de la polygamie...) crispe ses relations avec 
les religieux, dans ce pays tribal et profondment conservateur.   
Aprs la publication de son Livre vert en 1975, ses attaques toujours plus vives contre les 
religieux font de l'islam l'idologie de l'opposition, analyse le spcialiste Ray Takyeh du Council 
on Foreign Relations. La lutte contre les islamistes entrane leur radicalisation;  ct des Frres 
musulmans, apparaissent dans les annes 1990 des mouvements djihadistes, en particulier le 
Groupe islamique de combat libyen (GICL), officiellement ralli en 2007  Al Qada. Ce groupe 
donne d'ailleurs de nombreux combattants et plusieurs chefs  la mouvance jihadiste 
internationale.   
La rpression est implacable. Des milliers de militants sont arrts. le rgime va jusqu' 
bombarder au napalm les maquis de la rgion de Derna en 1995. Pourtant, si les islamistes 
forment le principal foyer d'opposition au rgime, ils n'ont jamais constitu une "menace srieuse 
 la survie du rgime" explique Yahia Zoubir. Mais depuis que le rgime a dcid de se 
rabibocher avec l'Occident au dbut des annes 2000, il n'a eu de cesse d'utiliser l'pouvantail 
islamiste pour justifier sa mainmise sur le pays.   
Fatwa contre fatwa
Ce n'est donc pas un hasard si, ds le dbut de la rvolte  la mi-fvrier, les oulmas (rudits 
musulmans) ont soutenu le mouvement contre le colonel Kadhafi, allant jusqu' lancer une fatwa 
appelant les Libyens  se soulever.   
Le rgime libyen a pourtant plusieurs fers au feu: ainsi, un des fils du colonel, Saadi, aurait 
contact un dignitaire religieux saoudien, Sheik Ayed al-Qarni, pour lui demander de promulguer 
une fatwa contre les manifestants en Libye, rapporte le New York Times.   
"Pilules hallucinognes"
Depuis le dbut de l'insurrection, le "Frre guide" a une fois de plus agit le spectre 
fondamentaliste, accusant Al Qada d'tre derrire le soulvement contre son rgime. Il a mme 
affirm,  la tlvision, qu'Al Qada distribuait des "pilules hallucinognes"  des adolescents 
pour les inciter  descendre dans les rues.  
"Cela en dit plus long sur Kadhafi et  quel point il est coup de la ralit que sur ce qui se passe 
rellement en Libye", estime Thomas Hegghammer, spcialiste de l'islamisme radical au 
Norwegian Defence Research Establishment, "rien ne permet de dire, sur le terrain, que les 
insurgs sont des sympathisants d'Al Qada".   
Magnus Ranstorp, directeur de recherches du Centre d'tude des menaces asymtriques du 
Collge de dfense sudois, va dans le mme sens: "Al Qada n'est plus en Libye depuis des 
annes. Le rgime a russi  les rprimer, les emprisonner ou les forcer  l'exil. Ils n'ont plus de 
base dans le pays. Ils ont t pris au dpourvu par ce qui se passe."  
Changement de donne pour Al Qada?
Le tyran libyen a pourtant reu dans ses allgations, l'appui d'Al Qada au Maghreb islamique 
(Aqmi), qui, le 24 fvrier, a assur son soutien aux manifestants libyens. Le mouvement 
djihadiste a promis de "faire tout son possible pour aider" l'insurrection contre le colonel Kadhafi, 
rapportait, le 24 fvrier, le centre amricain de surveillance de sites islamistes (SITE).   
La mouvance djihadiste craint sans doute de perdre la main dans la vague de contestation actuelle 
dans le monde arabe. En effet, le groupe radical appelait, dbut fvrier, les manifestants gyptiens 
 la guerre sainte, et les pressait d'ignorer "les chemins dcevants" de la dmocratie et du 
"nationalisme paen pourri".  
Certains analystes estiment pourtant que le groupe terroriste pourrait tre en train de changer 
d'attitude. Ainsi, un des principaux idologues d'Al Qada, le libyen Abou Yahya el Libi 
(originaire de Benghazi) serait en train de mobiliser les cadres de l'organisation dans le conflit en 
cours, selon le site Asia Times. Selon le site bas  Hongkong, le conflit libyen serait un banc 
d'essai pour un changement de stratgie. L'organisation, qui "craint d'tre marginalise", 
chercherait  "jouer un rle actif en Libye, pour renforcer la position des mouvements islamistes 
contre les forces librales et sculires". L'organisation pourrait mme renoncer aux oprations 
terroristes utilises en Irak ces dernires annes, prcise le site.  
Inquitudes amricaines
De leur ct, les Etats-Unis craignent aussi qu'Al Qada au Maghreb islamique (Aqmi) n'exploite 
 son profit l'instabilit en Afrique du Nord. "Nous sommes inquiets que le groupe terroriste trs 
actif Aqmi continue  vouloir exploiter ce qui se passe dans la rgion", a ainsi dclar a dclar 
vendredi  Alger Daniel Benjamin, coordonnateur de la lutte antiterroriste au dpartement d'Etat. 
Les frontires sud de plusieurs pays de la rgion, dont l'Algrie et la Libye, "qui est en plein 
remous, se trouvent dans le Sahel et bien sr nous avons quelque inquitude que les terroristes 
n'en profitent pour l'exploiter" a-til soulign.  
Source d'inspiration
Quoi qu'il en soit, s'il ne faut pas confondre islamiste et partisan d'Al Qada, dans ce pays trs 
religieux, l'islam reste une source d'inspiration incontournable pour les insurgs: "Quand les gens 
combattent, ils s'appuient sur leur religion, et on verra plus de barbus dans la rue. Ils ont la foi, 
c'est que qui leur donne de la force", explique Tawfik Mansurey, directeur d'une cole 
internationale  Benghazi, cit par le Financial Times.   


**** *s_france24

"Les rgimes choisis par le peuple vont plutt affaiblir Al-Qada"

"La crise que traverse la Libye est le rsultat d'un complot orchestr par le rseau d'Al-Qada", a 
encore rpt Mouammar Kadhafi lors d'une interview accorde dimanche  FRANCE 24. Alors 
que son rgime est confront depuis la mi-fvrier  une insurrection sans prcdent, le leader 
libyen se pose comme le dernier rempart de la lutte contre le terrorisme.
Qu'en est-il rellement de la menace islamiste en Libye ? Pierre Conesa, matre de confrences  
l'ENA et Sciences-Po Paris, ancien haut fonctionnaire au ministre franais de la Dfense et 
ancien directeur gnral de la Compagnie europenne d'intelligence stratgique, estime qu'elle est 
quasiment inexistante. 
 
FRANCE 24 : Les islamistes d'Al-Qada peuvent-ils tre  l'origine du chaos qui rgne en 
Libye ? 
Pierre Conesa : Non, c'est quasiment impossible. Mouammar Kadhafi n'a apport aucun lment 
de preuve  ses accusations et il n'existe pas aujourd'hui d'entit Al-Qada qui enverrait ses 
communiqus depuis le nord du Pakistan pour agir en Libye.
Il y a eu, par le pass, un groupe assez proche du Groupe islamique arm algrien (GIA) et d'Al-
Qada : le Groupe islamique des combattants libyens (GICL). Il a perptr quelques attentats, 
puis Mouammar Kadhafi a rduit  peu de chose l'opposition islamiste, en arrtant trs largement 
tous ceux qui pouvaient en faire partie. En ressortant aujourd'hui cette menace islamiste, 
Mouammar Kadhafi nous fait simplement un grand numro de communication. C'est un discours 
adress  l'Occident : il nous dit qu'il est le dernier rempart contre la menace qu'il croit tre, pour 
nous, la principale. Mais il est lui-mme une menace beaucoup plus importante qu'Al-Qada.
FRANCE 24 : De nombreuses armes sont dsormais entre les mains des civils libyens. 
Peuvent-elles ensuite tomber dans celles d'Al-Qada ? 
Pierre Conesa : Bien sr.  partir du moment o des armes se rpandent parmi la population, on 
ne peut plus en contrler la destination. Mais pour l'instant, la vritable difficult de l'insurrection 
rside en son absence totale de savoir-faire militaire. Il est possible que des gens qui ont t 
forms dans le nord du Pakistan ou en Afghanistan viennent en appui  l'insurrection libyenne, 
mais cela ne donne pas pour autant une unit  une action diligente par Al-Qada pour renverser 
Mouammar Kadhafi.
FRANCE 24 : L'instabilit de la rgion peut-elle tout de mme faire l'affaire d'Al-Qada ? 
Pierre Conesa : Si on prend par exemple la situation dans la rgion du sud de la Tunisie, je ne 
crois pas que tous les immigrs qui fuient les combats dans des conditions dramatiques aient en 
tte de s'organiser pour rejoindre Al-Qada. Leur vritable problme est de survivre. Au contraire, 
l'instauration de rgimes choisis par le peuple va plutt affaiblir Al-Qada. Les islamistes 
deviendront une force politique appele  se prononcer non pas contre un dictateur - tels 
Mouammar Kadhafi, Zine el-Abidine Ben Ali ou Hosni Moubarak -, mais sur de vraies questions 
de gouvernance. Ils ne pourront plus se cantonner au rle de l'opposition promettant le retour 
immdiat du paradis sur terre.
 
**** *s_france24
Kadhafi intensifie la contre-offensive et dment toute tentative de ngociation
Des informations contradictoires voquent une offre de ngociation du camp Kadhafi aux 
insurgs. Le rgime dment, tandis que les appels internationaux pour instaurer une zone 
dexclusion arienne au-dessus du pays se font plus pressants.

Mouammar Kadhafi cherche-t-il  ngocier son dpart avec les insurgs ? Depuis lundi, plusieurs 
sources indiquent que le leader libyen essaierait de mnager, pour lui et ses proches, une "porte 
de sortie" honorable.
Interrog sur FRANCE 24, Mustafa Gheriani, porte-parole du Conseil national libyen (CNL), 
instance dirigeante de l'opposition au rgime, a fait tat d'une "tentative [de ngociation] non-
officielle par le biais de l'un des anciens ministres" de Mouammar Kadhafi. "Il voulait 
essentiellement des garanties sur sa scurit et celle de sa famille, et sur le fait que la Libye 
abandonne toute action lgale contre lui aprs son dpart, a-t-il indiqu. La position du Conseil 
est trs claire : nous ne ngocions pas avec Kadhafi, qui a le sang des Libyens sur les mains. Il 
sait o se trouve l'aroport de Tripoli : tout ce qu'il a  faire est de partir." 
L'opposition pourrait renoncer aux poursuites judiciaires
Une position en partie contredite, ce mardi, par Mustapha Abdeljalil, ancien ministre de la Justice 
et prsident du CNL. Selon lui, ce sont des avocats militants de Tripoli, et non des missaires de 
Mouammar Kadhafi, qui sont  l'origine de ces tentatives de ngociations. Le dirigeant libyen 
"n'a envoy personne. Des gens se sont proposs comme intermdiaires pour arrter le bain de 
sang", a-t-il affirm  l'AFP.
Il a galement appel Mouammar Kadhafi  dmissionner, puis  quitter le pays, en change 
d'une immunit judiciaire : "Nous n'engagerons pas de poursuites pnales contre lui", a-t-il 
dclar.
Le rgime dment, lui, catgoriquement ces allgations. Ds lundi soir, les sources officielles 
qu'il utilise habituellement pour communiquer, contactes par les envoys spciaux de FRANCE 
24 en Libye, rfutaient ces informations. "L'agence de presse libyenne ne confirme pas et le 
porte-parole du gouvernement, le docteur Moussa Ibrahim, parle mme de plaisanterie", 
expliquait mardi matin Willy Bracciano, l'un des envoys spciaux  Tripoli.
"Une volont apparente d'ouverture semble malgr tout se dessiner dans le camp Kadhafi. 
L'ancien Premier ministre s'est adress hier aux rebelles  la tlvision libyenne en leur proposant 
un dialogue national pour rsoudre la crise."
Lors d'une interview dimanche  FRANCE 24, le leader libyen avait en tout cas exclu de quitter 
le pays. "Pourquoi partirais-je alors que je ne suis pas prsident ?", rptait-il alors.
Washington trs rticent  l'ide d'une zone d'exclusion arienne
 l'tranger, la communaut internationale continue de s'interroger sur la faon de mettre un 
terme aux violences, sans qu'aucune solution claire ne se dessine encore. Les appels  la mise en 
place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qui empcherait de facto des raids 
visant les insurgs et la population, se font plus pressants : le Conseil de coopration du Golfe et 
l'Organisation de la confrence islamique (OCI) s'y sont dclars favorables. La France et la 
Grande-Bretagne prvoient d'ailleurs de prsenter cette semaine un projet de rsolution en ce sens 
au Conseil de scurit des Nations unies.
Le prsident amricain Barack Obama a lanc, lui, lundi soir un avertissement aux collaborateurs 
de Mouammar Kadhafi, en les prvenant qu'ils devraient "rendre des comptes". Il a galement 
rpt que toutes les options - dont celle d'une intervention militaire - taient sur la table.
Pour les Amricains, il est toutefois trs clair que ce n'est pas  la Maison Blanche de prendre les 
dcisions concernant une intervention en Libye, mais bien au Conseil de scurit de lONU. "Il 
ne semble pas que l'on prenne le chemin du recours  la force  l'ONU, constate Philippe Gassot, 
correspondant de FRANCE 24  Washington. () La zone d'exclusion arienne pourrait 
permettre de contourner certains obstacles... Elle comporte videmment une phase militaire car il 
faut dtruire les aroports, les radars, les tours de contrle et ventuellement les avions qui se 
trouvent au sol, mais a ne ressemble pas  un dbarquement. Les Amricains sont quand mme 
trs rticents : ils considrent que cette option est trs difficile  mettre en place et que les 
rsultats ne sont pas garantis." 
En attendant, les forces de Mouammar Kadhafi poursuivaient ce mardi ses raids prs du port 
ptrolier de Ras Lanouf.

**** *s_france24
Les raids se poursuivent autour du terminal ptrolier de Ras Lanouf
Lundi, les forces loyales  Mouammar Kadhafi ont men trois raids ariens contre le port 
ptrolier de Ras Lanouf, contrl par l'insurrection. La communaut internationale continue de 
rflchir  la possibilit d'une intervention militaire.

Le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs raids ariens lundi et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs 
dans l'opposition. "Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout 
lors d'une confrence de presse  Tripoli. 
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil 
national mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la 
transition.
Sur le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres 
Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise 
humanitaire provoque par les combats. 
Sur le terrain, les violences continuent. Trois raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont 
rpliqu avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP. Une frappe a touch la 
voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans et son pre, a racont ce 
dernier  l'AFP.
Ds l'aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km 
au sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben 
Jawad,  une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez 
pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-
parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 
12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
dimanche ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin. Les 
forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser 
les forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 
1.000 morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une destruction des pistes des aroports. M. Obama a prvenu les collaborateurs de 
Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle. Les diplomates franais et 
britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU tablissant une zone d'exclusion 
arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que les attaques contre des civils pouvaient tre 
considres comme des crimes contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait 
rester passive si elles se poursuivaient. Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention 
d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Les monarchies arabes du Golfe se sont dclares favorables  la mise en place par l'ONU d'une 
zone d'exclusion arienne "pour protger les civils", alors que la Russie s'est dite oppose  toute 
ingrence militaire trangre.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 
26 responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority 
(LIA), fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU contre la Libye - qui 
prvoient notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction 
d'entre sur le territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d 
quitter le pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre 
entre dans le pays "sans aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces 
se dirigeaient vers la frontire gyptienne, selon l'ONU. Les tensions en Libye, qui dtient les 
plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu de se rpercuter sur les marchs et 
sur les prix du ptrole.

**** *s_ajdenfrance

Libye : Dluge de feu  Ras Lanouf
Les bombardements  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition 
dans l'Est de la Libye, sont intenses ce mardi en milieu d'aprs-midi. Des combattants anti-
Kadhafi parlent de dluge de feu. Un journaliste de l'AFP a vu trois combattants conduits vers 
un hpital, aprs avoir t blesss dans ce secteur situ entre Ras Lanouf et la ville de Ben Jawad, 
plus  l'ouest, reprise dimanche par les forces loyales au colonel Kadhafi. 
 
 
L'aviation libyenne, fidle au colonel Kadhafi, poursuit ses raids sur les positions tenues par les 
insurgs dans l'est du pays, stoppant leur progression dans plusieurs villes. Dans la matine, un 
avion a bombard un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de Ras Lanouf, 
soufflant la faade du rez-de-chausse. On ignore encore si ce raid a fait des victimes. C'est la 
premire fois qu'un bombardement touche des habitations dans ce site stratgique situ  environ 
300 km au sud-ouest de Benghazi.  
 
Le Conseil national de transition  mis en place par les insurgs, prfrerait que Mouammar 
Kadhafi quitte le pays sans conditions.Toutefois, l'instance a fait savoir qu'elle ne poursuivrait 
pas le ras pour ses crimes s'il quitte le pouvoir dans les 72 heures, selon l'agence Reuters.  
 
Runions au sommet 
 
Les 27 pays europens se sont mis d'accord mardi sur de nouvelles sanctions contre la Libye 
visant notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel 
Mouammar Khadafi et de 25 de ses proches. Elles devraient tre approuves vendredi  
Bruxelles.  
 
Les Occidentaux vont se concerter les 10 et 11 mars  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union 
europenne sur la crise en Libye, cherchant  faciliter l'viction de Mouammar Kadhafi sans 
enfreindre la lgalit internationale ni dstabiliser la rgion.  
 
Les ministres arabes des Affaires trangres, eux, tiendront une runion de crise samedi pour 
discuter de l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne en Libye visant  protger les civils.

**** *s_lexpress
Poursuite de la contre-attaque gouvernementale en Libye
Les forces gouvernementales libyennes ont poursuivi mardi leurs attaques contre les insurgs 
dans l'est du pays ainsi qu' Zaouah,  l'ouest de Tripoli, et les rebelles ont donn soixante-
douze heures  Mouammar Kadhafi pour abandonner le pouvoir.
Si le "guide", matre du pays depuis 1969, accepte de se retirer d'ici trois jours, il ne sera pas 
poursuivi pour les crimes qu'il a commis contre son peuple, a affirm Moustafa Abdeldjel, 
prsident du Conseil national libyen (CNL) qui reprsente les insurgs dans l'Est.
Sur le front oriental, des correspondants de Reuters ont fait tat de quatre raids ariens des 
loyalistes contre des positions rebelles  Ras Lanouf, port ptrolier sur la route de Syrte, et dans 
ses environs. Des chars et des lance-roquettes ont galement pilonn dans le secteur les lignes des 
rebelles qui se sentent impuissants devant une telle puissance de feu.
Dans l'Ouest, l'artillerie et les chars des forces pro-Kadhafi ont de nouveau pilonn la ville de 
Zaouah,  50 kilomtres de Tripoli, o la population est prise au pige.
Sur le plan diplomatique, la Grande-Bretagne et la France cherchent  faire approuver la mise en 
place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye afin de mettre un terme aux raids 
gouvernementaux. Les Etats-Unis et d'autres pays, comme la Chine, restent rservs sur la 
pertinence et les modalits d'une telle initiative.
Le secrtaire au Foreign Office, William Hague, a dit mardi que l'tablissement d'une telle zone 
tait une "possibilit concrte et raliste" mais ncessitait une base juridique claire, le soutien de 
la communaut internationale et galement l'appui des Etats de la rgion.
Pour le ministre franais des Affaires trangres, Alain Jupp, galement, Paris est disponible 
"pour intervenir avec d'autres afin de protger les populations en empchant Kadhafi d'utiliser 
ses moyens ariens" mais "il est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe et 
l'Union africaine".
Les attaques ariennes et les tirs de mardi ont vis les positions rebelles derrire le no man's land 
tabli entre les villes ctires de Ras Lanouf, aux mains des insurgs, et de Bin Djaouad, reprise 
par les gouvernementaux,  550 km  l'est de la capitale.
Une frappe arienne a atteint une maison d'habitation. Une grande partie de la ville semble avoir 
t vacue et on ne fait pas tat de victimes.
Les insurgs partis de la rgion de Benghazi, capitale de la Cyrnaque, ont progress vers l'est la 
semaine dernire, avec pour objectif de prendre Syrte, la ville natale de Kadhafi, et de poursuivre 
leur offensive jusqu' Tripoli.
Mais la contre-attaque des troupes loyalistes, appuyes par l'aviation, l'artillerie et les chars, a 
bloqu leur avance et les a mme contraints  vacuer la ville de Bin Djaouad pour regagner Ras 
Lanouf, 60 km plus  l'est.
A l'autre bout du pays, les chars et l'artillerie des pro-Kadhafi ont de nouveau tir sur Zaouah. 
Un habitant a dclar au cours d'une brve liaison tlphonique que les gouvernementaux 
cherchaient  "dtruire la ville".
Un porte-parole du gouvernement de Tripoli, Moussa Ibrahim, a affirm que les forces loyalistes 
avaient repris le contrle de la ville et que seule une poigne de rebelles rsistait. "Il reste des 
poches de rsistance, peut-tre 30 ou 40 personnes, qui se cachent dans certains rues et dans le 
cimetire. Mais ce sont des combats dsesprs", a-t-il dit  Reuters  Tripoli.
Dans la ville rebelle de Misrata, entre Tripoli et le front oriental, la situation humanitaire est 
difficile et les hpitaux manquent de lits. Les blesss sont couchs  mme le sol.
A Tripoli, les partisans de Kadhafi semblent encore renforcer leur mainmise sur la capitale et les 
dplacements des journalistes trangers ont t limits.
Des informations ont couru lundi soir sur des offres d'ouverture du dirigeant libyen aux rebelles. 
Kadhafi aurait ainsi propos de quitter le pays en change de garanties, notamment financires.
Le CNL a confirm avoir t contact mais a assur qu'il ne ngociait pas avec un homme "qui a 
rpandu le sang libyen et continue de le faire". Un responsable du ministre des Affaires 
trangres  Tripoli a quant  lui dmenti toute tractation.
Face aux accusations de crimes, le gouvernement libyen a propos  l'Union europenne d'ouvrir 
une enqute indpendante.
L'un des fils Kadhafi, Saadi, a affirm  la chane de tlvision Al Arabia que son pre n'avait pas 
encore jet toutes ses forces dans la bataille.
Le terminal ptrolier de Ras Lanouf est ferm en raison des combats, ainsi que le port de Marsa el 
Brega. Le prix du baril de Brent a dpass les 118 dollars lundi avant de revenir  115 dollars.
Valerie Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'Onu  Genve, 
estime que plus d'un million de personnes ont besoin d'une assistance humanitaire d'urgence, soit 
qu'elles ont fui la Libye - elles seraient 215.000 dans ce cas depuis deux semaines - soit qu'elles 
vivent dans des conditions prcaires en raison des affrontements.
Une runion de la Ligue arabe sur la Libye, prvue vendredi prochain au Caire, a t reporte de 
vingt-quatre heures.
Par Reuters 


**** *s_lexpress
Libye: les pro-Kadhafi se renforcent  Ras Lanouf
Mme si les opposants tiennent la majorit des grandes villes de l'est du pays,  Ras Lanouf, 
les forces pro-Kadhafi rsistent. Dans l'ouest, le calme reste prcaire.
  
Pas de ngociations en vue entre les pro et les anti-Kadhafi
Qui contrle quoi en Libye?
Le thtre de la contestation contre le rgime de Kadhafi s'tend surtout sur la cte libyenne. Le 
point, avec notre carte interactive.  
L'opposition libyenne a rejet ce mardi toute ventualit de ngociations avec le rgime de 
Mouammar Kadhafi, exigeant que le numro un libyen quitte le pays dans les 72 heures, tout en 
promettant dans ce cas de ne pas engager de poursuites pnales contre lui. A Tripoli, un 
responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de ngociations de la part 
du rgime.  
Dans le mme temps, deux reprsentants du Conseil national de transition constitu par 
l'opposition en Libye ont t invits ce mardi au Parlement europen  Strasbourg pour informer 
l'UE des dveloppements. Le gouvernement franais a facilit la venue en France de ces deux 
responsables, Mahmoud Jebril et Ali Al-Esawi, et un entretien est prvue ce mercredi avec le 
chef de la diplomatie franaise, Alain Jupp.  
Quatre raids ariens  Ras Lanouf (est)...
Un avion a bombard ce mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, ne faisant aucune victime 
selon des tmoins. C'est la premire fois qu'un raid arien touche des habitations  Ras Lanouf, 
site stratgique  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi, et contrl 
depuis vendredi dernier par les insurgs.  
Plus tt, dans la matine, un avion de chasse a tir un missile  environ 100 mtres de quelques 
maisons  la lisire est du port ptrolier. Cette attaque a fait un bless. Le bilan temporaire, 
annonc par les mdecins de la ville, est de 14 morts et plus de 50 blesss. Au total, Reuters 
voque quatre raids ariens pour la journe de mardi.  
...o les forces pro-Kadhafi se renforcent
L'Europe prend de nouvelles sanctions
Les 27 pays europens se sont mis d'accord ce mardi pour dcrter de nouvelles sanctions  
l'encontre de la Libye, visant notamment un fonds souverain, la Libyan Investment Authority, et 
la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel Mouammar Khadafi et de 25 proches fin 
fvrier, selon des diplomates. La dlgation maltaise, soutenue par d'autres dlgations, avait 
formul des rserves lundi  propos du gel de ces avoirs, redoutant qu'il n'affecte indirectement 
les activits des entreprises europennes dont une partie du capital tait dtenue par la LIA.  
Les forces loyales au colonel Kadhafi "sont en train d'tablir des fortifications juste derrire la 
ligne de front", a expliqu Saad Hamid, un rebelle se prsentant comme porte-parole de 
l'opposition. "De notre ct, des renforts sont en route, et ils sont aussi en pleins prparatifs", a-t-
il assur.  
De nombreux habitants ont dj fui la ville ce lundi, de peur de voir s'approcher les combats qui 
ont fait rage  Ben Jawad,  une quarantaine de kilomtres  l'ouest, d'o les insurgs ont t 
chasss ce dimanche par les forces pro- Kadhafi.   
Calme prcaire  Zenten (ouest)
Selon Florent Marcie, ralisateur de films documentaires, et interrog par l'AFP, l'opposition 
contrle toujours une bande allant de Nalout  Zenten, alors que les mdias internationaux 
concentrent leur attention sur Tripoli et sur la progression et le reflux des rebelles dans l'Est.  
"La ville [situe  120 km au sud-ouest de Tripoli] est contrle par l'opposition, mais il y a des 
camions lance-roquettes [appartenant aux forces pro-Kadhafi] posts autour de la ville", dclare 
le ralisateur. Ce dimanche soir, des combats ont en effet oppos insurgs et soldats au nord de la 
ville.  
"Les habitants s'attendaient  une [nouvelle] attaque des forces pro-Kadhafi cette nuit, mais elle 
n'est pas venue. Il y a des pnuries de tout. La semaine dernire, l'eau et l'lectricit avaient t 
coups, mais les opposants ont russi  tout remettre en marche," note ce Franais, prsent depuis 
plusieurs jours dans la ville.  
A Benghazi: lent retour  la normale
A Benghazi, foyer de l'opposition libyenne, une nouvelle vie s'organise. Al Arabiya raconte 
mme qu'un mariage a t clbr sur la place Tahrir... Mais le retour  la normale risque d'tre 
long et trois semaines aprs le dbut de la rvolte, les coles restent fermes et le seul complexe 
sportif a t transform en QG de scurit.   
L'envoy spcial de l'AFP rapporte que les enfants passent leurs journes vautrs devant la 
tlvision, car les parents jugeant la rue encore dangereuse. Les employs des socits 
internationales n'ont par ailleurs pas peru leurs salaires et ceux travaillant pour des socits 
libyennes n'ont touch que la moiti de leur paye. "L'avenir nous fait peur. Il y a les mercenaires, 
les raids ariens, les enfants sans pre ni mre", explique Najad Juma, une technicienne de 
laboratoire.  
Quant  un possible enlvement, intervenu ce mardi, d'un mdecin jordanien, travaillant pour 
l'ONG Mdecins sans frontires, l'organisation dment. "Ce mdecin ne fait pas partie de l'quipe 
MSF", assure Anne Chatelain, coordinatrice d'urgence pour la Libye.

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Pas d'unanimit pour une zone d'exclusion arienne en Libye
France et Grande-Bretagne militent pour une zone d'exclusion arienne en Libye, mais leurs 
allis occidentaux, Etats-Unis en tte, restent partags sur la sagesse et les modalits d'une 
telle initiative.
Lundi encore, le secrtaire amricain  la Dfense, Robert Gates, a prvenu qu'une telle initiative 
impliquerait un "acte de guerre" pralable impliquant de dtruire les systmes de dfense 
antiariens de l'ancienne colonie italienne.
Barak Seener, analyste au Royal United Services Institute, souligne que la Grande-Bretagne 
semble favoriser une action arienne limite qui ne prvoirait pas une telle action prventive.
Douglas Barrie, spcialiste aronautique  l'International Institute for Strategic Studies de 
Londres, estime, lui aussi, que dtruire les capacits de dfense antiariennes de Tripoli n'est pas 
un passage oblig.
"C'est souhaitable pour minimiser les risques pour vos propres forces ariennes, mais ce n'est 
pas indispensable. Tout dpend des risques que vous tes prts  accepter."
Pour lui, patrouiller dans le ciel des zones sous contrle rebelle en Libye n'impliquerait pas un 
nombre important d'avions, initiative  la porte des aviations britannique et amricaine dans la 
zone.
La flotte amricaine base  Naples inclut deux porte-avions et 175 appareils. L'aviation 
britannique dispose pour sa part de bases  Chypre et Gibraltar et pourrait utiliser ses anciennes 
installations  Malte.
Selon Barak Seener, Londres peut compter en Mditerrane sur des drones, des hlicoptres de 
combat Apache, des chasseurs Tornado et Eurofighter ainsi que sur des contre-torpilleurs et des 
frgates.
La France, l'Italie et l'Espagne disposent aussi dans cette zone de porte-avions, mais, selon lui, il 
est "hautement improbable" qu'ils soient sollicits.
L'instauration dans le ciel libyen d'une zone d'exclusion,  l'ordre du jour jeudi et vendredi de la 
runion  Bruxelles des ministres de la Dfense de l'Otan, se heurte plus  des problmes 
gostratgiques que techniques.
La Turquie s'y dclare hostile et l'Allemagne rticente. En outre, a rappel lundi le secrtaire 
gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, une telle initiative ncessiterait un feu vert du 
Conseil de scurit de l'Onu.
Or, deux des membres permanents du Conseil disposant d'un droit de veto, la Chine et la Russie, 
sont opposs au scnario qui a les faveurs de Londres et Washington.
Lundi, le reprsentant amricain auprs de l'Otan, Ivo Daalder, a reconnu que l'Otan avait 
intensifi sa surveillance de l'espace arien libyen. Selon Barak Seener, Britanniques et 
Amricains pourraient s'impliquer progressivement dans une neutralisation des dfenses 
antiariennes libyennes.
Dans le pass, d'ailleurs, les pays occidentaux se sont passs du feu vert de l'Onu pour faire 
observer une zone d'exclusion arienne, que ce soit en Irak dans les annes 1990 ou en Bosnie 
entre 1993 et 1995 ou encore au Kosovo en 1999.
En dpit de la prudence du dpartement d'Etat amricain, les influents snateurs rpublicain et 
dmocrate John McCain et John Kerry luttent pour l'instauration d'une zone d'exclusion arienne 
en Libye.
Mme si le secrtaire gnral de la Maison blanche, William Daley, souligne que rien n'est exclu, 
il brocarde ceux qui "parlent de zones d'exclusion comme s'il s'agissait de simples jeux vido".
Pour lui, ces gens "n'ont aucune ide de ce dont ils parlent". "Bob Gates comprend, lui, la 
difficult de partir en guerre", assure-t-il en se rfrant implicitement aux engagements 
militaires, toujours en cours, des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan.
Il rappelle que le secrtaire  la Dfense a soulign que faire respecter une zone d'exclusion 
arienne en Libye ncessite un "acte de guerre" pralable.
Par Reuters 


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Derrire les lignes rebelles en Libye, discussions sans fin sur la stratgie
RAS LANOUF (Libye) - Tout au long des positions rebelles dans l'est de la Libye, entre deux 
raids ariens ou pilonnages d'artillerie, les combattants se chamaillent sur la conduite des 
oprations. La planification demeure balbutiante au sein d'un soulvement qui se militarise de 
jour en jour.
"Puisque c'est comme a, je m'en vais, a suffit!", s'emporte le servant d'une batterie antiarienne 
 la sortie de Ras Lanouf, dernire localit tenue par l'insurrection avant les lignes ennemies, au 
terme d'une pre dispute avec ses compagnons d'armes.
"Il faut le comprendre, a fait cinq jours qu'il reste l sans dormir", observe l'un d'entre eux, 
Mohammed Ali, 30 ans, tandis que l'artilleur improvis, vtu de noir, met sa menace  excution.
"Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. Ce n'est pas terrible comme organisation", 
reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi, citadelle du soulvement dans l'est du pays, 
originaire de Misrata, ville insurge assige par le rgime.
Le gurillero indique prendre ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km 
 l'est, vtrans de campagnes africaines de l'arme libyenne, au Tchad et en Ouganda.
"Nous essayons de nous coordonner avec eux quand on arrive  se joindre par tlphone", 
ajoute-t-il.
A proximit, un combattant barbu en bandeau noir, jeans et sandales install devant une batterie 
antiarienne ceinture de caisses de munitions argumente avec un petit groupe.
"Ce n'est pas bien de laisser les jeunes aller au casse-pipe contre l'artillerie et les chars. Tout ce 
qu'on aura gagn, c'est qu'ils se fassent tailler en pices", prvient-il.
Depuis le basculement de la contestation vers une rvolte arme, des milliers de Libyens - de 
6.000  8.000 selon les estimations - sont spontanment monts au front avec leur quipement 
militaire et leur vhicule personnel, puisant galement dans les abondants stocks d'armes et de 
munitions de la rgion.
"Nos jeunes n'ont pas beaucoup d'exprience mais ils ont du courage  revendre", affirme Issa 
al-Choukri, 36 ans, un enseignant en informatique de Benghazi, prsent ds l'aube aux cts des 
troupes  Ras Lanouf.
"Ce sont les jeunes qui commandent", assure-t-il, employant la formule consacre pour les 
manifestants de la premire heure, par opposition aux officiers ou ex-dignitaires du rgime passs 
dans l'autre camp.
"Le militaire se bat pour sa solde mais le rvolutionnaire cherche la victoire ou le martyre, 
qu'est-ce qui vaut le mieux '", demande-t-il, laissant entendre que la rponse est vidente.
De fait, l'expertise militaire des units entires qui ont fait dfection tarde  se traduire sur le 
terrain.
Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de l'autorit dsincarne des haut-
parleurs installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
"Nous sommes tous des spcialistes, chacun en charge de son domaine de comptence militaire", 
explique Mohammed el-Abidi, un ancien commandant de la dfense antiarienne de Benghazi 
aux cheveux blancs, avec  la main une liste 15 ex-colonels rallis  la rvolution, dans un article 
extrait de la presse insurge.
"Il n'y a que des colonels, les gnraux sont les amis de Mouammar" Kadhafi, le dirigeant libyen, 
s'amuse l'officier suprieur, venu de Benghazi avec un camion sur lequel est dispose une range 
de missiles sol-air.
"Ici c'est une milice, il n'y a pas moyen de les organiser", constate-t-il sur un ton dsabus  la 
vue des forces regroupes  l'entre de Ras Lanouf, un tube antiarien sur l'paule, avant de 
remonter dans son vhicule en direction de l'est.
Par AFP 



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Les insurgs libyens donnent 72 heures  Kadhafi pour partir
Les insurgs libyens ne poursuivront pas Mouammar Kadhafi pour les crimes qu'il a commis  
condition de quitter le pouvoir dans les prochaines 72 heures, a annonc mardi le prsident du 
Conseil national libyen (CNL, rebelle).
"S'il quitte (...) la Libye dans les 72 heures et met un terme aux bombardements, nous nous 
abstiendrons de le poursuivre pour crimes", a dclar  la tlvision qatarie Al Djazira Moustafa 
Abdeldjel, ancien ministre de la Justice pass dans le camp des insurgs.
L'ancien ministre, qui s'exprimait  la mi-journe, a soulign que cet ultimatum ne serait pas 
prolong au-del des 72 heures.
Le CNL a vu le jour  Benghazi, deuxime ville du pays et capitale d'une Cyrnaque 
traditionnellement rtive au pouvoir central.
Edmund Blair; Jean-Loup Fivet pour le service franais
Par Reuters 


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Libye: Kadhafi dpche un missaire au Caire, recul des insurgs dans l'Est
RAS LANOUF (Libye) - Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a dpch mercredi un 
missaire au Caire, au moment o ses forces multipliaient les attaques dans l'est du pays, 
notamment prs d'une raffinerie, contraignant les insurgs  reculer de quelques kilomtres.
Abdelrahmane al-Zawi, membre du cercle rapproch du numro un libyen et responsable des 
questions de logistique et d'approvisionnement, est arriv au Caire  bord d'un avion libyen, selon 
un responsable aroportuaire. On ignorait dans l'immdiat l'objet de sa visite et quels 
responsables il allait rencontrer.
Sur le terrain, o l'insurrection a fait des centaines de morts et pouss  la fuite prs de 200.000 
personnes depuis le 15 fvrier, les forces de M. Kadhafi semblaient gagner du terrain sur le front 
Est face aux insurgs. Ceux-ci contrlent la rgion orientale ptrolire ainsi que certaines 
localits de l'Ouest, alors que Tripoli et sa rgion proche sont aux mains des pro-Kadhafi.
Aprs avoir essuy des tirs d'artillerie et des frappes ariennes des forces loyalistes, de trs 
nombreux combattants rebelles, amasss dans des dizaines de vhicules, se repliaient vers Ras 
Lanouf (est), une ville stratgique ptrolire tenue par les insurgs, selon un journaliste de l'AFP.
Un avion de chasse a men une attaque  un kilomtre environ de la raffinerie situe aux abords 
de Ras Lanouf, tirant entre la raffinerie et la cte mditerranenne.
Un peu plus tt, d'importantes explosions avaient t suivies par d'immenses flammes et des 
boules de feu dans le ciel au-dessus de la raffinerie As-Sidra. Les rebelles semblaient pourtant 
auparavant avoir gagn du terrain, tirant quelque 50 roquettes, alors que certains avanaient plus 
vers l'ouest. Mais les troupes gouvernementales ont ensuite tir une dizaine d'obus et les rebelles 
ont d battre retraite vers l'est, signe que la ligne de front se rapproche de plus en plus de Ras 
Lanouf.
Les rebelles avaient pris la ville ptrolire vendredi puis avaient atteint Ben Jawad, une 
quarantaine de kilomtres plus  l'ouest, mais en avaient t dlogs des forces pro-
gouvernementales dimanche.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten toujours encercle, selon un tmoin mardi, 
alors qu'un ancien responsable libyen ayant fait dfection a fait tat d'un assaut sur Zawiyah, le 
bastion des insurgs le plus proche de la capitale, voquant une "situation critique".
Cette dernire ville est assige depuis plusieurs jours, un tmoin parlant de "massacre" commis 
par les forces pro-Kadhafi.
Le leader libyen, qui a jur de rprimer dans le sang la rbellion, a donn une srie d'interviews  
des mdias trangers et parl  la tlvision libyenne, pour accuser ple-mle l'Occident et Al-
Qada d'tre responsables de la rbellion.
"Si Al-Qada russit  s'emparer de la Libye, alors la rgion toute entire, jusqu'en Isral, sera la 
proie du chaos", a-t-il dit  la chane publique turque TRT.
Sur la zone d'exclusion, il a estim qu'en cas de mise en place, "les Libyens verront ce que ces 
pays veulent vraiment faire -prendre leur ptrole- et ils prendront alors les armes".
"Les pays colonialistes trament un complot pour humilier le peuple libyen, le rduire  
l'esclavage et contrler le ptrole", a-t-il dit  la tlvision libyenne, accusant les rebelles d'tre 
des "tratres" soutenus par Al-Qada et appelant "les habitants de Benghazi",  "librer" la ville.
Aprs plus de 40 ans de rgne sans partage, le dirigeant libyen a aussi de nouveau affirm qu'il ne 
quitterait pas le pouvoir, malgr les sanctions internationales et l'ouverture d'une enqute de la 
Cour pnale internationale pour crimes contre l'humanit.
Aprs avoir appel en vain  son dpart, les Etats-Unis et l'Europe se sont tourns vers 
l'opposition, rencontrant respectivement au Caire et  Strasbourg des reprsentants du Conseil 
national de transition, mis en place  Benghazi, picentre de l'insurrection  1.000 de km  l'est de 
Tripoli.
Mais  la veille des concertations des Occidentaux  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union 
europenne, la chef de la diplomatie de l'UE Catherine Ashton a refus de soutenir la 
reconnaissance du Conseil national, estimant que cette dcision revenait "au Conseil des chefs 
d'Etat et de gouvernement".
Paris, Washington et Londres continuent de leur ct d'tudier les moyens d'arrter la rpression, 
dont l'instauration d'une zone d'exclusion arienne en Libye. Le vice-prsident amricain Joe 
Biden se trouvait en Russie, rticente  une telle zone.
Berlin s'est de son ct montr prudent concernant cette zone d'exclusion arienne, soulignant 
qu'il ne s'agissait que "d'une option".
Par AFP 

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Frappes sur Ras Lanouf en Libye, un quartier rsidentiel touch

Au moins quatre frappes ariennes effectues mardi par les forces de Mouammar Kadhafi ont 
vis Ras Lanouf, ville tenue par les rebelles, et l'une d'entre elles a touch un quartier 
rsidentiel, a rapport un journaliste de Reuters.
"Une frappe arienne a touch une maison dans un quartier rsidentiel de Ras Lanouf. Il y a un 
grand trou au rez-de-chausse de cette maison de deux tages", a-t-il dclar, ajoutant qu'il 
s'agissait au moins de la quatrime frappe sur Ras Lanouf depuis le dbut de la journe.
Beaucoup de maisons, dont celle touche, semblaient avoir t vacues, a-t-il ajout, et on n'a 
pas fait tat de victime.
"Des volutes de fume et de poussire s'levaient de la zone. Des hommes s'y sont prcipits en 
criant 'Allahu Akhbar' (Dieu est grand)", a dit le journaliste.
Alexander Dziadosz, Clment Guillou pour le service franais
Par Reuters 



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EN DIRECT: le conflit entre pro et anti-Kadhafi se concentre  Ras Lanouf
- LE POINT A 19H30 - Le 23me jour de la rvolte en Libye a t marqu par un nouveau 
pilonnage sur Ras Lanouf, ville stratgique  l'est du pays, par les forces gouvernementales du 
colonel Kadhafi. Aucun bilan n'a t fourni d'un ct ou de l'autre.
Pendant ce temps les discussions se sont poursuivies sur la possible imposition d'une zone 
d'exclusion interdisant l'espace arien aux appareils de combat du "Guide" libyen. La France est 
"disponible" pour une telle mission, qui ne pourrait s'effectuer dans le cadre de l'Otan, a annonc 
le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp. La Ligue arabe se runira samedi pour 
discuter notamment de ce sujet.
Pour la commissaire europenne charge de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, le pire est 
que "la Libye est en train de basculer vers la guerre civile". FIN DE NOTRE DIRECT.
18H57 - Prisonniers, mais en forme - Les trois soldats nerlandais dtenus en Libye depuis le 27 
fvrier par les troupes du colonel Kadhafi lors d'une opration d'vacuation de civils "sont en 
forme", selon le ministre nerlandais de la Dfense. Ils ont reu la visite de leur ambassadeur  
Tripoli "trs rcemment".
18H41 - Sanctions contre ptrole - Les sanctions amricaines contre la Libye sont en voie de 
paralyser les exportations de brut libyen, selon une source de march. Des oprateurs "ont arrt 
leurs activits lies  la Libye, essentiellement parce qu'elles ne peuvent pas accepter les 
paiements", a dit cette source en expliquant que le Trsor amricain les a mis en garde contre des 
paiements au bnfice du rgime de Kadhafi. "Cela peut finir par interrompre toutes les 
exportations, on est bien parti pour", selon cette source.
18H14 - Interview - Le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, est attendu  l'htel Ixos, pour une 
interview  TF1 et  la tlvision turque.
18H02 - Obus contre kalachnikov - Les rebelles protgeant Ras Lanouf sont tenus  distance des 
forces pro-Kadhafi par des tirs d'artillerie ou de mortier, constate Danny Kemp, journaliste AFP. 
Au rythme de six en cinq minutes. Partis au front  pied, les rebelles en sont vite revenus, quatre 
ambulances ramassant les blesss. 
16H40 - Paris disponible - La France est "disponible pour intervenir avec d'autres afin de 
protger les populations, en empchant Kadhafi d'utiliser ses moyens ariens", annonce le 
ministre des Affaires trangres Alain Jupp. L'Otan n'est pas selon lui la structure adquate pour 
une telle opration. En revanche il "est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue 
arabe et l'Union africaine".
15H53 - Zone interdite - L'instauration d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye "est 
parfaitement ralisable, mme si ce n'est pas sans risque", dit  l'AFP Douglas Barrie, expert de 
l'un des principaux instituts de recherche sur la dfense, l'IISS. Mais elle exigerait d'importantes 
ressources et l'appui des pays de la rgion.
15H42 - Pilonnage - Les forces pro-Kadhafi ont dmarr un pilonnage intensif  l'ouest de la ville 
de Ras Lanouf, la base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, le long de la cte.
15H38 - Illumine - Une Britannique, cheveux courts grisonnants, arrive au poste frontire 
tuniso-lybien de Dehiba, au beau milieu du dsert, au volant d'un 4x4 trainant une vieille 
caravane. Elle veut passer en Libye afin de "prier pour la paix", en vain, faute de visa. En 
attendant un miracle, elle s'installe au bord de la route, bien dcide  prier Dieu le plus prs 
possible du pays de Kadhafi. "Appelez moi la petite gitane de Dieu", sourit-elle quand on lui 
demande son nom. 
15H36 - Report - La runion de la Ligue arabe prvue vendredi se tiendra finalement samedi. Elle 
servira notamment  "discuter des mesures  prendre pour protger le peuple libyen, en 
particulier l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne au dessus de la Libye", selon un 
responsable de la Ligue arabe.
15H07 - Dsorganiss - Les rebelles dans l'est de la Libye souffrent d'une dsorganisation 
chronique, constate un journaliste de l'AFP. "Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. 
Ce n'est pas terrible comme organisation", reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi. Il 
prend ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km  l'est, "quand on 
arrive  se joindre par tlphone". Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de 
haut-parleurs installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
14H23 - Mdecin, mais pas de MSF - L'ONG Mdecins sans frontires dment que le mdecin 
arrt  Benghazi appartienne  son quipe.
14H19 - Nouvelles sanctions - Les 27 pays de l'Union europenne vont imposer de nouvelles 
sanctions contre la Libye, visant notamment un fonds souverain et la banque centrale. L'UE a 
dj gel les avoirs du colonel Khadafi et de 25 de ses proches.
14H10 - Nerlandais prisonniers - Des diplomates et militaires nerlandais sont  Malte pour 
ngocier la libration de trois soldats nerlandais, dtenus en Libye depuis le 27 fvrier, selon 
l'agence de presse nerlandaise ANP. La Haye refuse de confirmer . Les trois militaires, dont une 
femme, ont t capturs par des soldats du colonel Kadhafi qui avaient empch leur hlicoptre 
de dcoller lors d'une opration d'vacuation de deux civils  Syrte
13H45 - "Prts pour le pire" - La commissaire europenne charge de l'aide humanitaire, 
Kristalina Georgieva, ne cache pas son pessimisme. "La Libye est en train de basculer vers la 
guerre civile", dit-elle  l'AFP. "Nous sommes prts pour le pire". L'UE a dj mobilis 53 
millions d'euros, dont 30 sur le budget communautaire.
13H42 - A Zenten - Un Franais, Florent Marcie, ralisateur de films documentaires, voque une 
situation "tonnante" dans cette ville  145 km au sud-ouest de Tripoli. "La ville est contrle par 
l'opposition, mais il y a des camions lance-roquettes multiples Grad (des forces pro-Kadhafi) 
autour". Une attaque attendue dans la nuit n'a pas eu lieu."Il y avait une ambiance tonnante, la 
peur d'une attaque, mais aussi l'euphorie. Ce matin, les rues sont calmes".
13H29 - UN MEMBRE DE MSF EMMENE D'UN HOTEL SOUS LA MENACE D'UNE 
ARME, SELON DES TEMOINS - La scne s'est droule  Benghazi, base arrire de 
l'opposition. L'homme est un Jordanien.
13H23 - Parlement europen - Deux reprsentants du Conseil national de transition ont t invits 
aujourd'hui au Parlement europen  Strasbourg pour informer l'UE. Ces deux reprsentants de 
l'opposition sont Mahmoud Jebril, 58 ans, ancien ministre du Plan, et Ali Al-Esawi, 45 ans, 
ancien ambassadeur en Inde. Le gouvernement franais a facilit leur venue.
13H16 - Runion - La Ligue arabe va tenir une runion de crise sur la Libye vendredi.
13H06 - Kadhafi priv de diplme - L'Universit de Khartoum annonce retirer au colonel 
Kadhafi son titre de docteur honoris causa. Les responsables soudanais le font pour condamner la 
rpression. Kadhafi avait reu ce titre honorifique en 1996.
12H55 - Comptes gels - Deux comptes libyens suspects ont t gels dans des banques  
Luxembourg pour un montant de moins dun milliard deuros. Largent provenait de la vente de 
ptrole et les autorits disent avoir agi  titre prventif "pour viter, en ces temps de chaos, que le 
clan Kadhafi se serve de ces fonds".
12H45 - Recul du ptrole - Les prix reculent en Europe: les oprateurs ont ragi  des rumeurs 
sur la possibilit d'un dpart ngoci du colonel Kadhafi et sur le fait que des membres de l'Opep 
ont indiqu entamer des discussions informelles sur l'tat du march. Vers 11H30 GMT (12H30  
Paris), le baril de Brent de la mer du Nord s'changeait  114,90 dollars  Londres, en baisse de 
14 cents.
12H24 - Raid - Un avion bombarde un immeuble d'habitation de deux tages prs du port 
ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen. La faade du rez-
de-chausse est souffle, constate un journaliste de l'AFP.
12H15 - Coincs - Les journalistes prsents  Tripoli, sont "bloqus dans les htels". "Nous ne 
pouvons aller nulle part sans prendre le risque d'tre arrts", dplore le journaliste de l'AFP 
Antoine Lambroschini, interpell samedi et  nouveau dimanche. 
11H55 - "Foutaise" - Le rgime dment une offre de ngociations de Kadhafi envers l'opposition. 
"C'est n'importe quoi, et c'est tellement agaant de commenter une telle foutaise", a dclar  
l'AFP un responsable gouvernemental  Tripoli.
11H40 - Mdiateurs - Kadhafi "n'a envoy personne. Des gens se sont proposs comme 
intermdiaires pour arrter le bain de sang", dclare par tlphone Moustapha Abdeljalil, qui 
prside le Conseil national charg de prparer la transition. Il prcise que ce sont des avocats de 
Tripoli.
EN DIRECT - L'opposition libyenne refuse toute ngociation ventuelle avec Mouammar 
Kadhafi et exige son dpart du pays, tandis que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne 
au-dessus de la Libye recueille de plus en plus de soutiens y compris dans le monde arabe.
Par AFP 


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Une zone d'exclusion arienne en Libye est-elle possible?
Paris et Londres comptent prsenter  l'ONU un projet de rsolution crant une zone 
d'exclusion arienne au-dessus de la Libye. Mais le manque de bases ariennes proches du 
territoire libyen pourrait freiner la mise en place de l'opration.
  
La France et la Grande-Bretagne travaillent actuellement sur un projet de rsolution du Conseil 
de scurit de l'ONU, imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils 
veulent prsenter ds cette semaine.  
Runion des Occidentaux les 10 et 11 mars
Les Occidentaux vont se concerter les 10 et 11 mars  Bruxelles, au sein de l'Otan et de l'Union 
europenne, sur la crise en Libye, cherchant  faciliter l'viction de Mouammar Kadhafi sans 
enfreindre la lgalit internationale ni dstabiliser la rgion. Le secrtaire gnral de l'Otan, 
Anders Fogh Rasmussen, a confirm ce lundi que l'alliance militaire examinait tous les scnarios 
pour tre prte  agir, mais il a tenu  prciser qu'elle n'interviendrait pas en Libye sans mandat 
de l'ONU. Les ministres de la Dfense des Etats-Unis et de leurs 27 allis europens et canadien 
en discuteront jeudi aprs-midi et vendredi matin, "en tant bien conscients de l'impact ngatif 
qu'aurait une opration unilatrale", a indiqu  l'AFP un diplomate alli.  
D'autres acteurs de la crise libyenne se sont dclars favorables  une telle zone: l'Organisation de 
la confrence islamique (OCI), le Conseil de coopration du Golfe (CCG), et la Ligue arabe. 
"Nous considrons une zone d'exclusion arienne comme une possibilit", a galement indiqu 
Ivo Daalder, l'ambassadeur des Etats-Unis  l'OTAN.  
Pourtant, l'administration Obama, chaude par l'Afghanistan et l'Irak, rencle encore  s'engager 
vers cette voie. Le chef du Pentagone a galement mis en garde la semaine dernire contre cette 
proposition.  
Enfin, avant mme de prsenter une tel projet de rsolution, les diplomates franais et 
britanniques devront convaincre les pays membres du Conseil de scurit de l'ONU, comme la 
Chine ou la Russie, qui restent rticents face  ce plan d'attaque.  
Qu'est-ce qu'une zone d'exclusion arienne?
"L'tablissement de zones d'exclusion arienne est autoris par le chapitre 42 de la Charte des 
Nations Unies, qui stipule que si les mthodes pacifiques chouent  maintenir ou rtablir la paix 
internationale, 'des dmonstrations, des mesures de blocus et d'autres oprations excutes par 
des forces ariennes, navales ou terrestres de Membres des Nations Unies' pourront tre 
entreprises", indique le journaliste du magazine Foreign Policy, Joshua Keating, sur Slate.fr.  
Concrtement, ce dispositif ("No-fly zone", en anglais) revient  interdire le survol arien d'une 
zone dtermine. Ainsi, les avions du colonel Kadhafi, voulant quitter le territoire libyen, 
devraient demander l'autorisation aux pays ayant reu le mandat de faire appliquer cette "no-fly 
zone", avant de dcoller. Sans autorisation, ils sont considrs comme des avions ennemis et 
peuvent tre abattus.   
La dfense anti-arienne libyenne n'aurait galement pas le droit d'tre active dans cette zone. 
Ainsi, ce dispositif conduirait  une impossibilit pour les avions de Kadhafi de rprimer les 
civils.  
Une proposition difficile  mettre en oeuvre
Une zone d'exclusion arienne, considre comme un acte de guerre, requiert un blanc-seing de 
l'ONU comme base lgale. Sur le plan militaire, elle serait "extraordinairement" complique  
mettre en oeuvre, a prvenu le plus haut grad amricain, l'amiral Mike Mullen.  
Dans un pays grand comme quatre fois l'Irak - mme si la population se trouve essentiellement le 
long des ctes -, l'opration ncessiterait des chasseurs-bombardiers, des avions de surveillance 
arienne de type Awacs, des avions-ravitailleurs et des avions de guerre lectronique pour 
brouiller les radars et communications ennemies. Sans compter les hlicoptres et quipes de 
sauvetage pour rcuprer d'ventuels pilotes abattus.  
Le plus gros problme risquerait de trouver des bases ariennes  terre assez proches pour oprer  
Au final, cela impliquerait chaque jour entre 50 et 70 appareils, estime Barry Watts, expert au 
Centre d'valuation stratgique et budgtaire (CSBA), un centre de rflexion de Washington. Et 
ces appareils devraient dcoller de porte-avions et de bases ariennes  terre.  
Or aucun porte-avions ne se trouve actuellement dans cette zone, mme si l'USS Enterprise croise 
en mer Rouge et le Charles-de-Gaulle franais vient de rentrer  Toulon. Ainsi, "le plus gros 
problme risquerait de trouver des bases ariennes  terre assez proches pour oprer", explique 
Barry Watts. L'Italie est le pays de l'Otan le plus proche, mais utiliser les bases italiennes suppose 
l'accord de Rome.  
A ce jour, selon le colonel David Lapan, porte-parole du Pentagone, les planificateurs du 
ministre amricain de la Dfense valuent le nombre d'appareils requis, les moyens en mer et  
terre pour pouvoir mettre en place la zone d'exclusion si elle recevait le feu vert onusien.  
Les hlicoptres d'attaque: le point fort de Kadhafi
Selon Anthony Cordesman, expert au Centre pour les tudes internationales et stratgiques 
(CSIS), la supriorit arienne allie doit tre suffisante pour dissuader l'aviation libyenne 
d'intervenir. Ainsi, une fois l'opration autorise, elle devrait dbuter par "une attaque sur la 
Libye pour dtruire les dfenses anti-ariennes", a prvenu le secrtaire amricain  la Dfense 
Robert Gates.  
La Libye disposerait d'une centaine de missiles anti-ariens SA-2, dont la conception remonte 
aux annes 1950, et d'environ 70 SA-6, plus rcents, selon le site spcialis Globalsecurity.org. 
De plus, l'aviation du colonel Mouammar Khadafi disposerait de plus 300 avions de combat, 
essentiellement de vieux MiG-23 et MiG-25, dont plus de la moiti ne seraient pas oprationnels.  
Rappel
Des oprations d'exclusion arienne ont dj t mises en place dans le pass: en Irak et en 
Bosnie. Dans ce cas prcis, en 1993, "la Force de protection des Nations Unies (Forpronu) [...] 
tait charge de surveiller l'espace arien et de lever l'interdiction en cas de besoin, par exemple 
pour les avions d'aide humanitaire", note le journaliste Joshua Keating. L'opration s'appelait 
"Deny Flight". Mais, comme le journaliste l'indique, ces interdictions ariennes n'ont pas 
empch les massacres, comme celui de Srebrenica, deux ans plus tard.   
L'ambassadeur amricain  l'Otan, Ivo Daalder, l'a reconnu ce lundi: l'activit arienne libyenne 
jusqu'ici "n'a pas t un facteur dcisif" face aux rebelles. "Les MiG-25 et MiG-23 n'ont jamais 
eu beaucoup de chance quand ils ont titill l'US Navy", la Marine amricaine dans les annes 
1980, relativise aussi Barry Watts.  
"Je connais nos forces armes. En termes de comportement pass et de doctrine, elles voudront 
aller amocher tous les terrains d'aviation libyens", pour minimiser les risques, estime l'expert du 
CSBA. Toutefois, pour David Lapan, porte-parole du Pentagone, "faire des cratres sur les pistes 
pourrait avoir un impact mais ne rsoudrait pas les problmes".  
Cela n'empcherait pas les hlicoptres d'attaque, plus difficiles  traquer, de s'en prendre aux 
populations, selon Anthony Cordesman pour qui "les forces de Kadhafi pourraient peut-tre avoir 
raison des rebelles malgr une zone d'exclusion".  
Toujours est-il que l'activit arienne des forces armes fidles au colonel Kadhafi a diminu en 
Libye aprs avoir atteint "un pic" la semaine dernire, a affirm ce lundi Ivo Daalder  l'Otan.  

**** *s_lexpress
Libye : l'opposition exige que Kadhafi parte sans ngocier
L'aviation libyenne, fidle au colonel Kadhafi, poursuit ses raids sur les positions tenues par les 
insurgs dans l'est du pays, stoppant leur progression dans plusieurs villes. Mardi matin, un avion 
a bombard mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de Ras Lanouf, 
soufflant la faade du rez-de-chausse. On ignore encore si ce raid a fait des victimes. 
  
 
C'est la premire fois qu'un bombardement touche des habitations dans ce site stratgique situ  
environ 300 km au sud-ouest de Benghazi et contrl depuis vendredi par les insurgs. D'autres 
raids ont dj eu lieu dans la matine prs de Ras Lanouf o lundi, un pre et son fils ont t 
blesss par un tir arien. 
 
Kadhafi sait o se trouve l'aroport de Tripoli 
 
Alors que les combats se poursuivent, l'opposition a rejet mardi toute ide de ngociation avec le 
rgime, exigeant que Mouammar Kadhafi quitte le pays sans conditions. A Tripoli, l'ancien 
ministre de la Justice Moustapha Abdeljalil, qui prside le Conseil national mis en place pour 
prparer la transition, explique que des avocats se sont proposs pour ngocier avec Mouammar 
Kadhafi. Il n'a envoy personne, prcise-t-il. Des gens se sont proposs comme intermdiaires 
pour arrter le bain de sang et mettre fin  ce qu'endurent les habitants de Misrata.  
 
Nous sommes videmment favorables  mettre fin au bain de sang, a poursuivi Moustapha 
Abdeljalil, mais il doit d'abord dmissionner, puis il doit partir, et nous n'engagerons pas de 
poursuites pnales contre lui. Au quartier gnral de l'opposition  Benghazi, Mustafa Gheriani, 
charg des relations avec les mdias, confirme la position des opposants : Nous n'allons pas 
ngocier avec lui. Il sait o se trouve l'aroport de Tripoli et tout ce qu'il a  faire est de partir et 
de mettre fin au bain de sang. D'autres reprsentants de l'opposition laissent entendre que le 
Conseil national a t approch par un mdiateur dpch par Kadhafi. 


**** *s_msnactu
EN DIRECT: Libye, les forces de Kadhafi  l'attaque
LE POINT A 20H00 - La 24e journe de violences en Libye a t marque par des raids ariens et 
d'intenses bombardements mens par les forces pro-Kadhafi sur les positions tenues dans l'Est par 
les insurgs, dont beaucoup se sont replis sur Ras Lanouf.

AFP
Paralllement, le rgime de Mouammar Kadhafi a promis une rcompense de 410.000 dollars  
toute personne qui livrerait aux autorits le prsident du conseil national mis en place par les 
rebelles, Moustapha Abdeljalil.
Le colonel Kadhafi a aussi dpch dans la journe un missaire au Caire, tandis qu'un autre 
missaire du rgime tait en route pour le Portugal, pour y rencontrer le chef de la diplomatie 
portugaise, Luis Amado,  la veille d'une runion  Bruxelles des ministres europens des 
Affaires trangres consacre  la Libye. FIN DE NOTRE DIRECT.
19H50 - 400 morts - L'insurrection rprime dans le sang en Libye a fait au moins 400 morts et 
2.000 blesss dans l'Est du pays depuis le dbut du soulvement mi-fvrier, indiquent des 
mdecins  Benghazi.
19H25 - Rencontre  Lisbonne - Le ministre portugais des Affaires trangres Luis Amado 
accepte de recevoir un missaire de Kadhafi,  la demande de celui-ci et en concertation avec le 
chef de la diplomatie europenne Catherine Ashton, apprend-on auprs de son cabinet.
19H20 - Installations touches - Des raids ariens de l'arme libyenne sur la cit ptrolire de Ras 
Lanouf ont touch mercredi plusieurs installations ptrolire, affirme le porte-parole du Conseil 
national mis en place par les reprsentants de l'insurrection.
19H00 - Emissaires  Paris - Nicolas Sarkozy recevra jeudi matin deux missaires du Conseil 
national libyen de transition (CNLT), qui regroupe l'opposition au rgime du colonel Mouammar 
Kadhafi, annonce la prsidence de la Rpublique franaise.
18H45 - Appel - Un missaire libyen  l'ONU  New York, Ibrahim Dabbashi, en rupture avec le 
rgime, renouvelle son appel aux grandes puissances pour qu'elles imposent une zone d'exclusion 
arienne sur la Libye. "Tout est prt pour une rsolution, mais quelques gouvernements doivent 
encore tre convaincus".
18H24 - "Pas de pnurie". Au sein des pays de l'Opep, "le consensus aujourd'hui est qu'il n'y a 
pas de pnurie physique de ptrole sur le march", dclare le ministre algrien de l'Energie 
Youcef Yousfi  la chane financire amricaine CNBC. C'est la "spculation sur les marchs 
financiers qui pousse les prix  la hausse".
18H01 - Prfrence  l'Otan - Les Etats-Unis prfrent que ce soit l'Otan et non une coalition de 
pays qui conduise les oprations si l'ONU donnait son feu vert  une zone d'exclusion arienne en 
Libye. Paris avait estim que l'Otan n'tait pas "l'organisation adapte" pour une telle opration, 
que les grandes puissances hsitent pour le moment  lancer.
17H52 - Wanted - Le rgime libyen offre un demi-million de dinars -soit 410.000 dollars-  toute 
personne qui arrterait le prsident du Conseil national mis en place par les rebelles, "l'espion" 
Moustapha Abdeljalil. La TV d'Etat rpercute cette annonce.
17H42 - Objectif Misrata - Les forces loyalistes convergent en nombre vers Misrata, tenue par 
l'opposition,  150 km  l'est de Tripoli, d'aprs des tmoins. Dans cette ville, la troisime de 
Libye, des combats dimanche ont fait 21 morts et plus de 90 blesss, en majorit des civils, selon 
un mdecin.
17H35 - "Manifestations monstre" - La tlvision d'Etat libyenne affirme que des "manifestations 
monstres" se droulent  Zawiyah (ouest). "La foule  Zawiyah manifeste en soutien au leader", 
selon la TV, qui montre des images tournes, affirme-t-elle, dans cette ville. Zawiyah,  40 km  
l'ouest de Tripoli, le bastion des insurgs le plus proche de la capitale, tait sous la pression des 
forces pro-Kadhafi.
17H32 - Emissaire - Un reprsentant de Kadhafi est en route pour le Portugal, selon un diplomate 
europen. Il doit y rencontrer le chef de la diplomatie Luis Amado  la veille d'une runion des 
ministres des Affaires trangres de l'UE sur la Libye.
17H25 - Squatt anti-Kadhafi - La riche demeure londonienne de Sef al-Islam Kadhafi, deuxime 
fils du "guide" libyen est envahie par des squatteurs du groupe "Topple the Tyrants" (renverser 
les tyrans). "Notre objectif est d'assurer que les actifs drobs par Kadhafi soient restitus  la 
population libyenne", dit un porte-parole. La maison, dans le quartier cossu d'Hampstead, achete 
11,6 millions d'euros  l't 2009, compte huit chambres, une piscine couverte et une salle de 
projection.
17H13 - Reporter vacu - Le journaliste franais Jean-Marie Lemaire, de la chane de tlvision 
France 24, a t vacu en Italie par un navire militaire italien. Il avait t bless par balle au 
pron lors de combats dans la ville ctire de Ben Jawad.
17H05 - Balais - A la frontire tunisienne, une quarantaine de lycens arrive en bus, arms de 
balais. Ils ont fait 100 kilomtres pour aider  nettoyer le vaste camp o ont dormi 16.000 
rfugis. Derrire eux, des centaines de ressortissants du Bangladesh assis par terre attendent 
qu'on appelle leur nom. A la cl, un rapatriement. Ils sont plus de 13.000. Hier, plus de 1.000 ont 
t vacus.
16H48 - Tout prs - Les obus s'abattent  proximit des combattants et des journalistes prs de 
Ras Lanouf. L'un d'eux est tomb  une trentaine de mtres d'un journaliste de l'AFP-TV. Un 
autre s'est abm en mer.
REPLI
16H15 - "Comme la Somalie" - Autre tmoignage  la frontire tunisienne sur Zawiyah. "C'est 
comme la Somalie, boum, boum, boum", raconte un rfugi marocain. Il a pay 350 euros  un 
taxi pour fuir avec sa famille. Il a aussi donn 50 euros  chacun des 6 check-points des militaires 
libyens sur le trajet. Un racket prfrable au fait de "vivre au milieu des bombes".
16H05 - A Zawiyah, "c'est 50-50" - Que se passe-t-il dans cette ville isole, proche de Tripoli? 
Rachid, un Marocain de 48 ans, arriv au poste frontire tunisien de Ras Jdir livre son 
tmoignage  l'envoy spciale de l'AFP Daphn Benoit. "Ce matin, vers 10 heures quand nous 
sommes partis, nous avons entendu quelques coups de feu, loin de chez moi. Hier, c'tait plus 
intense, il y avait des bombes, des coups de feu. Les rvolutionnaires contrlent le centre-ville et 
les forces de Kadhafi sont autour. C'est 50-50. La ville est compltement vide, les familles se 
cachent  la campagne. Pas de tlphone, d'internet".
15H50 - LES REBELLES SE REPLIENT EN MASSE VERS RAS LANOUF - Les insurgs 
entasss dans des dizaines de vhicules reviennent vers la ville ptrolire aprs avoir essuy des 
tirs d'artillerie et des frappes ariennes. La ligne de front se rapproche de plus en plus de la ville.
15H25 - Raid - Un avion de chasse a men une attaque  un kilomtre environ de la raffinerie de 
Ras Lanouf. De violents combats sont en cours, selon un journaliste de l'AFP.
15H15 - Torture - Le rapporteur des Nations unies sur la torture Juan Mendez dclare examiner 
des dnonciations reues  la suite du soulvement libyen accusant le rgime de Kadhafi d'avoir 
pratiqu la torture.
15H05 - A la hausse - Les prix du ptrole repartent  la hausse  New York, le baril gagnant 60 
cents  105,62 dollars alors que les combats s'intensifient, notamment autour du port ptrolier de 
Ras Lanouf.
15H02 - ENORME EXPLOSION ET INCENDIE PRES D'UNE RAFFINERIE DE RAS 
LANOUF - Selon un ouvrier, un oloduc a t touch.
14H21 - "Que la douleur s'arrte" - Prs de Ras Lanouf, les rebelles rpliquent  des obus des 
forces de Kadhafi par le tir d'une quarantaine de roquettes de type Katioucha montes sur deux 
camions et de deux missiles antiariens. Un rebelle diffuse par haut-parleurs une chanson de 
l'insurrection "Nous resterons ici jusqu' ce que la douleur s'arrte".
EMISSAIRE AU CAIRE
14H05 - Motif inconnu - L'objet de la visite de ce haut responsable libyen tait inconnu. Le 
gnral Zawi est responsable des questions de logistique et d'approvisionnement.
13H44 - UN HAUT RESPONSABLE LIBYEN ATTERRIT AU CAIRE - Il s'agit 
d'Abdelrahmane al-Zawi, un proche de Kadhafi, selon responsable aroportuaire.
13H15 - Obus - Des obus d'artillerie de l'arme libyenne sont tombs  proximit d'une position 
rebelle  environ 5 km  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, dans l'Est, selon un journaliste de 
l'AFP.
13H00 - Dcision arabe - C'est  la Ligue arabe de dcider d'une position arabe commune au sujet 
d'une zone d'exclusion arienne en Libye, estime l'Arabie Saoudite. L'organisation se runit 
samedi au Caire.
12H35 - "Prime au dictateur" - Au Parlement europen  Strasbourg, l'cologiste Daniel Cohn-
Bendit met en garde: "Kadhafi ne doit pas gagner, sinon c'est la fin de toute dmocratie dans la 
rgion. Ce serait une prime aux dictateurs". Les changes ont t tendus: la chef de la diplomatie 
europenne, Catherine Ashton, a sem le doute sur l'attitude de l'UE. Elle a refus de soutenir la 
demande du Conseil national de transition (CNT, opposition) d'tre reconnu comme seule 
autorit lgitime en Libye, et elle a mis les plus grandes rserves sur la faisabilit d'une zone 
d'exclusion arienne.
12H11 - Ralentissement - Le flux des rfugis passant en Tunisie est moins important: entre 
2.000 et 3.000 contre plus de 10.000 par jour la semaine passe. "Environ 3.000 personnes ont 
franchi la frontire mardi ( Ras Jdir), c'est un chiffre relativement bas", affirme  l'AFP le 
responsable rgional du Croissant-Rouge, Monji Slim. Les Libyens pourraient empcher les 
rfugis de partir.
11H52 - UN AVION CIVIL DE KADHAFI SURVOLE LA GRECE VERS l'EGYPTE - 
L'appareil "a survol la zone de contrle arien grecque entre 11h24 locales (09H24 GMT) et 
11H34 (09H34 GMT), on ne connat pas les passagers", dit  l'AFP une source du ministre grec 
de la Dfense. Selon une autre source de l'arme de l'air grecque il n'y avait pas de personnalits  
bord de ce Falcon 900, un avion d'affaires, de la Libyan airlines.
DEBATS HOULEUX
11H50 - Pilonnage - Des tirs d'obus et de fortes explosions sont entendus  l'ouest de la ville 
ptrolire de Ras Lanouf, poste avanc des rebelles dans l'est, rapportent les journalistes de 
l'AFP.
11H10 - "Honte!" - Un dput europen belge, Derk Jan Eppink, dnonce la proximit entre des 
responsables europens et Kadhafi. Il montre de grandes photos o l'on voit notamment Silvio 
Berlusconi et le prsident de l'UE Herman Van Rompuy avec le "guide" libyen. "Voil une photo 
de M. Van Rompuy qui vient  peine d'tre nomm et qui se trouve dj en mauvaise 
compagnie", a raill M. Eppink, sous les rires gns d'autres dputs. "Et voil M. Berlusconi, 
nous savons qu'il aime beaucoup les embrassades, mais l je crois qu'il se trompe de partenaire".
10H55 - Passe d'armes - La chef de la diplomatie europenne Catherine Ashton a jet un froid au 
Parlement europen en refusant de soutenir la reconnaissance de l'opposition libyenne, rclame 
par tous les grands groupes politiques. "C'est au Conseil des chefs d'Etat et de gouvernement de 
prendre cette dcision", a-t-elle lanc. "Vous devez prsenter cette proposition (aux dirigeants 
europens), sinon il y a aura une grave crise entre vous et le Parlement europen", a averti le co-
prsident des Verts Daniel Cohn-Bendit.
10H05 - Reconnaissance - Le Parlement europen demande  l'UE de reconnatre le Conseil 
national de transition (CNT) constitu par l'opposition en Libye et de soutenir l'instauration d'une 
zone d'exclusion arienne.
10H00 - "Chaos jusqu'en Isral" - Le colonel Kadhafi impute une nouvelle fois la responsabilit 
de la rbellion  Al-Qada. Si le rseau extrmiste s'empare de la Libye "la rgion toute entire 
jusqu'en Isral, sera la proie du chaos", affirme-t-il dans un entretien  la chane publique turque 
TRT.
EN DIRECT - Le colonel Kadhafi accuse l'Occident de "comploter" contre son pays pour en 
contrler les champs de ptrole. Ses forces ont continu d'accentuer leur pression sur la rbellion, 
bombardant par air et terre des positions dans l'Est et combattant les insurgs  l'Ouest. Les 
appels se multiplient pour une zone d'exclusion arienne.



**** *s_msnactu
Kadhafi et JDD: le Libanais Takieddine dit avoir t en Libye "pour affaires"
L'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine, interpell samedi alors qu'il rentrait de Libye en 
compagnie de journalistes du JDD qui ont interview Mouammar Kadhafi, s'est rendu  Tripoli 
"pour affaires" et n'a pas servi d'intermdiaire entre les journalistes et le leader libyen, a assur 
mercredi son avocat.

Plac en garde  vue, M. Takieddine a t remis en libert dimanche soir, mais une enqute 
prliminaire sur des "manquements aux obligations dclaratives" et une "suspicion de 
blanchiment" a t ouverte par le parquet de Bobigny, avant d'tre transmise  Paris. Les 
douaniers avaient saisi 1,5 million d'euros en espces dans l'avion priv emprunt par M. 
Takieddine et les deux journalistes du Journal du dimanche (JDD)
"M. Takieddine sest rendu vendredi 4 mars en Libye pour affaires : il nest ni linstigateur, ni 
lorganisateur du rendez-vous entre les journalistes du JDD et M. Kadhafi", a assur son avocat, 
Me Olivier Pardo, dans un communiqu.
"Par ailleurs, les fonds en possession de M. Takieddine correspondent  un transfert entre socits 
commerciales", a ajout l'avocat. Selon Me Pardo, "les lments justificatifs remis par M. 
Takieddine aux autorits douanires franaises ont confirm lorigine lgale de ces fonds et leur 
destination  la socit bnficiaire situe au Liban".
"M. Takieddine dnonce la diffusion de fausses informations qui ne reposent sur aucun lment 
matriel ni aucune procdure judiciaire en cours", a poursuivi Me Pardo, mettant en cause "des 
officines dissimulant leur nature et leurs mobiles vritables".
Ziad Takieddine est prsent par plusieurs anciens responsables de la Direction des constructions 
navales (DCN) comme un intermdiaire impos par le cabinet de l'ancien ministre de la Dfense 
balladurien Franois Lotard, peu de temps avant la conclusion de la vente au Pakistan de sous-
marins Agosta en 1994.


**** *s_orangeactu

Libye: violents combats, nouveaux appels  la zone d'exclusion arienne
Les forces de Mouammar Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant 
par air et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest, au 
moment o les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
Pour tenter de mettre fin  la rpression sanglante des opposants, le prsident amricain Barack 
Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu de poursuivre la 
planification de "toute la gamme" d'actions possibles, dont l'imposition d'une zone d'exclusion 
arienne.
Affichant dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, les Etats-Unis et l'Union 
europenne ont rencontr des reprsentants du Conseil national de transition mis en place par la 
rbellion  Benghazi, picentre de l'insurrection  un millier de km  l'est de la capitale Tripoli.
Alors que les violences prennent des allures de guerre civile dans ce pays ptrolier, le march 
redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un 
recours aux stocks stratgiques de brut, ce qui catapulterait le baril  plus de 200 dollars.

M. Kadhafi, qui a jur de mater dans le sang la rbellion lance il y a trois semaines, a mis en 
garde contre toute ingrence de l'Occident dans son pays lors d'un entretien tlphonique avec le 
Premier ministre grec Georges Papandrou.
En soire, il s'est rendu dans un htel de Tripoli o sont confins la grande majorit des 
journalistes trangers pour des interviews  des chanes tlvises. Habill d'une tunique noire et 
coiff d'un turban ocre, il a travers le hall en levant et serrant les poings en signe de victoire.
Malgr les sanctions internationales imposes au clan Kadhafi -gel des avoirs, interdiction de 
voyages-, l'ouverture d'une enqute de la Cour pnale internationale pour crimes contre 
l'humanit et les appels  s'en aller, le leader libyen s'accroche au pouvoir aprs plus de 40 ans de 
rgne sans partage.
Ses forces tentent de stopper la progression vers l'Ouest des insurgs qui contrlent la rgion 
orientale ptrolire ainsi que certaines localits de l'Ouest, lanant une opration de reconqute 
avec ses chars et avions contre les opposants moins bien arms.
L'aviation a bombard la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans 
l'Est, faisant un bless et touchant un immeuble. La banlieue ouest du port ptrolier,  environ 
300 km au sud-ouest de Benghazi, a t pilonne et trois personnes ont t blesses, les rebelles 
parlant d'un dluge de feu.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten mais la ville tait encercle par les forces pro-
Kadhafi, selon un tmoin franais.
Les forces pro-Kadhafi ont lanc paralllement un assaut sur Zawiyah, le bastion des insurgs le 
plus proche de la capitale, fief de M. Kadhafi, selon un ancien responsable libyen qui a fait 
dfection, Mourad Hemayma.
"Kadhafi veut prendre (Zawiyah) avant mercredi. La communaut internationale doit agir", a-t-il 
affirm, joint au tlphone au Caire par l'AFP. Il a indiqu que des membres de sa famille avaient 
t tus dans la ville (40 km de Tripoli), assige par les chars du rgime.
"Zawiyah est vise par une attaque d'envergure. Les civils sont attaqus directement", selon un 
site de l'opposition.
Mais le gouvernement libyen a dmenti le bombardement de Zawiyah.
Face  l'escalade des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le dbut de la 
rvolte le 15 fvrier, les Occidentaux se concertent jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan 
et de l'UE, pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la 
rgion.
Paris et Londres prparent un projet de rsolution au Conseil de scurit de l'ONU imposant une 
zone d'exclusion arienne mais son adoption semble se heurter aux rticences de Moscou et 
Pkin.
Pour la secrtaire d'Etat Hillary Clinton, toute dcision d'imposer une telle zone devrait tre prise 
par l'ONU et non par les Etats-Unis.
La Ligue arabe a prvu, elle aussi, une runion de crise samedi pour voquer la zone d'exclusion, 
aprs l'accord des monarchies arabes du Golfe et de l'Organisation de la confrence islamique 
pour sa mise en place.
L'UE a en outre approuv de nouvelles sanctions contre la Libye, visant un fonds souverain et la 
Banque centrale, au moment o deux reprsentants du Conseil national ont dit  Strasbourg 
attendre que l'UE reconnaisse "le plus tt possible" comme seule autorit lgitime, avant de voir 
mercredi le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp.
Au Caire, des diplomates amricains, dont Gene Cretz, l'ambassadeur amricain en Libye, ont 
rencontr des membres du Conseil national, a indiqu le dpartement d'Etat, appelant de nouveau 
M. Kadhafi  quitter le pouvoir et la Libye.
L'opposition a entretemps rejet toute ngociation avec le rgime exigeant que le leader libyen 
quitte le pays et promettant le cas chant de ne pas engager de poursuites contre lui. La 
tlvision officielle libyenne a de son ct jug "impensable" que M. Kadhafi "puisse prendre 
contact avec des agents ayant fait appel aux trangers contre leur propre pays".
Alors que prs de 200.000 personnes ont fui les combats en Libye, l'ONU a charg l'ex-ministre 
jordanien des Affaires trangres Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" 
avec Tripoli sur la crise humanitaire.

**** *s_orangeactu
EN DIRECT: le conflit entre pro et anti-Kadhafi se concentre  Ras Lanouf
LE POINT A 19H30 - Le 23me jour de la rvolte en Libye a t marqu par un nouveau 
pilonnage sur Ras Lanouf, ville stratgique  l'est du pays, par les forces gouvernementales du 
colonel Kadhafi. Aucun bilan n'a t fourni d'un ct ou de l'autre.
 
Pendant ce temps les discussions se sont poursuivies sur la possible imposition d'une zone 
d'exclusion interdisant l'espace arien aux appareils de combat du "Guide" libyen. La France est 
"disponible" pour une telle mission, qui ne pourrait s'effectuer dans le cadre de l'Otan, a annonc 
le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp. La Ligue arabe se runira samedi pour 
discuter notamment de ce sujet.
Pour la commissaire europenne charge de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, le pire est 
que "la Libye est en train de basculer vers la guerre civile". FIN DE NOTRE DIRECT.
18H57 - Prisonniers, mais en forme - Les trois soldats nerlandais dtenus en Libye depuis le 27 
fvrier par les troupes du colonel Kadhafi lors d'une opration d'vacuation de civils "sont en 
forme", selon le ministre nerlandais de la Dfense. Ils ont reu la visite de leur ambassadeur  
Tripoli "trs rcemment".
 
18H41 - Sanctions contre ptrole - Les sanctions amricaines contre la Libye sont en voie de 
paralyser les exportations de brut libyen, selon une source de march. Des oprateurs "ont arrt 
leurs activits lies  la Libye, essentiellement parce qu'elles ne peuvent pas accepter les 
paiements", a dit cette source en expliquant que le Trsor amricain les a mis en garde contre des 
paiements au bnfice du rgime de Kadhafi. "Cela peut finir par interrompre toutes les 
exportations, on est bien parti pour", selon cette source.
18H14 - Interview - Le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, est attendu  l'htel Ixos, pour une 
interview  TF1 et  la tlvision turque.
18H02 - Obus contre kalachnikov - Les rebelles protgeant Ras Lanouf sont tenus  distance des 
forces pro-Kadhafi par des tirs d'artillerie ou de mortier, constate Danny Kemp, journaliste AFP. 
Au rythme de six en cinq minutes. Partis au front  pied, les rebelles en sont vite revenus, quatre 
ambulances ramassant les blesss. 
16H40 - Paris disponible - La France est "disponible pour intervenir avec d'autres afin de 
protger les populations, en empchant Kadhafi d'utiliser ses moyens ariens", annonce le 
ministre des Affaires trangres Alain Jupp. L'Otan n'est pas selon lui la structure adquate pour 
une telle opration. En revanche il "est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe 
et l'Union africaine".
15H53 - Zone interdite - L'instauration d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye "est 
parfaitement ralisable, mme si ce n'est pas sans risque", dit  l'AFP Douglas Barrie, expert de 
l'un des principaux instituts de recherche sur la dfense, l'IISS. Mais elle exigerait d'importantes 
ressources et l'appui des pays de la rgion.
15H42 - Pilonnage - Les forces pro-Kadhafi ont dmarr un pilonnage intensif  l'ouest de la ville 
de Ras Lanouf, la base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, le long de la cte.
DESORGANISES
15H38 - Illumine - Une Britannique, cheveux courts grisonnants, arrive au poste frontire 
tuniso-lybien de Dehiba, au beau milieu du dsert, au volant d'un 4x4 trainant une vieille 
caravane. Elle veut passer en Libye afin de "prier pour la paix", en vain, faute de visa. En 
attendant un miracle, elle s'installe au bord de la route, bien dcide  prier Dieu le plus prs 
possible du pays de Kadhafi. "Appelez moi la petite gitane de Dieu", sourit-elle quand on lui 
demande son nom. 
15H36 - Report - La runion de la Ligue arabe prvue vendredi se tiendra finalement samedi. Elle 
servira notamment  "discuter des mesures  prendre pour protger le peuple libyen, en 
particulier l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne au dessus de la Libye", selon un 
responsable de la Ligue arabe.
15H07 - Dsorganiss - Les rebelles dans l'est de la Libye souffrent d'une dsorganisation 
chronique, constate un journaliste de l'AFP. "Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. 
Ce n'est pas terrible comme organisation", reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi. Il prend 
ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km  l'est, "quand on arrive  se 
joindre par tlphone". Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de haut-parleurs 
installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
14H23 - Mdecin, mais pas de MSF - L'ONG Mdecins sans frontires dment que le mdecin 
arrt  Benghazi appartienne  son quipe.
14H19 - Nouvelles sanctions - Les 27 pays de l'Union europenne vont imposer de nouvelles 
sanctions contre la Libye, visant notamment un fonds souverain et la banque centrale. L'UE a 
dj gel les avoirs du colonel Khadafi et de 25 de ses proches.
14H10 - Nerlandais prisonniers - Des diplomates et militaires nerlandais sont  Malte pour 
ngocier la libration de trois soldats nerlandais, dtenus en Libye depuis le 27 fvrier, selon 
l'agence de presse nerlandaise ANP. La Haye refuse de confirmer . Les trois militaires, dont une 
femme, ont t capturs par des soldats du colonel Kadhafi qui avaient empch leur hlicoptre 
de dcoller lors d'une opration d'vacuation de deux civils  Syrte
13H45 - "Prts pour le pire" - La commissaire europenne charge de l'aide humanitaire, 
Kristalina Georgieva, ne cache pas son pessimisme. "La Libye est en train de basculer vers la 
guerre civile", dit-elle  l'AFP. "Nous sommes prts pour le pire". L'UE a dj mobilis 53 
millions d'euros, dont 30 sur le budget communautaire.
13H42 - A Zenten - Un Franais, Florent Marcie, ralisateur de films documentaires, voque une 
situation "tonnante" dans cette ville  145 km au sud-ouest de Tripoli. "La ville est contrle par 
l'opposition, mais il y a des camions lance-roquettes multiples Grad (des forces pro-Kadhafi) 
autour". Une attaque attendue dans la nuit n'a pas eu lieu."Il y avait une ambiance tonnante, la 
peur d'une attaque, mais aussi l'euphorie. Ce matin, les rues sont calmes".
13H29 - UN MEMBRE DE MSF EMMENE D'UN HOTEL SOUS LA MENACE D'UNE 
ARME, SELON DES TEMOINS - La scne s'est droule  Benghazi, base arrire de 
l'opposition. L'homme est un Jordanien.
13H23 - Parlement europen - Deux reprsentants du Conseil national de transition ont t invits 
aujourd'hui au Parlement europen  Strasbourg pour informer l'UE. Ces deux reprsentants de 
l'opposition sont Mahmoud Jebril, 58 ans, ancien ministre du Plan, et Ali Al-Esawi, 45 ans, 
ancien ambassadeur en Inde. Le gouvernement franais a facilit leur venue.
13H16 - Runion - La Ligue arabe va tenir une runion de crise sur la Libye vendredi.
13H06 - Kadhafi priv de diplme - L'Universit de Khartoum annonce retirer au colonel 
Kadhafi son titre de docteur honoris causa. Les responsables soudanais le font pour condamner la 
rpression. Kadhafi avait reu ce titre honorifique en 1996.
12H55 - Comptes gels - Deux comptes libyens suspects ont t gels dans des banques  
Luxembourg pour un montant de moins dun milliard deuros. Largent provenait de la vente de 
ptrole et les autorits disent avoir agi  titre prventif "pour viter, en ces temps de chaos, que le 
clan Kadhafi se serve de ces fonds".
NOUVEAU RAID
12H45 - Recul du ptrole - Les prix reculent en Europe: les oprateurs ont ragi  des rumeurs 
sur la possibilit d'un dpart ngoci du colonel Kadhafi et sur le fait que des membres de l'Opep 
ont indiqu entamer des discussions informelles sur l'tat du march. Vers 11H30 GMT (12H30  
Paris), le baril de Brent de la mer du Nord s'changeait  114,90 dollars  Londres, en baisse de 
14 cents.
12H24 - Raid - Un avion bombarde un immeuble d'habitation de deux tages prs du port 
ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen. La faade du rez-
de-chausse est souffle, constate un journaliste de l'AFP.
12H15 - Coincs - Les journalistes prsents  Tripoli, sont "bloqus dans les htels". "Nous ne 
pouvons aller nulle part sans prendre le risque d'tre arrts", dplore le journaliste de l'AFP 
Antoine Lambroschini, interpell samedi et  nouveau dimanche. 
11H55 - "Foutaise" - Le rgime dment une offre de ngociations de Kadhafi envers l'opposition. 
"C'est n'importe quoi, et c'est tellement agaant de commenter une telle foutaise", a dclar  
l'AFP un responsable gouvernemental  Tripoli.
11H40 - Mdiateurs - Kadhafi "n'a envoy personne. Des gens se sont proposs comme 
intermdiaires pour arrter le bain de sang", dclare par tlphone Moustapha Abdeljalil, qui 
prside le Conseil national charg de prparer la transition. Il prcise que ce sont des avocats de 
Tripoli.
EN DIRECT - L'opposition libyenne refuse toute ngociation ventuelle avec Mouammar 
Kadhafi et exige son dpart du pays, tandis que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne 
au-dessus de la Libye recueille de plus en plus de soutiens y compris dans le monde arabe.


**** *s_orangeactu
Libye: soutien croissant en faveur d'une zone d'exclusion arienne
La mise en place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye recueille de plus en 
plus de soutiens y compris dans le monde arabe, alors que l'insurrection tait vise par de 
nouveaux raids mardi, au dbut de la 4 semaine de la rvolte.
 
Les ministres arabes des Affaires trangres doivent tenir une runion de crise vendredi pour 
discuter de l'escalade de la violence en Libye, a annonc mardi un responsable de la Ligue arabe.
Un avion a bombard mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, soufflant la faade du rez-de-
chausse, selon un journaliste de l'AFP.
C'est la premire fois qu'un raid arien touche des habitations  Ras Lanouf, site stratgique  
environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrl depuis vendredi par 
les insurgs.
L'explosion a laiss un cratre d'environ deux mtres de profondeur prs du btiment et cribl de 
dbris une large zone alentour.
Les insurgs ont annonc avoir rejet une offre de ngociation avec Mouammar Kadhafi.
De son ct, le rgime libyen a dmenti formellement toute offre de ngociations, a dclar  
l'AFP un responsable gouvernemental sous couvert de l'anonymat.
 
"C'est n'importe quoi, et c'est tellement agaant de commenter une telle foutaise", a dclar un 
responsable gouvernemental  Tripoli.
L'opposition a affirm qu'elle n'entamera pas de poursuites judiciaires contre le colonel Kadhafi 
s'il dmissionne et quitte le pays, a dclar  l'AFP le prsident du Conseil national mis en place 
par les insurgs pour prparer la transition.
Aprs les monarchies arabes du Golfe lundi, c'est l'Organisation de la confrence islamique (OCI) 
qui s'est dclare mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne en Libye, 
pour empcher les bombardements contre les insurgs.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'Onu) de prendre ses responsabilits en ce sens", a dclar 
le chef de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, tout en raffirmant son opposition  une intervention 
militaire directe en Libye.
L'OCI est forme de 57 pays comptant plus d'un milliard de musulmans.
Lundi soir, les pays du Conseil de coopration du Golfe (Emirats, Arabie saoudite, Kowet, 
Qatar, sultanat d'Oman et Bahren) se sont eux aussi dclars favorables  une telle opration 
"pour protger les civils".
La France et la Grande-Bretagne travaillent sur un projet de rsolution du Conseil de scurit de 
l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils veulent prsenter ds 
cette semaine, selon des diplomates.
L'adoption d'une telle rsolution semble cependant dlicate, selon une autre source diplomatique, 
en raison de la rticence de certains pays, comme la Chine et surtout la Russie.
Sur le terrain, les raids ariens quotidiens de l'aviation libyenne se poursuivaient, notamment sur 
la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen.
Un avion de chasse a men mardi matin une attaque dans le dsert,  l'est du port ptrolier, 
provoquant un norme nuage de fume grise, selon un journaliste de l'AFP.
Il n'tait pas possible de dterminer dans l'immdiat s'il y avait des victimes ou des dgts.
Le missile est apparemment tomb  environ 8 km  l'est de ce site stratgique situ  environ 
300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrl depuis vendredi par les 
insurgs qui luttent contre le rgime du colonel Mouammar Kadhafi.
L'aviation libyenne vise les positions des insurgs dans l'Est du pays, essentiellement sur la ligne 
de front mais aussi  Brega et Ajdabiya, verrous stratgiques vers Benghazi.
La plupart des attaques ont manqu leur cible, mais lundi, un pre et son fils, qui fuyaient les 
combats, ont t blesss par un tir arien  Ras Lanouf.
A l'Ouest de Tripoli, l'opposition libyenne contrlait mardi Zenten, 120 km au sud-ouest de la 
capitale, mais la ville tait encercle par les forces pro-Kadhafi, a indiqu un Franais sur place 
depuis plusieurs jours, affirmant que les opposants contrlent toutes les villes jusqu' Nalout, prs 
de la frontire tunisienne.
"La semaine dernire, l'eau et l'lectricit avaient t coups, mais les opposants ont russi  tout 
remettre en marche," a indiqu ce Franais par tlphone, prcisant avoir vu plusieurs corps aprs 
des combats dimanche.
Les Occidentaux vont se concerter les 10 et 11 mars  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union 
europenne sur la crise en Libye, pour tenter de faciliter l'viction de Mouammar Kadhafi sans 
enfreindre la lgalit internationale ni dstabiliser la rgion.
Le secrtaire gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a confirm lundi que l'alliance militaire 
examinait tous les scnarios pour tre prte  agir mais il a tenu  prciser qu'elle n'interviendrait 
pas en Libye sans mandat de l'ONU.
Le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avait avanc le 25 fvrier un bilan de plus de 1.000 
morts depuis le dbut de l'insurrection le 15 fvrier.
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces 
se dirigeaient vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les ministres arabes des Affaires trangres doivent tenir une runion de crise vendredi pour 
discuter de l'escalade de la violence en Libye, a annonc mardi un responsable de la Ligue arabe.
La mise en place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye recueillait de plus en plus 
de soutiens y compris dans le monde arabe, alors que l'insurrection tait vise par de nouveaux 
raids mardi, au dbut de la quatrime semaine de la rvolte.
L'opposition libyenne a rejet toute ventualit de ngociations avec le rgime de Mouammar 
Kadhafi, exigeant que le numro un libyen quitte le pays tout en promettant dans ce cas de ne pas 
engager de poursuites pnales contre lui.
A Tripoli, un responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de 
ngociations de la part du rgime.
Le prsident du Conseil national cr par l'opposition pour prparer la transition, Moustapha 
Abdeljalil, a prcis que M. Kadhafi n'avait pas envoy d'missaire mais que des avocats de 
Tripoli s'taient proposs comme intermdiaires "pour arrter le bain de sang".
Aprs les monarchies arabes du Golfe lundi, l'Organisation de la confrence islamique (OCI) s'est 
dclare mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne en Libye, pour 
empcher les bombardements contre les insurgs.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'Onu) de prendre ses responsabilits en ce sens", a dclar 
le chef de l'OCI, Ekmeleddin Ihsanoglu, tout en raffirmant son opposition  une intervention 
militaire directe.
L'OCI est forme de 57 pays comptant plus d'un milliard de musulmans.
Lundi soir, les pays du Conseil de coopration du Golfe (Emirats, Arabie saoudite, Kowet, 
Qatar, sultanat d'Oman et Bahren) s'taient dclars favorables  une telle opration "pour 
protger les civils".
La France et la Grande-Bretagne travaillent sur un projet de rsolution du Conseil de scurit de 
l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils veulent prsenter ds 
cette semaine. Son adoption semble cependant dlicate en raison de la rticence de la Chine et 
surtout de la Russie, selon des diplomates.
Sur le terrain, les raids quotidiens de l'aviation libyenne se poursuivaient, en particulier sur la 
ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen,  environ 
300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi.
Un immeuble d'habitation de deux tages a t touch en milieu de journe par un raid qui a 
souffl la faade du rez-de-chausse, mais personne n'a fait tat de victime dans l'immdiat, selon 
un journaliste de l'AFP.
En revanche, une personne a t blesse par l'une des prcdentes attaques ariennes ayant eu lieu 
dans la matine, selon un photographe de l'AFP.
L'explosion devant l'immeuble a laiss un cratre d'environ deux mtres de profondeur et cribl 
de dbris une large zone alentours. Un journaliste de l'AFP a aussi vu une bombe non explose  
une centaine de mtres de l.
L'aviation libyenne vise rgulirement les positions des insurgs dans l'Est du pays, 
essentiellement sur la ligne de front mais aussi  Brega et Ajdabiya, verrous stratgiques vers 
Benghazi.
La plupart des attaques ont manqu leur cible, mais lundi, un pre et son fils, qui fuyaient les 
combats, ont t blesss par un tir arien  Ras Lanouf.
A l'Ouest de Tripoli, l'opposition libyenne contrlait mardi Zenten,  120 km au sud-ouest de la 
capitale, mais la ville tait encercle par les forces pro-Kadhafi, selon un Franais sur place. Il a 
affirm que les opposants contrlaient toutes les villes jusqu' Nalout, prs de la frontire 
tunisienne.
Lundi soir, l'opposition libyenne a voqu de "violents combats"  Zawiyah, ville que les 
insurgs disent tenir  60 km  l'ouest de Tripoli et dj thtre d'une offensive massive et 
meurtrire samedi.
La Ligue arabe a prvu une runion de crise vendredi sur la Libye. Et les Occidentaux doivent se 
concerter jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union europenne, pour tenter 
d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la rgion.
Deux reprsentants du Conseil national de l'opposition se sont rendus mardi au Parlement 
europen  Strasbourg, et doivent rencontrer mercredi le ministre franais des Affaires trangres 
Alain Jupp.
Lundi, les Nations Unies ont charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres Abdel 
Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise humanitaire 
provoque par les combats, et lanc un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les 
victimes.
Le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avait avanc le 25 fvrier un bilan de plus de 1.000 
morts depuis le dbut de l'insurrection le 15 fvrier. Selon l'ONU, plus de 191.000 personnes ont 
fui les violences.
Le cours du ptrole ont recul mardi, le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en avril 
s'changeant  114,90 dollars, aprs les rumeurs sur d'ventuelles ngociations en Libye et 
l'annonce de consultations informelles au sein de l'Opep sur les mesures  prendre face aux 
troubles.

**** *s_orangeactu
Accord de l'UE pour sanctionner un fonds souverain libyen
Les 27 pays europens se sont mis d'accord mardi sur de nouvelles sanctions contre la Libye 
visant notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel 
Mouammar Khadafi et de 25 de ses proches fin fvrier, selon des diplomates.
 
Cet accord trouv au niveau des experts des 27 doit encore faire l'objet d'une approbation 
formelle par les gouvernements en vue d'une entre en vigueur d'ici au sommet extraordinaire des 
chefs d'Etat et de gouvernement, prvu vendredi  Bruxelles, a prcis un diplomate.
Interrog par l'AFP, un porte-parole de la prsidence hongroise de l'UE a confirm qu'un accord 
de principe avait t trouv, sans citer les entits vises, et que le nouveau train de sanctions ferait 
l'objet  partir de mercredi matin d'une adoption par procdure crite des gouvernements 
europens.
Selon des diplomates europens, ces sanctions concernent les avoirs de la Libyan Investment 
Authority (LIA), un fonds souverain qui gre les revenus du ptrole libyen et dtient des parts 
dans plusieurs grandes entreprises europennes dont la banque italienne UniCredit, le groupe 
italien d'aronautique et de dfense Finmeccanica ou encore le groupe britannique d'dition 
Pearson.
 
La dlgation de Malte, soutenue par d'autres pays, avait formul des rserves lundi  propos du 
gel de ces avoirs, redoutant qu'il n'affecte indirectement les activits des entreprises europennes 
dont une partie du capital est dtenue par la LIA.
Selon un diplomate, "une clarification a t trouve pour viter des effets indsirables des 
sanctions contre la LIA sur des entreprises europennes".
Fin fvrier, l'Union europenne avait adopt un embargo sur les armes et les quipements 
pouvant servir  la rpression, et dcid le gel d'avoirs visant le colonel Mouammar Kadhafi et 25 
responsables libyens. Mais plusieurs capitales, notamment Paris et Berlin, poussaient au 
renforcement des sanctions.
Aux mesures dcides le 28 fvrier devraient donc s'ajouter cinq entits ainsi qu'un nouvel 
individu, ont prcis deux diplomates europens. Il pourrait s'agir d'un homme de confiance de 
Mouammar Kadhafi, Mustafa Zarti, dont l'Autriche a dj gel vendredi les avoirs.
Mustafa Zarti s'est rfugi  Vienne et avait t entendu la semaine dernire par la police 
antiterroriste autrichienne.
Par ailleurs, le Luxembourg a gel mardi deux comptes libyens suspects dans des banques  
Luxembourg pour un montant de moins d'un milliard deuros, a annonc le ministre des Finances, 
Luc Frieden.
Il a prcis que ce gel avait t effectu  la suite d'informations fournies par des banques aux 
autorits luxembourgeoises aprs la publication le 26 fvrier dune liste de seize personnes lies  
Mouammar Kadhafi et  sa famille et vises par les sanctions de lONU.
Les sanctions europennes vont au-del de celles dcides par l'ONU.
Vendredi, la Libye a demand la suspension des sanctions onusiennes, arguant que le recours  la 
force contre les manifestants avait t "minimal" et se disant "stupfaite" des mesures restrictives 
prises  son encontre.
La Suisse a elle aussi renforc ses propres sanctions  l'encontre du dirigeant libyen et de ses 
proches la semaine dernire, en dcrtant une interdiction des transactions financires en faveur 
des responsables dont elle avait gel les avoirs. Mais la mesure ne concerne pas les entreprises 
publiques libyennes ou les socits contrles directement ou indirectement par l'tat libyen.

**** *s_orangeactu
Derrire les lignes rebelles en Libye, discussions sans fin sur la stratgie
Tout au long des positions rebelles dans l'est de la Libye, entre deux raids ariens ou 
pilonnages d'artillerie, les combattants se chamaillent sur la conduite des oprations. La 
planification demeure balbutiante au sein d'un soulvement qui se militarise de jour en jour.
 
"Puisque c'est comme a, je m'en vais, a suffit!", s'emporte le servant d'une batterie antiarienne 
 la sortie de Ras Lanouf, dernire localit tenue par l'insurrection avant les lignes ennemies, au 
terme d'une pre dispute avec ses compagnons d'armes.
"Il faut le comprendre, a fait cinq jours qu'il reste l sans dormir", observe l'un d'entre eux, 
Mohammed Ali, 30 ans, tandis que l'artilleur improvis, vtu de noir, met sa menace  excution.
"Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. Ce n'est pas terrible comme organisation", 
reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi, citadelle du soulvement dans l'est du pays, 
originaire de Misrata, ville insurge assige par le rgime.
Le gurillero indique prendre ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km 
 l'est, vtrans de campagnes africaines de l'arme libyenne, au Tchad et en Ouganda.
"Nous essayons de nous coordonner avec eux quand on arrive  se joindre par tlphone", ajoute-
t-il.
 
A proximit, un combattant barbu en bandeau noir, jeans et sandales install devant une batterie 
antiarienne ceinture de caisses de munitions argumente avec un petit groupe.
"Ce n'est pas bien de laisser les jeunes aller au casse-pipe contre l'artillerie et les chars. Tout ce 
qu'on aura gagn, c'est qu'ils se fassent tailler en pices", prvient-il.
Depuis le basculement de la contestation vers une rvolte arme, des milliers de Libyens - de 
6.000  8.000 selon les estimations - sont spontanment monts au front avec leur quipement 
militaire et leur vhicule personnel, puisant galement dans les abondants stocks d'armes et de 
munitions de la rgion.
"Nos jeunes n'ont pas beaucoup d'exprience mais ils ont du courage  revendre", affirme Issa al-
Choukri, 36 ans, un enseignant en informatique de Benghazi, prsent ds l'aube aux cts des 
troupes  Ras Lanouf.
"Ce sont les jeunes qui commandent", assure-t-il, employant la formule consacre pour les 
manifestants de la premire heure, par opposition aux officiers ou ex-dignitaires du rgime passs 
dans l'autre camp.
"Le militaire se bat pour sa solde mais le rvolutionnaire cherche la victoire ou le martyre, qu'est-
ce qui vaut le mieux ?", demande-t-il, laissant entendre que la rponse est vidente.
De fait, l'expertise militaire des units entires qui ont fait dfection tarde  se traduire sur le 
terrain.
Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de l'autorit dsincarne des haut-
parleurs installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
"Nous sommes tous des spcialistes, chacun en charge de son domaine de comptence militaire", 
explique Mohammed el-Abidi, un ancien commandant de la dfense antiarienne de Benghazi 
aux cheveux blancs, avec  la main une liste 15 ex-colonels rallis  la rvolution, dans un article 
extrait de la presse insurge.
"Il n'y a que des colonels, les gnraux sont les amis de Mouammar" Kadhafi, le dirigeant libyen, 
s'amuse l'officier suprieur, venu de Benghazi avec un camion sur lequel est dispose une range 
de missiles sol-air.
"Ici c'est une milice, il n'y a pas moyen de les organiser", constate-t-il sur un ton dsabus  la 
vue des forces regroupes  l'entre de Ras Lanouf, un tube antiarien sur l'paule, avant de 
remonter dans son vhicule en direction de l'est.

**** *s_orangeactu
Libye: nouveau raid arien  l'est de Ras Lanouf, pas de victime
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, sans faire ni victime ni dgt,  
l'est du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, 
selon un journaliste de l'AFP.
 
Le missile a explos prs de l'autoroute,  environ 100 mtres de quelques maisons  la lisire de 
cette ville stratgique situe  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et 
contrle depuis vendredi par les insurgs qui luttent contre le rgime du colonel Mouammar 
Kadhafi.
Il n'y a eu ni victime ni dgts, seulement un norme cratre au sol.
Selon des tmoins, une attaque similaire avait dj eu lieu une heure plus tt dans la mme zone.
Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar 
mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne, lors d'une runion 
extraordinaire consacre  la situation en Libye.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'ONU) de prendre ses responsabilits en ce sens", a 
dclar M. Ihsanoglu.

 
Lundi, le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs raids ariens et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs 
dans l'opposition.
"Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout lors d'une 
confrence de presse  Tripoli.
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil 
national mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la 
transition.
Sur le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres 
Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise 
humanitaire provoque par les combats.
Sur le terrain, les violences continuent. Trois raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont 
rpliqu avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP.
Une frappe a touch la voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans 
et son pre, a racont ce dernier  l'AFP.
Ds l'aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km 
au sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben 
Jawad,  une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez 
pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-
parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 
12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
dimanche ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin.
Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser 
les forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 
1.000 morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une destruction des pistes des aroports.
M. Obama a prvenu les collaborateurs de Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des 
comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle.
Les diplomates franais et britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU 
tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que les attaques contre des civils pouvaient tre 
considres comme des crimes contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait 
rester passive si elles se poursuivaient.
Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 
26 responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority 
(LIA), fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU contre la Libye - qui 
prvoient notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction 
d'entre sur le territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d 
quitter le pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre 
entre dans le pays "sans aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces 
se dirigeaient vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les tensions en Libye, qui dtient les plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu 
de se rpercuter sur les marchs et sur les prix du ptrole.


**** *s_voilaactu

Libye: un nouveau raid arien vise des insurgs  l'est de Ras Lanouf 
Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, provoquant un norme nuage de 
fume grise,  l'est du Port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans 
l'Est libyen, selon un journaliste de l'AFP.
Il n'tait pas possible de dterminer dans l'immdiat s'il y avait des victimes ou des dgts.
Le missile est apparemment tomb  environ 8 km  l'est de ce site stratgique situ  environ 300 km 
au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrl depuis vendredi par les insurgs qui luttent 
Contre le rgime du colonel Mouammar Kadhafi. 
Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar 
mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne, lors d'une runion extraordinaire 
consacre  la situation en Libye.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'ONU) de prendre ses responsabilits en ce sens", a dclar M. 
Ihsanoglu.
Lundi, le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs Raids ariens et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs dans 
l'opposition.
"Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout lors d'une confrence 
de presse  Tripoli.
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil national 
mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la transition.
Sur Le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres Abdel 
Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise humanitaire 
provoque par les combats.
Sur le terrain, les violences continuent. Trois Raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi Le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont rpliqu 
avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP.
Une frappe a touch la voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans et 
son pre, a racont ce dernier  l'AFP.
Ds l'Aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km au 
sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben Jawad,  
une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez pas 
au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-parleur, 
laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 12 morts 
et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats dimanche 
ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin.
Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser les 
forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 1.000 
morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une Destruction des pistes des aroports.
M. Obama a prvenu les collaborateurs de Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des 
comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle.
Les diplomates franais et britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU 
tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que Les attaques Contre des civils pouvaient tre considres 
comme des crimes Contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait rester passive 
si elles se poursuivaient.
Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de Visa pour 26 
responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority (LIA), 
fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU Contre la Libye - qui prvoient 
notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction d'entre sur le 
territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d quitter le 
pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre entre dans le pays 
"sans Aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces se 
dirigeaient Vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les tensions en Libye, qui dtient les plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu de 
se rpercuter sur les marchs et sur les prix du ptrole.


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Libye: violents combats, nouveaux appels  la zone d'exclusion arienne

Les forces de Mouammar Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, 
bombardant par air et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  
l'Ouest, au moment o les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
Pour tenter de mettre fin  la rpression sanglante des opposants, le prsident amricain Barack 
Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont convenu de poursuivre la 
planification de "toute la gamme" d'actions possibles, dont l'imposition d'une zone d'exclusion 
arienne.
Affichant dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, les Etats-Unis et l'Union europenne 
ont rencontr des reprsentants du Conseil national de transition mis en place par la rbellion  
Benghazi, picentre de l'insurrection  un millier de km  l'est de la Capitale Tripoli.

Monde 
Alors que les violences prennent des allures de guerre civile dans ce pays ptrolier, le march 
redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un 
recours aux stocks stratgiques de brut, ce qui catapulterait le baril  plus de 200 dollars.
M. Kadhafi, qui a jur de mater dans le sang la rbellion lance il y a trois semaines, a mis en garde 
Contre toute ingrence de l'Occident dans son pays lors d'un entretien tlphonique avec le Premier 
ministre grec Georges Papandrou.
En soire, il s'est rendu dans un htel de Tripoli o sont confins la grande majorit des Journalistes 
trangers pour des interviews  des chanes tlvises. Habill d'une tunique noire et coiff d'un turban 
ocre, il a travers le hall en levant et serrant les poings en signe de victoire.
Malgr les sanctions internationales imposes au clan Kadhafi -gel des avoirs, interdiction de 
voyages-, l'ouverture d'une enqute de la Cour pnale internationale pour crimes Contre l'humanit 
et les appels  s'en aller, le leader libyen s'accroche au pouvoir aprs plus de 40 ans de rgne sans 
partage.
Ses forces tentent de stopper la progression Vers l'Ouest des insurgs qui contrlent la rgion 
orientale ptrolire ainsi que certaines localits de l'Ouest, lanant une opration de reconqute avec ses 
chars et avions Contre les opposants moins bien arms.
L'aviation a bombard la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans 
l'Est, faisant un bless et touchant un immeuble. La banlieue ouest du Port ptrolier,  environ 300 
km au sud-ouest de Benghazi, a t pilonne et trois personnes ont t blesses, les rebelles parlant d'un 
dluge de feu.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten mais la ville tait encercle par les forces pro-
Kadhafi, selon un tmoin franais.
Les forces pro-Kadhafi ont lanc paralllement un assaut sur Zawiyah, le bastion des insurgs le plus 
proche de la Capitale, fief de M. Kadhafi, selon un ancien responsable libyen qui a fait dfection, 
Mourad Hemayma.
"Kadhafi veut prendre (Zawiyah) avant mercredi. La communaut internationale doit agir", a-t-il 
affirm, joint au tlphone au Caire par l'AFP. Il a indiqu que des membres de sa famille avaient t 
tus dans la ville (40 km de Tripoli), assige par les chars du rgime.
"Zawiyah est vise par une attaque d'envergure. Les civils sont attaqus directement", selon un site 
de l'opposition.
Mais le gouvernement libyen a dmenti le bombardement de Zawiyah.
Face  l'escalade des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le dbut de la rvolte le 
15 fvrier, les Occidentaux se concertent jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'UE, 
pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre Le droit international ni dstabiliser la rgion.
Paris et Londres prparent un projet de rsolution au Conseil de scurit de l'ONU imposant une zone 
d'exclusion arienne mais son adoption semble se heurter aux rticences de Moscou et Pkin.
Pour la secrtaire d'Etat Hillary Clinton, toute dcision d'imposer une telle zone devrait tre prise par 
l'ONU et non par les Etats-Unis.
La Ligue arabe a prvu, elle aussi, une runion de crise samedi pour voquer la zone d'exclusion, 
aprs l'accord des monarchies arabes du Golfe et de l'Organisation de la confrence islamique pour 
sa mise en place.
L'UE a en outre approuv de nouvelles sanctions Contre la Libye, visant un fonds souverain et la 
Banque centrale, au moment o deux reprsentants du Conseil national ont dit  Strasbourg attendre 
que l'UE reconnaisse "le plus tt possible" comme seule autorit lgitime, avant de voir mercredi le 
ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp.
Au Caire, des diplomates amricains, dont Gene Cretz, l'ambassadeur amricain en Libye, ont 
rencontr des membres du Conseil national, a indiqu le dpartement d'Etat, appelant de nouveau M. 
Kadhafi  quitter le pouvoir et la Libye.
L'opposition a entretemps rejet toute ngociation avec le rgime exigeant que le leader libyen quitte 
le pays et promettant le cas chant de ne pas engager de poursuites Contre lui. La tlvision officielle 
libyenne a de son ct jug "impensable" que M. Kadhafi "puisse prendre contact avec des agents 
ayant fait appel aux trangers Contre leur propre pays".
Alors que prs de 200.000 personnes ont fui les combats en Libye, l'ONU a charg l'ex-ministre 
jordanien des Affaires trangres Abdel Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" 
avec Tripoli sur la crise humanitaire.


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EN DIRECT: le conflit entre pro et anti-Kadhafi se concentre  Ras Lanouf
LE POINT A 19H30 - Le 23me jour de la rvolte en Libye a t marqu par un nouveau 
pilonnage sur Ras Lanouf, ville stratgique  l'est du pays, par les forces gouvernementales du 
colonel Kadhafi. Aucun bilan n'a t fourni d'un ct ou de l'autre.
Pendant ce temps les discussions se sont poursuivies sur la possible imposition d'une zone 
d'exclusion interdisant l'espace arien aux appareils de combat du "Guide" libyen. La France est 
"disponible" pour une telle mission, qui ne pourrait s'effectuer dans le cadre de l'Otan, a annonc 
le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp. la Ligue arabe se runira samedi pour discuter 
notamment de ce sujet.
Pour la commissaire europenne charge de l'aide humanitaire, Kristalina Georgieva, le pire est que 
"la Libye est en train de basculer Vers la guerre civile". FIN DE NOTRE DIRECT. 
18H57 - Prisonniers, mais en forme - Les trois soldats nerlandais dtenus en Libye depuis le 27 
fvrier par les troupes du colonel Kadhafi lors d'une opration d'vacuation de civils "sont en forme", 
selon le ministre nerlandais de la Dfense. Ils ont reu la visite de leur ambassadeur  Tripoli "trs 
rcemment".
18H41 - Sanctions Contre ptrole - Les sanctions amricaines Contre la Libye sont en voie de 
paralyser les exportations de brut libyen, selon une source de march. Des oprateurs "ont arrt leurs 
activits lies  la Libye, essentiellement parce qu'elles ne peuvent pas accepter les paiements", a dit 
cette source en expliquant que le Trsor amricain les a mis en garde Contre des paiements au 
bnfice du rgime de Kadhafi. "Cela peut finir par interrompre toutes les exportations, on est bien 
parti pour", selon cette source.
18H14 - Interview - Le Guide libyen, Mouammar Kadhafi, est attendu  l'htel Ixos, pour une 
interview  TF1 et  la tlvision turque.
18H02 - Obus Contre kalachnikov - Les rebelles protgeant Ras Lanouf sont tenus  distance des 
forces pro-Kadhafi par des tirs d'artillerie ou de mortier, constate Danny Kemp, journaliste AFP. 
Au rythme de six en cinq minutes. Partis au front  pied, les rebelles en sont vite revenus, quatre 
ambulances ramassant les blesss. 
16H40 - Paris disponible - La France est "disponible pour intervenir avec d'autres afin de protger 
les populations, en empchant Kadhafi d'utiliser ses moyens ariens", annonce le ministre des 
Affaires trangres Alain Jupp. L'Otan n'est pas selon lui la structure adquate pour une telle 
opration. En revanche il "est ncessaire de le faire en pleine liaison avec la Ligue arabe et l'Union 
africaine".
15H53 - Zone interdite - L'instauration d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye "est 
parfaitement ralisable, mme si ce n'est pas sans risque", dit  l'AFP Douglas Barrie, expert de l'un 
des principaux instituts de recherche sur la dfense, l'IISS. Mais elle exigerait d'importantes 
ressources et l'appui des pays de la rgion.
15H42 - Pilonnage - Les forces pro-Kadhafi ont dmarr un pilonnage intensif  l'ouest de la ville de 
Ras Lanouf, La base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, le long de la cte.
DESORGANISES
15H38 - Illumine - Une Britannique, cheveux courts grisonnants, arrive au poste frontire tuniso-
lybien de Dehiba, au beau milieu du dsert, au volant d'un 4x4 trainant une vieille caravane. Elle 
veut passer en Libye afin de "prier pour la paix", en vain, faute de Visa. En attendant un miracle, 
elle s'installe au bord de la route, bien dcide  prier Dieu le plus prs possible du pays de Kadhafi. 
"Appelez moi la petite gitane de Dieu", sourit-elle quand on lui demande son nom. 
15H36 - Report - La runion de la Ligue arabe prvue vendredi se tiendra finalement samedi. Elle 
servira notamment  "discuter des mesures  prendre pour protger Le peuple libyen, en particulier 
l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne au dessus de la Libye", selon un responsable de la 
Ligue arabe.
15H07 - Dsorganiss - Les rebelles dans l'est de la Libye souffrent d'une dsorganisation chronique, 
constate un journaliste de l'AFP. "Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. Ce n'est pas 
terrible comme organisation", reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi. Il prend ses ordres de 
deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km  l'est, "quand on arrive  se joindre par 
tlphone". Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de haut-parleurs installs sur des 
vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
14H23 - Mdecin, mais pas de MSF - L'ONG Mdecins sans frontires dment que le mdecin arrt  
Benghazi appartienne  son quipe.
14H19 - Nouvelles sanctions - Les 27 pays de l'Union europenne vont imposer de nouvelles 
sanctions Contre la Libye, visant notamment un fonds souverain et la banque centrale. L'UE a dj 
gel les avoirs du colonel Khadafi et de 25 de ses proches.
14H10 - Nerlandais prisonniers - Des diplomates et militaires nerlandais sont  Malte pour ngocier 
la libration de trois soldats nerlandais, dtenus en Libye depuis le 27 fvrier, selon l'agence de 
presse nerlandaise ANP. La Haye refuse de confirmer . Les trois militaires, dont une femme, ont t 
capturs par des soldats du colonel Kadhafi qui avaient empch leur hlicoptre de dcoller lors d'une 
opration d'vacuation de deux civils  Syrte
13H45 - "Prts pour le pire" - La commissaire europenne charge de l'aide humanitaire, Kristalina 
Georgieva, ne cache pas son pessimisme. "La Libye est en train de basculer Vers la guerre 
civile", dit-elle  l'AFP. "Nous sommes prts pour le pire". L'UE a dj mobilis 53 millions d'euros, 
dont 30 sur le budget communautaire.
13H42 - A Zenten - Un Franais, Florent Marcie, ralisateur de films documentaires, voque une 
situation "tonnante" dans cette ville  145 km au sud-ouest de Tripoli. "La ville est contrle par 
l'opposition, mais il y a des camions lance-roquettes multiples Grad (des forces pro-Kadhafi) 
autour". Une attaque attendue dans la nuit n'a pas eu lieu."Il y avait une ambiance tonnante, la 
peur d'une attaque, mais aussi l'euphorie. Ce matin, les rues sont calmes".
13H29 - UN MEMBRE DE MSF EMMENE D'UN HOTEL SOUS LA MENACE D'UNE 
ARME, SELON DES TEMOINS - La scne s'est droule  Benghazi, base arrire de l'opposition. 
L'homme est un Jordanien.
13H23 - Parlement europen - Deux reprsentants du Conseil national de transition ont t invits 
aujourd'hui au Parlement europen  Strasbourg pour informer l'UE. Ces deux reprsentants de 
l'opposition sont Mahmoud Jebril, 58 ans, ancien ministre du Plan, et Ali Al-Esawi, 45 ans, 
ancien ambassadeur en Inde. Le gouvernement franais a facilit leur venue.
13H16 - Runion - la Ligue arabe va tenir une runion de crise sur la Libye vendredi.
13H06 - Kadhafi priv de diplme - L'Universit de Khartoum annonce retirer au colonel Kadhafi 
son titre de docteur honoris causa. Les responsables soudanais le font pour condamner la 
rpression. Kadhafi avait reu ce titre honorifique en 1996.
12H55 - Comptes gels - Deux comptes libyens suspects ont t gels dans des banques  Luxembourg 
pour un montant de moins d?un milliard d?euros. L?argent provenait de la vente de ptrole et 
les autorits disent avoir agi  titre prventif "pour viter, en ces temps de chaos, que le clan Kadhafi 
se serve de ces fonds".
NOUVEAU RAID
12H45 - Recul du ptrole - Les prix reculent en Europe: les oprateurs ont ragi  des rumeurs sur la 
possibilit d'un dpart ngoci du colonel Kadhafi et sur le fait que des membres de l'Opep ont indiqu 
entamer des discussions informelles sur l'tat du march. Vers 11H30 GMT (12H30  Paris), le baril 
de Brent de la Mer du Nord s'changeait  114,90 dollars  Londres, en baisse de 14 cents.
12H24 - Raid - Un avion bombarde un immeuble d'habitation de deux tages prs du Port ptrolier 
de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen. La faade du rez-de-chausse 
est souffle, constate un journaliste de l'AFP.
12H15 - Coincs - Les Journalistes prsents  Tripoli, sont "bloqus dans les htels". "Nous ne 
pouvons aller nulle part sans prendre le risque d'tre arrts", dplore le journaliste de l'AFP Antoine 
Lambroschini, interpell samedi et  nouveau dimanche. 
11H55 - "Foutaise" - Le rgime dment une offre de ngociations de Kadhafi envers l'opposition. 
"C'est n'importe quoi, et c'est tellement agaant de commenter une telle foutaise", a dclar  l'AFP un 
responsable gouvernemental  Tripoli.
11H40 - Mdiateurs - Kadhafi "n'a envoy personne. Des gens se sont proposs comme 
intermdiaires pour arrter le bain de sang", dclare par tlphone Moustapha Abdeljalil, qui prside le 
Conseil national charg de prparer la transition. Il prcise que ce sont des avocats de Tripoli.
EN DIRECT - L'opposition libyenne refuse toute ngociation ventuelle avec Mouammar Kadhafi 
et exige son dpart du pays, tandis que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus 
de la Libye recueille de plus en plus de soutiens y compris dans Le Monde arabe.

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Libye: raids intensifs dans l'est, vers une zone d'exclusion arienne?
L'insurrection libyenne tait vise par des Raids intensifs mardi, au dbut de la quatrime 
semaine de la rvolte, alors que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de 
la Libye recueillait de plus en plus de soutiens y compris dans Le Monde arabe.
L'opposition libyenne a rejet toute ngociation avec le rgime de Mouammar Kadhafi, exigeant que 
le numro un libyen quitte le pays tout en promettant dans ce cas de ne pas engager de poursuites 
pnales Contre lui. Des insurgs avaient annonc un peu plus tt voir reu, et rejet, une offre de 
ngociation.
A Tripoli, un responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de 
ngociations de la part du rgime.
 
Le prsident du Conseil national cr? par l'opposition pour prparer la transition et bas  Benghazi 
(est), Moustapha Abdeljalil, a prcis que M. Kadhafi n'avait pas envoy d'missaire mais que des 
avocats de Tripoli s'taient proposs comme intermdiaires "pour arrter le bain de sang".
Aprs les monarchies arabes du Golfe lundi, l'Organisation de la confrence islamique (OCI) s'est 
dclare mardi favorable  une zone d'exclusion arienne en Libye, pour empcher les bombardements 
Contre les insurgs, tout en raffirmant son opposition  une intervention militaire directe.
L'OCI est forme de 57 pays comptant plus d'un milliard de musulmans.
La Ligue arabe a prvu une runion de crise samedi pour voquer les "mesures  prendre pour protger 
Le peuple libyen, en particulier l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne".
La France et la Grande-Bretagne prparent un projet de rsolution pour le Conseil de scurit de 
l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils veulent prsenter ds 
cette semaine. Son adoption semble cependant dlicate en raison de la rticence de la Chine et 
surtout de la Russie, selon des diplomates.
Sur le terrain, la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen,  
environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi, tait la cible de Raids ariens 
intensifs mardi.
L'ouest du Port ptrolier a t pilonn dans l'aprs-midi, et trois personnes au moins ont t blesses, selon 
un journaliste de l'AFP.
Les rebelles ont dit que les troupes gouvernementales avaient dvers un dluge de feu.
Un peu plus tt, un immeuble a t endommag par un raid, le premier  toucher une habitation dans la 
ville, mais personne n'a fait tat de victime dans l'immdiat, selon un journaliste de l'AFP.
En revanche, une personne a t blesse par une attaque arienne dans la matine, selon un 
photographe de l'AFP.
L'aviation libyenne vise quotidiennement les positions des insurgs dans l'est du pays, 
essentiellement sur la ligne de front mais aussi  Brega et Ajdabiya, verrous stratgiques Vers 
Benghazi.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait mardi Zenten,  120 km au sud-ouest de la Capitale, 
mais la ville tait encercle par les forces pro-Kadhafi, selon un Franais sur place. Il a affirm que 
les opposants contrlaient toutes les villes jusqu' Nalout, prs de la frontire tunisienne.
Lundi soir, l'opposition a voqu de "violents combats"  Zawiyah, ville que les insurgs disent tenir  
60 km  l'ouest de Tripoli.
Les Occidentaux, qui affichent dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, doivent se 
concerter jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union europenne, pour tenter 
d'aider l'opposition sans enfreindre Le droit international ni dstabiliser la rgion.
Deux reprsentants du Conseil national de l'opposition se sont rendus mardi au Parlement europen  
Strasbourg, et doivent rencontrer mercredi le ministre franais des Affaires trangres Alain Jupp.
Les 27 pays europens se sont mis d'accord sur de nouvelles sanctions Contre la Libye, visant 
notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel Kadhafi et 
de 25 de ses proches. Cet accord doit entrer en vigueur d'ici vendredi.
Les Pays-Bas observaient la plus grande discrtion sur leurs efforts pour obtenir la libration de 
trois soldats faits prisonniers le 27 fvrier par des forces loyales  Kadhafi, refusant de confirmer 
l'envoi de ngociateurs  Malte, une information rapporte par La presse nerlandaise.
Un mdecin jordanien qui assurait travailler pour Mdecins sans frontires (MSF) a t emmen sous la 
menace d'une arme d'un htel de Benghazi, selon des tmoins. MSF a dmenti que ce mdecin fasse 
partie de son personnel.
Lundi, les Nations unies ont charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres Abdel Ilah 
Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise humanitaire provoque 
par les combats.
Le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avait avanc le 25 fvrier un bilan de plus de 1.000 morts 
depuis le dbut de l'insurrection le 15 fvrier. Selon l'ONU, plus de 191.000 personnes ont fui les 
violences.
Le Cours du ptrole ont recul mardi, aprs les rumeurs sur d'ventuelles ngociations en Libye et 
l'annonce de consultations informelles au sein de l'Opep sur les mesures  prendre face aux 
troubles.

**** *s_voilaactu
Derrire les lignes rebelles en Libye, discussions sans fin sur la stratgie

Tout au long des positions rebelles dans l'est de la Libye, entre deux Raids ariens ou 
pilonnages d'artillerie, les combattants se chamaillent sur la conduite des oprations. La 
planification demeure balbutiante au sein d'un soulvement qui se militarise de jour en jour.
"Puisque c'est comme a, je m'en vais, a suffit!", s'emporte le Servant d'une batterie antiarienne  la 
sortie de Ras Lanouf, dernire localit tenue par l'insurrection avant les lignes ennemies, au terme 
d'une pre dispute avec ses compagnons d'armes.
"Il faut le comprendre, a fait cinq jours qu'il reste l sans dormir", observe l'un d'entre eux, 
Mohammed Ali, 30 ans, tandis que l'artilleur improvis, vtu de noir, met sa menace  excution.
 
"Il n'y a pas de tactique, chacun agit dans son coin. Ce n'est pas terrible comme organisation", 
reconnat Mohammed Ali, arriv de Benghazi, citadelle du soulvement dans l'est du pays, 
originaire de Misrata, ville insurge assige par le rgime.
Le gurillero indique prendre ses ordres de deux jeunes officiers bass  Brega,  environ 120 km  
l'est, vtrans de campagnes africaines de l'arme libyenne, au Tchad et en Ouganda.
"Nous essayons de nous coordonner avec eux quand on arrive  se joindre par tlphone", ajoute-t-il.
A proximit, un combattant barbu en bandeau noir, jeans et sandales install devant une batterie 
antiarienne ceinture de caisses de munitions argumente avec un petit groupe.
"Ce n'est pas bien de laisser les jeunes aller au casse-pipe Contre l'artillerie et les chars. Tout ce 
qu'on aura gagn, c'est qu'ils se fassent tailler en pices", prvient-il.
Depuis le basculement de la contestation Vers une rvolte arme, des milliers de Libyens - de 6.000  
8.000 selon les estimations - sont spontanment monts au front avec leur quipement militaire et 
leur vhicule personnel, puisant galement dans les abondants stocks d'armes et de munitions de la 
rgion.
"Nos jeunes n'ont pas beaucoup d'exprience mais ils ont du courage  revendre", affirme Issa al-
Choukri, 36 ans, un enseignant en informatique de Benghazi, prsent ds l'Aube aux cts des troupes  
Ras Lanouf.
"Ce sont les jeunes qui commandent", assure-t-il, employant la formule consacre pour les 
manifestants de la premire heure, par opposition aux officiers ou ex-dignitaires du rgime passs 
dans l'autre camp.
"Le militaire se bat pour sa solde mais le rvolutionnaire cherche La Victoire ou le martyre, qu'est-
ce qui vaut le mieux ?", demande-t-il, laissant entendre que la rponse est vidente.
De fait, l'expertise militaire des units entires qui ont fait dfection tarde  se traduire sur le terrain.
Sur le terrain, les seules consignes centralises manent de l'autorit dsincarne des haut-parleurs 
installs sur des vhicules qui lancent leurs injonctions par intermittences.
"Nous sommes tous des spcialistes, chacun en charge de son domaine de comptence militaire", 
explique Mohammed el-Abidi, un ancien commandant de la dfense antiarienne de Benghazi aux 
cheveux blancs, avec  la Main une liste 15 ex-colonels rallis  la rvolution, dans un article extrait 
de La presse insurge.
"Il n'y a que des colonels, les gnraux sont les amis de Mouammar" Kadhafi, le dirigeant libyen, 
s'amuse l'officier suprieur, venu de Benghazi avec un camion sur lequel est dispose une range de 
missiles sol-air.
"Ici c'est une milice, il n'y a pas moyen de les organiser", constate-t-il sur un ton dsabus  la vue 
des forces regroupes  l'entre de Ras Lanouf, un tube antiarien sur l'paule, avant de remonter dans 
son vhicule en direction de l'est.


**** *s_voilaactu
Libye: un nouveau raid arien vise des insurgs  l'est de Ras Lanouf

Un avion de chasse a men une attaque mardi dans le dsert, provoquant un norme nuage de 
fume grise,  l'est du Port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans 
l'Est libyen, selon un journaliste de l'AFP.
Il n'tait pas possible de dterminer dans l'immdiat s'il y avait des victimes ou des dgts.
Le missile est apparemment tomb  environ 8 km  l'est de ce site stratgique situ  environ 300 km 
au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi et contrl depuis vendredi par les insurgs qui luttent 
Contre le rgime du colonel Mouammar Kadhafi. 
Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), Ekmeleddin Ihsanoglu, s'est dclar 
mardi favorable  l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne, lors d'une runion extraordinaire 
consacre  la situation en Libye.
"Nous nous joignons  ceux qui demandent l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne et 
demandons au Conseil de scurit (de l'ONU) de prendre ses responsabilits en ce sens", a dclar M. 
Ihsanoglu.
Lundi, le rgime du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi a men plusieurs Raids ariens et accus 
Paris, Londres et Washington de conspirer pour diviser la Libye, alors que la communaut 
internationale envisage l'ventualit d'oprations militaires.
Le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussa a accus lundi soir la France, la Grande-
Bretagne et les Etats-Unis de prendre "contact avec ceux qui ont fait dfection" et sont passs dans 
l'opposition.
"Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye", a-t-il ajout lors d'une confrence 
de presse  Tripoli.
Plus isol que jamais sur la scne internationale aprs trois semaines d'insurrection, le colonel 
Kadhafi avait dj accus la France d'"ingrence" aprs le soutien apport par Paris au Conseil national 
mis en place par l'opposition  Benghazi, deuxime ville du pays, pour prparer la transition.
Sur Le plan diplomatique, l'ONU a charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres Abdel 
Ilah Khatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise humanitaire 
provoque par les combats.
Sur le terrain, les violences continuent. Trois Raids ariens des forces loyalistes ont vis lundi Le 
port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, pris vendredi par l'insurrection, o des insurgs ont rpliqu 
avec l'artillerie anti-arienne, selon un journaliste de l'AFP.
Une frappe a touch la voiture d'une famille qui fuyait les combats, blessant un enfant de 13 ans et 
son pre, a racont ce dernier  l'AFP.
Ds l'Aube, des habitants avaient fui Ras Lanouf, poste avanc de la rbellion dans l'Est,  300 km au 
sud-ouest de Benghazi, par crainte des combats qui avaient dj chass les insurgs de Ben Jawad,  
une quarantaine de kilomtres plus  l'ouest.
Sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des instructions aux insurgs. "N'allez pas 
au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", vocifrait la voix dans le haut-parleur, 
laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les combats dimanche ont fait au moins 12 morts 
et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice.
A Misrata, 3e ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats dimanche 
ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un mdecin.
Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a racont le 
mdecin: "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi  pousser les 
forces de Kadhafi hors de la ville".
Non loin de l,  Zenten, une offensive des forces loyalistes dans la nuit de dimanche  lundi a t 
repousse par les habitants qui ont saisi des armes et de la nourriture, selon un tmoin qui a vu au 
moins cinq corps.
L'ONU a lanc lundi un appel de fonds de 160 millions de dollars pour aider les victimes, alors 
que le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avanait dj le 25 fvrier le chiffre de plus de 1.000 
morts.
A Washington, la pression montait autour du prsident Barack Obama pour fournir une assistance 
militaire aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, 
soit par une Destruction des pistes des aroports.
M. Obama a prvenu les collaborateurs de Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des 
comptes" sur les violences.
La Maison Blanche a indiqu lundi que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant 
"prmatur" de se lancer dans une telle opration  l'heure actuelle.
Les diplomates franais et britanniques, qui travaillent sur un projet de rsolution de l'ONU 
tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans la semaine.
Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que Les attaques Contre des civils pouvaient tre considres 
comme des crimes Contre l'humanit et que la communaut internationale ne pourrait rester passive 
si elles se poursuivaient.
Il a cependant rpt que l'Otan n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU.
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de Visa pour 26 
responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la Libyan Investment Authority (LIA), 
fonds souverain du gouvernement.
Le Japon a annonc l'application des sanctions imposes par l'ONU Contre la Libye - qui prvoient 
notamment le gel des avoirs du colonel Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction d'entre sur le 
territoire nippon pour 16 personnalits du rgime.
L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de l'opposition. En 
revanche, une "quipe diplomatique britannique" venue tablir des contacts  Benghazi a d quitter le 
pays aprs avoir t dtenue plusieurs jours par l'opposition, qui lui a reproch d'tre entre dans le pays 
"sans Aucun accord pralable".
Plus de 191.000 personnes ont fui  ce jour les violences et environ 10.000 personnes dplaces se 
dirigeaient Vers la frontire gyptienne, selon l'ONU.
Les tensions en Libye, qui dtient les plus importantes rserves de ptrole d'Afrique, ont continu de 
se rpercuter sur les marchs et sur les prix du ptrole.

**** *s_yahooactu

Libye : les forces de Kadhafi bombardent Ras Lanouf et Zaoua
Le dirigeant libyen Mouammar Kadhafi campe sur ses positions, et ce malgr les combats qui ont 
de nouveau fait rage mardi 8 mars. Dans un entretien diffus mercredi matin par la chane 
d'information franaise LCI, il a accus les Occidentaux, notamment la France, qui soutient les 
insurgs, de mener 'un complot colonialiste' contre son pays. Egalement interrog sur le fait de 
savoir s'il envisageait des 'mesures de reprsailles' contre la France, le dirigeant libyen s'est born 
 lancer un laconique 'on verra', tout en se disant confiant sur de futures 'visites' en Europe une 
fois que 'tout cela sera termin'. 

Les forces de Mouammar Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant par 
air et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest, au moment o 
les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
>> Lire : Le rcit de la journe du mardi 8 mars
Ras Lanouf et Zaoua sous les bombes L'aviation a bombard intensment la ville ptrolire de 
Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est, faisant un bless. Un immeuble a t 
endommag par un raid, le premier  toucher une habitation. La banlieue ouest du port ptrolier,  
environ 300 kilomtres au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi, a t pilonne, et trois 
personnes au moins ont t blesses, les rebelles parlant d'un dluge de feu. De violents combats 
continuaient en soire dans la ville.
Selon Rmy Ourdan, l'envoy spcial du Monde  Ras Lanouf, ce pilonnage a provoqu le repli 
dans le dsert des rebelles anti-Kadhafi. Il dcrit 'de jeunes rebelles' avec 'un peu de matriel 
militaire' mais 'trs peu d'exprience pour s'en servir' et peu d'encadrement


**** *s_yahooactu
Libye: une zone d'exclusion arienne serait peu efficace, selon des experts militaires

L'instauration d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye n'aurait qu'une efficacit limite 
pour arrter l'offensive mene par les forces pro-Kadhafi contre les insurgs et la population, ont 
estim mardi  Londres des experts militaires

Ils s'exprimaient en marge de la prsentation du rapport annuel de l'Institut international pour les 
tudes stratgiques (IISS), un cercle de reflexion dont le sige se trouve  Londres.
Selon l'un de ces experts, Douglas Barrie, un spcialiste d'aronautique militaire, le colonel 
Kadhafi dispose en thorie de 300 appareils de combat, mais peu semblent en ralit 
oprationnels.
Les forces pro-Kadhafi, ajoute-il, apparaissent utiliser principalement pour les bombardements 
quelque 35 hlicoptres d'attaque. Plus petits et moins rapides que des jets, ces aronefs sont plus 
difficiles  dtecter par les moyens traditionnels mis en oeuvre pour tablir une zone de non-
survol, selon M. Barrie. Certains radars, prcise-t-il, peuvent avoir du mal  faire la distinction 
entre un hlicoptre et un camion circulant rapidement.
Ben Barry, un gnral britannique  la retraite, estime lui que les insurgs,  terme, peuvent faire 
pice aux forces pro-Kadhafi. "Plus les choses vont durer, et plus les insurgs ont des chances 
d'accrotre leurs capacits de combat, et plus des sanctions (internationales) ont de chance d'tre 
efficaces", pronostique-t-il.
Le colonel Kadhadfi, note-il, s'appuie avant tout sur des milices puissantes et bien quipes, 
positionnes essentiellement dans et autour de Tripoli. Ben Barry dit douter de la capacit de ces 
forces  conserver similtanment le contrle de la capitale tout en menant des offensives  
l'extrieur.
D'aprs une estimation de l'IISS, l'arme rgulire libyenne comptait fin 2010 quelque 76.000 
hommes et les milices 40.000. Une partie de l'arme a rejoint les rangs de l'opposition.
S'il a nglig  dessein l'arme, Kadhafi a dpens en revanche sans compter pour se constituer 
une force parallle  toute preuve. Des fidles ont donc t installs  des postes-cls avec de 
l'argent et des faveurs et ces milices et "comits rvolutionnaires" arms sont le dernier carr de 
dfenseurs autour de lui.
C'est grce  eux, censs combattre pour lui mme si l'arme rgulire l'abandonne, que le rgime 
tient encore Tripoli alors que la partie est du pays est tombe aux mains de l'opposition.
Kadhafi a galement recours  des mercenaires trangers, has pour leur violence et semant la 
terreur, qu'il a lchs contre les manifestants. Selon les observateurs, le recrutement par le rgime 
libyen de combattants venus d'Afrique subsaharienne avait commenc dans les annes 80. Un 
programme tout d'abord secret, mais leur prsence est connue depuis quelques annes. Leur 
nombre exact, en revanche, ne l'est pas. AP


**** *s_yahooactu
Les rfugis de Libye moins nombreux, les humanitaires inquiets

Le nombre de migrants fuyant la Libye a baiss au cours des derniers jours et il est difficile de 
savoir s'ils sont dlibrment retenus dans le pays ou s'ils craignent d'effectuer le trajet, ont 
indiqu mardi des responsables de l'aide humanitaire. 

Moins d'un cinquime des travailleurs trangers que l'on croit prts  quitter la Libye sont arrivs 
 la frontire tunisienne ou en Egypte, soulignent-ils.
"La situation volue de faon trs proccupante en Libye et nous devons tre prts  un ventuel 
exode. Il est impossible de savoir exactement ce qui se passe de l'autre ct", a dit Antonio 
Guterres, chef du Haut Commissariat de l'Onu pour les rfugis (HCR), au point de passage 
tunisien de Ras Jdir.
Selon William Lacy, directeur gnral de l'Organisation internationale pour les migrations 
(OIM), seuls 15  20% des migrants prsents en Libye ont quitt le pays jusqu'ici. "Le fait que les 
flux ont un peu ralenti ne signifie pas qu'il n'y en aura pas d'autres", a-t-il nanmoins not.
Plus de 215.000 migrants ont quitt la Libye depuis le dbut des combats, mais le mouvement a 
faibli  la fin de la semaine dernire, selon des reprsentants du HCR et de l'OIM  Genve.
Des rfugis arrivant  Ras Jdir, principal point de passage en Tunisie quand on vient de Tripoli, 
ont accus de brutalits des soldats loyalistes qui les ont dpouills de la plupart de leurs effets.
"Ils ont dit que nos biens appartenaient  la Libye, que nous les avions gagns sur les richesses de 
la Libye et que nous devions les restituer", a dit un homme trop effray pour donner son nom. "Ils 
disaient que tout cela tait pour le peuple de Libye, pas pour ceux qui s'en vont quand la Libye a 
besoin d'eux."
D'autres rfugis ont dit que le calme rgnait  Tripoli mais qu'il y avait de nombreux chars et 
barrages militaires sur la route conduisant  la frontire. "Ils ont fouill nos sacs et ont pris ce 
qu'ils voulaient", a rapport Saeda Sassi, arrive avec ses deux petites filles mais sans son 
ordinateur portable.
Guterres a not que les forces kadhafistes semblaient avoir pris le contrle de la zone frontalire 
ces derniers jours, ce qui pourrait expliquer la baisse du nombre des arrivants.
Mariam Karouny, Philippe Bas-Rabrin pour le service franais


**** *s_yahooactu
Libye : l'aviation de Kadhafi pilonne un fief des insurgs

Sur le terrain, les raids ariens se poursuivent contre les positions des anti-Kadhafi. L'opposition 
refuse d'accorder une sortie honorable au dirigeant libyen mais affirme qu'elle ne le poursuivra 
pas en justice s'il quitte le pays maintenant. 

L'opposition refuse de ngocier avec Kadhafi
La situation est encore confuse en Libye, o des informations contradictoires voquaient une 
proposition de ngociation concernant un possible dpart de Mouammar Kadhafi. Le charg des 
relations avec les mdias au QG de l'opposition  Benghazi a indiqu  la chane de tlvision al-
Jezira que le dirigeant libyen aurait propos une runion du Congrs gnral du peuple, instance 
qui fait office de parlement, afin d'examiner les conditions de son retrait. Une certaine somme 
d'argent garantie aurait notamment t voque.
Mais cette offre a t immdiatement rejete par les insurgs. Elle reviendrait  lui accorder une 
sortie honorable et serait perue comme une offense aux victimes, selon des sources proches 
du Conseil national des insurgs. Nous n'allons pas ngocier avec lui. Il sait o se trouve 
l'aroport de Tripoli et tout ce qu'il a  faire est de partir et de mettre fin au bain de sang, a lanc 
un reprsentant des opposants.
Le prsident du Conseil national mis en place par les insurgs pour prparer la transition a 
toutefois prcis que Mouammar Kadhafi ne serait pas poursuivi en justice s'il acceptait de quitter 
le pays.
En fin de matine mardi, un ex-ministre dmissionnaire a toutefois formellement dmenti toute 
offre de ngociations de la part du rgime.
Les raids s'accentuent
Sur le terrain, des raids ariens ont encore eu lieu mardi. Les forces libyennes, engages dans une 
contre-offensive dans le golfe de Syrte, ont men des attaques ariennes contre le port ptrolier 
de Ras Lanouf . En milieu de journe mardi, au moins quatre frappes ariennes ont frapp des 
habitations de cette ville tenue jusqu'ici par les rebelles.

**** *s_yahooactu
Libye: les pro-Kadhafi se renforcent  Ras Lanouf
Mme si les opposants tiennent la majorit des grandes villes de l'est du pays,  Ras Lanouf, les 
forces pro-Kadhafi rsistent. Dans l'ouest, le calme reste prcaire. 
Pas de ngociations en vue entre les pro et les anti-Kadhafi
L'opposition libyenne a rejet ce mardi toute ventualit de ngociations avec le rgime de 
Mouammar Kadhafi, exigeant que le numro un libyen quitte le pays dans les 72 heures, tout en 
promettant dans ce cas de ne pas engager de poursuites pnales contre lui. A Tripoli, un 
responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de ngociations de la part 
du rgime.
Dans le mme temps, deux reprsentants du Conseil national de transition constitu par 
l'opposition en Libye ont t invits ce mardi au Parlement europen  Strasbourg pour informer 
l'UE des dveloppements. Le gouvernement franais a facilit la venue en France de ces deux 
responsables, Mahmoud Jebril et Ali Al-Esawi, et un entretien est prvue ce mercredi avec le 
chef de la diplomatie franaise, Alain Jupp.
Quatre raids ariens  Ras Lanouf (est)...
Un avion a bombard ce mardi un immeuble d'habitation de deux tages prs du port ptrolier de 
Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est libyen, ne faisant aucune victime 
selon des tmoins. C'est la premire fois qu'un raid arien touche des habitations  Ras Lanouf, 
site stratgique  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi, et contrl 
depuis vendredi dernier par les insurgs.
Plus tt, dans la matine, un avion de chasse a tir un missile  environ 100 mtres de quelques 
maisons  la lisire est du port ptrolier. Cette attaque a fait un bless. Le bilan temporaire, 
annonc par les mdecins de la ville, est de 14 morts et plus de 50 blesss. Au total, Reuters 
voque quatre raids ariens pour la journe de mardi.
...o les forces pro-Kadhafi se renforcent
Les forces loyales au colonel Kadhafi "sont en train d'tablir

**** *s_yahooactu
Libye : les combats avivent les rivalits tribales  l'Est

REPORTAGE - Suite aux rcentes batailles, les vieux antagonismes tribaux s'accentuent et le 
soupon pse dans l'Est du pays. 

De notre envoy spcial  Ras Lanouf.
L'Est lybien s'est rveill, ce lundi, dans un calme tonnant. La bataille autour de Ben Jawad, la 
veille, le premier vrai affrontement de la rvolution, a marqu les esprits. Mme les chebab,les 
rebelles, semblent avoir perdu l'apptit pour les tirs en l'air. Toute la journe, les forces des deux 
camps ont patrouill le long de ce ruban de bitume, s'vitant avec soin. La crainte d'une guerre 
entre les multiples tribus libyennes se fait jour. Comme celle d'une partition du pays au niveau de 
cette longue route qui court d'est en ouest de la Libye, de Tripoli  Benghazi. La Libye est un 
seul pays, une seule nation. Tous ensemble contre Kadhafi, crient dsormais ds qu'ils le 
peuvent les combattants insurgs masss  Ras Lanouf .
Pourtant, les divisions pointent. Au petit matin, les habitants qui fuient la cit passent l'unique 
porte de la ville vers la tarik al-sahily, la route ctire, en vitesse. Pas une voiture n'hsite  cette 
patte d'oie. On tourne  gauche ou  droite, vers l'est ou l'ouest, vers la rvolution ou les 
loyalistes.
Ahmed a empil ses sept enfants dans son break et part vers Benghazi. On ne peut rester ici. 
C'est trop dangereux. Je vais dans ma famille, chez moi. Ibrahim tient le mme discours ou 
presque. Mais lui emmne les siens dans la direction oppose. Tous les gens que je connais 
vivent  Tripoli. Je n'ai pas le choix. L-bas je serai en scurit , explique-t-il comme pour 
s'excuser. L'ide de continuer  fuir la dictature de Kadhafi ne l'a pas effleur. Nous sommes 
tous frres. Les choix des uns et des autres ne changent rien, jurent pourtant les deux hommes. Il 
n'empche. Aux barrages, les soldats procderaient  des contrles tatillons, repoussant les natifs 
de l'est du pays. Nul ne sait si cet crmage est rel. Mais tous y croient et personne ne

**** *s_yahooactu
Libye : histoire d'une "trahison"

Le 18 fvrier, deux hommes de main de Kadhafi dcident de fuir. Surprises. 
La Mercedes et le Land Cruiser gars sur le parking de l'aroport de Benghazi font partie des 
vestiges du rgime libyen. La premire voiture, quipe de vitres blindes paisses de 10 
centimtres, appartenait  Saadi, l'un des fils Kadhafi. La seconde  Abdallah Senoussi, le beau-
frre du dictateur libyen et longtemps numro deux du rgime. Les deux vhicules sont cribls de 
balles. Des taches de sang sont mme visibles sur le volant du 4 X 4. Ils tmoignent du chaos qui 
a secou Benghazi, la deuxime ville du pays, aux premiers jours de la rvolution.
Car les deux hommes sont prsents au dbut des massacres perptrs par les milices kadhafistes 
(prs de 400 morts en une semaine). Abdallah Senoussi a mme fait le dplacement avec son fils, 
galement aux commandes des oprations. Seulement les vnements ne tournent pas comme 
prvu. Face  la rpression, la population s'insurge et prend le contrle de la ville. Le 18 fvrier, 
les deux hommes de main du despote dcident donc de fuir. Et foncent  l'aroport avec leur 
garde rapproche. Sur place, 2 000 miliciens, parmi lesquels de nombreux mercenaires trangers, 
scurisent les pistes, o stationne un avion d'une cinquantaine de siges. Or une autre surprise les 
attend. Car, face  la colre des insurgs, les miliciens prennent peur et veulent aussi rejoindre 
Tripoli. Problme : il n'y a pas assez de places. Faraj Burgaia, un employ de l'aroport, tait 
prsent ce jour-l. Il raconte : "On a entendu des hommes dire ce sont des tratres, ils nous 
abandonnent et des coups de feu ont clat entre les militaires du premier cercle et le reste de la 
troupe." Bref, une rbellion au sein mme des forces de Kadhafi. Dans la confusion, l'avion 
parvient tout de mme  dcoller.
Mais la panique s'empare de plusieurs centaines d'hommes livrs  leur sort. "On les a vu

**** *s_yahooactu
Libye: l'opposition rejette toute ide de ngociation avec le rgime

"Notre position est claire, pas de ngociations avec le rgime Kadhafi": un porte-parole du 
Conseil national libyen, rcemment cr par l'opposition, a rejet toute ide de pourparlers avec 
le "Guide" de la rvolution, alors que les forces libyennes poursuivaient mardi leur contre-
offensive pour empcher les insurgs de progresser vers Tripoli, la capitale. 


A Benghazi, principale ville de l'est du pays tenu par les combattants, un porte-parole du Conseil 
national libyen a affirm qu'un homme disant reprsenter Moammar Kadhafi avait pris contact 
avec le Conseil pour discuter des modalits relatives  un dpart du matre de Tripoli, au pouvoir 
depuis 1969.
Sans dvoiler l'identit de cet intermdiaire, ni dire de quand datait ce contact, Moustafa Gheriani 
a expliqu  l'AP que le Conseil ne pouvait tre certain qu'il agissait de sa propre initiative ou 
reprsentait bien Kadhafi. Mais il a rejet au nom du Conseil, toute discussion avec le rgime de 
Tripoli, qui continue de contre-attaquer.
L'aviation libyenne a ainsi men au moins cinq raids ariens dans la journe prs de positions 
rebelles dans le port ptrolier stratgique de Ras Lanouf, (620km  l'est de Tripoli). Aucune 
information sur d'ventuelles victimes n'a pour le moment t diffuse. D'aprs un journaliste de 
l'Associated Press prsent sur place, les frappes ne semblent pas avoir touch les rebelles.
Sur un autre front, un tmoin a dclar que les forces loyales  Moammar Kadhafi avaient repris 
Zaouia, la ville la plus proche de Tripoli tombe aux mains de l'opposition. D'aprs cet homme 
qui a requis l'anonymat, les chars et les vhicules de combat sillonnaient la localit, situe  50km 
 l'ouest de Tripoli, et tiraient sur des habitations. Electricit, tlphone et internet taient coups, 
a-t-il expliqu par tlphone  l'AP aprs avoir russi  quitter la ville et  gagner un secteur lui 
permettant utiliser son tlphone mobile. "La ville est en ruines", a-t-il dit aprs la contre-
offensive du rgime lundi. "Certains btiments ont t entirement dtruits", "il y a de nombreux 
blesss mais les hpitaux vont se trouver  court d'approvisionnements".
Le rgime Kadhafi utilise un peu plus chaque jour ses moyens ariens afin de bloquer l'avance 
des rebelles vers la capitale, en provenance de l'est du pays tenu par l'opposition. Ce recours 
important  l'aviation souligne du mme coup la vulnrabilit des insurgs qui tentent de 
progresser en terrain ouvert le long de la ct mditerranenne et pourrait conduire la 
communaut internationale  imposer une zone d'exclusion arienne en Libye pour empcher les 
bombardements.
Les Etats-Unis ont rappel lundi qu'ils tudiaient avec leurs allis de l'OTAN toutes les options, y 
compris militaire, pour rpondre  l'escalade de la violence en Libye.
La Grande-Bretagne et la France prparent un projet de rsolution du Conseil de scurit de 
l'ONU qui instaurerait une zone d'exclusion arienne, a-t-on prcis lundi de source diplomatique 
britannique. Le texte est prpar au cas o il serait ncessaire, mais aucune dcision n'a encore 
t prise pour le faire circuler au Conseil o la Russie a rejet une telle option et dispose d'un 
pouvoir de veto, a-t-on appris de mme source.
Certains pays arabes accentuent dans le mme temps la pression sur le rgime Kadhafi et se sont 
joints aux demandes d'une zone de "non-survol". Le ministre des Affaires trangres des Emirats 
arabes unis a dclar que le Conseil de scurit de l'ONU devait "assumer sa responsabilit 
historique pour protger le peuple libyen".
Paralllement, selon un haut responsable de l'Union europenne, rentr lundi soir de Tripoli, des 
reprsentants du rgime de Tripoli ont exprim le souhait  plusieurs reprises que l'ONU envoie 
une mission indpendante en Libye pour enquter sur les violences. D'aprs ce responsable qui a 
requis l'anonymat, les Libyens ont affirm qu'une telle mission serait autorise  se dplacer 
librement et que la scurit de ses membres serait assure. AP

**** *s_yahooactu
Pas d'unanimit pour une zone d'exclusion arienne en Libye
France et Grande-Bretagne militent pour une zone d'exclusion arienne en Libye, mais leurs 
allis occidentaux, Etats-Unis en tte, restent partags sur la sagesse et les modalits d'une telle 
initiative. 
Lundi encore, le secrtaire amricain  la Dfense, Robert Gates, a prvenu qu'une telle initiative 
impliquerait un "acte de guerre" pralable impliquant de dtruire les systmes de dfense 
antiariens de l'ancienne colonie italienne.
Barak Seener, analyste au Royal United Services Institute, souligne que la Grande-Bretagne 
semble favoriser une action arienne limite qui ne prvoirait pas une telle action prventive.
Douglas Barrie, spcialiste aronautique  l'International Institute for Strategic Studies de 
Londres, estime, lui aussi, que dtruire les capacits de dfense antiariennes de Tripoli n'est pas 
un passage oblig.
"C'est souhaitable pour minimiser les risques pour vos propres forces ariennes, mais ce n'est pas 
indispensable. Tout dpend des risques que vous tes prts  accepter."
Pour lui, patrouiller dans le ciel des zones sous contrle rebelle en Libye n'impliquerait pas un 
nombre important d'avions, initiative  la porte des aviations britannique et amricaine dans la 
zone.
La flotte amricaine base  Naples inclut deux porte-avions et 175 appareils. L'aviation 
britannique dispose pour sa part de bases  Chypre et Gibraltar et pourrait utiliser ses anciennes 
installations  Malte.
Selon Barak Seener, Londres peut compter en Mditerrane sur des drones, des hlicoptres de 
combat Apache, des chasseurs Tornado et Eurofighter ainsi que sur des contre-torpilleurs et des 
frgates.
La France, l'Italie et l'Espagne disposent aussi dans cette zone de porte-avions, mais, selon lui, il 
est "hautement improbable" qu'ils soient sollicits.
"UN ACTE DE GUERRE"
L'instauration dans le ciel libyen d'une zone d'exclusion,  l'ordre du jour jeudi et vendredi de la 
runion  Bruxelles des ministres de la Dfense de l'Otan, se heurte plus  des problmes 
gostratgiques que techniques.
La Turquie s'y dclare hostile et l'Allemagne rticente. En outre, a rappel lundi le secrtaire 
gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, une telle initiative ncessiterait un feu vert du 
Conseil de scurit de l'Onu.
Or, deux des membres permanents du Conseil disposant d'un droit de veto, la Chine et la Russie, 
sont opposs au scnario qui a les faveurs de Londres et Washington.
Lundi, le reprsentant amricain auprs de l'Otan, Ivo Daalder, a reconnu que l'Otan avait 
intensifi sa surveillance de l'espace arien libyen. Selon Barak Seener, Britanniques et 
Amricains pourraient s'impliquer progressivement dans une neutralisation des dfenses 
antiariennes libyennes.
Dans le pass, d'ailleurs, les pays occidentaux se sont passs du feu vert de l'Onu pour faire 
observer une zone d'exclusion arienne, que ce soit en Irak dans les annes 1990 ou en Bosnie 
entre 1993 et 1995 ou encore au Kosovo en 1999.
En dpit de la prudence du dpartement d'Etat amricain, les influents snateurs rpublicain et 
dmocrate John McCain et John Kerry luttent pour l'instauration d'une zone d'exclusion arienne 
en Libye.
Mme si le secrtaire gnral de la Maison blanche, William Daley, souligne que rien n'est exclu, 
il brocarde ceux qui "parlent de zones d'exclusion comme s'il s'agissait de simples jeux vido".
Pour lui, ces gens "n'ont aucune ide de ce dont ils parlent". "Bob Gates comprend, lui, la 
difficult de partir en guerre", assure-t-il en se rfrant implicitement aux engagements militaires, 
toujours en cours, des Etats-Unis en Irak et en Afghanistan.
Il rappelle que le secrtaire  la Dfense a soulign que faire respecter une zone d'exclusion 
arienne en Libye ncessite un "acte de guerre" pralable.
Marc Delteil pour le service franais, dit par Gilles Trequesser




**** *s_rebellesinfo
Libye : la Ligue du Nord veut que les Etats-Unis  se calment  
Face  la crise Libyenne et aux incertitudes qui rgnent sur la situation dans la rgion, les 
dirigeants du parti italien identitaire et anti-immigration Ligue du Nord  invitent les Etats-Unis 
 ne pas faire dinterventionnisme et  laisser lEurope grer des problmes qui la concerne au 
premier chef, notamment du fait du risque migratoire. 
Ainsi, le ministre italien de lIntrieur a appel les Amricains  ne pas se mler des affaires de la 
Libye et  laisser faire les Europens face au risque de monte du fondamentalisme islamique. 
 Nous devons nous assurer que la Libye ne devienne pas un nouvel Afghanistan, mais il faudrait 
que les Amricains se calment , a dclar le ministre Roberto Maroni , lors dun meeting de la 
Ligue du Nord. 
 Nous sommes l, lEurope est l, et cest mieux si nous pouvons prendre les choses en mains , 
a-t-il dit. M. Maroni a galement dclar quil fallait viter larrive massive de rfugis de Libye 
en Europe. 
De son ct, le chef de la Ligue du Nord, Umberto Bossi (photo), a pour sa part estim quune 
action militaire occidentale contre le rgime de Mouammar Kadhafi ne ferait quaccrotre lafflux 
de rfugis.  Sil y a des bombardements, ils vont tous rappliquer ici , a-t-il notamment dclar. 
Jeudi, le prsident amricain Barack Obama avait annonc que les Etats-Unis examinaient 
 toutes les options , y compris militaires, dans la crise libyenne. 



**** *s_sarkofrance

La Libye s'embrase, Sarkozy file en Bretagne. 
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Tout le monde se souvient d'une visite prsidentielle, en novembre 2007, au Guilvinec. Le 
prsident frachement lu, dj impopulaire, s'tait publiquement nerv contre un pcheur 
breton qui l'avait interpel. Quelques mois auparavant, on avait dcouvert,  la lecture d'un 
ouvrage de Yasmina Reza, des propos peu amnes envers la Bretagne tenu par le candidat 
Sarkozy pendant sa campagne. Le temps est pass, mais c'est toujours un Monarque 
incroyablement impopulaire qui se rend aujourd'hui dans le Morbihan. Mais le plus 
surprenant est ailleurs : la Libye s'embrase, Kadhafi nous nargue ou nous insulte. mais 
Sarkozy est ailleurs. Il laisse son  domaine rserv   Alain Jupp. La campagne de 2012 le 
proccupe trop. 
 
Diplomatie : Sarkozy lche-t-il l'affaire ? 
En Libye, l'arme gouvernementale, richement dote de toutes sortes d'quipements 
occidentaux ou russes, a repris l'offensive contre la rbellion  l'Est du pays.  
 
Une intervention europenne se dessine, nous promet-on. Mais o est donc Nicolas Sarkozy 
? Le mme nous expliquait voici  peine 8 jours que le printemps arabe, et la rcente rvolte 
libyenne, tait un vnement gopolitique suffisamment dtonnant pour qu'il se dbarrasse de 
Michle Alliot-Marie et de Brice Hortefeux. Mais depuis une semaine, Nicolas Sarkozy a 
repris le chemin des campagnes, de sa campagne, celle de 2012 dont il ne veut reconnatre 
qu'elle le proccupe. 
 
Les prises de position officielles de l'Elyse en matire diplomatique sont devenues rares, 
comme si les proccupations lectoralistes avaient repris le dessus. La dernire date du 25 
fvrier. En Libye, le dictateur Kadhafi n'est pourtant pas avare de dclarations, provocations 
et boucheries. Ce weekend, il s'est montr  la tlvision, pour fustiger l'attitude de la France 
et des  occidentaux . Dimanche, l'un de ses fils rappelait son amiti envers Nicolas Sarkozy 
:  Nous continuons  considrer le prsident Sarkozy comme notre ami et comme un ami de 
la Libye. Nous l'avons reu, ici,  plusieurs reprises. Il a reu mon pre  Paris  Lundi, son 
ministre des affaires trangres Moussa Koussa, accusait :  Il est clair que la France, la 
Grande-Bretagne et les Etats-Unis prennent maintenant contact avec ceux qui ont fait 
dfection dans l'Est libyen. Cela veut dire qu'il y a une conspiration pour diviser la Libye.  
 
Aux Etats-Unis, l'administration Obama ragit quasi-quotidiennement. Lundi, elle rclamait 
un soutien de l'ONU si une intervention militaire de l'OTAN devait avoir lieu. La semaine 
dernire, les Amricains poussaient le blocus arien. La Sarkofrance semble une nouvelle fois 
fige. Le grand ami russe de Sarkofrance refuse toute ingrence. Il vient de perdre 4 milliards 
de dollars de ventes d'armes. Ni l'Allemagne ni l'Italie ne sont trs chaudes. Mais le nouveau 
ministre des affaires trangres Jupp insiste. On explique qu'il s'active, auprs du Conseil de 
Scurit de l'ONU pour convaincre du bien-fond d'une intervention militaire. On n'en doute 
pas. Alain Jupp est convaincu. L'arme rsiste. Empcher l'aviation libyenne de bombarder 
la rbellion est chose aise pour l'OTAN. Si accord, on pourrait intervenir d'ici une semaine 
ou deux.  
 
Le plus surprenant est le silence du prsident franais lui-mme. Nicolas Sarkozy a 
compltement lch ce domaine rserv . Voici la vraie surprise. Tout proccup de voir 
Marine Le Pen le dpasser dans un sondage contest, tout entier concentr  travailler sa 
propre rlection, Nicolas Sarkozy a lch les affaires diplomatiques. On n'avait pas compris 
le sens de son intervention tlvise du 27 fvrier dernier. Quand il annonait la nomination 
de ministres expriments dans les trois domaines les plus rgaliens de l'Etat (Affaires 
trangres, Dfense et Intrieur), il ne signifiait pas qu'il voulait s'en occuper... Bien au 
contraire, il nous expliquait qu'il avait besoin d'y nommer des (prtendus) cadors pour mieux 
lcher l'affaire et travailler sa campagne...   
 
Sarkozy pense aux Bretons 
Les conseillers lysens s'chinent  trouver des appellations thmatiques varies pour 
illustrer et rsumer les intentions de leur patron quand il se dplace en province. Pour sa visite 
 Beignon, puis  Josselin, le dplacement a t baptis   la rencontre des maires du 
Morbihan. A 10h30, le Monarque arrivera sur place,  l'usine FentrA. A 11h30, il 
participera  une assemble gnrale  extraordinaire  des maires du Morbihan, invit par le 
dput UMP Jacques Le Nay (ce dernier a clips tous signes UMPiste de son propre blog). 
Une heure et demi plus tard, il signera le livre d'or de la mairie de Josselin, aprs un  bain de 
foule  rserv aux militants UMP du coin. Plusieurs rues et la place de la Mairie ont t 
fermes, au grand dam de certains commerants.  Le dlgu de la fdration UMP du 
Morbihan n'est autre que Franois Guant... fils du tout nouveau ministre de l'intrieur et 
ancien conseiller technique de Rachida Dati. Le garon avait t parachut voici un an. 
 
L'enjeu pour le nouveau candidat Sarkozy est de se faire aimer, de se montrer attentionn et 
protecteur. Ce simple sondage plaant Marine Le Pen devant lui au premier tour de la 
prsidentielle a sem la panique  l'UMP. Samedi dernier, le fidle Franois Fillon expliquait 
 longueur de colonnes du Figaro que son Monarque tait le meilleur candidat pour 2012:  
Non seulement il est le seul, mais il est le meilleur candidat possible. Il n'y a pas l'ombre d'un 
doute. C'est lui qui rassemble le plus largement possible la majorit.   
 
A Paris, l'actualit gouvernementale est dsesprment triste et vide. Franois Fillon a 
clbr, avec 24 heures d'avance, la journe internationale de la Femme. Son secrtaire d'Etat 
 la Fonction Publique George Tron a propos de rgulariser la situation de quelques 100.000 
contractuels de la Fonction Publique. L'effort est modeste, quand on sait que (1) le nombre de 
prcaires de la fonction publique a justement augment de 100.000 depuis 2007 (766.000 en 
2007, 870.000 en 2010), et (2) qu'ils sont prs de 900.000 dsormais. Autre proposition 
gouvernementale, la cration d'une indemnit de fin de contrat pour les CDD, qui serait 
comparable  la  prime de prcarit  en vigueur dans le secteur priv, mais en contrepartie 
d'une nouvelle cotisation chmage. Cette dernire n'existe pas pour les fonctionnaires sont 
exonrs - puisque leur emploi est  vie. Ce qui n'est pas le cas, par dfinition, des 
contractuels. Donner d'un ct ce que l'on reprend de l'autre est un sport national en 
Sarkofrance...  
 
De la Libye  ... Karachi 
Dimanche, le colonel Kadhafi s'tait exprim dans les colonnes du Journal du Dimanche. 
Lundi, l'Express rvlait que les deux journalistes auteurs de l'entretien taient revenus en 
France dans un avion affrts par ... les autorits libyennes. Mieux, l'avion transportait 
galement Ziad Takieddine, l'un des deux intermdiaires imposs par le gouvernement 
Balladur dans la cession des sous-marins Agosta au Pakistan en janvier 1995. M. Takieddine 
a d'ailleurs t plac en garde  vue ds l'arrive de l'avion sur le tarmac de l'aroport du 
Bourget, prs de Paris. En cause... quelques 1,5 million d'euros en liquide trouv dans 
l'appareil...  L'enqute, qui porte sur des "manquements aux obligations dclaratives" et une 
"suspicion de blanchiment", est dsormais confie au Service national de la douane 
judiciaire (SNDJ), dpendant de Bercy. Takieddine a t remis en libert, dans la soire de 
dimanche, sans faire, semble-t-il, l'objet de poursuites. Une enqute prliminaire a tout de 
mme t ouverte pour vrifier ses dclarations. L'argent a t saisi.  relate l'Express. 
 
Que faisait Ziad Takieddine dans le mme avion que les deux journalistes du JDD (dont 
Laurent Valdigui) ?  Bien sr... J'ai entrepris cela dans une dmarche positive. C'tait un 
acte ncessaire pour faire comprendre  tous la situation en Libye.  a-t-il expliqu au Post... 
On s'trangle... Ziad Takieddine pense-t-il qu'il y avait quelques malentendus  dissiper sur 
l'oppression kadhafienne ?  
 
L'affaire de Karachi n'a pas livr tous ses secrets, et l'enqute du juge Renaud van Ruymbeke 
non plus. Ce weekend, un  porteur de malettes de billets  de la campagne Balladur de 1995 
s'est rappel au bon souvenir de ses anciens mentors, Nicolas Sarkozy compris :  En tout, 
entre le 13 mars et le 24 avril, j'ai d procder  22 dpts (...). Cela pouvait aller de 100 
000  500 000 F maximum (15 000  75 000 euros environ) car la mallette ne pouvait pas 
contenir plus . 
 
D'o venait l'argent ?



**** *s_aliceactu
Libye: violents combats, appels  la zone d'exclusion arienne
Les forces de Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant par air 
et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest. En 
parallle, les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
 
Les forces loyales  Kadhafi tentent de stopper la progression vers l'Ouest des insurgs qui 
contrlent la rgion orientale ptrolire ainsi que certaines localits de l'Ouest, lanant une 
opration de reconqute avec ses chars et avions contre les opposants moins bien arms. 
L'aviation a bombard la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition 
dans l'Est, faisant un bless et touchant un immeuble. La banlieue ouest du port ptrolier,  
environ 300 km au sud-ouest de Benghazi, a t pilonne et trois personnes ont t blesses, les 
rebelles parlant d'un dluge de feu. 
Assaut des pro-Kadhafi sur Zawiyah 
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten mais la ville tait encercle par les forces pro-
Kadhafi, selon un tmoin franais. Les forces pro-Kadhafi ont lanc paralllement un assaut sur 
Zawiyah, le bastion des insurgs le plus proche de la capitale, fief de M. Kadhafi, selon un ancien 
responsable libyen qui a fait dfection, Mourad Hemayma.  "Kadhafi veut prendre (Zawiyah) 
avant mercredi. La communaut  
internationale doit agir", a-t-il affirm. Il a indiqu que des membres de sa famille avaient t 
tus dans la ville (40 km de Tripoli), assige par les chars du rgime.  "Zawiyah est vise par 
une attaque d'envergure. Les civils sont attaqus directement", selon un site de l'opposition. Mais 
le gouvernement libyen a dmenti le bombardement de Zawiyah. 
Une zone d'exclusion, sous l'gide l'ONU ?  
Face  l'escalade des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le dbut de la 
rvolte le 15 fvrier, les Occidentaux se concertent jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan 
et de l'UE, pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la 
rgion. Paris et Londres prparent un projet de rsolution au Conseil de scurit de l'ONU 
imposant une zone d'exclusion arienne mais son adoption semble se heurter aux rticences de 
Moscou et Pkin. 
Pour tenter de mettre fin  la rpression sanglante des opposants, le prsident amricain Barack 
Obama et le Premier ministre britannique David Cameron ont par ailleurs convenu de poursuivre 
la planification de "toute la gamme" d'actions possibles, dont l'imposition d'une zone d'exclusion 
arienne. Affichant dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, les Etats-Unis et l'Union 
europenne ont rencontr des reprsentants du Conseil national de transition mis en place par la 
rbellion  Benghazi, picentre de l'insurrection  un millier de km  l'est de la capitale Tripoli. 
  
Pour la secrtaire d'Etat Hillary Clinton, toute dcision d'imposer une telle zone devrait tre prise 
par l'ONU et non par les Etats-Unis. La Ligue arabe a prvu, elle aussi, une runion de crise 
samedi pour voquer la zone d'exclusion, aprs l'accord des monarchies arabes du Golfe et de 
l'Organisation de la confrence islamique pour sa mise en place. L'UE a en outre approuv de 
nouvelles sanctions contre la Libye, visant un fonds souverain et la Banque centrale, au moment 
o deux reprsentants du Conseil national ont dit  Strasbourg attendre que l'UE reconnaisse "le 
plus tt possible" comme seule autorit lgitime, avant de voir mercredi le ministre franais des 
Affaires trangres Alain Jupp. 
Le spectre du choc ptrolier 
Alors que les violences prennent des allures de guerre civile dans ce pays ptrolier, le march 
redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un 
recours aux stocks stratgiques de brut, ce qui catapulterait le baril  plus de 200 dollars. Kadhafi, 
qui a jur de mater dans le sang la rbellion lance il y a trois semaines, a mis en garde contre 
toute ingrence de l'Occident dans son pays lors d'un entretien tlphonique avec le Premier 
ministre grec Georges Papandrou. En soire, il s'est rendu dans un htel de Tripoli o sont 
confins la grande majorit des journalistes trangers pour des interviews  des chanes 
tlvises. LCI devait diffuser mercredi matin une interview du dictateur.  
  
Ngociations avec Kadhafi rejetes par les rebelles  
L'opposition a entretemps rejet toute ngociation avec le rgime exigeant que le leader libyen 
quitte le pays et promettant le cas chant de ne pas engager de poursuites contre lui. La 
tlvision officielle libyenne a de son ct jug "impensable" que M. Kadhafi "puisse prendre 
contact avec des agents ayant fait appel aux trangers contre leur propre pays". Alors que prs 
de 200.000 personnes ont fui les combats en Libye, l'ONU a charg l'ex-ministre jordanien des 
Affaires trangres Abdel IlahKhatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli 
sur la crise humanitaire. 

**** *s_aliceactu
"Sans armes pour les insurgs, le statu-quo avec Kadhafi va durer"
Analyse - Luis Martinez, chercheur au Ceri et auteur de "Violence de la rente ptrolire", 
souligne sur TF1 News que le dirigeant libyen va notamment tenter de profiter du blocage 
militaire pour trouver des allis sur la scne internationale. 
Luis Martinez est directeur de recherches au Ceri (Centre d'tudes et de recherches 
internationales)-Sciences Po. Il est notamment auteur de Violence de la rente ptrolire : Algrie-
Libye-Irak (Les Presses de Sciences-Po). Il est aussi directeur scientifique de l'Ecole de 
gouvernance et d'conomie  Rabat.
 
TF1 News : A la vue de ces derniers jours, ne se dirige-t-on pas vers un statu-quo, fait 
d'offensives et contre-offensives, sans qu'aucun camp ne prenne le dessus sur l'autre ?  
Luis Martinez : A moyen terme, la grande question est de savoir qui contrlera les ressources 
nergtiques. Actuellement, la bataille ne concerne pas les villes, mais les terminaux ptroliers. 
La raison en est simple : ce sont eux qui procureront des revenus au camp qui les occupera. Les 
insurgs essayent donc de priver Mouammar Kadhafi de l'accs  ces terminaux. De son ct, 
ce dernier est conscient que si tous les terminaux tombent, il lui sera difficile de gagner car il sera 
priv de rentres d'argent. 
Si les deux camps se partagent ces ressources, on peut en effet arriver  un statu-quo, avec une 
Libye coupe en deux entre l'Ouest pour Kadhafi et l'Est pour les rebelles. 
  
TF1 News : En l'tat actuel du rapport de forces, les insurgs sont-ils capables de marcher 
sur Tripoli ou Kadhafi est-il capable de reprendre le terrain perdu ? 
L.M. : Non. Les insurgs de Cyrnaque ont pour eux le nombre et le soutien de la population. 
Mais ils n'ont pas les armes pour aller  Tripoli. A l'inverse, Kadhafi possde les armes. Mais il 
manque de combattants, notamment pour scuriser sur le long terme les territoires qu'il aurait 
conquis en cas de victoire. 
TF1 News : Comment la situation pourrait-elle voluer ?  
L.M. : Pour que ce statu-quo volue, les insurgs doivent obtenir davantage d'armes lourdes et 
savoir les utiliser. Pour l'instant, malgr la saisie de nombreux arsenaux, ils se battent surtout 
avec des armes lgres (kalachnikovs, lance-roquettes...). Or ils ne connaissent pas forcment 
leur maniement. Cela leur demande donc des capacits militaires de logistique et de formation.  
Evidemment, ils pourraient se faire livrer des armes par un ou des pays tiers. Mais ce parti pris 
constituerait une ingrence. Il reste enfin l'option de la cration d'une zone d'exclusion arienne 
par la communaut internationale. Outre les difficults  la mettre en place diplomatiquement, il 
faudrait ensuite la faire respecter, ce qui impliquerait une confrontation avec l'arme de l'air 
libyenne. 
   
TF1 News :  A  qui profite ce statu-quo sur le plan politique et diplomatique ?  
L.M. : Les deux premires semaines ont t favorables aux insurgs, notamment la deuxime 
quand ils ont reu le soutien de la communaut internationale. Dsormais, alors que le conflit 
entre dans la 3e semaine, on observe que Mouammar Kadhafi tente depuis plusieurs jours de 
contrebalancer la communication politique des insurgs en les prsentant comme des "bandes 
armes lies  Al-Qada" et en voulant montrer qu'ils ne sont pas forcment les bons et lui le 
mchant.  Pour l'instant, il est trop tt pour dire si ces arguments vont fonctionner.  
TF1 News : Ce lundi, il leur a offert d'entamer le dialogue, ce qu'ils ont refus. 
L.M. : C'est la suite logique de ses dclarations des derniers jours. Il essaye d'enfermer les 
insurgs dans une attitude belligrante. Son objectif est de tenter de retourner une partie de 
l'opinion internationale et de trouver des allis. 
TF1 News : Quels pourraient tre ces allis ?  
L.M. : La Chine et la Russie. Jusqu' prsent, surprises par l'unanimit contre la Libye, elles ont 
vot  chaque fois comme les autres pays. Mais par la suite, cette unanimit ne tiendra pas 
forcment et Pkin et Moscou pourraient en profiter. L'annonce de la Russie, qui s'est dite 
oppose  une intervention militaire lundi aprs-midi, s'apparente ainsi  une premire faille. Il 
faut savoir que la Russie vient de conclure la vente d'armes pour cinq milliards d'euros avec la 
Libye. Si Kadhafi tombe, ces milliards s'envolent pour le Kremlin. 
  
TF1News : L'opposition, trs htrogne entre nationalistes, libraux, islamistes et mme 
monarchistes, peut-elle se diviser avant mme de faire chuter Kadhafi ? 
L.M. : Pour l'instant, sur le court terme, elle devrait rester unie car elle sait que c'est sa seule 
chance de sortir victorieuse de la confrontation. Sur le long terme, ce sera plus dur et l'hypothse 
d'une division n'est pas  exclure. Les relations et le fonctionnement entre les  "politiques" et les 
"militaires" seront primordiales, notamment si les premiers arrivent  subordonner les seconds. 

**** *s_aliceactu
La rbellion libyenne subit un pilonnage intensif
"Le ptrole est entre nos mains", clament les insurgs de Ras Lanouf, qui contrlent ce port 
stratgique pour le transport d'hydrocarbures. Mais plus  l'est, les raffineries ont cess de 
tourner. Et pendant que Kadhafi multiplie les contre-attaques, la pnurie de carburant 
menace la rbellion.
Pillonage intensif  l'ouest de la ville de Ras Lanouf
Un pillonage intensif a t entendu mardi  l'ouest du port ptrolier de Ras Lanouf, base la plus 
avance de l'opposition au dirigeant Mouammar Kadhafi dans l'Est de la Libye. Depuis ce 
week-end, le rgime multiplie ainsi les attaques ariennes. Lundi dj, trois raids ariens des 
forces loyalistes avaient vis Ras Lanouf. Les habitants, pour leur part, fuient par crainte des 
combats qui ont dj chass ce week-end les insurgs de Ben Jawad,  une quarantaine de 
kilomtres plus  l'ouest. Lundi, sur la route, un vhicule quip de haut-parleurs crachait des 
instructions aux insurgs. "N'allez pas au front devant l'arme. Le ptrole est entre nos mains", 
vocifrait la voix dans le haut-parleur, laissant entendre que le village de Ben Jawad, o les 
combats dimanche ont fait au moins 12 morts et plus de 50 blesss, ne valait pas un tel sacrifice. 
Zenten aux mains des insurgs, mais menace  
L'opposition libyenne contrlerait depuis peu Zenten, une ville situe  120 km au sud-ouest de 
Tripoli, selon un Franais joint par tlphone. "La ville est contrle par l'opposition, mais il y a 
des camions lance-roquettes multiples Grad autour de la ville", a dclar Florent Marcie, un 
ralisateur de films documentaires  Zenten. "Les habitants s'attendaient  une attaque des forces 
pro-Kadhafi cette nuit, mais elle n'est pas venue. Il y a des pnuries de tout. La semaine dernire, 
l'eau et l'lectricit avaient t coups, mais les opposants ont russi  tout remettre en marche," 
dit ce Franais, prsent depuis plusieurs jours dans la ville. Dimanche soir, des combats ont 
oppos insurgs et soldats au nord de la ville. "A l'hpital, il y avait un ou deux morts ct 
insurgs et quelques blesss, plus des blesss de l'arme libyenne, dont un colonel. J'ai vu passer 
un pick-up avec quatre corps mains et pieds attachs, tus d'une balle dans la tte. Selon les 
habitants, ils ont t tus par l'arme de Kadhafi", a dclar le Franais. Selon lui, les opposants 
contrleraient toutes les villes jusqu' Nalout, prs de la frontire tunisienne, mais Zenten semble 
la position rebelle la plus proche des pro-Kadhafi. 
Misrata encercle et pilonne 
A Misrata, troisime ville du pays, tenue par l'opposition  150 km  l'est de Tripoli, les combats 
de ces derniers jours ont fait 21 morts, en majorit des civils dont un garonnet, selon un 
mdecin. Les forces pro-Kadhafi ont attaqu la ville  l'arme lourde pendant toute la journe, a 
racont le mdecin : "ils ont tir sur des civils et des btiments. Les rebelles ont ripost et russi 
 pousser les forces de Kadhafi hors de la ville". 
L'Est menac de pnurie de carburant 
L'Est de la Libye, contrl par les rebelles, est menac par une pnurie de carburant d'ici une 
semaine, rapporte le journal Gulf News. Les raffineries dans cette partie du pays ont cess de 
traiter le brut et les rebelles seraient en discussion pour importer du carburant, notamment de 
raffineries italiennes. Les problmes d'approvisionnement  Benghazi et dans toute la partie 
orientale du pays font peser des inquitudes sur le mouvement, prcise le journal bas  Duba 
citant une source anonyme en contact avec l'opposition libyenne. Un porte-parole du 
gouvernement parallle instaur par les insurgs a prcis au journal que la rgion risquait de 
faire face  de "graves pnuries" prochainement.  
Plus d'un million de dplacs ? 
Les craintes d'une crise humanitaire grandissent tandis que les combats se poursuivent. Valerie 
Amos, qui dirige le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU  Genve, estime 
que plus d'un million de personnes ont fui le pays ou ont besoin d'une assistance humanitaire 
d'urgence. L'ONU a appel  lever 160 millions de dollars pour financer une opration visant  
fournir  ces populations des abris, des mdicaments et des vivres au cours des trois prochains 
mois. 
**** *s_aliceactu
Kadhafi a-t-il mis son dpart dans la balance ?
Son retrait en change de garanties... et notamment d'une "cagnotte" au montant non 
prcis : telle est la proposition que le colonel Kadhafi aurait faite aux insurgs. La 
tlvision libyenne dment. Et la rbellion refuse toute "sortie honorable" pour le dictateur.
L'information a t annonce par la chane de tlvision qatarie Al Jazira, ainsi que par divers 
mdias arabes en s'appuyant sur plusieurs sources ; elle est nanmoins  prendre avec prcaution, 
et continue  ne susciter que scepticisme  Tripoli, o elle est d'ailleurs vigoureusement dmentie 
par la tlvision libyenne. Mouammar Kadhafi aurait propos aux insurgs de runir le Congrs 
gnral du peuple, qui fait office de parlement, pour qu'il puisse se retirer avec des garanties, 
ainsi que ses proches. Pour cela, le leader libyen se serait adress directement au Conseil national 
install par l'opposition  Benghazi et qui reprsente la majorit des rgions contrles par les 
rebelles dans l'Est. 
Les quotidiens Achark Al Aousat, install  Londres, et al Bayan, bas aux Emirats arabes unis, 
citent tous deux des sources anonymes  l'appui de leurs informations. Le correspondant de la 
chane Al Jazira  Benghazi affirme pour sa part, citant des sources proches du Conseil national, 
que la demande du dirigeant libyen a t refuse par les insurgs car elle reviendrait  lui 
accorder une sortie "honorable" et serait perue comme une offense aux victimes. "Je confirme 
qu'un missaire de Kadhafi est entr en contact avec nous pour tenter de ngocier le dpart de 
Kadhafi. Nous avons rejet cette proposition. Nous ne ngocions pas avecquelqu'un qui a 
rpandu le sang des Libyens et qui continue  lefaire. Pourquoi devrions-nous faire confiance  
ce type aujourd'hui?" a lanc le porte-parole du Conseil national libyen. 
"Cagnotte" 
Parmi les demandes de garanties formules par le leader libyen figurerait notamment celle d'une 
"cagnotte" que Kadhafi pourrait emporter dans sa fuite du pays. Une question qui,  elle seule, 
"constituait un obstacle important", a comment une source proche du Conseil cite par l'agence 
Reuters. Nanmoins, selon Al Jazira, ce mme Conseil national libyen aurait dclar que les 
insurgs pourraient ne pas poursuivre Kadhafi en justice pour les crimes dont ils l'accusent s'il 
renonait de lui-mme  son pouvoir. 
Mardi, les insurgs libyens ont, semble-t-il, fait une contre-proposition : ils ne poursuivront pas 
Mouammar Kadhafi pour les crimes qu'il a commis  condition de quitter le pouvoir dans les 
prochaines 72 heures, a annonc mardi le prsident du Conseil national libyen (CNL). Le CNL a 
vu le jour  Benghazi, deuxime ville du pays et capitale d'une Cyrnaque traditionnellement 
rtive au pouvoir central. 
Les monarchies du Golfe pour l'exclusion arienne 
Que cette main tendue du colonel Kadhafi soit avre ou une simple rumeur, comme beaucoup 
semblent le croire  Tripoli, elle est en tout cas voque alors que le rgime libyen est de plus en 
plus isol sur la scne internationale. Les diplomates franais et britanniques qui travaillent sur un 
projet de rsolution de l'ONU tablissant une zone d'exclusion arienne, veulent le prsenter dans 
la semaine. Les monarchies arabes du Golfe elles-mmes se sont dclares favorables  une telle 
mesure "pour protger les civils", alors que la Russie s'est dite oppose  toute ingrence 
militaire trangre. Le secrtaire gnral de l'Otan a lui estim que les attaques contre des civils 
pouvaient tre considres comme des crimes contre l'humanit et que la communaut 
internationale ne pourrait rester passive si elles se poursuivaient. Il a cependant rpt que l'Otan 
n'avait "pas l'intention d'intervenir" sans mandat de l'ONU. 
A Washington, la pression monte autour de Barack Obama pour fournir une assistance militaire 
aux insurgs et neutraliser l'aviation libyenne, soit par une zone d'interdiction arienne, soit par 
une destruction des pistes des aroports. Le prsident amricain a prvenu les collaborateurs de 
Mouammar Kadhafi qu'ils devraient "rendre des comptes" sur les violences. La Maison Blanche 
a indiqu que l'ide d'armer l'insurrection tait une option, tout jugeant "prmatur" de se lancer 
dans une telle opration  l'heure actuelle. 
Aprs une premire srie de sanctions incluant un gel des avoirs et une interdiction de visa pour 
26 responsables libyens, l'Union europenne vise dsormais la LibyanInvestmentAuthority 
(LIA), fonds souverain du gouvernement. Le Japon a annonc l'application des sanctions 
imposes par l'ONU contre la Libye - qui prvoient notamment le gel des avoirs du colonel 
Kadhafi et de ses proches - et l'interdiction d'entre sur le territoire nippon pour 16 personnalits 
du rgime. L'Italie a annonc avoir tabli des contacts "discrets" avec le Conseil national de 
l'opposition. 

**** *s_actualitesfrancaises

Libye : Kadhafi aurait propos de se retirer contre une immunit de poursuites pnales

Mouammar Kadhafi propose une issus contre une importante somme dargent et limmunit 
de poursuites pnales.
 
 
Le dirigent Libyen Mouammar Kadhafi aurait propos de se retirer avec des garanties, indiquent 
la chane dinformation Al Djaziraet quotidiens arabes Achark Al Aousatet al Bayan. Le dirigeant 
libyen aurait ainsi propos aux insurgs une runion du Congrs gnral du peuple, le parlement 
libyen, afin de convenir d'une priode de transition pour prparer son dpart.  
 
Aprs 41 ans au pouvoir, Mouammar Kadhafi serait prt  quitter la Libye en change dune 
importante somme dargent et limmunit de poursuites pnales. Outre sa scurit personnelle, le 
dirigent libyen cherche galement  protger ses proches et sa famille.  
 
Le conseil national intermdiaire, install par lopposition dans la ville orientale de Benghazi, 
aurait rejet cette offre parce que cette sortie  honorable  irait  l'encontre des victimes.  

Les forces fidles  Kadhafi tentent de reprendre le pouvoir
 
L'aviation gouvernementale a bombard hier les positions rebelles prs de la raffinerie de ptrole 
de de Ras Lanouf.  
 
La France et la Grande-Bretagne travaillent actuellement sur un projet de rsolution des Nations 
unies afin dtablir une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, visant  protger les 
forces anti-gouvernementales des frappes ariennes militaires orchestres par les fidles de 
Kadhafi. Les Etats arabes du Golfe ont mis une requte similaire. 

**** *s_agoravox


Lintervention amricaine en Libye parat inluctable
Alors quaucune piste nest pour linstant privilgie pour enrayer lenlisement de la crise 
actuelle en Libye, de nombreux facteurs indiquent que seuls les Etats-Unis auront la 
capacit et la volont darbitrer ce conflit meurtrier.
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Une escalade de la violence
Les premires manifestations contre le pouvoir autoritaire de Kadhafi, dbutes mi-fvrier, se 
sont transformes en une relle guerre civile entre pro et anti Kadhafi.
Aujourdhui, avec plus de 6.000 morts et des affrontements incessants, le pays est plong dans le 
chaos. LONU fait tat de plus de 190.000 personnes ayant dj quitt le pays - majoritairement 
des trangers travaillant en Libye  tunisiens, gyptiens-
Lquilibre des forces entre les deux camps
Lexamen ? des forces en prsence renforce linquitude sur la poursuite du conflit. Avec dun 
ct larme de Kadhafi, regroupant militaires et mercenaires africains, surquips et dots de 
tous les ptrodollars ncessaires  la poursuite des combats. Et de lautre une opposition 
constitue de militaires dmissionnaires, et surtout dun nombre trs important de volontaires, qui 
bien que peu forms, sont extrmement dtermins et profitent de toute lartillerie prsente dans 
les casernes des villes dont ils se sont empares. Il ny a pas de doute quant  la puissance des 
insurgs, qui possdent notamment du matriel sol-air et ont dj dtruits plusieurs avions des 
forces pro Kadhafi. De plus ces derniers commencent  sorganiser, avec la cration samedi 5 
Mars du Conseil National Libyen qui sest donn comme mission de coordonner la rvolte 
libyenne par une stratgie militaire et llaboration dun plan de transition politique.
Une guerre civile qui senlise 
Les combats de ces derniers jours, qui ont amen rebelles et forces pro-Kadhafi  se reprendre 
mutuellement le contrle de certaines villes, est inquitant pour la suite. En effet cet quilibre des 
forces, entre offensives et contre-offensives, ainsi que la dtermination de chaque camp 
inquitent tant la rsolution du conflit semble supposer lanantissement dun des deux camps. 
Si lhypothse dun essoufflement des rebelles par manque de carburant ou de munitions doit tre 
prise en compte, il semble que les vnements des derniers jours aient prouv la force de leur 
mouvement et quil y aura toujours des pays trangers prts  les soutenir.  des snateurs 
amricains appellent notamment  un soutien de leur arme auprs des insurgs.
Les raisons dune intervention
Mais la Libye ne sera pas, contrairement  dautres pays africains, abandonne  une guerre civile 
sanglante. En effet, lampleur de la catastrophe humanitaire, les intrts des plus grandes nations 
pour le ptrole libyen, la crainte du maintien dun chef dtat terroriste ainsi que la possibilit de 
voir clore Al-Qaeda sur les terres libyennes grce  lengrais de la guerre civile supposent une 
rsolution  court-terme du conflit.
Le ptrole libyen
La Libye, deuxime producteur de ptrole dAfrique aprs le Nigria, est un acteur important  
lchelle mondiale. Le tableau ci-dessous illustre la rpartition des 1,6 millions de barils produits 
chaque jour en Libye, et dmontre lintrt hautement stratgique pour de nombreux tats que de 
se prmunir de tout risque concernant leur approvisionnement en ptrole. Ainsi, mme si les 
estimations divergent, il est admis que la production a dj t drastiquement rduite depuis le 
dbut de la guerre civile libyenne.
Un Chef dEtat Terroriste
Alors que les affrontements actuels ne prsagent pas dune chute immdiate de Kadhafi  
beaucoup lont dailleurs enterr trop vite -, comment imaginer, dans le cas o son camp 
parviendrait  se maintenir au pouvoir, que la communaut internationale accepte cette situation. 
En effet, la communaut internationale a appris  ses dpens ce dont Kadhafi est capable  
attentat de Lockerbie, comportement belliqueux actuel avec le massacre de civils - ils ne 
prendront donc pas le risque de laisser sombrer le pays, tout en sachant que Kadhafi sera prt  
tout pour saccrocher au pouvoir, jusquaux actes les plus irrationnels. 
Si des chefs dtats encore plus meurtriers, comme Al-Bashir au Soudan, nont eux pas t 
renverss par une force trangre, les enjeux concernant la Libye et qui sont en train dtre 
voqus laissent prsager du contraire.
Le risque Al-Qaeda
Une intervention militaire trouverait galement sa justification dans la lutte contre le terrorisme. 
En effet, la poursuite de lenlisement du conflit apporterait une opportunit unique pour Al-
Qaeda, lorganisation pouvant profiter du dsordre ambiant pour sinstaller, recruter et surtout 
proposer son soutien  lun ou lautre des deux camps en change de bienveillance  son gard. 
Pour appuyer cette thse le meilleur exemple est celui de Ben Laden. Lorsque ce dernier quitte 
lArabie Saoudite pour le Soudan, alors en pleine guerre civile, il a pour objectif de profiter du 
climat de guerre et du soutien du chef du mouvement islamique Hassan Al-Tourabi pour 
dvelopper sa propre cellule terroriste, ce qui aurait notamment permis de financer le mouvement 
dAl-Tourabi.
Les difficults dune intervention
Pour toutes les raisons voques plus tt, il semble clair quune intervention trangre aura lieu,  
moins que les insurgs renversent le gouvernement Kadhafi dans les jours qui viennent, ce qui 
semble peu probable. Mais une intervention de lONU parat complique  lheure actuelle : la 
Chine  mais aussi la Russie - ont pour principe la non-ingrence et opposeront donc leur veto  
toute rsolution supposant une intervention militaire. De la mme faon il parat improbable que 
lUnion Africaine(UA) intervienne, tant les pays qui participent  cette force de paix sopposent 
au  droit dingrence , notamment parce que cela pourrait crer un prcdent.
Sil semble quaucune organisation  ONU, UA, Europe  nobtiendra lunanimit pour une 
intervention, lautre limite provient du fait que lopposition libyenne ne souhaite pas dune 
intervention militaire trangre dans leur pays, car cela aurait un effet contre-productif en 
appuyant les discours de Kadhafi qui voit dans la rvolte actuelle une manipulation trangre.
Nanmoins, face  la difficult des insurgs de faire tomber Kadhafi, face  la folie de cet homme 
prt  massacrer des civils en masse pour dfendre son pouvoir, le fort probable enlisement de la 
guerre civile conduira les insurgs  accepter laide dune nation trangre, qui en loccurrence ne 
peut tre que les Etats-Unis.
La prudence amricaine
Alors que jusqu prsent les Etats-Unis se montrent trs prudents quant  toute intervention en 
Libye, il semble assez vident quils soient le seul pays en capacit dintervenir (qui pourrait 
dployer deux porte-avions dans la zone en si peu de temps),. Nanmoins, quils en aient la 
capacit nimplique pas ncessairement quils en aient la volont.
Ainsi, le bourbier irakien nest toujours pas rsolu et le sujet est devenu fortement impopulaire 
auprs des lecteurs ;  un an des lections, Obama ne souhaite pas prendre le risque dune 
opration hasardeuse, longue, coteuse, qui pourrait amener  tablir des parallles avec la 
politique mene par G.W. Bush dans le pass.
Une intervention inluctable
Malgr la prudence amricaine, des arguments plus forts tendent vers une intervention 
amricaine :
- Tout dabord, alors que la situation semble empirer jour aprs jour, la grave crise humanitaire 
qui va sen suivre incitera la communaut internationale  vouloir mettre un terme au conflit. Or, 
comme ni lONU ni lUA ne pourront intervenir faute dunanimit, les Etats-Unis devront 
assumer seuls une intervention militaire. Pour ne pas rpter lchec Irakien, lintervention 
amricaine sera probablement ralise en coordination avec les insurgs et pourrait prendre la 
forme dune aide arienne et logistique, afin de limiter les risques de devoir rester prsent sur une 
longue dure. La prsence de 2 porte-avions amricains dans la mer Mditerrane va dans ce 
sens.
- Intervenir en Libye serait loccasion de scuriser lapprovisionnement en ptrole de cet 
important pays producteur- enjeu important pour le futur -, et surtout dacheter une part plus 
importante de leur production- les Etats-Unis achtent seulement 3% de la production libyenne, 
contre 23,5% par exemple pour lItalie, et ce en partie  cause de lembargo commercial impos 
par les Etats-Unis  la Libye de Kadhafi jusquen 2003 et qui  longtemps limit les changes 
commerciaux avec ce pays.
- LAmrique post-2001 connat une paranoa aige et toute menace de voir un nouveau berceau 
pour le terrorisme islamique doit tre supprime.
A travers les rcentes dclarations dHilary Clinton, on est  mme de penser que les Etats-Unis 
ne veulent pas donner limpression aux libyens quils simpliqueront dans le conflit sans aucun 
mandat. Nanmoins, lenlisement du conflit rsonnera comme un plaidoyer en faveur dune 
intervention, dont les Etats-Unis assumeront la charge. 

**** *s_alterinfo

Bateaux de guerre prs de la Libye : le danger d'une intervention militaire imprialiste 
saccrot. 
Le pire quil puisse arriver  la Libye, cest lintervention des USA. Le pire qui puisse se produire 
pour la recrudescence rvolutionnaire qui branle  le monde arabe, cest lintervention des USA 
en Libye. 
 
La maison Blanche  runit  ses allis imprialistes europens de lOTAN pour discuter de 
limposition dune zone dexclusion arienne au-dessus de la Libye, le blocus de toutes les 
communications du prsident M.Kadhafi en Libye et ltablissement de corridors militaires vers 
la Libye depuis lEgypte et la Tunisie, prtendument pour  aider les rfugis( New York times 
27 fvrier) 
 
Cela signifie le positionnement des troupes des USA et de lOTAN en Egypte et en Tunisie prs 
des deux champs ptrolifres les plus riches de Libye  lest et  louest . Cela signifie la 
coordination de manuvres du Pentagone avec les militaires dEgypte et de Tunisie. Quest-ce 
qui pourrait tre plus dangereux pour les rvolutions de ces deux pays.
 
LItalie, lautre colonisateur de Libye, a suspendu un trait de 2008 avec la Libye qui inclut une 
clause de non agression, un acte qui pourrait lui permettre dtre partie prenante des oprations de 
 maintien de la paix  dans ce pays et rendrait possible lusage de ses bases militaires en cas 
dune ventuelle intervention. Diverses bases des USA et de lOTAN en Italie, y compris la base 
de la 6me flotte US, prs de Naples, pourraient constituer des zones de mise en uvre dune 
action contre la Libye. 
 
Le prsident B.Obama a annonc que  toute la gamme des options   tait prise en considration. 
Cest le discours de Washington pour les oprations militaires. 
 
La secrtaire dtat, Hillary Clinton, sest runie  Gnve le 28 /2 avec des ministres trangers 
du conseil des droits humains de lONU pour discuter de possibles actions multilatrales. 
 
En attendant, sajoute au tambourineur pour lintervention militaire, la publication dune lettre 
publique de lInitiative de Politique Extrieure, un cercle de rflexion de lextrme-droite vu 
comme successeur du Projet pour le nouveau sicle amricain qui appelle les USA et lOTAN  
prparer immdiatement une action militaire pour faciliter la chute de Kadhafi.
 
Les signataires de lappel public incluent William Kristol, Richard Perle, Paul Wolfowitz, Elliott 
Abrams, Douglas Feith et une douzaine danciens hauts responsables du gouvernement de Bush, 
plus divers dmocrates libraux dtachs comme Neil Hicks de Human Rights First et le chef des 
 droits  humains  de Bill Clinton, John Shattuck. 
 
La lettre demande des sanctions conomiques et une action militaire : le dploiement davions de 
combat de lOTAN et dune arme navale pour imposer des zones dexclusion arienne ayant la 
capacit de neutraliser les embarcations navales libyennes. 
 
Les snateurs, J.Mac Cain et J.Lieberman, alors quils taient  Tel Aviv le 25 fvrier, appelrent 
Washington  fournir des armes aux rebelles libyens et  tablir une zone dexclusion arienne du 
pays. 
 
Il ne faut pas ngliger les appels  ce que des contingents de travailleurs mdicaux et 
humanitaires, inspecteurs des droits humains et enquteurs de la Cour pnale internationale soient 
envoys en Libye avec escorte militaire. 
 
Lapport dune aide humanitaire na pas  inclure les militaires. La Turquie a vacu 7000 de ses 
ressortissants avec bateaux et transports ariens. 29000 travailleurs chinois sont partis par 
bateaux, avions et transports terrestres. 
 
Cependant, la faon dont les puissances europennes sont en train dvacuer leurs ressortissants 
de Libye durant la crise inclut une menace militaire et fait partie des manuvres imprialistes 
pour se positionner dans le futur de la Libye. 
 
LAllemagne a envoy trois bateaux de guerre avec 600 soldats et 2 avions militaires pour 
rcuprer 200 employs allemands de la compagnie dexploration ptrolire Wintershall dun 
champ  dans le dsert  1000 km deTripoli. Les Britanniques ont envoy un bateau de guerre  
HMS Cumberland pour vacuer 200 britanniques et annoncent que  le destroyer York est en route 
depuis Gibraltar.
 
Les USA ont annonc, le 28 fvrier, qutait envoy limmense porte-avions USS Enterprise et le 
bateau dattaque amphibie USS Kearsarge de la mer rouge dans les eaux face  la Libye o il 
rejoindra  lUSS Mount Whitney et  dautres bateaux de guerre de la 6me flotte. Les 
fonctionnaires ont qualifi cela de  positionnement pralable de recours militaire . 
 
 
Vote  lONU sur les sanctions.
 
Le conseil de scurit de lONU sous la pression des USA- a vot le 26 fvrier pour limposition 
de sanctions  la Libye. Selon les tudes des propres agences de lONU , plus d 1 million 
denfants irakiens sont morts suite aux sanctions imposes par les USA et lONU  ce pays qui  
ouvrirent la route  pour linvasion des USA. 
 
A charge dgaler la pure hypocrisie  de la rsolution sur la Libye  avec la proccupation pour les 
 droits humains  . Seulement quatre jours avant le vote, les USA ont utilis leur veto pour 
bloquer une rsolution insipide qui critiquait les occupations israliennes en Cisjordanie 
(Palestine). 
 
Le gouvernement des USA imposa au Conseil de Scurit de nentreprendre aucune   action 
durant le massacre isralien  Gaza en 2008 qui provoqua la mort de plus de 1500 Palestiniens.   
Ces organismes internationaux, tout comme la Cour pnale internationale,  ont gard le silence 
concernant les tueries israliennes, sur les attaques de drones tasuniens contre des civils sans 
dfenses au Pakistan et sur les invasions et occupations  criminelles  en Irak et en Afghanistan. 
 
Le fait que la Chine ait vot contre  les sanctions est un exemple  triste qui montre que le 
gouvernement de Pkin laisse prvaloir son intrt commercial  et de continuit des importations 
de ptrole sur son opposition  aux sanctions qui, clairement, affectent les populations civiles.
 
 
Qui dirige lopposition ?
 
Il est important danalyser le mouvement de lopposition, spcialement de ceux qui citent 
amplement tous les mdias internationaux.  Nous devons supposer que les gens font part de  
plaintes et injures spontanes. Mais qui dirige  rellement le mouvement ? 
 
Un article de premier plan, dans le New york Times du 25 fvrier, dcrivait la diffrence entre la 
Libye et les autres luttes qui ont clat dans tout le monde arabe. A la diffrence des rbellions de 
jeunes rendues possibles par facebook, linsurrection, dans ce cas, a t dirige par des gens plus 
matures et qui se sont opposs activement au rgime depuis un certain temps. Larticle dcrit la 
contrebande darmes  travers la frontire gyptienne durant des semaines, permettant que la 
rbellion  monte rapidement et violemment en un peu moins de une  semaine. 
 
Le groupe dopposants qui est souvent cit est le Front National pour le Salut de la Libye  (NFSL 
en anglais) On sait que le NFSL ,fond en 1981,  une organisation finance par la CIA , avec des 
officines  Washington, DC. a maintenu une force militaire, nomme larme nationale libyenne, 
prs de la frontire gypto-libyenne. Une recherche sur google sur le Front National pour le Salut 
de la Libye et la CIA confirmera rapidement certaines rfrences.
 
Cest exprim amplement   la confrence nationale de lopposition libyenne. Cest une coalition 
forme par le NFSL qui inclut aussi lUnion Constitutionnelle Libyenne (LCU) dirige par 
Muhamad as Senussi, prtendant au trne libyen. Le Web de la LCU appelle le peuple libyen  
renouveler son serment de loyaut au roi Idris el Senussi en tant que leader historique du peuple 
libyen. Le drapeau utilis par la coalition est le drapeau de lancien royaume de Libye. 
 
Evidemment, ces forces finances par la CIA et les anciens monarchistes sont politiques et 
socialement diffrentes de la jeunesse prive de droits et des travailleurs qui ont march par 
millions contre les dictateurs appuys par les USA en Egypte et en Tunisie et qui ,aujourdhui, 
manifestent au Bahrein, au Yemen et  Oman.
 
Selon larticle du Times, laile militaire du NFSL, utilisant des armes de contrebande, ont 
rapidement  pris des postes policiers et militaires dans la ville portuaire de Bengasi et les environs 
proches au nord des champs ptrolifres les plus riches de Libye, o se trouve la majeure partie 
des gazoducs et oloducs , les raffineries et son port de gaz naturel  liqufi. Le Times et autres 
medias occidentaux affirment que cette zone est actuellement sous  contrle de lopposition , y 
compris 80% des installations ptrolifres de Libye. 
 
Lopposition libyenne,  la diffrence des mouvements des autres lieux du monde  arabe a 
demand laide internationale depuis le dbut. Et les imprialistes ont rpondu rapidement. 
 
Par exemple, Mohammed Ali Abdallah , secrtaire gnral adjoint du NFSL, a envoy un appel 
dsespr :  Nous nous attendons  un massacre   Nous envoyons un SOS  la communaut 
internationale pour quelle intervienne . Sans efforts internationaux pour   contenir Kadhafi  il 
y aura un bain de sang en Libye dans les prochaines 48 heures.  
 
Le Wall Street Journal , voix du Grand Capital, a crit dans son ditorial du 23 fvrier, que les 
USA et lEurope devraient aider les Libyens   destituer le rgime de  Kadhafi.   
 
 
Intrts des USA : le ptrole. 
 
Pourquoi, Washington et les puissances europennes sont elles dsireuses et disposes  
intervenir en Libye ?
 
Quand se produit quelque chose de nouveau, il est important de passer en revue ce que nous 
savons du pass et nous interroger : quels sont les intrts des multinationales tasuniennes dans 
la rgion ? 
 
La Libye est un pays riche en ptrole- un des 10 plus riches du monde- . La Libye possde les 
plus grandes rserves  prouves de ptrole en Afrique , au moins 44 millions de barils.  Elle 
produit 1,8 million de barils  de ptrole par jour. Un cru lger considr de la plus grande qualit 
et qui ncessite moins de raffinage que la plus grande partie du ptrole. La Libye possde  aussi 
de grands gisements de gaz naturel, facile  canaliser pour les marchs europens. Cest un pays 
trs vaste avec une population faible de 6,4 millions de personnes. 
 
Cest ainsi que voient la Libye les puissantes multinationales ptrolires et militaires et les 
institutions financires des USA qui dominent le march des USA. 
 
Actuellement, le ptrole et le gaz sont les matires premires les plus valorises et la meilleure 
source  de bnfices dans le monde.  
 
Obtenir le contrle des champs ptrolifres, les oloducs, les raffineries et les marchs constitue, 
en grande partie, ce qui impulse  la politique imprialiste des USA. 
 
Durant deux dcennies de sanctions des USA contre la Libye pendant lesquelles les USA 
esprrent mettre  bas le rgime, les intrts corporatistes europens  investirent fortement dans 
le dveloppement de  cadres et infrastrutures dans ce pays. Prs de 85% des exportations 
dnergie de Libye vont  lEurope.
 
Les multinationales europennes- en particulier BP , Royal Dutch Shell, Total, ENI, BASF, 
Statoil y Repsol- ont domin le march Libyen. Les gigantesques multinationales ptrolires des 
USA taient exclues de ces accords lucratifs. La Chine a achet une quantit croissante de ptrole 
produit par la Corporation nationale de ptrole de Libye et a construit un petit oloduc en Libye. 
 
Les immenses bnfices quils pourraient obtenir avec le contrle du ptrole et du gaz naturel de 
Libye sont le motif de lappel de plus en plus bruyant  des mdias US  en faveur de lintervention 
humanitaire pour sauver des vies / 
 
Manlio Dinucci ,journaliste italien qui crit dans le Manifesto dItalie, expliquait le 25 fvrier que 
si  Kadhafi tait expuls du pouvoir , les USA pourraient  dmolir tout le march des relations 
conomiques et ouvrir le chemin aux multinationales bases aux USA qui, actuellement ,sont 
totalement exclues de lexploitation des rserves nergtiques en Libye.  Ainsi, les USA 
pourraient contrler le robinet des sources dnergie desquelles dpend une grande partie de 
lEurope et aussi lapprovisionnement de la Chine.
 
 
Antcdents de la Libye.  
 
La Libye a t une colonie italienne depuis 1911 jusqu la dfaite de lItalie  la seconde guerre 
mondiale. Les puissances imprialistes occidentales tablirent dans la rgion depuis la guerre, des 
rgimes qui furent appels Etats indpendants mais qui taient dirigs par des monarchies 
nomms sans vote dmocratique des peuples. La Libye devint un pays souverain seulement en 
apparence., mais qui tait  li aux USA et  la Grande Bretagne par un nouveau monarque, le roi 
Idris. 
 
En 1969, une vague de luttes anticoloniales mobilisa le monde colonis , de jeunes officiers 
militaires nationalistes de mentalit panarabe dposrent le roi Idris  alors quil tait en vacances 
en Europe. Le leader du coup dEtat tait Muamar Kadhafi g de 27 ans. 
 
La Libye changea son nom et de Royaume de Libye devint la Rpublique arabe libyenne et 
ensuite la Grande Jamahiriya arabe de Libye populaire et socialiste. 
 
Les jeunes officiers  ordonnrent la fermeture des bases US et GB en Libye , y compris la grande 
base arienne Wheelus du Pentagone. Ils nationalisrent lindustrie du ptrole et beaucoup 
dintrts commerciaux qui taient sous contrle imprialiste des USA et de la GB. 
 
Ils ralisrent de nombreux changements progressistes. La nouvelle Libye fit beaucoup de 
progrs conomiques et sociaux. Les conditions de vie des masses samliorrent radicalement . 
La majeure partie des besoins essentiels- aliments, logement, combustible, surveillance sanitaire 
et ducation  fut fortement subventionne voire mme devint gratuite. On utilisa les subsides 
comme la meilleure faon de redistribuer la richesse nationale. 
 
La condition des  femmes changea drastiquement . en 20 ans, la Libye gagna le premier rang de 
lAfrique en ce qui  concerne lindice de  dveloppement humain.-  un critre des Nations Unies 
en ce qui concerne lesprance de vie, la russite sur le plan ducationnel et  les gains rels-  
Durant les annes 60 et 80 ,la Libye fut connue internationalement pour ses fortes prises de 
position anti-imprialistes  et son appui aux autres luttes rvolutionnaires, du Congrs national 
africain  en Afrique du Sud  lorganisation pour La libration de la Palestine et lArme 
rpublicaine irlandaise.
 
Les USA ralisrent de nombreuses tentatives dassassinat et de coups dEtat contre le rgime de 
Kadhafi et financrent des groupes arms dopposition comme le NSFL- quelques attaques 
tasuniennes furent flagrantes et ouvertes . par exemple, 66  avions de chasse US bombardrent 
sans avertissement la capitale libyenne de Tripoli et sa seconde ville Bengasi, le 15 avril 1986. La 
maison de Kadhafi fut bombarde et sa petite fille mourut dans lattaque ainsi que cinq autres 
personnes. 
 
Durant les annes 80 et 90 les USA russirent  isoler la Libye grce  de strictes sanctions 
conomiques. Ils firent tout ce  quils pouvaient pour saboter lconomie et dstabiliser le 
gouvernement.
 
 
Diabolisation de Kadhafi.
 
Cest le peuple libyen, dAfrique et du monde arabe qui doit valuer le rle contradictoire de 
Kadhafi, prsident du Conseil de commandement rvolutionnaire de Libye. La   population des 
USA , le centre dun empire bas sur lexploitation globale, ne devrait pas  adhrer aux 
caractristiques racistes,   la ridiculisation et la satanisation de Kadhafi qui saturent les mdias. 
 
Y compris si Kadhafi avait t tranquille et austre comme un moine et aussi soigneux quun 
diplomate, il aurait toujours t ,en tant que prsident dun pays africain riche en ptrole , 
pralablement sous-dvelopp, ha,  ridiculis et diabolis par limprialisme tasunien dans la 
mesure o il offrait une rsistance  la domination tasunienne. Ce fut son vritable crime et cest 
pour cela que les USA ne le lui ont jamais pardonn. 
 
Il est important de signaler que jamais ils nutilisent de termes dgradants et racistes contre des 
pions fidles des USA ou des dictateurs , si corrompus ou implacables soient-ils avec leur propre 
peuple. 
 
 
Les menaces des USA imposent des concessions.
 
Depuis le crime de la guerre tasunienne annonc comme  commotion et crainte  avec son 
bombardement arien massif de lIrak suivi par une invasion terrestre et une occupation, la Libye 
a finalement succomb aux exigences des USA . Aprs des dcades de solidarit militante 
antiimprialiste, la Libye a chang drastiquement de route . Kadhafi a offert son aide aux USA 
dans la  guerre contre la terreur.  
 
Les exigences de Washington taient onreuses et humiliantes. La Libye fut oblige daccepter la 
responsabilit totale pour lattentat de Lockerbie et de payer 2700millions de dollars 
dindemnisation. Ce ntait que le dbut. Pour que les USA lvent leurs sanctions, la Libye fut 
oblige douvrir ses marchs et  restructurer   son conomie. Tout cela constituait une partie du 
paquet. 
 
Malgr les nombreuses concessions de Kadhafi et les grandes rceptions subsquentes de la part 
des chefs des Etats europens, limprialisme tasunien tait en train de planifier son humiliation 
totale et sa  chute. 
 
Les think tanks (cercles de rflexion)  tasuniens ralisrent de nombreuses tudes sur la faon de 
subvertir et affaiblir lappui  populaire  Kadhafi. 
 
Les stratgies du FMI apparurent en Libye avec des programmes. Les nouveaux conseils 
conomiques prescrivirent les mmes recettes quils imposent  nimporte quel pays en 
dveloppement. Mais la Libye navait aucune dette extrieure , elle avait une balance 
commerciale positive de 27 000 millions de dollars par an. Lunique raison pour laquelle le FMI 
exigea la fin des subventions de premire ncessit tait daffaiblir la base sociale de lappui au 
rgime. 
 
La  libralisation du march  de Libye signifia un record de 5000 millions de dollars en 
subsides de lanne. Durant des dcennies, lEtat avait subventionn 93% de la valeur de divers  
produits de base , en particulier le combustible. Aprs avoir accept le programme du FMI ,le 
gouvernement multiplia le prix de llectricit aux consommateurs. Il y eut une augmentation 
imprvue de 30% sur les prix du combustible. Cela provoqua des augmentations de prix de 
beaucoup de biens et services. 
 
Ils dirent  la Libye quelle devait privatiser 360 compagnies et entreprises tatiques, y compris 
des usines sidrurgiques, fabriques de ciment,  centres dingnieurie, fabriques daliments, lignes 
de montage de camions et autobus et fermes dEtat. Cela fit que  des milliers de travailleurs 
perdirent leur poste de travail.
 
La Libye dut vendre une participation de 60% de la Compagnie ptrolire   dEtat Tamoil et 
privatiser sa Compagnie gnrale nationale de fabrication de farines et fourrages. 
 
Le fonds de la fondation Carngie tait dj en train de contrler limpact des rformes 
conomiques. Une information de Eman Wahby de 2005  intitule  Les rformes conomiques  
fchent les citoyens libyens  disait que  lautre aspect de la rforme structurelle fut la fin des 
restrictions des importations. Des licences furent  accordes  des compagnies trangres pour 
exporter en Libye au travers dagences locales. Rsultat : les produits du monde entier inondrent 
le march libyen , pralablement isol .  Ce fut un dsastre pour les travailleurs des usines 
libyennes qui ntaient pas quipes pour affronter la comptition . 
 
Plus de 4000 millions de dollars entrrent en Libye qui devint le premier destinataire de 
linvestissement tranger en Afrique. Comme le savent trop  bien les banquiers et leurs think 
tanks, ce bnfice ne bnficia pas aux masses libyennes, mais les appauvrit. 
 
Mais peu leur importait ce que faisait Kadhafi, a na jamais t suffisant pour le pouvoir des 
USA. Les banquiers et  financiers voulaient plus. Ils navaient pas confiance. Kadhafi stait 
oppos au pouvoir des USA durant des dcennies et ils continuaient  la considrer comme non 
fiable. 
 
La revue US Banker publia, en mai 2005 ,un article intitul  Marchs  mergents. Est-ce que la 
Libye est la prochaine frontire des banques US ?  Elle disait que  Tandis que la nation 
approuve les rformes, les bnfices attirent mais le chaos  abonde . Entrvue avec Robert Armao 
, prsident du conseil commercial et conomique USA-Libye bas  New-York :  Toutes les 
grandes banques occidentales sont maintenant en train dexplorer les opportunits dans ce pays.  
disait Armao La situation politique avec Kadhafi devient trs douteuse . Le potentiel  apparat 
merveilleux pour les banques. La Libye est un pays qui na pas t touch et une terre 
dopportunit . Ca va arriver mais a pourrait tarder un peu.  
 
La Libye na jamais t un pays socialiste. Elle y a toujours eu une grande richesse hrite et de 
vieux privilges. Cest une socit classique avec des millions de travailleurs dont beaucoup 
dimmigrants. 
 
La reconstruction de lconomie pour maximiser les bnfices des banquiers occidentaux 
destabilisa les relations y compris dans les cercles gouvernants. Qui participa aux accords pour 
privatiser les secteurs-cls de lindustrie, quelles familles ? quelles tribus ? Qui se tint  lcart ? 
Apparurent de vieilles rivalits et comptences. 
 
On peut voir jusqu quel point le gouvernement des USA tait en train dobserver les 
changements dans les messages,  en provenance de Wikileaks rcemment publis par 
lambassade de Tripoli et reproduits dans le Tlgraph britannique du 31 janvier. Un cable 
intitul  lInflation augmente en Libye  et envoy le 4 janvier 2009, dcrivait limpact dun 
programme radical de privatisation et de restructuration du gouvernement. 
 
 On voit des augmentations exceptionnelles  disait le cble  dans les prix alimentaires , 
produits pralablement subventionns comme le sucre, le riz et la farine. Qui ont augment de 
85% en 2 ans, depuis la suppression des subventions. Les matriaux de construction ont 
galement connu une forte augmentation, les prix du ciment , conglomrs et briques ont 
augment de 65% durant lanne passe. Le ciment a augment en un an de 5 dinars libyens par 
sac de 50Kg  17 dinars ; le prix des barres dacier a t multipli par 10. 
 
La fin ( par le gouvernement libyen) des subventions et contrles de prix comme partie dun 
programme large de rformes conomiques et privatisation a contribu certainement aux 
pressions inflationnistes et a caus quelques  ressentiments. 
 
La combinaison de la haute inflation et la diminution des subsides et contrle de prix est 
proccupante pour un peuple libyen habitu  meilleure  protection du gouvernement  face aux 
forces du march. 
 
Ces cables de lAmbassade des USA confirment que pendant quils maintenaient des groupes 
libyens dopposition en Egypte, Washington et Londres mesuraient constamment la temprature 
du mcontentement  massif caus par leurs politiques. 
 
 Actuellement, des millions de personnes  aux USA et dans le monde entier sont inspires par les 
actions de millions de jeunes dans les rues dEgypte, de Tunisie, du Bahrein, du Ymen  et 
maintenant dOman.  Limpact est sensible mme dans les manifestations au Wisconsin.
 
Il est vital que le mouvement politique et la conscience de  classe tasunienne rsistent  
lnorme pression de la campagne orchestre par les USA en faveur de lintervention militaire en 
Libye. Il faut sopposer  une nouvelle aventure imprialiste.
 
Solidarit avec les mouvements populaires !
 
Bas les mains, USA !


**** *s_alterinfo
Omar Mazri : le second souffle des rvolutions arabes par l'effet libyen 

{Ne dfaillez point dans la poursuite de ces gens. Si vous souffrez, eux aussi ils souffrent 
autant que vous souffrez, mais vous esprez dAllah ce quils nesprent point. Allah A 
toujours t Omniscient, Sage.}  An Nissa 104 
Tel est le comportement courageux et dtermin du peuple libyen faisant face  Nron. Nron 
mort politiquement, symboliquement et  socialement attend la fin militaire dans un combat quil 
va livrer sans piti comme un chef de mercenaires  moins que pris de panique il ne fuit vers un 
pays de nulle part.  
La rvolution libyenne populaire arme est en train de payer le lourd tribut de sa libration :  
{Ne perdez donc pas courage, ne vous affligez point alors que vous tes les suprieurs, si 
vous tes croyants. Si une blessure vous atteint, les autres gens furent srement atteints 
dune blessure pareille. Et ces jours, Nous les Alternons parmi les Hommes, afin quAllah 
Voit ceux qui devinrent croyants, quIl Prenne des tmoins dentre vous (martyrs) _ Allah 
nAime point les injustes - et pour quIl Purifie ceux qui devinrent croyants, et quIl 
Anantisse les mcrants. Ou bien pensiez-vous entrer au Paradis sans quAllah ne Voie 
ceux qui ont lutt dentre vous et sans Voir les persvrants ?} Al Imrane  139  
   
LOccident surpris par les rvolutions arabes et en particulier par la rvolution libyenne a montr 
les limites de sa connaissance, de sa science et de sa technologie. Il nest ni dieu ni devin pour 
jouer sur les curs des peuples ou savoir quelles sont leurs intentions, leur haine, leur amour, 
leurs dsirs profonds. Pass le stade de la surprise il rcupre ses esprits et tente de ramasses ses 
 billes pour sauver ses intrts et sa main mise sur le destin des peuples de la rgion arabe et sur 
la vassalisation de leurs gouvernants futurs.  
   
Le scnario le plus favorable est le scnario irakien : intervenir et instaurer sa dmocratie en 
Libye dstabilisant du mme coup les rsultats importants remports par les peuples tunisiens et 
gyptiens : dissolution prononcs ou en cours contre les puissants appareils de la suret de ltat 
et de la police politique, lections dassemble constituante, liberts publiques et indpendance 
de  la presse.  Le second scnario est de pousser  une longue guerre civile o la Libye sort 
exsangue et consentante  tous les arrangements dicts par lOccident pour demeurer un comptoir 
commercial, un champ ptrolifre et une digue contre lmigration africaine vers lEurope.  
   
La presse radicatrice et  quelques irrductibles de gauche continuent de voir, contre le bons sens 
et contre les consquences dmocratiques sur le dveloppement rgional et  les changements 
gostratgiques,  la main des tats-Unis et du sionisme dans ces rvolutions arabes. On comprend 
cette tentative de brouiller les cartes pour dune part diaboliser la rvolution libyenne et redonner 
crdit  la lutte antiterroriste mene par Kadhafi contre les islamistes et dautre part placer les 
lacs algriens sans reprsentation populaire aux commandes de la gouvernance en Algrie 
faisant lconomie dune rvolution populaire pouvant ramener de nouveau les islamistes au 
pouvoir aprs larrt du processus lectoral.  
   
Malgr, les contradictions apparentes, intervenir, ne pas intervenir, il y a consensus sur lessentiel 
entre les Occidentaux et les  lites  arabes : pas de solution islamique.  
   
Dans ces contradictions apparentes  il y a juste une prfrence tactique sur le choix  
dintervention en Libye : tout de suite ou en diffr ? Le peuple libyen dit non malgr quelques 
voix dans lopposition libyenne qui sont presses, navement ou cyniquement,  den finir 
rapidement avec connaissance ou ignorance des risques de lintervention trangre qui sera en 
ralit amricaine, les europens ne joueront que le rle de comparses et de couverture 
diplomatique et mdiatique.  
   
Cest dans cette perspective que la Ligue arabe, au lieu dapporter son soutien humanitaire et 
logistique au peuple libyen, appelle le conseil de scurit  instaurer un embargo arien comme si 
la surface  de la Libye et la folie combattive de son tyran allaient autoriser cet embargo sans 
bataille terrestre et sans consquences futures comme pour lIrak. Une fois lembargo install on 
peut toujours inventer une Qaeda qui menace les intrts de lOccident et qui risque denvahir la 
rive latine de la Mditerrane.  Le scnario de lAQMI sera ractualis. Le scnario de guerres 
tribales ou dinsurrection des tribus Touareg en Libye, en Algrie et au Mali pour faire un 
nouveau  Kurdistan .  
   
On peut en toute lgitimit avoir peur quand on entend le conseil des Affaires trangres des 
monarchies du Golfe demander au conseil de scurit de faire tout son possible pour prendre 
toutes les mesures juges ncessaires pour protger la population civile libyenne. On est en droit 
de se poser des questions sur larabit, lislamit, lhumanit qui animent ces monarchies qui 
tyrannisent leurs peuples. On peut se poser des questions sur ces monarchies, cration de 
limprialisme, qui nont ni pudeur ni indpendance en devenant des bases amricaines contre les 
peuples arabes et musulmans et qui peuvent entrevoir, pour tre pargnes des rvolutions en 
projet dans la tte de leurs peuples, de donner la couverture financire, diplomatique, politique et 
religieuse  une occupation de la Libye. Le machiavlisme du grand Satan qui supervise ces 
monarques ne doit pas tre pris  la lgre ni son projet de fragmentation du monde arabe et 
musulman.  
   
On peut tre plus inquiet sur ce projet qui se profile  lhorizon quand on sait que Bernard-Henri 
Lvy, de  retour  de Benghazi  tmoigne que les insurgs  ne sont pas des islamistes  -   ils 
sont "menacs de mort par un dingue     Il n'est "pas envisageable de laisser les gens vivre 
face  la menace permanente des avions de Kadhafi et de ses mercenaires  -    le gouvernement 
provisoire de la Libye libre demande aux Occidentaux de neutraliser les engins de mort de 
Mouammar Kadhafi qui bombardent les villes libyennes aux mains des rebelles.   
Le Prophte (saws) nous a demand de ne pas croire  laugure en disant :  
 les astrologues mentent mme sil leur arrive de dire parfois des vrits  
 Les prdictions des devins sont un mlange de quelques vrits et de centaines de 
mensonges  
Le Coran nous a appris  calculer et  laborer des raisonnements et des prvisions par dduction, 
logiques, analyse logique et historique, observation directe des phnomnes :  
{Il A Fait la nuit une quitude, et le soleil et la lune un moyen de calcul. Cela est la 
dtermination de lInvincible, de LOmniscient. Et cest Lui qui A Fait pour vous les toiles 
pour que vous vous orientiez dans les tnbres de la terre et de la mer. Nous Avons Prcis 
les Signes pour des gens qui savent.} Al Anme 97  
   
Les signes dont nous disposons aujourdhui sont vidents, ils ne ncessitent pas de grandes 
connaissances en stratgie :  
La communaut internationale doit reconnaitre le gouvernement libyen de transition qualifi pour 
grer et administrer les fonds gels et les revenus du ptrole. Il appartient  ce gouvernement et  
son commandement militaire de constituer la logistique militaire en achetant librement les armes 
modernes pour faire face aux  engins de mort  ariens ou terrestres. Pour cela lOccident ne doit 
pas sopposer  lacheminement des armes qui doit relever de la seule autorit des libyens : achat, 
transport, stockage, distribution et entrainement. Les libyens avec des armes et des munitions 
classiques de la seconde guerre mondiale ont tenu en chec les commandos de Nron et de ses 
fils pyromanes.    
La jeunesse libyenne a montr au monde et au tyran sa bravoure et son enthousiasme ainsi que 
son appartenance  Omar al Mokhtar et  toutes les gnrations dhros national que les villes, 
 villages et douars libyens ont produit contre le colonialisme italien. Il leur appartient dans ces 
moments o le Fou de Tripoli  montre sa dtermination meurtrire    ne pas le combattre par 
limprovisation, lenthousiasme et les tactiques dune arme traditionnelle mais de  prendre le 
temps de livrer une gurilla avec ses coups de main, ses embuscades, ses sabotages tant dans les 
camps des milices et des mercenaires que dans leur dplacement et leur logistique.  
   
{Certes, Allah Aime ceux qui combattent pour Sa Cause, en rang, comme sils taient un 
difice bien consolid.} As Saf 4  
   
Le marchal Rommel commandant en chef de lAfrikaCorp, surnomm le renard du dsert, et 
 qui a combattu les britanniques principalement  Tobrouk a laiss lexprience dun guerrier 
connaissant le combat du dsert :   Rapidit de jugement, capacit de crer des situations 
nouvelles et des surprises, plus vite que l'ennemi ne peut ragir. Absence de dispositions arrtes 
 l'avance, telles sont les bases de la tactique dans le dsert. Le mrite et la valeur du soldat s'y 
mesurent par sa rsistance physique et son intelligence, sa mobilit et son sang-froid, sa tnacit, 
son audace, son stocisme. Chez un officier, il faut les mmes qualits  un degr suprieur, et il 
doit aussi possder une inflexibilit exceptionnelle, ainsi que communier avec ses hommes, juger 
instinctivement du terrain de l'ennemi, ragir et penser avec rapidit Une arme  longue porte 
est dcisive dans la guerre du dsert Le ravitaillement est un facteur dcisif dans la victoire. 
Rommell a rendu un grand  hommage aux soldats italiens qui ont combattu  ses cts contre 
l'empire britannique.
L'histoire a rendu un plus grand hommage en faisant des libyens les tombeurs des soldats italiens 
sur le dsert libyen dont il avait la maitrise topographique, ethnologique et militaire. Les Libyens 
ont rcupr ce que les italiens ont pris aux Ottomans par lke trait de Lausanne de 1912. Aprs 
la mort de Omar Al Mokhtar les italiens qui n'ont jamais pu l'emporter sur la guerrila musulmane 
araba berbre  et turque ont eu recours  une repression impitoyable digne d'un tribunal jugeant 
les crimes de guerres et les crimes contre l'humanit : razzai, dportation, excution sommaire... 
Une ligne spciale de 250 km  de fils barbels fut rige pour empcher la venue d'armes et de 
renforts d'Egypte. 10 000 Libyens perdirent la vie dans des conditions infernales dans la traverse 
du dsert vers les lieux de leur dportation. L'Italie fut oblig de recourir aux mercenaires 
indignes et africians pour mater en vain la rsistance. Comme en Algrie il y eut une politique 
de peuplement suivie par une politique de pacification et d'indignation mais la libye rsistante 
par la bravoure de ses fils eut son indpendance en 1951. En 1954 les libyens peu instruits et 
incapables de gouverner du fait des sescquelles de la colonisation autorisrent des bases 
amricaines faisant suite aux bases britanniques installes en 1953. 
   La jeunesse libyenne en 2011 a fait tomber Tobrouk,  Benghazi et les principales villes du pays 
en quelques jours il ne lui reste que 2 ou 3  villes forteresses et enfin la citadelle de Bab Al 
Azizia.  Cependant les derniers bastions sont les plus durs sur le plan de la topographie et sur le 
plan de linstinct de survie de Nron et ses troupes prtes a exterminer la population pour 
reconqurir une parcelle de grandeur et de gloire qui nexiste que dans la tte du despote. 
Lindiscipline et leuphorie dans les rangs des jeunes rvolutionnaires que les chaines de 
tlvision transmettent doivent maintenant cder  la place  la discipline,  la concentration et au 
refus de lempressement. Le dfi d'aujourdh'ui ressemble  celui d'hier. Les mmes acteurs d'hier 
sont au devant de la scne ou derrires les coulisses aujourd'hui!  
   
Sur un pays immense les mercenaires ont lavantage des blinds, de lartillerie  et de laviation. 
Laviation ne peut occuper un terrain. Les blinds peuvent tre coups de leur base de 
ravitaillement. Les gurillas modernes disposent de contre mesures contre lartillerie et les 
blinds. Les avions ont deux points faibles les missiles sol air et les arodromes do ils dcollent 
et qui peuvent tre sabots par des commandos.  
   
En attendant il y aurait lieu sans  doute de penser  sinscrire dans la dure et donner lurgence  
laction politique, diplomatique et mdiatique du gouvernement de transition  pour disposer des 
moyens militaires et de lentrainement. Laction la plus forte que les libyens ont commenc  
mener est la guerre psychologique et subversive. Disposant de moyens de communication 
internes ils sont en train de retourner la dsinformation du rgime et inspirent la dfaite et la perte 
de confiance non seulement dans sa base mais dans le cercle des plus rapprochs de lui. Il va finir 
par se fissurer et voler en clats.  
Les villes non encore libres et les militaires au sein des mercenaires vont finir par se disloquer 
devant limpasse de Nron qui na aucune chance de remporter la victoire finale contre un peuple 
qui ne veut plus de lui et qui a pris les armes pour refuser de se soumettre :  
{Combats donc pour la cause dAllah, tu nes charg que de toi-mme. Et incite les 
croyants, puisse Allah mettre fin  la guerre de ceux qui devinrent mcrants. Allah Est 
plus Fort en rigueur et plus Fort en supplice.} An Nissa 81  
   
Donner loccasion aux Mcrants dintervenir cest profaner le Sabil Allah et se mettre dans la 
situation de lIrak,  de lAfghanistan et du Soudan. Soit une fragmentation soit une partition soit 
une confiscation de la rvolution populaire.  Le courage et la qute du martyr chez les libyens  
ont t occults par ce tyran qui finira par partir emport par sa folie ou par sa lachet selon le 
destin quAllah a crit pour lui et selon limage quIl voudrait laisser de son image dans lhistoire 
des hommes et la mmoire dun peuple quil a tyrannis plus de 40 ans :  
{Dis :  Allah Est Crateur de toute chose et Il Est lUnique, lOmni-Dominateur.  Il Fit 
descendre du ciel une eau, alors des valles coulrent  sa mesure, et le flux porta de 
lcume agite. Et, de ce quils mettent sur le feu, aspirant  un bijou ou un ustensile, de 
lcume pareille ! Ainsi, Allah Diffrencie le mal et le vrai. Quant  lcume, elle est rduite 
 rien, et quant  ce qui est utile aux Hommes, il reste sur la terre. Ainsi Allah Fournit les 
paraboles. A ceux qui ont favorablement rpondu  lAppel de leur Seigneur, ce quil y a de 
meilleur.} Ar Rad 16  
   
Sur le plan prospectif il serait peut tre judicieux de voir le temps "perdu" maintenant comme une 
conomie de vie humaine et un investissement productif  moyen et long terme. Le peuple libyen 
doit construire une nouvelle arme  partir du nant c'est  dire construire une doctrine de guerre, 
un tat major, des commandements d'armes et des troupes. Les jeunes Moujahiddines qui se sont 
forms et qui ont mens les combats pour la victoire sont les mieux placs pour former l'embryon 
de cette arme populaire, son commandement, sa stratgie de formation, ses accords de 
coopration militaire et surtout sa prsence dans l'institution militaire comme garantie que la 
rvolution ne soit ni trahie, ni dvie ni vide de l'identit et des valeurs de ce peuple arabo 
berbre  et musulman.  
Accompagnons nos frres Libyens, Tunisiens et Egyptiens par la pense, le jene, l'aumne, le 
soutien concret et linvocation. La victoire est proche, plus proche que nous ne limaginions. 
Prparons nous  voir dautres rvolutions et dautres victoires inchaallah. Lesprance est une 
branche de la foi. J'ai expliqu dans un article antrieur comment le phnomne libyen allait 
redonner un second souffles,  une plus grande radicalit et une plus grande tendue aux 
rvolutions arabes et comment les effets obtenus en Egypte et en Tunisie vont  leur tour 
entrainer la machine dmocratique et organisationnelle en Libye. Toute l'Afrique du Nord est 
appele  se reconfigurer dans ses rapports internes et ses rapports externes. Les Makhzen 
algriens et marocains ont dcid d'ouvrir leurs frontires respectives mais ils font bloc dans le 
sens contraire de l'histoire en mouvement dans le monde arabe.    
   
Je n'interviens pas pour donner des leons  mes frres libyens qui sont eux mmes et leur 
exprience une cole d'enseignement mais j'interviens pour apporter la dtraction et la 
contradiction  leurs ennemis dclars ou cachs par devoir de solidarit et par amour.

**** *s_alterinfo
Hugo Chavez et Mouammar Kadhafi : Lanalyse de Michel collon
Vous tes nombreux  vous interroger sur les propos de Hugo Chavez concernant la crise en 
libye. Le prsident vnzulien soutiendrait le dictateur libyen. Dans quelle mesure est-ce vrai 
? Et quelles en seraient les raisons ? Michel Collon s'est exprim  ce sujet lors d'une 
confrence  Lige.


Libye : rvolte populaire, guerre civile ou agression militaire ? 
Depuis trois semaines, des affrontements opposent les troupes fidles au colonel Kadhafi  
des forces dopposition issues de lest du pays. Aprs Ben Ali et Moubarak, Kadhafi sera-t-
il le prochain dictateur  tomber ? Ce qui se passe en Libye est-il semblable aux rvoltes 
populaires en Tunisie et en Egypte ? Comment comprendre les frasques et les 
retournements de veste du colonel ? Pourquoi lOtan se prpare-t-elle  la guerre ? 
Comment expliquer la diffrence entre un bon Arabe et un mauvais Arabe ? Dans ce 
nouveau chapitre de notre srie Comprendre le monde musulman, Mohamed Hassan 
rpond aux questions dInvestigAction... 
Aprs la Tunisie et lEgypte, la rvolution arabe aurait-elle gagn la Libye ?
Ce qui se passe actuellement en Libye est diffrent. En Tunisie et en Egypte, le manque de 
liberts tait flagrant. Mais ce sont les conditions sociales dplorables qui ont vritablement 
pouss les jeunes  la rvolte. Tunisiens et Egyptiens navaient aucune possibilit dentrevoir un 
avenir.
 
En Libye, le rgime de Mouammar Kadhafi est corrompu, monopolise une grande partie des 
richesses et a toujours rprim svrement toute contestation. Mais les conditions sociales des 
Libyens sont meilleures que dans les pays voisins. Lesprance de vie en Libye est plus 
importante que dans le reste de lAfrique. Les systmes de sant et dducation sont convenables. 
La Libye est dailleurs lun des premiers pays africains  avoir radiqu la malaria. Mme sil y a 
de fortes ingalits dans la rpartition des richesses, le PIB par habitant est denviron 11.000 
dollars. Un des plus levs du monde arabe. Vous ne retrouvez donc pas en Libye les mmes 
conditions objectives qui ont conduit aux rvoltes populaires en Tunisie et en Egypte.
 

Comment expliquez-vous alors ce qui se passe en Libye ?
 
Pour bien comprendre les vnements actuels, nous devons les replacer dans leur contexte 
historique. La Libye tait autrefois une province ottomane. En 1830, la France sempara de 
lAlgrie. Par ailleurs, le gouverneur gyptien Mohamed Ali, sous tutelle de lEmpire ottoman, 
menait une politique de plus en plus indpendante. Avec, dune part, les Franais en Algrie et, 
dautre part, Mohamed Ali en Egypte, les Ottomans craignaient de perdre le contrle de la 
rgion : ils envoyrent leurs troupes en Libye.
 
A cette poque, la confrrie des Senoussis exerait une influence trs forte dans le pays. Elle 
avait t fonde par Sayid Mohammed Ibn Ali as Senoussi, un Algrien qui, aprs avoir tudi 
dans son pays et au Maroc, alla prcher sa vision de lislam en Tunisie et en Libye. Au dbut du 
19me sicle, Senoussi commenait  faire de nombreux adeptes, mais ntait pas bien peru par 
certaines autorits religieuses ottomanes quil critiquait dans ses prches. Aprs un passage en 
Egypte et  la Mecque, Senoussi dcida de sexiler dfinitivement en Cyrnaque, dans lest de la 
Libye.
 
Sa confrrie sy dveloppa et organisa la vie dans la rgion, y percevant des taxes, rsolvant les 
conflits entre les tribus, etc. Elle possdait mme sa propre arme et proposait ses services pour 
escorter les caravanes de commerants passant par l. Finalement, cette confrrie des Senoussis 
devint le gouvernement de fait de la Cyrnaque, tendant mme son influence jusque dans le 
nord du Tchad. Mais ensuite, les puissances coloniales europennes simplantrent en Afrique, 
divisant la partie sub-saharienne du continent. Cela eut un impact ngatif pour les Senoussis. 
Linvasion de la Libye par lItalie entama aussi srieusement lhgmonie de la confrrie dans la 
rgion.

 
En 2008, lItalie a vers des compensations  la Libye pour les crimes coloniaux. La 
colonisation avait t  ce point terrible ? Ou bien Berlusconi voulait se faire bien voir pour 
conclure des accords commerciaux avec Kadhafi ?
 
La colonisation de la Libye fut atroce. Au dbut du 20me sicle, un groupe fasciste commena  
diffuser une propagande prtendant que lItalie, vaincue par larme thiopienne  la bataille 
dAdoua en 1896, devait rtablir la primaut de lhomme blanc sur le continent noir. Il fallait 
laver la grande nation civilise de laffront inflig par les barbares. Cette propagande affirmait 
que la Libye tait un pays sauvage, habit par quelques nomades arrirs et quil conviendrait aux 
Italiens de sinstaller dans cette rgion agrable, avec son paysage de carte postale.
 
Linvasion de la Libye dboucha sur la guerre italo-turque de 1911, un conflit particulirement 
sanglant qui se solda par la victoire de lItalie un an plus tard. Cependant, la puissance 
europenne ne contrlait que la rgion de la Tripolitaine et devait faire face  une rsistance 
tenace dans le reste du pays, particulirement dans la Cyrnaque. Le clan des Senoussis y 
appuyait Omar Al-Mokhtar qui dirigea une lutte de gurilla remarquable dans les montagnes. Il 
infligea de srieux dgts  larme italienne pourtant mieux quipe et suprieure en nombre.
 
Finalement, au dbut des annes trente, lItalie de Mussolini prit des mesures radicales pour 
liminer la rsistance. La rpression devint extrmement froce et lun de ses principaux 
bouchers, le gnral Rodolfo Graziani crivit :  Les soldats italiens taient convaincus quils 
taient investis dune mission noble et civilisatrice. () Ils se devaient de remplir ce devoir 
humain quel quen ft le prix. () Si les Libyens ne se convainquent pas du bien-fond de ce qui 
leur est propos, alors les Italiens devront mener une lutte continuelle contre eux et pourront 
dtruire tout le peuple libyen pour parvenir  la paix, la paix des cimetires  .
 
En 2008, Silvio Berlusconi a pay des compensations  la Libye pour ces crimes coloniaux. 
Ctait bien sr une dmarche intresse : Berlusconi voulait bien se faire voir de Kadhafi pour 
conclure des partenariats conomiques. Nanmoins, on peut dire que le peuple libyen a 
terriblement souffert du colonialisme. Et parler de gnocide ne serait pas exagr.
 
Comment la Libye gagna-t-elle son indpendance ?
 
Pendant que les colons italiens rprimaient la rsistance en Cyrnaque, le chef des Senoussis, 
Idriss, sexila en Egypte pour ngocier avec les Britanniques. Aprs la Seconde Guerre mondiale, 
lempire colonial europen fut progressivement dmantel et la Libye devint indpendante en 
1951. Appuy par la Grande-Bretagne, Idriss prit le pouvoir. Pourtant, une partie de la 
bourgeoisie libyenne, influence par le nationalisme arabe qui se dveloppait au Caire, souhaitait 
que la Libye soit rattache  lEgypte. Mais les puissances imprialistes ne voulaient pas voir se 
dvelopper une grande nation arabe. Elles appuyrent donc lindpendance de la Libye en y 
plaant leur marionnette, Idriss.

Le roi Idriss rpondit-il aux attentes ?
 
Tout  fait. A lindpendance, les trois rgions qui constituent la Libye - la Tripolitaine, le Fezzan 
et la Cyrnaque - se sont retrouves unifies dans un systme fdral. Mais il faut savoir que le 
territoire libyen est trois fois plus grand que la France. A cause du manque dinfrastructures, les 
limites de ce territoire nont pu tre clairement dfinies quaprs linvention de lavion. Et en 
1951, le pays ne comptait quun million dhabitants. De plus, les trois rgions nouvellement 
unifies avaient une culture et une histoire trs diffrentes. Enfin, le pays manquait de routes 
permettant aux rgions de communiquer. En fait, la Libye tait  un stade trs arrir, ce ntait 
pas une vritable nation.

 
Pouvez-vous prciser ce concept ?
 
LEtat-nation est un concept li  lapparition de la bourgeoisie et du capitalisme. En Europe, 
durant le moyen-ge, la bourgeoisie capitaliste souhaitait dvelopper son commerce sur une 
chelle aussi large que possible, mais tait freine par toutes les contraintes du systme fodal. 
Les territoires taient morcels en de nombreuses petites entits, ce qui imposait aux 
commerants de payer un grand nombre de taxes pour livrer une marchandise dun endroit  un 
autre. Sans compter les divers privilges dont il fallait sacquitter auprs des seigneurs fodaux. 
Toutes ces entraves ont t supprimes par les rvolutions bourgeoises capitalistes qui ont permis 
la cration dEtats-nations avec de grands marchs nationaux sans entraves.
 
Mais la nation libyenne a t cre alors quelle tait encore  un stade prcapitaliste. Elle 
manquait dinfrastructures, une grande partie de la population tait nomade et impossible  
contrler, les divisions taient trs fortes au sein de la socit, lesclavage tait encore pratiqu 
De plus, le roi Idriss navait aucun projet pour dvelopper le pays. Il tait totalement dpendant 
des aides US et britanniques.

 
Pourquoi la Grande-Bretagne et les Etats-Unis le soutenaient-ils ? Le ptrole ?
 
En 1951, le ptrole libyen navait pas encore t dcouvert. Mais les Anglo-Saxons avaient des 
bases militaires dans ce pays qui occupe une position stratgique pour le contrle de la mer 
Rouge et de la Mditerrane.
 
Ce nest quen 1954 quun riche Texan, Nelson Bunker Hunt, dcouvrit le ptrole libyen. A 
lpoque, le ptrole arabe se vendait aux alentours de 90 cents le baril. Mais le ptrole libyen tait 
achet  30 cents le baril tellement ce pays tait arrir. Ctait peut-tre le plus misrable 
dAfrique.
 

De largent rentrait pourtant grce au ptrole. A quoi servait-il ?
 
Le roi Idriss et son clan, les Senoussis, senrichissaient personnellement. Ils redistribuaient 
galement une partie des revenus ptroliers aux chefs des autres tribus pour apaiser les tensions. 
Une petite lite sest dveloppe grce au commerce du ptrole et quelques infrastructures ont t 
construites, principalement sur la cte mditerranenne, la partie la plus intressante pour 
commercer avec lextrieur. Mais les zones rurales dans le cur du pays restaient extrmement 
pauvres et des tas de misreux samassaient dans des bidonvilles autour des cits. Cela a continu 
jusquen 1969, quand trois officiers ont renvers le roi. Parmi eux, Kadhafi.

 
Comment se fait-il que la rvolution soit venue dofficiers de larme ?
 
Dans un pays profondment marqu par les divisions tribales, larme tait en fait la seule 
institution nationale. La Libye nexistait pas en tant que telle sauf  travers cette arme. A ct de 
a, les Senoussis du roi Idriss possdaient leur propre milice. Mais dans larme nationale, les 
jeunes Libyens issus des diffrentes rgions et tribus pouvaient se retrouver.
 
Kadhafi a dabord volu au sein dun groupe nassriste, mais lorsquil a compris que cette 
formation ne serait pas capable de renverser la monarchie, il sest engag dans larme. Les trois 
officiers qui ont destitu le roi Idriss taient trs influencs par Nasser. Gamal Abdel Nasser tait 
lui-mme un officier de larme gyptienne qui renversa le roi Farouk. Inspir par le socialisme, 
Nasser sopposait  lingrence des puissances nocoloniales et prnait lunit du monde arabe. Il 
nationalisa dailleurs le canal de Suez, jusque l gr par la France et la Grande-Bretagne, 
sattirant les foudres et les bombardements de lOccident en 1956.
Le panarabisme rvolutionnaire de Nasser avait eu un effet important en Libye, notamment dans 
larme et sur Kadhafi. Les officiers libyens auteurs du coup dEtat de 1969 suivirent le mme 
agenda que Nasser.

 
Quels furent les effets de la rvolution en Libye ?
 
Kadhafi avait deux options. Soit laisser le ptrole libyen aux mains des compagnies occidentales 
comme lavait fait le roi Idriss. La Libye serait alors devenue comme ces monarchies ptrolires 
du Golfe o lesclavage est encore pratiqu, o les femmes nont aucun droit et o des architectes 
europens peuvent sclater  construire des tours farfelues avec des budgets astronomiques qui 
proviennent en fait des richesses des peuples arabes. Soit suivre une voie indpendante des 
puissances nocoloniales. Kadhafi a choisi cette deuxime option, il a nationalis le ptrole 
libyen, provoquant la colre des imprialistes.
 
Dans les annes 50, une blague circulait  la Maison Blanche, au sein de ladministration 
Eisenhower qui se dveloppa ensuite en vritable thorie politique sous Reagan. Comment 
distinguer les bons des mauvais Arabes ? Un bon Arabe fait ce que les Etats-Unis lui disent. En 
change, il reoit des avions, est autoris  dposer son argent en Suisse, est invit  Washington, 
etc. Eisenhower et Reagan nommaient ces bons Arabes : les rois dArabie Saoudite et de 
Jordanie, les cheikhs et mirs du Kowet et du Golfe, le Shah dIran, le roi du Maroc et bien-sr, 
le roi Idriss de Libye. Les mauvais Arabes ? Ceux qui nobissaient pas  Washington : Nasser, 
Kadhafi, Saddam plus tard
 

Tout de mme, Kadhafi nest pas trs
 
Kadhafi nest pas un mauvais Arabe parce quil fait tirer sur la foule. On fait la mme chose en 
Arabie Saoudite ou au Bahren et les dirigeants de ces pays reoivent tous les honneurs de 
lOccident. Kadhafi est un mauvais Arabe parce quil a nationalis le ptrole libyen que les 
compagnies occidentales considraient - jusqu la rvolution de 69 - comme leur appartenant. 
Ce faisant, Kadhafi a apport des changements positifs en Libye, au niveau des infrastructures, de 
lducation, de la sant, de la condition des femmes, etc.

 
Bon, Kadhafi renverse la monarchie, nationalise le ptrole, soppose aux puissances 
impriales et apporte des changements positifs en Libye. Pourtant, quarante ans plus tard, 
cest un dictateur corrompu, qui rprime lopposition et qui ouvre  nouveau les portes du 
pays aux compagnies occidentales. Comment expliquer ce changement ?
 
Ds le dpart, Kadhafi sest oppos aux grandes puissances coloniales et a gnreusement 
soutenu divers mouvements de libration dans le monde. Je trouve quil a t trs bien pour a. 
Mais pour tre complet, il faut aussi prciser que le colonel tait anticommuniste. En 1971 par 
exemple, il fit drouter vers le Soudan un avion transportant des dissidents communistes 
soudanais qui furent aussitt excuts par le prsident Nimeyri.
 
En fait, Kadhafi na jamais t un grand visionnaire. Sa rvolution tait une rvolution de 
nationaliste bourgeois et il a instaur en Libye un capitalisme dEtat. Pour comprendre comment 
son rgime est parti  la drive, nous devons analyser le contexte qui na pas jou en sa faveur, 
mais aussi les erreurs personnelles du colonel.
Tout dabord, nous avons vu que Kadhafi tait parti de rien en Libye. Le pays tait trs arrir. Il 
ny avait donc pas de gens duqus ou une forte classe ouvrire pour appuyer la rvolution. La 
plupart des personnes ayant reu une ducation faisaient partie de llite qui bradait les richesses 
libyennes aux puissances nocoloniales. Evidemment, ces gens nallaient pas soutenir la 
rvolution et la plupart dentre eux quittrent le pays pour organiser lopposition  ltranger.
 
De plus, les officiers libyens qui ont renvers le roi Idriss taient trs influencs par Nasser. 
LEgypte et la Libye prvoyait dailleurs de nouer un partenariat stratgique. Mais la mort de 
Nasser en 1970 fit tomber le projet  leau et lEgypte devint un pays contre-rvolutionnaire, 
align sur lOuest. Le nouveau prsident gyptien, Anouar al-Sadate, se rapprocha des Etats-
Unis, libralisa progressivement lconomie et sallia avec Isral. Un bref conflit clata mme 
avec la Libye en 1977. Imaginez la situation dans laquelle se trouvait Kadhafi : le pays qui lavait 
inspir et avec lequel il devait conclure une alliance capitale devenait soudainement son ennemi !
 
Un autre lment contextuel a jou en dfaveur de la rvolution libyenne : la baisse importante du 
cours du ptrole dans les annes 80. En 1973, dans le cadre de la guerre isralo-arabe, les pays 
producteurs de ptrole dcidrent dun embargo, faisant grimper en flche le prix du baril. Cet 
embargo provoqua le premier grand transfert de richesses du Nord vers le Sud. Mais dans les 
annes 80, eut lieu ce quon pourrait appeler une contre-rvolution ptrolire orchestre par 
Reagan et les Saoudiens. LArabie Saoudite augmenta considrablement sa production de ptrole 
et inonda le march, provoquant une chute radicale des prix. Le baril passa de 35 dollars le baril  
8 dollars.
 

LArabie Saoudite ne se tirait-elle pas une balle dans le pied ?
 
Cela eut en effet un impact ngatif sur lconomie saoudienne. Mais le ptrole nest pas le plus 
important pour lArabie Saoudite. Sa relation avec les Etats-Unis prime avant tout, car cest le 
soutien de Washington qui permet  la dynastie saoudienne de se maintenir au pouvoir.
 
Ce raz-de-mare ptrolier eut des consquences catastrophiques pour de nombreux pays 
producteurs de ptrole qui sendettrent. Et tout cela se produisit dix annes seulement aprs la 
monte au pouvoir de Kadhafi. Le dirigeant libyen, parti de rien, voyait en plus les seuls moyens 
dont il disposait pour construire quelque chose, fondre comme neige au soleil avec la chute des 
cours du ptrole.
Notez galement que cette contre-rvolution ptrolire acclra la chute de lURSS, alors 
emptre en Afghanistan. Avec la disparition du bloc sovitique, la Libye perdait son principal 
soutien politique et se retrouva trs isole sur la scne internationale. Isolement dautant plus 
grand que ladministration Reagan avait plac la Libye sur la liste des Etats-terroristes et impos 
toute une srie de sanctions.
 

Quen est-il des erreurs commises par Kadhafi ?
 
Comme je lai dit, ce ntait pas un grand visionnaire. La thorie dveloppe autour de son livre 
vert est un mlange danti-imprialisme, dislamisme, de nationalisme, de capitalisme dEtat et 
dautres choses encore. Outre son manque de vision politique, Kadhafi a dabord commis une 
grave erreur en attaquant le Tchad dans les annes 70. Le Tchad est le cinquime plus grand pays 
dAfrique et le colonel, considrant sans doute que la Libye tait trop petite pour ses ambitions 
mgalomaniaques, a annex la bande dAozou. Il est vrai quhistoriquement, la confrrie des 
Senoussis exerait son influence jusque dans cette rgion. Et en 1935, le ministre franais des 
Affaires trangres, Pierre Laval, voulut acheter Mussolini en lui proposant la bande dAozou. 
Mais finalement, Mussolini se rapprocha dHitler et laccord resta lettre morte.
 
Kadhafi a nanmoins voulu annexer ce territoire et sest livr  une lutte dinfluence avec Paris 
dans cette ancienne colonie franaise. Finalement, les Etats-Unis, la France, lEgypte, le Soudan 
et dautres forces ractionnaires de la rgion, ont soutenu larme tchadienne qui mit en droute 
les troupes libyennes. Des milliers de soldats et dimportantes quantits darmes furent capturs. 
Le prsident du Tchad, Hissne Habr, vendit ces soldats  ladministration Reagan. Et la CIA les 
utilisa comme mercenaires au Kenya et en Amrique latine.
 
Mais la plus grande erreur de la rvolution libyenne est davoir tout mis sur les ressources 
ptrolires. En effet, les ressources humaines sont la plus grande richesse dun pays. Vous ne 
pouvez pas russir une rvolution si vous ne dveloppez pas lharmonie nationale, la justice 
sociale et une juste rpartition des richesses.
Or, le colonel na jamais supprim les discriminations ancestrales en Libye. Comment mobiliser 
la population si vous ne montrez pas aux Libyens que, quelque soit leur appartenance ethnique ou 
tribale, tous sont gaux et peuvent uvrer ensemble pour le bien de la nation ? La majorit de la 
population libyenne est arabe, parle la mme langue et partage la mme religion. La diversit 
ethnique nest pas trs importante. Il tait possible dabolir les discriminations pour mobiliser la 
population.
 
Kadhafi a galement t incapable dduquer le peuple libyen sur les enjeux de la rvolution. Il 
na pas lev le niveau de conscience politique de ses citoyens et na pas dvelopp de parti pour 
appuyer la rvolution.

Pourtant, dans la foule de son livre vert de 1975, il instaure des comits populaires, sorte 
de dmocratie directe.
 
Cette tentative de dmocratie directe tait influence par des concepts marxistes-lninistes. Mais 
ces comits populaires en Libye ne sappuyaient sur aucune analyse politique, aucune idologie 
claire. Ce fut un chec. Kadhafi na pas non plus dvelopp de parti politique pour appuyer sa 
rvolution. Finalement, il sest coup du peuple. La rvolution libyenne est devenue le projet 
dune seule personne. Tout tournait autour de ce leader charismatique dconnect de la ralit. Et 
lorsque le foss se creuse entre un dirigeant et son peuple, la scurit et la rpression viennent 
combler le vide. Les excs se sont multiplis, la corruption sest dveloppe de manire 
importante et les divisions tribales se sont cristallises.
 
Aujourdhui, ces divisions resurgissent dans la crise libyenne. Il y a bien sr une partie de la 
jeunesse en Libye qui est fatigue de la dictature et qui est influence par les vnements en 
Tunisie et en Egypte. Mais ces sentiments populaires sont instrumentaliss par lopposition dans 
lest du pays qui rclame sa part du gteau, la rpartition des richesses tant trs ingale sous le 
rgime de Kadhafi. Bientt, les vritables contradictions vont apparatre au grand jour.
 
On ne sait dailleurs pas grand-chose sur ce mouvement dopposition. Qui sont-ils ? Quel est leur 
programme ? Sils voulaient vraiment mener une rvolution dmocratique, pourquoi ont-ils 
ressorti les drapeaux du roi Idriss, symboles dun temps o la Cyrnaque tait la province 
dominante du pays ? Ont-ils demand leur avis aux autres Libyens ? Peut-on parler de 
mouvement dmocratique lorsque ces opposants massacrent les Noirs de la rgion ? Si vous 
faites partie de lopposition dun pays, que vous tes patriotique et que vous souhaitez renverser 
votre gouvernement, vous tentez cela correctement. Vous ne crez pas une guerre civile dans 
votre propre pays et vous ne lui faites pas courir le risque dune balkanisation. 
 
Selon vous, il sagirait donc plus dune guerre civile rsultant des contradictions entre clans 
libyens ?
 
Cest pire, je pense. Il y a dj eu des contradictions entre les tribus, mais elles nont jamais pris 
une telle ampleur. Ici, les Etats-Unis alimentent ces tensions afin de pouvoir intervenir 
militairement en Libye. Ds les premiers jours de linsurrection, la secrtaire dEtat Hillary 
Clinton a propos dapporter des armes aux opposants. Dans un premier temps, lopposition 
organise sous le Conseil National a refus toute ingrence des puissances trangres, car elle 
savait que cela jetterait le discrdit sur son mouvement. Mais aujourdhui, certains opposants en 
appellent  une intervention arme.
 
Depuis que le conflit a clat, le prsident Obama a dit envisager toutes les options possibles et le 
snat US appelle la communaut internationale  dcrter une zone de non-vol au-dessus du 
territoire libyen, ce qui serait un vritable acte de guerre. De plus, le porte-avion nuclaire USS 
Enterprise, positionn dans le golfe dAden pour combattre la piraterie, est remont jusquaux 
ctes libyennes. Deux navires amphibies, lUSS Kearsage et lUSS Ponce, avec  leur bord 
plusieurs milliers de marines et des flottes dhlicoptre de combat, se sont galement positionns 
dans la Mditerrane.
 
La semaine passe, Louis Michel, lancien commissaire europen au Dveloppement et  lAide 
humanitaire de lUnion Europenne, sest demand avec force sur un plateau de tlvision quel 
gouvernement aurait le courage de dfendre devant son parlement la ncessit dintervenir 
militairement en Libye. Mais Louis Michel na jamais appel  une telle intervention en Egypte 
ou  Bahren. Pourquoi ?
 

La rpression nest-elle pas plus violente en Libye ?
 
La rpression tait trs violente en Egypte, mais lOtan na jamais positionn des navires de 
guerre le long des ctes gyptiennes pour menacer Moubarak. On la tout juste appel  trouver 
une issue dmocratique !
 
Pour la Libye, il faut tre trs prudent avec les informations qui nous parviennent. Un jour, on 
parle de 2.000 morts et le lendemain, le bilan est revu  300. On a aussi dit ds le dbut de la crise 
que Kadhafi avait bombard son propre peuple, mais larme russe, qui surveille la situation par 
satellite, a officiellement dmenti cette information. Si lOtan se prpare  intervenir 
militairement en Libye, nous pouvons tre srs que les mdias dominants vont diffuser la 
propagande de guerre habituelle.
 
En fait, la mme chose sest passe en Roumanie avec Ceausescu. Le soir du rveillon de Nol 
1989, le premier ministre belge Wilfried Martens a fait un discours  la tlvision. Il a prtendu 
que les forces de scurit de Ceausescu venaient de tuer 12.000 personnes. Ctait faux. Les 
images du fameux charnier de Timisoara ont galement fait le tour du monde. Elles taient 
censes dmontrer la violence aveugle du prsident roumain. Mais il sest avr plus tard que tout 
cela tait une mise en scne : des cadavres avaient t sortis de la morgue et plac dans des fosses 
pour impressionner les journalistes. On a aussi dit que les communistes avaient empoisonn 
leau, que des mercenaires syriens et palestiniens taient prsents en Roumanie ou bien encore 
que Ceausescu avait form des orphelins pour en faire des machines  tuer. Ctait de la pure 
propagande pour dstabiliser le rgime.
 
Finalement, Ceausescu et sa femme furent tus aprs un simulacre de procs qui dura 55 minutes. 
Bien sr, tout comme Kadhafi, le prsident roumain ntait pas un enfant de chur. Mais que 
sest-il pass depuis ? La Roumanie est devenue une semi-colonie de lEurope. La main duvre 
bon march y est exploite. De nombreux services ont t privatiss au profit des compagnies 
occidentales et sont hors de prix pour une grande partie de la population. Et maintenant, chaque 
anne, des tas de Roumains vont pleurer sur la tombe de Ceausescu. La dictature tait une chose 
terrible, mais depuis que le pays a t conomiquement dtruit, cest pire !
 

Pourquoi les Etats-Unis voudraient-ils renverser Kadhafi ? Depuis une dizaine dannes, le 
colonel est devenu  nouveau frquentable pour lOccident et a privatis une grande partie 
de lconomie libyenne au profit des compagnies occidentales.
 
Il faut analyser tous ces vnements  la lumire des nouveaux rapports de force dans le monde. 
Les puissances imprialistes sont en dclin alors que dautres forces sont en plein essor. 
Rcemment, la Chine a propos de racheter la dette portugaise ! En Grce, la population est de 
plus en plus hostile  cette Union Europenne quelle peroit comme une couverture de 
limprialisme allemand. Les mmes sentiments se dveloppent dans les pays de lEst. Par 
ailleurs, les Etats-Unis ont attaqu lIrak pour semparer du ptrole mais au final, seule une 
compagnie US en profite, le reste tant exploit par des compagnies malaisiennes et chinoises. 
Bref, limprialisme est en crise.
 
Par ailleurs, la rvolution tunisienne a fortement surpris lOccident. Et la chute de Moubarak 
encore plus. Washington tente de rcuprer ces mouvements populaires, mais le contrle lui 
chappe. En Tunisie, le premier ministre Mohamed Ghannouchi, un pur produit de la dictature 
Ben Ali, tait cens assurer la transition et donner lillusion dun changement. Mais la 
dtermination du peuple la contraint  dmissionner. En Egypte, les Etats-Unis comptent sur 
larme pour maintenir en place un systme acceptable. Mais des informations me sont parvenues 
confirmant que dans les innombrables casernes militaires dissmines  travers le pays, de jeunes 
officiers sorganisent en comits rvolutionnaires par solidarit avec le peuple gyptien. Ils 
auraient mme fait arrter certains officiers associs au rgime de Moubarak.
 
La rgion pourrait chapper au contrle des Etats-Unis. Intervenir en Libye permettrait donc  
Washington de briser ce mouvement rvolutionnaire et dviter quil ne stende au reste du 
monde arabe et  lAfrique. Depuis une semaine, des jeunes se rvoltent au Burkina-Faso mais 
les mdias nen parlent pas. Pas plus que des manifestations en Irak.
 
Lautre danger pour les Etats-Unis est de voir merger des gouvernements anti-imprialistes en 
Tunisie et en Egypte. Dans ce cas, Kadhafi ne serait plus isol et pourrait revenir sur les accords 
conclus avec lOccident. Libye, Egypte et Tunisie pourraient sunir et former un bloc anti-
imprialiste. Avec toutes les ressources dont ils disposent, notamment les importantes rserves de 
devises trangres de Kadhafi, ces trois pays pourraient devenir une puissance importante de la 
rgion. Probablement plus importante que la Turquie.
 

Pourtant, Kadhafi avait soutenu Ben Ali lorsque le peuple tunisien sest rvolt.
 
Cela montre  quel point il est faible, isol et dconnect de la ralit. Mais les rapports de force 
changeants dans la rgion pourraient modifier la donne. Kadhafi pourrait changer son fusil 
dpaule, ce ne serait pas la premire fois.
 

Comment pourrait voluer la situation en Libye ?
 
Les puissances occidentales et ce soi-disant mouvement dopposition ont rejet la proposition de 
mdiation de Chavez. Ce qui laisse entendre quils ne veulent pas dissue pacifique au conflit. 
Mais les effets dune intervention de lOtan seront dsastreux. On a vu ce que cela a donn au 
Kosovo ou en Afghanistan.
 
De plus, une agression militaire pourrait favoriser lentre en Libye de groupes islamistes qui 
pourraient semparer dimportants arsenaux sur place. Al-Qada pourrait sinfiltrer et faire de la 
Libye un deuxime Irak. Il y a dailleurs dj des groupes arms au Niger que personne ne 
parvient  contrler. Leur influence pourrait stendre  la Libye, au Tchad, au Mali,  
lAlgrie En fait, en prparant une intervention militaire, limprialisme est en train de souvrir 
les portes de lenfer !
 
En conclusion, le peuple libyen mrite mieux que ce mouvement dopposition qui plonge le pays 
dans le chaos. Il lui faudrait un vritable mouvement dmocratique pour remplacer le rgime de 
Kadhafi et instaurer la justice sociale. En tout cas, les Libyens ne mritent pas une agression 
militaire. Les forces imprialistes en droute semblent pourtant prparer une offensive contre-
rvolutionnaire dans le monde arabe. Attaquer la Libye est leur solution durgence. Mais cela leur 
retomberait sur les pieds.


**** *s_alterinfo
Libye: Benghazi, coeur de la rvolution. 
Lintensit de la rpression que subit le peuple libyen nest lisible que par le caractre 
pathologique de leur dirigent - dictateur. Les premires images et les tmoignages nous ont t 
rapports par les jeunes devenus grce aux nouveaux moyens de communication, des reporters 
qui brisent les frontires.  
 
Les manifestations ont commenc le 15 fvrier pour prendre une tournure plus importante  la 
date anniversaire du 17 fvrier. En effet, selon ce qui m'a t rapport par des libyens,  
Benghazi, le 17 fvrier 2006, les forces de scurit ont tirs sur des jeunes faisant 18 morts. 
Ctait lanne des caricatures montrant le prophte Mohammed (PSL) en terroriste sanguinaire. 
Le monde musulman sen est mu et les habitants de Benghazi ont choisi de manifester au jour de 
sa naissance (Mawlidannabawi). Par un geste provocateur, le consul italien avait mis un T shit 
avec une des caricatures. Ce qui ne pouvait quaugmenter la colre des manifestants. Quelques 
uns sen sont pris au btiment consulaire et avaient fini par arracher le drapeau italien. Alors les 
forces de scurit ont riposts par des balles relles, faisant 18 morts. Depuis, les habitants de 
Benghazi ont dcid de manifester tous les ans le 17 fvrier. Et lanne 2011, booste par 
lenvironnement rgionale se devait dapporter autre chose !!  
   
 
Quand jai pris lavion le mardi 22 fvrier, en direction dAlexandrie en Egypte, Benghazi est 
dj tombe dans les mains de la population rvolte. Le weekend  fut meurtrier pour les libyens 
et intenses pour nous autres qui essayons de suivre ce qui sy passe malgr le blackout mis en 
place par le rgime, qui envoi des mercenaires tirer sur son peuple.  
   
Les mdecins gyptiens se sont mobiliss et on a entendu parler de leurs caravanes mdicales qui 
avaient des difficults  passer, du moins au dbut,  cause de linscurit. Les quipes de lONG 
gyptienne : Union des Mdecins Arabes taient  les premiers  arriver dans les villes de lEst 
libyen.  Non seulement, ils sont  proximit mais en plus ils ont une capacit rapide de 
mobilisation. Jai eu  collaborer avec eux lors de l'agression sioniste sur Gaza et apprcier leur 
travail et leur dvouement.  
 
Aprs plusieurs heures de voiture, on arrive en milieu daprs midi  la frontire. Il y avait une 
atmosphre surraliste. Deux ou trois kilomtres de bus qui se tiennent les uns derrires les autres 
attendent lautorisation de passer de lautre ct de la frontire afin daller chercher les voyageurs 
qui fuient la Libye.  
 
   
Tout le long de la route, il y avait des barrages de jeunes en armes, et dautres faisant office de 
gardiens des lieux. Tous sont dapparence inexprimente mais affichaient une fiert et une 
dtermination qui na pas t dmentis tout le long de mon priple et mes rencontres.  
Un sentiment trange envahi le voyageur que je suis, cest celui de voir les signes  de la libert se 
dessiner sur les visages. Un peuple se libre en quelques jours et se prends en charge aussi vite. 
Une fraternit mane de ces jeunes gens, qui se saluent, se congratulent, klaxonnent ou exhibent 
le V de la Victoire.  
   
On est arriv  la ville dalbaida,  mi chemin entre la frontire et Benghazi au moment du prche 
du vendredi. Il pleuvait, limam a parl, bien videment,  des vnements que traverse le pays. Il 
a exhort les jeunes  ne pas attenter aux biens de la cit, ni  ceux dautrui. Ce qui est prohib 
par les valeurs de lIslam. Dfendu la lgitimit de cette rvolte face  linjustice et pri pour 
ceux qui sont tombs pour que les vivant puissent avoir la tte haute.  
   
Quand je suis arriv  Benghazi, la ville tait en fte, les voitures klaxonnent  tue tte. Les 
jeunes et moins jeunes arborent les couleurs de lancien drapeau noire, rouge et vert avec un 
croissant et une toile. Signe de libration et recouvrement de soi face au drapeau vert uniforme 
et plat impos par le guide vieillissant.  
   
Nous avons t accueillis par des reprsentants de rvolutionnaires qui ont investi les bureaux du 
port maritime. Non loin de l, la cellule mdicale se tenait dans un centre de sant. Les 
responsables dsigns, nous ont propos la visite des hpitaux.  
Devant le tribunal, La place de rassemblement des manifestants a pris dsormais le nom de  
Tahrir en hommage au MaydanTahrir, place de la libration du centre du Caire, qui est en 
passe de devenir un haut lieu symbolique de la contestation non seulement en Egypte mais dans 
tout le monde arabe. Eu gard  limportance quoccupe lEgypte dans le monde arabe, et ce  
tous les niveaux.  
   
Les mdecins de lhpital al jalaa de Benghazi, le trauma center avaient accueilli et manag les 
cas les plus prilleux. Les autres hpitaux nont pas t en reste.  Le peuple rvolt en est sorti 
vainqueur en quelques jours, au prix de centaines de morts et de blesss.  
Dans les services de ranimation des services de lhpital al jalaa et de lhpital al hawari, jai vu 
des patients paraplgiques qui ont reu des coups de feu dans la nuque et la tte. Dautres ont des 
coups de feu dans le dos provoquant des sections de la moelle pinire. Quand aux photos qui 
mont t montrs de patients coups en deux par des missiles, ils sont tout simplement 
insupportables. Ces images ne laissent aucun doute sur la volont dlibre des mercenaires  
tuer et  terroriser la population.  
Les jeunes gens remonts  bloc, se sont battus dabord avec des moyens de bords et ensuite avec 
des armes rcuprs aux forces de  lordre et aux assaillants. Ils ont russi  par les mettre en 
droute et prendre la ville en quatre jours.  
Les rvolutionnaires de Benghazi se rfrent non sans fiert  leur hros de lutte anticoloniale 
Omar al mokhtar, natif de Derna dans la montagne verte. Ses popes contre larme coloniale 
italienne sont restes dans les annales non seulement des libyens mais dans tout  le monde 
musulman.  
Les jeunes de Benghazi ont us dun courage insolite afin de venir  bout dune milice qui leur 
tirait dessus par des missiles antiariens. Les jeunes ont utiliss des bombes artisanales quils 
avaient lhabitude de manier pour pcher (en prenant dnormes risques). Le systme Kadhafi qui 
a appauvri une population. La corruption du systme a pouss quelques soldats  faire des 
trafiques des armes en vendaient des missiles. Les jeunes pcheurs rcuprent la TNT de ces 
missiles pour  fabriquer des bombes avec des boites de conserve. Cest comme cela quils avaient 
de quoi se dfendre au dbut des affrontements. Lun dentre eux, a rempli sa voiture par ces 
bombes artisanales et des butanes de gaz et a fonc sur la porte de la garnison, faisant exploser 
cette dernire. Profitant de leffet de surprise des mercenaires, des jeunes ont escalader les 
palmiers et ont lancs leurs bombes sur les mercenaires. Usant du mme procd que leurs grands 
parents (sommet des montagnes par rapport aux valles) face  un adversaire qui possde des 
moyens suprieurs. Dautres qui avaient rcuprs des armes des postes de polices, ont tir aussi 
sur les mercenaires pris de panique. Jai appris ces dtails au dcours dune discussion avec les 
habitants et un grand pre a ajout : Nos enfants se battent pour une cause, ils navaient pas peur 
de la mort. Tandis que les mercenaires veulent vivre afin de pouvoir dpenser leurs soldes 
offertes par Kadhafi. Cest le secret de notre victoire !!  
   
   
A Benghazi, jai trouv une situation sanitaire qui sest relativement calme. Bien que personne 
ne peut prdire ce qui va se passer. Les malades oprs suivent des soins dans les diffrents 
services. Les secours en termes de mdicaments et matriel mdical afflux et seront utiliss au fur 
et  mesure des besoins futurs. Cependant, les villes sous le feu des combats ne sont pas 
accessibles pour le moment, ce qui complique le transfert des blesss vers les gros hpitaux de 
benghazi. Le monde occidental envoi de laide  dfaut de politique, fait des dclarations  dfaut 
dactes. Mais, il n'est plus le moment de faire quoi que se soit. La France, l'Angleterre et l'Italie 
ont fait de juteuses affaires avec Kadhafi en lui vendant les armes, que ses mercenaires utilisent 
actuellement. Depuis sa rhabilitation en 2004, suite  l'indemnisation des victimes de l'attentat 
de l'avion de l'UTA, Kadhafi est devenu frquentable, selon la bonne logique des affaires et du 
march.  
   
 
   
A Benghazi, les libyens mont dit quils ont retrouv leurs mes qui leurs ont t confisqus. Ils 
se sentent frres et surs, ils respirent enfin, un air pur, celui de la libert retrouve. Ils sactivent 
dans lentraide et le partage. Devant lesplanade du tribunal en face de la corniche haut lieu des 
rassemblements et des manifestations quotidiennes, les libyens scandent des slogans, discutent 
politique et distribuent la nourriture.  
   
Les magasins sont encore ferms,  part les suprettes et les pharmacies, mais personne ne devrait 
manquer de rien selon les responsables de la ville. Une solidarit retrouve, une fois que le 
paysage a t nettoy钒 de la prsence des agents des ligues populaires rvolutionnaires de 
Kadhafi. Je nai pas pu mempcher de penser  toutes ses forces d (in)scurit qui svissent 
dans le monde arabe et qui ne sont que le reliquat du temps colonial. Leur rle nest autre que de 
terroriser la population et la racketter, au lieu de la servir et la protger.  
Dans toute la ville, il y avait des affichent qui insistent les jeunes  la civilit. Dautres qui  
prohibent la tribalit et la division et qui rappellent que la libration ne sera complte quaprs la 
dlivrance de Tripoli. On pouvait traverser la ville en long et en large, point dagents d 
(in)scurit et point de problmes. Des jeunes gens ont pris en charge la circulation dans les ronds 
points.  
   
Les habitants de Benghazi et les villes ''libres'' ont pu franchir pour la premire fois la 
forteresse o habitait Kadhafi jouxtant des garnisons et des prisons sous terre qui ont vu passer 
tant de prisonniers. Quand on y met les pieds, on est pris par un nud  la gorge, il ne reste plus 
que des murs lzards qui nous conterait bien les supplices et les tortures dont elles taient les 
tmoins. Un sentiment trange de rvolte et de tristesse envahit tous les visages qui sortent de cet 
endroit sinistre et instructif.  
   
 Laccumulation de pressions conduit  lexplosion !! Les libyens jeunes et moins jeunes ont subit 
depuis des dcennies une srie d'injustices et il a fallut prendre les armes pour lutter contre leur 
dictateur touffant. Les jeunes mme inexpriments ont pris leur courage  deux mains et se font 
enrler courageusement dans les units rvolutionnaires.  
 
   
Tous les libyens que jai pu rencontrer sont confiants et certains de leurs victoire. Dailleurs, ils 
mont dit quils nont pas un autre choix. Si Kadhafi reprend la ville, il est capable de les tuer 
tous. Et de me rpter une autre phrase, prononce par Omar Al mokhtar  ladresse des colons 
italiens :  Nous sommes un peuple qui nabdique pas, Nous gagnons ou Nous mourons . 

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Le scnario yougoslave pour la Libye 

Le prsident amricain Barack Obama a enfin annonc quil nexcluait aucun scnario de 
rglement du problme libyen, politique ou militaire. Cest la premire fois que la Maison 
Blanche le dclare aussi directement.  
Hlas, lopposition narrive pas  renverser rapidement Mouammar Kadhafi et  faire la 
rvolution en limitant le nombre de victimes. On assiste certainement au recours  la tactique 
visant  faire fuir Kadhafi en exerant sur lui une pression de lextrieur et de lintrieur. En 
recourant  la diplomatie, aux sanctions et aux moyens militaires. La diplomatie et les sanctions 
ont dj t utilises. Dsormais, l'utilisation de larsenal des moyens militaires apparat 
galement comme une solution.  
 
"Intervention librale" 
Auparavant, on aurait appel cela la "diplomatie de la canonnire", mais aujourdhui cette 
expression ne convient plus tout  fait. On sest souvenu du terme "interventionnisme libral." Et 
tout commence  rappeler le "schma yougoslave." On semble revivre les bombardements de 
1999.  
Et mme les "instruments" sont parfaitement identiques. Mme les navires. Mme le mois 
concide: les bombardements de la Yougoslavie par les Etats-Unis et lOTAN ont commenc le 
24 mars. Il ne reste plus qu attendre la cration dune zone dexclusion dans lespace arien de 
la Libye (ce qui a t fait  lgard de la Yougoslavie).  
Les consultations  lONU se tiennent tous les jours et des vnements surprenants peuvent tre 
observs dans cette "arne." On a bien sr le droit de har Kadhafi de toutes ses forces (ou en tous 
cas ne pas apprcier le dictateur  demi-fou), mais au sein de lONU on assiste  des 
dbordements tranges, la hte et la perfidie. Par exemple, le procureur gnral de la Cour pnale 
internationale pnale, lEspagnol Luis Moreno-Ocampo a annonc le 3 mars que la Cour a "pris 
bonne note" du cas Kadhafi et de ses fils, et quelle ouvrait une information judiciaire sur 
lventuel violation des droits de lhomme. Formellement, il a raison: le 26 fvrier la Conseil de 
scurit des Nations Unies a ordonn lenqute. Etant donn que la Libye nest pas signataire du 
Statut de Rome de la Cour, seul le Conseil de scurit peut autoriser ce genre de dmarche.  
Le plus intressant est que la rsolution a t approuve  lunanimit par les 15 membres du 
Conseil de scurit, dont trois membres permanents: les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les 
Etats-Unis et la Russie nont pas ratifi le Statut de Rome, ne reconnaissent pas sa juridiction et, 
par consquent, ne font pas juridiquement partie des membres du Statut. Ils mettent des rserves 
concernant le droit de la Cour de juger leurs citoyens. Quant  la Chine, elle ne reconnat pas la 
Cour du tout. Les Amricains ont mme insist pour que la rsolution comporte une clause 
stipulant que leurs citoyens ne sont pas soumis  la juridiction de la Cour. Au cas o ils devraient 
dbarquer en Libye avec une mission militaro-humanitaire. Ce nest plus de la perfidie, cest de 
lhypocrisie pure et dure: on juge tout le monde, mais on ne peut pas nous juger.  
 
Les forces d'intervention en Libye sont pratiquement prtes 
Depuis la fin de la premire semaine de fvrier, une importante concentration militaire des Etats-
Unis et de lOTAN sest forme au large des ctes libyennes. Le porte-hlicoptre dassaut 
amricain USS Kearsarge, le btiment de dbarquement USS Ponce et le sous-marin nuclaire 
USS Scranton ont dj travers le canal de Suez et sont arrivs le 4 mars dans le golfe de Syrte. 
Tous font partie du groupe de dbarquement mditerranen de lunit tactique de la marine 
amricaine sous le commandement du porte-avions USS Enterprise. Ce dernier se trouve 
actuellement en mission au Nord de la mer Rouge. La Libye est  porte immdiate.  
Seules la Russie et la Chine se prononcent ouvertement contre lintervention militaire. Les autres 
membres du Conseil de scurit possdant le droit de veto "nexcluent aucun scnario", mais 
reconnaissent que la sanction de lONU est ncessaire pour intervenir.  
Les dclarations sur la ncessit de laccord du Conseil de scurit pour lintervention militaire 
est une sorte de mantras  lONU qui prcdent une rupture dcisive avec les normes du droit 
international.  
Et cela ressemble galement  tout ce qui a prcd lopration en Yougoslavie Force allie, 
selon la codification OTAN, ou Ange misricordieux, selon la codification amricaine. Au 
printemps 1999, la Russie et la Chine ont bloqu la sanction de lintervention militaire contre la 
Yougoslavie. LOTAN a commenc les bombardements sans aucune autorisation, en violant la 
Charte des Nations Unies, en nobissant qu ses propres Statuts. Et de toute manire ces Statuts 
ont reu une interprtation tellement "large", que toute ingrence peut dsormais se faire car tel 
est le bon plaisir des pays membres. Le fait est que la Yougoslavie navait attaqu aucun pays de 
lOTAN, et la situation dans le pays ne prsentait aucun danger pour lAlliance. Dailleurs, la 
dcision de bombarder a galement t prise par un prsident dmocrate, Bill Clinton, et non pas 
par un rpublicain sanguinaire. Les mauvaises langues affirment toujours que la "pacification 
yougoslave" tait ncessaire pour dtourner lattention de lopinion publique des Etats-Unis du 
scandale li  Monica Lewinsky, au mensonge du prsident au Congrs et  la perspective de sa 
destitution.  
Ce nest pas le cas de Barack Obama. Au contraire, il a dj deux guerres "sur le dos", et nen a 
pas besoin dune troisime. Mais la pression exerce sur la Libye, visant  faire fuir Kadhafi, ne 
constitue pas une menace de troisime guerre. Kadhafi a tellement puis ses propres ressources 
que seules les forces dpendant dsesprment du rgime le soutiennent.  
Par contre, Barack Obama pourrait devoir faire face  un problme plus grave que le Kosovo: 
laugmentation des prix du ptrole menace dj de stopper le rtablissement conomique et, par 
consquent, de rduire considrablement ses chances dtre rlu lanne prochaine. On ne 
plaisante pas avec ce genre de choses.  
 
Encore un peu de sang et a ira 
Pour linstant la concentration des btiments de guerre au large de la Libye est une simple 
dmonstration de force, un moyen de pression. Toute guerre ou intervention ncessite des 
raisons. Ou des prtextes. La guerre en Afghanistan avait une trs bonne raison: les attentats du 
11 septembre 2001  New York. George W. Bush navait quune seule solution: linvasion. La 
guerre en Irak navait aucune raison valable, mais le prtexte a t fabriqu: il s'agissait de la 
prtendue cration par Saddam Hussein d'armes de destruction massive. Il sest avr que ctait 
un mensonge du dbut jusqu la fin.  
Linvasion de la Libye na aucune justification juridique internationale. Pour linstant.  
Mais les actions de Kadhafi pourraient donner des raisons de le faire. Personne ne parle pour le 
moment dintervention militaire. Mais nul ne nie sa probabilit. Les dclarations du type "il est 
trop tt pour parler des actions militaires" sont accompagnes par le refrain disant que si 
leffusion de sang continue, rien ne peut tre exclu. Cela ressemble  "encore un peu de sang et 
on ne se retiendra plus."  
Des communiqus en provenance de la Libye parlent dj de "loffensive des forces fidles  
Kadhafi" contre les villes rebelles  lEst du pays et des centaines de morts.  
Il faut "pousser" Kadhafi encore un peu  rprimer les villes rvoltes, et il y aura suffisamment 
de sang pour linvasion. Les congressistes amricains rpublicains exigent directement 
lintervention.  
Les prparatifs actuels en mer Mditerrane ne sont pas un simple "redploiement des forces" de 
la marine amricaine juste au cas o. Les prparations militaires ont toujours une certaine "masse 
critique", une limite, au-del de laquelle les actions sont invitables.  
Les composantes matrielle et financire sont pratiquement prtes pour franchir cette limite. Les 
navires qui mouillent au large des ctes libyennes ne sont pas des botes dallumettes. Le porte-
hlicoptre USS Kearsarge est lun des plus grands btiments de dbarquement dattaque de cette 
classe, ayant un dplacement deau de 40.000 tonnes et une longueur de 253 mtres. Il embarque 
 son bord plusieurs dizaines dhlicoptres, de missiles, dengins de dbarquement, plus de 
2.000 fantassins de marine. Quil soit dit en passant, cest le mme Kearsarge qui en 1999 oprait 
prs des ctes yougoslaves, dbarquait les troupes de marines, de renseignement et de sabotage. 
Les premires forces amricaines qui ont touch le sol yougoslave ont t dbarques par ce 
btiment. Le btiment de dbarquement USS Ponce, ayant un dplacement deau de 17.000 
tonnes, a galement particip  lopration en Yougoslavie. De mme que le sous-marin nuclaire 
USS Scranton. Ces classes dengins sont dotes de missiles de croisire, mais le plus important, 
ils sont spcialement adapts pour des missions secrtes de dbarquement et de sabotage prs des 
ctes de lennemi.  
Les bombardements de la Yougoslavie en 1999 ntaient pas conduits seulement par des porte-
avions ( lpoque lUSS Theodore Roosevelt), mais galement par les bases ariennes italiennes 
et franaises et les porte-avions franais et britanniques. Et toute cette "armada" est aujourdhui 
bien plus proche de la Libye que de la Yougoslavie de lpoque.  
Dailleurs, Londres a dj annonc quil envoyait pour le sauvetage denviron 20 ptroliers 
britanniques, coincs quelque part au Sud-Est de la Libye, des units de la force spciale SAS. 
Cest lquivalent du NavySeals amricains ou de lunit Alpha russe.

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les Amricains ont demand aux Saoudiens daider les rebelles libyens
Selon le clbre journaliste britannique Robert Fisk, les tats-Unis qui sefforcent de ne pas 
simpliquer en Libye auraient demand  lArabie Saoudite darmer les rvolutionnaires dans ce 
pays.  
 
Dans sa chronique hebdomadaire publie dans  The Independant , Fisk rvle que cette 
demande est top secret, sans prciser do il la prise. Daprs lui,  le roi Abdallah qui prouve de 
laversion  lencontre du leader libyen pour avoir tent de lassassiner lan dernier na toujours 
pas rpondu.  
 
L'auteur soutient que la demande de Washington est compatible avec l'histoire de la coopration 
militaire amricaine avec le royaume. Il a soulign que l'Arabie saoudite est toujours le seul alli 
arabe qui bnficie d'un emplacement stratgique et la capacit de fournir les rebelles libyens en 
armes.  
 
Le journaliste britannique considre que laide saoudienne permettra  Washington de paratre 
impliqu militairement dans la rvolution, quand bien mme les armements seront amricains, 
tout en tant pays par les Saoudiens.  
 
  on a rapport aux Saoudiens que les rebelles libyens avaient besoin de missiles anti chars et 
dobus de mortiers particulirement indispensables pour affronter les blinds des forces loyales  
Kadhafi, et des missiles sol-air pour abattre les avions qui les bombardent , indique le journal.  
   
Il a ajout que  si les insurgs pouvaient continuer  lancer des attaques contre les forteresses de 
Kadhafi  l'ouest de la Libye , la pression politique sur l'Amrique et l'OTAN, du moins celle 
provenant  des membres du Parti rpublicain au Congrs amricain pour imposer zone 
d'exclusion arienne sera rduite .  
 
 
Dans cette zone, expliquent des planificateurs interrogs par Fisk, il serait ncessaire de mener 
des raids ariens amricains contre les bases des missiles anti ariens, ce qui veut dire que 
Washington entrera en guerre aux cts des opposants de Kadhafi.  
   
Fisk prcise que les avions de surveillance britanniques de type Awacs sont dores et dj en 
action et planent autour de la Libye, tout en maintenant un contact permanent avec la tour de 
contrle de Malte pour lui demander le parcours des avions libyens. Dont entre autre les avions 
qui ont quitt la Libye durant les dernires 48 heures pour se rendre en Jordanie, avant dy 
retourner avant ce dbut de semaine.  
 
Selon lui, si lArabie saoudite approuve la demande amricaine de dpcher des armements aux 
rebelles libyens, il sera impossible au prsident amricain de condamner un recours  la violence 
contre les chiites saoudiens dans les rgions du nord-est du royaume.

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Le dploiement aronaval tasunien et alli en Mditerrane se dveloppe, pour la grande  
opration humanitaire  en Libye. 

Tandis que le prsident Obama dcidait lutilisation davions militaires, officiellement pour 
rapatrier de Libye les migrs gyptiens, le secrtaire  la dfense Robert Gates a  ordonn au 
Commandement Africa de prendre la direction de la planification de la dfense concernant la 
situation en Libye . Ceci signifie que les oprations aronavales vont tre diriges par le quartier 
gnral des Forces navales du Commandement Africa tasunien,  Naples, o se trouvent aussi 
les commandements des Forces navales tasuniennes et de la Force conjointe allie, tous trois 
dans les mains du mme amiral tasunien Sam J. Locklear III.  
 
Dans le cadre de cette opration, le patrouilleur Libra de la marine italienne a lev lancre dans le 
port de Catane (Sicile) : quip de canon OtoMelara et de mitrailleuses lourdes, officiellement 
pour apporter  Bengazi de la nourriture et des mdicaments aux insurgs. Alors quest rentr au 
port le torpilleur lance-missiles Mimbelli, de retour dune  mission de secours humanitaire  en 
Libye, arm de trois canons  tir rapide, 16 missiles Aspis, ainsi que fuses et torpilles. Prts  
partir, les navires amphibies San Marco et San Giorgio.  
 
Units modernes, disparaissant cependant face au navire dassaut tasunien amphibie Kearsarge 
qui, flanqu du navire dappui Ponce et du torpilleur lance-missiles Barry, se positionne 
actuellement devant les ctes de Libye, toujours pour l  opration humanitaire . Le Kearsarge 
est le plus grand des navires amphibies : long de 250 mtres, il a une double fonction : porte-
avions pour des avions  dcollage vertical et hlicoptres de combat, et, par ailleurs, dot de 
puissants vhicules de dbarquement, capables de transporter  chaque fois jusqu 400 marines, 
chars dassaut et autres vhicules de combat. Ces vhicules hovercraft, soutenus par un coussin 
dair, se dplacent rapidement aussi bien sur leau que sur un terrain plat ctier. Le Kearsarge 
peut ainsi lancer une attaque massive par avions et hlicoptres et, simultanment, dbarquer 
rapidement presque 2 mille marines.  
 
Depuis le Dtroit de Gibraltar, est en train de le rejoindre la frgate britannique Westminster, 
quipe de missiles (parmi lesquels les Sea Wolf et les Harpoon), canons  tir rapide et autres 
armements parmi les plus modernes qui soient, grs par des systmes lectroniques de dernire 
gnration. De France arrive, pour  vacuer les rfugis , le porte-hlicoptres Mistral, escort 
de la frgate Georges-Leygues. Le Mistral, qui opre comme navire de commandement et unit 
dassaut amphibie, a  son bord 16 gros hlicoptres de combat (Tigre, Puma et Panthre), 13 
chars dassaut (lourds) et 500 commandos. Du Canada arrive sur les ctes libyennes la frgate 
Charlottetown et, de Core du Sud, le navire de guerre Choi Young, qui a quitt l  opration 
anti-piraterie  dans lOcan Indien pour l  opration humanitaire  en Mditerrane.  
 
Devant cet imposant dploiement militaire, on se demande : si ctait une opration vraiment 
humanitaire, ne vaudrait-il pas mieux envoyer des navires civils, beaucoup plus adapts pour le 
transport de personnes et de vivres, escorts par quelque unit militaire ? Pourquoi envoyer les 
plus gros navires dassaut amphibie ? La rponse est simple : pour donner lassaut  ce qui 
intresse le plus : lor noir libyen. Lhistoire se rpte.  Des murs de Montezuma aux plages de 
Tripoli  : cest ainsi que commence lhymne des marines qui, en 1805, dbarqurent en Libye 
soutenus par les canons de lU.S.Navy.

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Libye: ventualit doprations militaires  
Les diplomates franais et britanniques travaillent sur un projet de rsolution du Conseil de 
scurit des Nations unies, imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils 
veulent prsenter "assez vite", ds cette semaine.    
 
Le ministre des Affaires trangres britannique William Hague a confirm lundi devant la 
Chambre des communes que la Grande-Bretagne travaillait  l'ONU sur un projet de rsolution 
sur une zone d'exclusion arienne, "sachant qu'un soutien rgional est ncessaire".  
   
Selon Hague,  les rebelles libyens avaient "dj demand explicitement une zone d'exclusion 
arienne".  
 
Le Quai d'Orsay a pour sa part dclar que la Ligue arabe soutient ce projet, voquant des 
assurances donnes en ce sens par son secrtaire gnral Amr Moussa au ministre des Affaires 
trangres franais Alain Jupp.  
 
Ce dernier avait dclar samedi travailler "avec les Britanniques pour obtenir une rsolution du 
Conseil de scurit de l'ONU crant une zone d'exclusion arienne afin d'viter les 
bombardements" en Libye.  
 
Les monarchies arabes du Golfe se sont galement dclares favorables  la mise en place par 
l'ONU d'une zone d'exclusion arienne "pour protger les civils".  
   
En fait, l'adoption d'une nouvelle rsolution sur une zone d'exclusion arienne par les Etats 
membres du Conseil semble cependant dlicate  mener. Certains pays, en particulier la Chine 
et surtout la Russie, sont rticents.  
   
Mais d'autres pourraient l'tre aussi, telle l'Afrique du Sud, l'Inde, voire le Brsil, selon cette 
source. Il faudra aussi convaincre l'Union africaine.  
   
Le ministre russe des Affaires trangres Sergue Lavrov a dclar lundi que la Russie tait 
contre toute ingrence militaire. "Nous ne considrons pas l'ingrence trangre, surtout militaire, 
comme un moyen de rsoudre la crise en Libye", a-t-il dit.  
   
Entre-temps, le secrtaire gnral de l'Otan Anders Fogh Rasmussen, a confirm lundi  
que l'alliance militaire examinait tous les scnarios pour tre prte  agir  
mais il a tenu  prciser qu'elle n'interviendrait pas en Libye sans mandat de  
l'ONU.  
   
Les ministres de la Dfense des Etats-Unis et de leurs 27 allis europens  
et canadien en discuteront jeudi aprs-midi et vendredi matin.  
 
En raction, le chef de la diplomatie libyenne Moussa Koussaa accus lundi la France, la 
Grande-Bretagne et les Etats-Unis de "conspirer" en vue de diviser la Libye. 

**** *s_arretsurimages

Interview Kadhafi : le JDD reconnat l'emploi d'un intermdiaire
L'homme d'affaires louche a bien aid le JDD.
Selon Le Post, Olivier Jay, le directeur de la rdaction du Journal du dimanche a reconnu cet 
aprs-midi lors d'une confrence de rdaction "anime et parfois tendue" que ZiadTakieddine a 
servi d'intermdiaire entre Laurent Valdigui, un des rdacteurs en chef du journal, et Mouammar 
Kadhafi, pour l'interview qui a fait la Une de l'hebdo dimanche.
Hier, Le Post avait dj obtenu la confirmation de Takieddine, qui avait dclar : "Bien sr... J'ai 
entrepris cela dans une dmarche positive. C'tait un acte ncessaire pour faire comprendre  
tous la situation en Libye." Interrog hier soir par France Info, il a en revanche dmenti avoir 
"ramen de largent de Libye" : "Oui, jai rencontr Kadhafi, mais je nai pas ramen dargent, 
pas du tout, a-t-il affirm. Cest une campagne de dnigrement."
On avait appris peu auparavant que Valdigui tait rentr de Libye dans le mme avion priv que 
Takieddine, qui a t interpell  l'arrive car il transportait 1,5 million d'euros en liquide. 
Pourquoi ce dplacement en commun ? Valdigui, qui connat l'homme d'affaires et l'a dj 
interview, aurait assur "ne pas avoir eu d'autre choix". "Ils ont noy le poisson", a assur un 
journaliste du JDD au Post.
Le site du Nouvel Observateur ne s'est pas gn pour dnoncer "l'trange interview"du JDD : 
"Etrange, car le journaliste n'a pos aucune question drangeante  son interlocuteur. Le Guide 
a pu dployer sans tre plac face  ses contradictions, la thorie du complot islamiste qu'il 
ressasse depuis le dbut de la rvolte en Libye. Mieux, il n'a pas davantage t interrog sur ses 
liens avec le pouvoir franais, notamment le ministre des Relations avec le Parlement, Patrick 
Ollier, souponn d'affairisme, sur fond de contrats d'armes."
Selon L'Union, "aux douaniers, M. Takieddine a dit qu'il avait t charg d'un plan com' par 
Mouammar Kadhafi, le guide souhaitant redorer son blason. C'est donc dans le cadre de la 
campagne de communication que M. Takieddine a bnfici d'un jet et qu'il a choisi son ami 
journaliste".

La rdaction du Journal du dimanche s'est runie en assemble gnrale cet aprs-midi. Elle 
dcidera quelles suites donner  cette affaire demain.

**** *s_bellaciao

Le scnario yougoslave pour la Libye

Le prsident amricain Barack Obama a enfin annonc quil nexcluait aucun scnario de 
rglement du problme libyen, politique ou militaire. Cest la premire fois que la Maison 
Blanche le dclare aussi directement.
Hlas, lopposition narrive pas  renverser rapidement Mouammar Kadhafi et  faire la 
rvolution en limitant le nombre de victimes. On assiste certainement au recours  la tactique 
visant  faire fuir Kadhafi en exerant sur lui une pression de lextrieur et de lintrieur. En 
recourant  la diplomatie, aux sanctions et aux moyens militaires. La diplomatie et les sanctions 
ont dj t utilises. Dsormais, lutilisation de larsenal des moyens militaires apparat 
galement comme une solution.
"Intervention librale"
Auparavant, on aurait appel cela la "diplomatie de la canonnire", mais aujourdhui cette 
expression ne convient plus tout  fait. On sest souvenu du terme "interventionnisme libral." Et 
tout commence  rappeler le "schma yougoslave." On semble revivre les bombardements de 
1999.
Et mme les "instruments" sont parfaitement identiques. Mme les navires. Mme le mois 
concide : les bombardements de la Yougoslavie par les Etats-Unis et lOTAN ont commenc le 
24 mars. Il ne reste plus qu attendre la cration dune zone dexclusion dans lespace arien de 
la Libye (ce qui a t fait  lgard de la Yougoslavie).
Les consultations  lONU se tiennent tous les jours et des vnements surprenants peuvent tre 
observs dans cette "arne." On a bien sr le droit de har Kadhafi de toutes ses forces (ou en tous 
cas ne pas apprcier le dictateur  demi-fou), mais au sein de lONU on assiste  des 
dbordements tranges, la hte et la perfidie. Par exemple, le procureur gnral de la Cour pnale 
internationale pnale, lEspagnol Luis Moreno-Ocampo a annonc le 3 mars que la Cour a "pris 
bonne note" du cas Kadhafi et de ses fils, et quelle ouvrait une information judiciaire sur 
lventuel violation des droits de lhomme. Formellement, il a raison : le 26 fvrier la Conseil de 
scurit des Nations Unies a ordonn lenqute. Etant donn que la Libye nest pas signataire du 
Statut de Rome de la Cour, seul le Conseil de scurit peut autoriser ce genre de dmarche.
Le plus intressant est que la rsolution a t approuve  lunanimit par les 15 membres du 
Conseil de scurit, dont trois membres permanents : les Etats-Unis, la Russie et la Chine. Les 
Etats-Unis et la Russie nont pas ratifi le Statut de Rome, ne reconnaissent pas sa juridiction et, 
par consquent, ne font pas juridiquement partie des membres du Statut. Ils mettent des rserves 
concernant le droit de la Cour de juger leurs citoyens. Quant  la Chine, elle ne reconnat pas la 
Cour du tout. Les Amricains ont mme insist pour que la rsolution comporte une clause 
stipulant que leurs citoyens ne sont pas soumis  la juridiction de la Cour. Au cas o ils devraient 
dbarquer en Libye avec une mission militaro-humanitaire. Ce nest plus de la perfidie, cest de 
lhypocrisie pure et dure : on juge tout le monde, mais on ne peut pas nous juger.
Les forces dintervention en Libye sont pratiquement prtes
Depuis la fin de la premire semaine de fvrier, une importante concentration militaire des Etats-
Unis et de lOTAN sest forme au large des ctes libyennes. Le porte-hlicoptre dassaut 
amricain USS Kearsarge, le btiment de dbarquement USS Ponce et le sous-marin nuclaire 
USS Scranton ont dj travers le canal de Suez et sont arrivs le 4 mars dans le golfe de Syrte. 
Tous font partie du groupe de dbarquement mditerranen de lunit tactique de la marine 
amricaine sous le commandement du porte-avions USS Enterprise. Ce dernier se trouve 
actuellement en mission au Nord de la mer Rouge. La Libye est  porte immdiate.
Seules la Russie et la Chine se prononcent ouvertement contre lintervention militaire. Les autres 
membres du Conseil de scurit possdant le droit de veto "nexcluent aucun scnario", mais 
reconnaissent que la sanction de lONU est ncessaire pour intervenir.
Les dclarations sur la ncessit de laccord du Conseil de scurit pour lintervention militaire 
est une sorte de mantras  lONU qui prcdent une rupture dcisive avec les normes du droit 
international.
Et cela ressemble galement  tout ce qui a prcd lopration en Yougoslavie Force allie, 
selon la codification OTAN, ou Ange misricordieux, selon la codification amricaine. Au 
printemps 1999, la Russie et la Chine ont bloqu la sanction de lintervention militaire contre la 
Yougoslavie. LOTAN a commenc les bombardements sans aucune autorisation, en violant la 
Charte des Nations Unies, en nobissant qu ses propres Statuts. Et de toute manire ces Statuts 
ont reu une interprtation tellement "large", que toute ingrence peut dsormais se faire car tel 
est le bon plaisir des pays membres. Le fait est que la Yougoslavie navait attaqu aucun pays de 
lOTAN, et la situation dans le pays ne prsentait aucun danger pour lAlliance. Dailleurs, la 
dcision de bombarder a galement t prise par un prsident dmocrate, Bill Clinton, et non pas 
par un rpublicain sanguinaire. Les mauvaises langues affirment toujours que la "pacification 
yougoslave" tait ncessaire pour dtourner lattention de lopinion publique des Etats-Unis du 
scandale li  Monica Lewinsky, au mensonge du prsident au Congrs et  la perspective de sa 
destitution.
Ce nest pas le cas de Barack Obama. Au contraire, il a dj deux guerres "sur le dos", et nen a 
pas besoin dune troisime. Mais la pression exerce sur la Libye, visant  faire fuir Kadhafi, ne 
constitue pas une menace de troisime guerre. Kadhafi a tellement puis ses propres ressources 
que seules les forces dpendant dsesprment du rgime le soutiennent.
Par contre, Barack Obama pourrait devoir faire face  un problme plus grave que le Kosovo : 
laugmentation des prix du ptrole menace dj de stopper le rtablissement conomique et, par 
consquent, de rduire considrablement ses chances dtre rlu lanne prochaine. On ne 
plaisante pas avec ce genre de choses.
Encore un peu de sang et a ira
Pour linstant la concentration des btiments de guerre au large de la Libye est une simple 
dmonstration de force, un moyen de pression. Toute guerre ou intervention ncessite des 
raisons. Ou des prtextes. La guerre en Afghanistan avait une trs bonne raison : les attentats du 
11 septembre 2001  New York. George W. Bush navait quune seule solution : linvasion. La 
guerre en Irak navait aucune raison valable, mais le prtexte a t fabriqu : il sagissait de la 
prtendue cration par Saddam Hussein darmes de destruction massive. Il sest avr que ctait 
un mensonge du dbut jusqu la fin.
Linvasion de la Libye na aucune justification juridique internationale. Pour linstant.
Mais les actions de Kadhafi pourraient donner des raisons de le faire. Personne ne parle pour le 
moment dintervention militaire. Mais nul ne nie sa probabilit. Les dclarations du type "il est 
trop tt pour parler des actions militaires" sont accompagnes par le refrain disant que si 
leffusion de sang continue, rien ne peut tre exclu. Cela ressemble  "encore un peu de sang et 
on ne se retiendra plus."
Des communiqus en provenance de la Libye parlent dj de "loffensive des forces fidles  
Kadhafi" contre les villes rebelles  lEst du pays et des centaines de morts.
Il faut "pousser" Kadhafi encore un peu  rprimer les villes rvoltes, et il y aura suffisamment 
de sang pour linvasion. Les congressistes amricains rpublicains exigent directement 
lintervention.
Les prparatifs actuels en mer Mditerrane ne sont pas un simple "redploiement des forces" de 
la marine amricaine juste au cas o. Les prparations militaires ont toujours une certaine "masse 
critique", une limite, au-del de laquelle les actions sont invitables.
Les composantes matrielle et financire sont pratiquement prtes pour franchir cette limite. Les 
navires qui mouillent au large des ctes libyennes ne sont pas des botes dallumettes. Le porte-
hlicoptre USS Kearsarge est lun des plus grands btiments de dbarquement dattaque de cette 
classe, ayant un dplacement deau de 40.000 tonnes et une longueur de 253 mtres. Il embarque 
 son bord plusieurs dizaines dhlicoptres, de missiles, dengins de dbarquement, plus de 
2.000 fantassins de marine. Quil soit dit en passant, cest le mme Kearsarge qui en 1999 oprait 
prs des ctes yougoslaves, dbarquait les troupes de marines, de renseignement et de sabotage. 
Les premires forces amricaines qui ont touch le sol yougoslave ont t dbarques par ce 
btiment. Le btiment de dbarquement USS Ponce, ayant un dplacement deau de 17.000 
tonnes, a galement particip  lopration en Yougoslavie. De mme que le sous-marin nuclaire 
USS Scranton. Ces classes dengins sont dotes de missiles de croisire, mais le plus important, 
ils sont spcialement adapts pour des missions secrtes de dbarquement et de sabotage prs des 
ctes de lennemi.
Les bombardements de la Yougoslavie en 1999 ntaient pas conduits seulement par des porte-
avions ( lpoque lUSS Theodore Roosevelt), mais galement par les bases ariennes italiennes 
et franaises et les porte-avions franais et britanniques. Et toute cette "armada" est aujourdhui 
bien plus proche de la Libye que de la Yougoslavie de lpoque.
Dailleurs, Londres a dj annonc quil envoyait pour le sauvetage denviron 20 ptroliers 
britanniques, coincs quelque part au Sud-Est de la Libye, des units de la force spciale SAS. 
Cest lquivalent du NavySeals amricains ou de lunit Alpha russe.

**** *s_legrandsoir

La Libye et la proposition de Chavez

Je reviens tout juste dun sjour  Cuba o jai suivi de prs sur la chaine de tlvision 
vnzulienne (VTV) les interventions du prsident Hugo Chavez en relation aux vnements se 
succdant en Libye. Cest  loccasion de la graduation de 3 000 tudiants et tudiantes quil a 
expliqu les difficults de savoir exactement ce qui se passait en Libye. Les informations, dit-il, 
sont souvent confuses, dans certains cas contradictoires et leur fiabilit toujours douteuse jusqu 
preuve du contraire.
Il a rappel quen 2002, lors du coup dtat militaire dont il a t victime, des communiqus de 
presse et mme des vidos, monts de toute pice, disaient que Chavez tuaient par milliers des 
civils sans dfense. Il a rappel quen Irak le montage mdiatique de lexistence des armes de 
destruction massive na t quun faux prtexte pour linvasion du pays. Cette guerre en Irak a 
fait plus dun million de morts, le plus souvent dinnocentes victimes dune guerre fonde sur le 
mensonge. On peut en dire autant avec cette guerre qui sternise en Afghanistan qui a fait,  ce 
jour, plus de 75 mille morts dont un bon nombre de civils. Il est curieux, dit-il, quon ne parle pas 
du respect des droits humains dans ces conflits qui baignent dans le sang dhommes, de femmes 
et denfants qui nont rien  voir avec les ambitions qui justifient ces guerres.
Il a indiqu que dans un contexte dinformations confuses et non vrifies il ntait pas juste de 
condamner ou dappuyer sans preuves objectives et fondes les divers acteurs du conflit libyen. Il 
a rappel que le Venezuela appuyait pleinement le peuple libyen dans son autonomie et dans sa 
capacit de rsoudre par lui-mme ses diffrents. Il a condamn toute intervention extrieure 
visant  amplifier les diffrents et  convertir les soulvements pacifiques du peuple en guerre 
civile. Il a t bien clair pour dire que toute intervention  lencontre des droits humains doivent 
tre condamnes et que leurs auteurs, qui quils soient, jugs. Ce principe sapplique  la Libye,  
Isral et  tous les pays du monde. On ne peut crier au respect des droits humains quand a fait 
notre affaire et se taire quand a nous convient. Le double-discours, la double-morale ne font pas 
parties de la conscience rvolutionnaire vnzulienne.
Cest dans ce contexte quil a annonc sa proposition de la mise sur pied dune dlgation de 
reprsentants de pays (Europe, Afrique, Moyen Orient et Amrique latine) pour aller sur le 
terrain y rencontrer les reprsentants des diffrentes fractions en conflit et voir de plus prs et en 
direct la ralit des faits. Pour lui, il est important que la communaut internationale ait une 
vision directe sur ce qui se passe dans ce pays. Dj la Ligue arabe, les pays Latino-amricains de 
lALBA, certains pays dAfrique et Kadhafi lui-mme ont donn leur accord pour cette approche 
pacifique et conciliante du conflit.
Il y a actuellement une course contre la montre de la part des artisans de la paix et ceux de la 
guerre. Dans les deux cas cest la course pour gagner lappui de lopinion publique internationale. 
Ainsi, la machine de la propagande et du lavage de cerveau bat son plein de la part des pays 
membres de lOTAN. Nos journaux occidentaux ne parlent pratiquement pas de la solution 
pacifique dans son contenu. Ils prfrent sattarder sur Chavez et Castro, ces deux  diables  de 
lAmrique latine et ennemis jurs de limprialisme.
Jattends toujours que Benot XVI prenne la parole en ces temps ou la guerre poursuit sa mission 
destructrice des peuples et des nations. Dj Jean-Paul II stait prononc contre la guerre en Irak. 
Quen sera-t-il de Benot XVI ? Sera-t-il capable de reprendre les paroles de Paul VI devant 
lAssemble gnrale des Nations Unies, le 4 octobre 1965  LHumanit devra mettre fin  la 
guerre ou cest la guerre qui mettra fin  lHumanit (...) jamais plus la guerre, jamais plus la 
guerre ! .
Il est exactement minuit moins cinq. Lartillerie militaire est en position de tir. Les bombes sont 
accroches aux ailes des bombardiers et les peuples retiennent leur souffle.

**** *s_legrandsoir
Qui sont les opposants libyens ?
Gustavo Cangiano
Qui sont les opposants libyens ?
Cest trs important que Kadafi continue de rsister au coup pro-imprialiste qui essaie de le 
renverser, puisque avec le cours du temps sortent  la lumire des donnes concrtes qui 
dmentent les fausses informations des agences internationales de nouvelles.
Une question clef que peux ont pose : qui est-ce qui dirige lopposition  Kadafi ? Eh bien, il 
semble quil y a deux groupes principaux, hgmoniques. Ils sont :
a) Le soi-disant Front National pour le Salut de la Libye. En fait il sagit dune organisation de 
droite finance par la CIA, qui reoit des armes, par voie de contrebande, depuis des annes, 
depuis lgypte de Mubarak.
b) La soi-disant Confrence Nationale de lOpposition Libyenne, dans laquelle opre 
MuhamadSanussim, qui est un prtendant au trne. Cette coalition de forces ractionnaires a 
pour drapeau linsigne tricolore qui identifie la monarchie renverse en 1969 par les militaires 
anti-imprialistes et dmocratiques dirigs par Kadafi.
Ces organisations sollicitent ouvertement lintervention nord-amricaine et de lOTAN.
Avec la mise en marche du soi-disant Tribunal Pnal International, les imprialistes instruisent 
leurs petits avocats "dfenseurs des droits humains" pour quils commencent  monter un autre 
show mdiatique contre un "dictateur gnocidaire". Le discours idologique des prtendus 
dfenseurs des droits humains, montre, encore une fois, la fonction politique ractionnaire 
quil accomplit dans lactuelle tape de domination imprialiste.
Y a-t-il dans au sein de la coalition dopposition des secteurs qui ne sont pas ouvertement 
ractionnaires et pro-imprialistes ? videmment, on ne peut pas carter quils existent. En fait, 
absolument toutes les causes ractionnaires et pro-imprialistes disposent dune sorte "daile 
gauche" qui essaie de confrer inutilement un caractre plus ou moins populaire  ce qui 
constitue une opration de signe anti-populaire indniable.
Les argentins nous le savons bien : en 1930, en 1955 et en 1976 loligarchie et limprialisme ont 
dispos de lappui de vastes secteurs de classe moyenne et des partis socialistes et communistes*. 
Mais ce qui est dcisif cest de savoir qui dirige une coalition politico - sociale. Cest ce qui 
permet de prdire dans quelle direction elle avancera. Ainsi, par exemple, en 1976 en Argentine, 
Videla (militaire dextrme droite) voulait renverser le gouvernement proniste pour en finir avec 
la "subversion marxiste", et Santucho et le PRT-ERP (mouvements de gauche trotskystes) 
voulaient le renverser aussi pour ouvrir le chemin  la rvolution socialiste. Il faudrait dire, 
alors, comme le disent les imbciles du Parti Ouvrier ou des PTS** au sujet de la coalition 
oppose  Kadafi, que le coup de 1976 devait tre appuy dabord, et tout de suite aprs il fallait 
essayer de le diriger dans "une bonne direction". videmment, seulement un imbcile ou un agent 
pay par limprialisme pourrait dire une telle chose.
En Libye nous nassistons pas  un affrontement entre un "dictateur sanguinaire" et un "peuple 
rebelle assoiff de libert", comme le disent la tlvision, les quotidiens et le vocifration ultra 
gauchiste de lUniversit de Buenos Aires.
Nous assistons  une tentative effronte de la part de limprialisme de renverser un 
gouvernement qui incarne, indpendamment de ses forces et faiblesses actuelles, la rsistance 
dun pays opprim  ses oppresseurs. Cest laspect dcisif de la question. Tout le reste est 
secondaire. Cest pourquoi, exiger que parte Kadafi signifie simplement appuyer limprialisme. 
Parce-que : qui sinon limprialisme va prendre le contrle de la Libye si aujourdhui Kadafi 
part ?

**** *s_lepost

Interview de Kadhafi : le patron du JDD reconnat avoir eu recours  un sulfureux 
intermdiaire
Olivier Jay, qui confirme les informations publies lundi par Le Post, a t mis sur le grill par 
ses journalistes, mardi.

L'interview exclusive de Mouammar Kadhafi aurait d tre une belle opration pour le Journal 
du Dimanche. Las, elle a finalement cr des remous au sein de la rdaction, au point de 
monopoliser la quasi-intgralit de leur confrence de rdaction, mardi matin, selon les 
informations obtenues par Le Post.  
 
Ainsi, si la majorit des journalistes du JDD ont reconnu qu'interviewer le dictateur libyen tait 
un "super scoop", ils voulaient absolument savoir dans quelles circonstances cet entretien avait 
t accord. Et dans quelles conditions les journalistes ont effectu leur voyage libyen, samedi. 
 
La participation de Takieddine reconnue 
 
Dans une ambiance anime et parfois tendue, le directeur de la rdaction du JDD, Olivier Jay, et 
le rdacteur en chef auteur de l'interview, Laurent Valdigui, ont t mis sur le grill. Plus 
loquaces que dans les mdias, les deux hommes ont confirm les informations publies lundi par 
LePost. Oui, ZiadTakieddine, le sulfureux intermdiaire de l'affaire Karachi, a bel et bien servi de 
mdiateur entre Kadhafi et les journalistes du JDD. Mais Olivier Jay et Laurent Valdigui ont 
assur que ZiadTakieddine n'a pas t rtribu pour ses services. 
 
Quant  la question de savoir pourquoi les journalistes ont voyag dans le mme avion que 
ZiadTakieddine, Laurent Valdigui a expliqu "ne pas avoir eu d'autre choix" que de prendre cet 
avion encadr par le rgime libyen. "Ils ont noy le poisson", explique-t-on au Post.  
 
Assemble gnrale de la socit des journalistes 
 
Quant  la somme d'argent en liquide que transportait ZiadTakkiedine (l'homme d'affaires 
libanais a t arrt  la douane avec 1,5 million d'euros), Laurent Valdigui a prcis ne l'avoir 
appris que lundi aprs-midi par l'Agence France Presse.  
 
Aprs les explications de la direction, la socit des journalistes du JDD s'est runie en assemble 
gnrale mardi aprs-midi. Elle rflchit  la marche  suivre et tranchera mercredi.

**** *s_lepost
Kadhafi: partira, partira pas?
Mouammar Kadhafi prt  partir? En voil un changement radical de discours, quelques jours 
aprs avoir dclar qu'il n'y avait pas de manifestations en Libye, que tous les Libyens l'aimaient, 
bref que la Libye tait le pays des Bisounours. 
 
Dsormais, le colonel serait prt  partir, comme le rvle la chane Al Jazira. Mais pas  
n'importe quelles conditions. Notamment une somme d'argent rondelette pour assurer ses vieux 
jours en exil, des garanties pour sa scurit et une immunit judiciaire pour lui et sa famille. 
 
Ct opposition, on ne grimpe pas aux rideaux devant une telle perspective. Beaucoup jugent 
cette ide "offensante" pour les victimes du rgime, prcise la BBC. 
 
Pourtant, l'ide a t caresse par Washington fin fvrier, notait  l'poque Le Point. Ce schma 
correspond bien  la politique amricaine face aux troubles en Afrique ces derniers mois: les 
Etats-Unis ont propos l'exil  Gbagbo et Ben Ali, en vain. 
 
Reste  savoir o il pourrait bien aller en cas d'exil.Seneweb fait la liste des ventuels pays 
d'accueil en Afrique pour le guide de la rvolution libyenne. Il en reste encore quelques uns.

**** *s_lepost
Le dictateur rsiste en Libye !
Pendant que les puissants de la plante gesticulent en laissant croire quils souhaitent voir la 
dmocratie sortir victorieuse du bras de fer engag avec Kadhafi, ce dernier tue  larme lourde 
les dfenseurs de la libert tout juste retrouve et paye au prix du sang des hros, sans que cela 
pose le moindre problme aux charognards pour qui un hros mort est moins gnant quun 
combattant oprant pour la libert du peuple libyen. Ici comme partout ailleurs la peau humaine 
na pas pour ces individus l une grosse valeur marchande, seul le ptrole prsente un intrt 
certain.
Il nest pas, en effet, srieux doublier que la plante ne connait que le systme capitaliste et il 
semble donc tout  fait naturel que le plus fort puisse tuer le plus faible sans connaitre de 
dsagrment sensible ! Alors au bal des hypocrites tous les coups sont autoriss et la partie parait 
encore indcise, la formule permettant les profits maximum est actuellement  ltude sans que 
les dgts collatraux possibles ne chagrine vritablement les sacro saints accrocs des marchs ! 
Ces dirigeants l sont, de plus, assez souvent des orfvres en loges funbres et des spcialistes 
de la dcoration  titre posthume alors ils ne peuvent qutre naturellement  laise dans un tel 
contexte !
Dans notre monde un peu fou le commerce des armes semble trs porteur de mme que celui de 
lindustrie des pompes funbres qui opre conjointement dans le mme secteur !
Lavenir parait seulement radieux pour les seuls croques morts !
Une perspective bien plaisante ?

**** *s_lepost
Tourisme ? Destination  Libye.
Durant la  guerre froide  grce au soutien des communistes de l'ex URSS (Aujourd'hui on dit 
des humanistes partisans de la paix), aprs le coup d'Etat contre le roi Idriss, en 1969, mais aussi 
grce  l'aide des Occidentaux qui avaient progressivement, repris leur coopration militaire et 
industrielle la Libye socialiste de Kadhafi s'arme. Le contrat de fourniture de Mirage 5  la 
Libye a t sign en janvier 1970Sous Pompidou et et il a perdur sous Mitterrand d'autant plus 
aprs la fin de l'embargo international, en 1999.  
 
Depuis la fin de l'embargo, la Libye fait du neuf avec du vieux. L'arme libyenne s'est rapproche 
de ses fournisseurs historiques pour remettre en tat une partie de sa flotte. Ukrainiens, Russes et 
Serbes ont remis en tat une escadrille de Sukhoi-24 et des hlicoptres Mil-Mi-24 achets en 
masse par le rgime dans les annes 1970 et 1980. 
 
Mais, le 21 fvrier 2011, ce sont des hlicoptres de transport lourd Chinook qui ont t aperus 
au-dessus de Tripoli. Conus par l'Amricain Boeing et assembls et entretenus par l'Italien 
Agusta Westland. En 2006 la Libye avait galement achet des Agusta 109 en versions civiles et 
militaires. 
 
Lors de la  dfection   Malte ces derniers jours de deux pilotes libyens ont  pu voir deux 
Mirage F1 monoplace, arms de roquettes de fabrication franaise, Tripoli avait achet une 
quarantaine d'exemplaires de ces appareils dans les annes 70. 
 
 
 
Entre 2007 et 2009, la France est revenue sur le march libyen en rparant ces dernires annes, 
cinq mirages F1 et assurant la remise  niveau d'une poigne de pilotes reus en France sur la 
base arienne de Reims. 
 
La remise en tat des machines et l'accompagnement de la formation ont t confis  la socit 
AIRCO, filiale de DCI, Dfense Conseil International, qui fait la jonction entre le ministre de la 
Dfense et les clients d'armement franais. 
 
Avec environ 40 milliards de recettes ptrolires, la Libye tait en train de redevenir l'eldorado 
des industriels europens qui n'auraient manqu sous aucune prtexte le salon Lavex qui se 
droule tous les deux ans prs de Tripoli. Sukho comptait y placer son dernier-n le Sukho-35, 
et Dassault son Rafale, et EADS son Typhoon... Des contrats qui semblent aujourd'hui trs 
compromis.  
 
Finalement ces  rvolutions  n'arrangent pas nos affaires ! 
 
On attend que le Figaro (proprit de Dassault) et que Valeurs Actuelles (proprit du mme 
Dassault) nous expliquent que les avions qui tirent sur les Libyens en rvolte, au canon de 30 mm 
et  la roquette, sont des Mirage F1, vendus  Kadhafi par Dassault et Giscard en 1977, par 
Dassault et Pompidou, puis Dassault et Mitterrand, puis remis en tat de vol par Dassault et 
Sarkozy il y a moins de trois ans...

**** *s_lepost
Naima Rifi, femme, officier de l'arme libyenne et rebelle
Le journal el Pais a interview une femme colonel de l'arme libyenne,  Tobrouk, qui a rejoint 
les forces rebelles.
Naima Rifi, officier dans l'arme libyenne,  a 46 ans, deux enfants et une petite fille. Voici ses 
propos relativement aux vnements qui frappent son pays :
Pourquoi elle a rejoint la rvolution
Notre engagement de militaire, c'est la loyaut  notre pays, et notre pays, c'est le peuple. L'arme 
n'a pas chang de camp, ce qui a chang, c'est l'autorit. Quand j'ai su qu' Benghazi, la capitale 
de l'est du pays, ils massacraient la population civile, je n'ai pas hsit."
Naima a rejoint le gnral Souleiman Mahmoud, commandant des troupes rebelles de la zone, 
dans son opposition  Kadhafi. Un geste qu'elle sait sans retour, mais elle ne pense pas que sa vie 
vaille plus que celle de ceux qui sont morts pour la libert et la dmocratie.
A propos des femmes dans l'arme libyenne
"Nous sommes conscientes que le harclement et les abus sexuels sont frquents dans l'arme, et 
pas toujours dnoncs. Mais je ne suis pas devenue militaire pour offrir des services sexuels."
"Depuis la rvolution de 1969, Kadhafi nous a pouss  lutter pour notre libration. Dix ans plus 
tard, les femmes font partie de la milice et nous avons progress vers l'galit. Le nombre de 
femme augmente constamment dans l'arme."
A propos des vnements en Libye
"Kadhafi a dtruit notre arme pour la transformer en milice parce qu'il craignait prcisment ce 
qui est en train de se passer : que nous nous retournions contre lui. Il voulait garantir la loyaut 
envers ses enfants et il a dilu nos forces jusqu' ce que nous ne soyons plus une vritable arme, 
mais une bande de mercenaires et de dtachements isols. Au dbut, nous voyagions  l'tranger 
ou recevions les officiers d'autres pays  avec lesquels nous changions des comptences mais il y 
a un bon moment que c'est de l'histoire ancienne. On en est venu  ne plus voir que nous en 
oubliant qu'il est ncessaire d'avoir d'autres perspectives. Kadhafi a reni l'arme et les gens n'ont 
plus eu confiance en lui. "
Comment voit-elle l'avenir de cette rvolution ?
Pour Naima, une opration trangre "dlgitimerait les demandes du peuple libyen, mais il n'est 
pas de ma responsabilit de prendre cette dcision."
"Je crois que si la rvolution triomphe, nous pourrons obtenir une rpartition plus quitable des 
richesses, une meilleure ducation pour nos enfants... Jusqu' maintenant seuls les amis de 
Kadhafi, les proches du rgime, en bnficaient. Il y aura plus de libert, de travail, une ducation 
de qualit pour nos enfants." Elle rve que sa petite fille puisse bnficier d'une bonne ducation 
et voyager...

**** *s_lepost
Le match Libye-Comores sera-t-il maintenu  Tripoli?
Le stade et le pays o devrait avoir lieu le match Libye- Comores posent problme. Lquipe 
nationale comorienne de football doit se rendre  Tripoli, le 25 mars prochain, pour le compte 
de la troisime journe des liminatoires de la Coupe dAfrique des Nations Orange 2012. Mais, 
on se demande si la Confdration africaine de football (Caf) maintiendra ce rendez-vous vu les 
vnements qui se droulent dans ce pays. 
Bien que la Caf soit une institution apolitique, elle ne peut, en effet, faire fi des questions de 
scurit qui risquent de se poser. 
En ce qui concerne la Coupe dAfrique des National Junior qui devait se drouler  Tripoli du 18 
mars au 1er avril prochain, elle vient dtre annule comme la annonc le 3 mars  Johannesburg 
un responsable de la Caf. Mais quelle dcision sera prise par linstance suprme du 
football continental pour ce qui concerne la rencontre Lybie-Comores? On rappelle que lors de la 
dernire Can angolaise, les Eperviers du Togo avaient t attaqus  la mitraillette au Cabinda par 
des groupes en rbellion contre lautorit centrale de leur pays. 
Cette semaine, selon toute vraisemblance, la Caf va devoir statuer sur cette affaire. Jusqu ce 
jour, la date de la rencontre reste, le lieu galement. 
Mais, il nest pas vident que les joueurs comoriens consentent  se rendre en Jamahiriya si la 
situation actuelle devait perdurer. La Caf doit trouver un stade o le match pourra se jouer dans 
la scurit, a dclar,  ce propos, la secrtaire gnrale de la Fdration comorienne de football 
joueurs, Mariatta Abdou Chakour. Par ailleurs pour cause dinscurit, le coach des Verts 
libyens, Carlo Barita, a regagn son Rio de Janeiro natal. Linternational brsilien Barita a quitt 
Tripoli, la semaine dernire, aprs avoir confi la liste provisoire des vingt joueurs qui devaient 
tre regroups depuis samedi dernier pour les prparatifs. A Moroni, en attendant le 
prochain regroupement des Coelacanthes, Mohamed Chamit a dit les craintes de ses garons de 
devoir se rendre au pays du Guide en ces temps troubles. La balle, donc, semble tre dans le 
camp de la Caf. 

**** *s_lepost
Bernard Henri Levy Philosophe Devenu Specialiste de la Libye
Pathtique le B.H.L. qui se prlasse sur le journal tlvis comme spcialiste politique du 
monde arabe en gnral et de la Jamahiriya arabe en particulier. Le pseudo intellectuel 
sioniste mdiatique, mche oh combien maraisienne et soigneusement mise, dans son 
accoutrement habituel et sa chemise blanche au col en partie maoste,  se pose maintenant 
en spcialiste de la Libye pour nen dire que des neries. 
 
Loin de vouloir dfendre le sinistre individu qui la dirige avec une main de maitre, que 
veux-t-il sous entendre par les  Libyens libres  ? Ce genre dindividu a toujours du mal  
faire la nuance entre les diffrents tons qui existent entre le noir et le blanc (ce qui explique 
peut-tre luniforme B.H.L.); il en ressort toujours cette notion bizarre, qui lui est propre, 
des bons sionistes opposs aux mchants antismites, des bons cowboys (chapeaux blancs) 
aux mchants cowboys (chapeau noirs) etc...
 
En vertu de quel principe est ce que les Libyens qui soutiennent Kadhafi ne seraient pas 
aussi libres que ceux qui souhaitent enfin se dbarrasser du tyran en question ? Il parle des 
mercenaires africains qui seraient pays  prix dor. Est-ce  dire plus que lui ?
 
Il dcrit ces mercenaires mal entrains et somme toute plutt pitoyables et minables bien 
que sanguinolents, comme tant des chiens de guerre. Nouvelle dfinition absurde qui ne 
veut strictement rien dire  moins que ce ne soit celle de bien exercer lart de faire la 
guerre, ce qui en l'occurence n'est pas le cas.
 
Il parle aujourdhui au nom des Libyens en affirmant que :  ce que nous demande les 
libyens... . Nous, c'est--dire ? Les reprsentants franais du sionisme mdiatique ? Les 
pseudo intellectuels ? Les stars de la place des Vosges ? Les libyens, c'est--dire ? La famille 
Kadhafi ? Leurs dfenseurs ? Les "bons" libyens ou les "mauvais" ?
 
Sarkozy, qui na pas compris grand-chose aux derniers vnements il faut bien lavouer, 
serait un idiot parce quenfin il nomme un diplomate comptent au quai dOrsay  la place 
des deux rputs sionistes prcdents M.A.M et le porteur de riz ? Nommer la tout aussi 
mdiatique Rama Yade comme reprsentante des institutions et de la politique trangre de 
notre pays auprs des pays arabes reste dans le domaine du ridicule et de limpensable. 
Esprons que ce nest, une fois de plus, quune bauche de provocation ou une boutade 
dbile de la part du pseudo intellectuel.
 
Enfin, B.H.L. na pas pu sempcher de prononcer le nom fatidique qui est aujourdhui 
devenu sa marque dpose en quelque sorte et sans laquelle il ne serait pas grand chose, ses 
coreligionnaires apprcierons : Kadhafi serait enterr dans un bunker comparable  celui 
dHitler ! Celle-l il fallait sy attendre et oser la faire. Le philosophe dans son immense 
discours bienveillant, bienfaiteur et moralisateur n'a visiblement connu ni les orgues de 
Staline ni lArme Rouge lors de son occupation de Berlin.
 
Il ferait mieux de sessayer  un nouveau roman bien au calme et doublier les ondes qui 
semblent tant l'attirer le temps que lhistoire de la Libye scrive sans ses interventions 
absurdes et pathtiques.

**** *s_lesinfos

Kadhafi pourrait quitter la tte de la Libye
Kadhafi ne serait pas finalement oppos  lide de quitter la Libye. Il aurait propos 
dabandonner ses fonctions en lchange dune forte somme dargent annonce LExpress. Une 
proposition faite au Conseil National mis en place par les rvolutionnaires  Benghazi. Selon lun 
de ses membres, Kadhafi laisserait le pouvoir au prsident du parlement et quitterait le pays 
avec une certaine somme dargent garantie.
Le Conseil National aurait refus loffre, ne souhaitant pas offrir une sortie honorable  celui 
qui a lanc larme contre son propre peuple et fait des milliers de victimes. 

**** *s_mediapart

De Karachi  Kadhafi, Takieddine, lami encombrant du prsident
Comme tout bon intermdiaire qui se respecte, ZiadTakieddine a plutt vocation  rester dans 
l'ombre. Las, depuis l'emballement de l'affaire de Karachi, dans laquelle il concentre les soupons 
de rtrocommissions en marge de certains contrats d'armement, l'homme d'affaires d'origine 
libanaise se trouve expos en pleine lumire  et cela ne lui russit pas.
Dernier pisode en date : la rvlation par lexpress.fr, lundi 7 mars, de son interpellation, samedi 
soir  l'aroport du Bourget. M. Takieddine a t contrl par les douaniers alors qu'il revenait,  
bord d'un avion priv, de Tripoli, o il avait convoy deux journalistes du Journal du dimanche, 
un rdacteur et un photographe. Le JDD a publi, ds dimanche, l'interview en exclusivit 
mondiale du prsident libyen Mouammar Kadhafi, dont les propos avaient donc t recueillis la 
veille. 
Dans l'avion, les douaniers ont eu la surprise de trouver une somme de 1,5 million d'euros, en 
espces. Une dcouverte qui a convaincu le parquet de Bobigny d'ouvrir une enqute prliminaire 
pour  manquements aux obligations dclaratives  et  suspicion de blanchiment . La 
procdure est en cours de transfert au parquet de Paris, et les investigations ont t confies au 
Service national de la douane judiciaire (SNDJ).
Si les deux journalistes n'ont pas t questionns, l'intermdiaire, en revanche, a t plac en 
garde  vue 24 heures  il a t remis en libert dimanche soir. Les enquteurs s'interrogent sur la 
provenance et la destination des fonds dcouverts dans l'avion. Interrog lundi soir par France 
Info, M. Takieddine a dmenti avoir  ramen de l'argent de Libye .  Oui, j'ai rencontr 
Kadhafi, mais je n'ai pas ramen d'argent, pas du tout , a-t-il affirm.  C'est une campagne de 
dnigrement. On m'a interrog sur mon dplacement en Libye et voil. Cela a t un peu long. Il 
fallait expliquer pourquoi j'y suis all et ce que j'ai fait l-bas.  
Sur le site lepost.fr, Takieddine a admis avoir servi d'intermdiaire entre le JDD et le tyran de 
Tripoli, sans voquer les ventuels dessous financiers lis  cette opration de communication :  
J'ai entrepris cela dans une dmarche positive. C'tait un acte ncessaire pour faire comprendre 
 tous la situation en Libye. 
Proche de longue date du colonel Kadhafi, ZiadTakieddine, qui a accord depuis un an plusieurs 
longs entretiens au JDD concernant l'affaire de Karachi   chaque fois pour mettre en cause les 
chiraquiens  a cette fois, fort de cette double proximit, jou les intermdiaires entre le journal et 
le dictateur libyen.  
Dans un article mis en ligne lundi aprs-midi et titr  L'trange interview du JDD , nos 
confrres du Nouvel Observateur relvent, s'agissant de cette tribune accorde au dictateur, que 
 le journaliste n'a pos aucune question drangeante  son interlocuteur. Le Guide a pu 
dployer, sans tre plac face  ses contradictions, la thorie du complot islamiste qu'il ressasse 
depuis le dbut de la rvolte en Libye. Mieux, il n'a pas davantage t interrog sur ses liens avec 
le pouvoir franais, notamment le ministre des relations avec le Parlement, Patrick Ollier, 
souponn d'affairisme, sur fond de contrats d'armes . Interrog par le Nouvel Obs sur les 
conditions dans lesquelles l'interview a t ngocie, le directeur de la rdaction du JDD, Olivier 
Jay, a dclar :  On a choisi de ne pas faire de commentaire. Nous prservons le secret des 
sources.  
La connexion Takieddine-Senoussi 
Les liens du rgime libyen avec le pouvoir sarkozyste, et notamment M. Ollier, sur fond de 
ventes d'armes, constituent un chapitre entier de l'ouvrage du journaliste Jean Guisnel (Armes de 
corruption massive, d. La Dcouverte), dont Mediapart a publi des extraits le 28 fvrier ( lire 
en cliquant ici). ZiadTakieddine y figure en bonne place, de mme qu'un certain Abdallah 
Senoussi.
Beau-frre du colonel Kadhafi, ce responsable des services secrets libyens est surtout vis par un 
mandat d'arrt international dlivr par la justice franaise en 1999, aprs sa condamnation par 
contumace  la prison  perptuit par la cour d'assises de Paris pour son implication dans 
l'attentat contre le DC-10 d'UTA qui cota la vie  170 personnes  dont 54 Franais  en 
septembre 1989. L'enqute a tabli que c'est Senoussi, sur instruction de Kadhafi, qui avait 
supervis toute l'opration, allant jusqu' fournir l'engin explosif de l'attentat. 
Abdallah Senoussi, incontournable sur les marchs d'armement signs par Tripoli, est en fait le 
 contact  principal de ZiadTakieddine au sein de l'appareil d'Etat libyen. D'ailleurs, l'expertise 
du rpertoire du tlphone portable de M. Takieddine, saisi par la police lors d'une perquisition  
son domicile parisien le 10 juin 2010, fait apparatre le nom d'Abdallah Senoussi en bonne place, 
aux cts de plusieurs figures de la  Sarkozie  : Claude Guant, Brice et Valrie Hortefeux, 
Thierry Gaubert, etc. 
Cet accs privilgi  l'entourage proche du dictateur libyen permet de mieux comprendre un 
pisode rvl par M. Takieddine lui-mme dans l'ouvrage que nous avons consacr  l'affaire de 
Karachi (Le Contrat, d. Stock, mai 2010). L'homme d'affaires y expliquait avoir  fait librer  
en juillet 2007 six personnes, dont cinq infirmires bulgares, injustement dtenues par les 
autorits libyennes. 
Dans le mme livre, Claude Guant, alors secrtaire gnral de l'Elyse, confirmait que M. 
Takieddine avait  incontestablementjou un rle important  dans cette affaire, prsente 
comme le premier succs diplomatique de la prsidence Sarkozy  et qui aurait eu pour 
contrepartie la signature de nouveaux contrats d'armement entre Tripoli et des grandes entreprises 
franaises... M. Guant prcisait :  Moi, je connaissais Moussa Koussa,  l'poque chef des 
services de scurit et aujourd'hui ministre des affaires trangres du rgime libyen, que j'avais 
rencontr  ce sujet juste avant l'investiture de Nicolas Sarkozy. Mais ZiadTakieddine 
connaissait visiblement d'autres personnes dans l'entourage de Kadhafi, et il nous a aids. 
L'Elyse pouvait-il ignorer que parmi ces  autres personnes  figure Abdallah Senoussi, 
recherch par la justice franaise depuis plus de dix ans pour son implication dans l'attentat 
sanglant contre le DC-10 d'UTA ? 
Une chose est certaine, ZiadTakieddine, qui symbolise la relation quivoque entretenue par la 
prsidence Sarkozy avec le colonel Kadhafi  pour lequel la France droula le tapis rouge en 
dcembre 2007 , est un alli de plus en plus encombrant pour le chef de l'Etat. Dans Le Contrat, 
ainsi que Mediapart s'en tait fait l'cho le 4 mai 2010, nous recensions les nombreux liens 
unissant M. Takieddine aux ex-balladuriens, devenus sarkozystes.
L'intermdiaire, impos  l't 1994 dans les ngociations du contrat Agosta (la vente de sous-
marins au Pakistan) par le gouvernement Balladur alors que le contrat tait dj boucl, est 
souponn d'avoir profit de l'quivalent de 33 millions d'euros de commissions verses en marge 
de ce march. A la mme priode, il fit aussi brutalement irruption dans le contrat Sawari II (la 
vente de frgates  l'Arabie saoudite), sur lequel il aurait peru 87 millions d'euros. 
Pour la justice franaise, une partie des sommes verses en marge de ces deux contrats pourrait 
avoir servi  financer illgalement la campagne prsidentielle de 1995 du premier ministre-
candidat, dont Nicolas Sarkozy, ministre du budget, tait alors l'un des plus influents stratges. 
C'est notamment M. Sarkozy qui, depuis Bercy, valida la cration d'une socit off shore, 
baptise Heine, par laquelle transitrent une partie des commissions suspectes destines 
notamment  M. Takieddine. 

**** *s_mediapart
Libye: Ras Lanouf bombarde
LIBYE. Alors que les journalistes attendaient l'arrive de Mouammar Kadhafi  Tripoli pour une 
confrence de presse, les villes de Ras Lanouf et Zaouia ont t attaques massivement par les 
forces du dirigeant libyen. La premire assistance alimentaire achemine par l'Onu depuis le 
dbut de la rpression doit arriver par un convoi routier du Programme alimentaire mondial  
Benghazi. Il y aurait encore environ 25.000 personnes bloques  la frontire entre la Tunisie et 
la Libye, en majorit des travailleurs immigrs.
Mouammar Kadhafi aurait propos aux insurgs de runir le Congrs gnral du peuple, 
l'instance qui fait office de parlement, afin d'examiner les conditions de son dpart assorties de 
garanties. Si le rgime libyen dment toute offre de ngociations, le conseil national libyen, 
reprsentant les opposants, affirme avoir t contact et dclare avoir refus cette demande. 
Du ct de la communaut internationale, Barack Obama a dclar lundi que l'Alliance atlantique 
examinait actuellement des options militaires concernant la crise libyenne. La France et la 
Grande-Bretagne souhaitent voir l'Onu autoriser l'instauration d'une zone d'exclusion arienne au-
dessus de la Libye.
 
EGYPTE. Une manifestation de femmes s'est tenue au Caire pour clbrer la journe 
internationale des femmes. Elles rclamaient entre autres que des femmes participent  
l'amendement de la constitution gyptienne et que certaines lois changent pour garantir une 
galit complte des genres. Une contre-manifestation a cependant eu lieu en parallle, dans 
laquelle des hommes auraient scand des slogans tels que : La place de la femme est  la 
maison.
 
IRAN. Des affrontements ont oppos les manifestants, rclamant la libration des deux leaders 
de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, et les forces de l'ordre  Thran. 
D'aprs la BBC, ils taient plusieurs centaines de protestataires dans les rues de la capitale. 
L'ancien prsident de la Rpublique iranienne (1989-1997), Akbar Hachmi Rafsandjani, a perdu 
la prsidence de l'Assemble des experts en Iran, en raison de sa proximit avec les 
rformistes. L'ayatollah Mohammad RezaMahdaviKani est dsormais  la tte de cette 
Assemble compose de dignitaires religieux lus, qui dsignent, supervisent et peuvent limoger 
le guide suprme. La dfaite de Rafsandjani marque l'exclusion progressive des opposants au 
prsident Mahmoud Ahmadinejad.
 
YEMEN. Aprs des semaines d'affrontements ayant fait 27 morts, le mouvement de 
contestation s'est tendu  Dhamar. Environ 10.000 personnes ont protest dans cette zone tribale 
considre comme le bastion politique du prsident, Ali Abdallah Saleh, pour rclamer son 
dpart. Le premier ministre et le ministre de l'intrieur en sont d'ailleurs originaires. A Sanaa, la 
capitale, des milliers d'opposants, qui campent depuis plusieurs semaines, taient encercls par 
des vhicules militaires et de police faisant craindre de nouvelles violences. Lundi soir, une 
meute a clat dans une prison de la capitale, o environ 2.000 dtenus se sont joints au 
mouvement d'opposition. Les prisonniers ont incendi des matelas, occup la cour de la prison et 
pris une dizaine de gardiens en otages, qui ont tent en vain de ramener le calme en lanant des 
gaz lacrymognes et en tirant en l'air. Un mort et des douzaines de blesss ont t dnombrs.
 
BAHREIN. Trois mouvements d'opposition chiites radicaux ont rclam l'abolition de la 
monarchie qui rgne depuis plus de deux sicles sur l'le de Bahren. Ils rclament la cration d'un 
systme rpublicain dmocratique. 
 
KOWEIT. Alors que cet mirat tait pargn par le mouvement de contestation, des manifestants 
ont dfil dans le pays pour rclamer la dmission du premier ministre, le cheikh Nasser 
Mohammed al-Ahmed al-Jaber al-Sabah.
 
18h00 - LIBYE AZaouia, des tmoignages cits par la BBC font tat d'innombrables tirs des 
forces de Kadhafi sur les habitants.
 
17h45 - KOWEIT La manifestation se poursuit toujours dans le calme au Kowet pour rclamer 
la dmission du premier ministre.
17h30 - LIBYE A partir de documents de Wikileaks, Le Monde rvle que la sant de 
Mouammar Kadhafi tait mauvaise au printemps 2009: La nature exacte de ses maux n'est pas 
confirme, mais il est clair qu'il ne va pas bien.
 
17h00 - HUMANITAIRE La premire assistance alimentaire achemine par l'Onu depuis le 
dbut de la rpression doit arriver aujourd'hui par un convoi routier du Programme alimentaire 
mondial  Benghazi.
 
16h50 - LIBYE Il y aurait encore environ 25.000 personnes bloques  la frontire entre la 
Tunisie et la Libye, en majorit des Bangladais, travaillant dans les raffineries. D'aprs le Monde, 
l'Italie devrait procder  leur rapatriement mercredi. Une carte interactive sur la crise libyenne a 
t mise en ligne. 
16h40 - EGYPTE Une manifestation des femmes se tient au Caire aujourd'hui pour clbrer la 
journe internationale des femmes. Elles rclament entre autres que des femmes participent  
l'amendement de la constitution gyptienne et que certaines lois changent pour garantir une 
galit complte des genres. Le Guardian affirme toutefois qu'il y a une contre-manifestation en 
parallle. D'aprs certains tmoignages sur Twitter, des hommes auraient scand des slogans tels 
que : La place de la femme est  la maison.
16h30 - IRAN Des affrontements opposent les manifestants, rclamant la libration des deux 
leaders de l'opposition, Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi, et les forces de l'ordre  
Thran. D'aprs la BBC, ils taient plusieurs centaines de protestataires dans les rues de la 
capitale. Une vido amateur, diffuse par le Guardian, qui aurait t prise aujourd'hui, fait tat de 
ces heurts:
16h15 - LIBYE A Tripoli, les envoys spciaux attendent l'arrive de Mouammar Kadhafi dans 
un htel pour une confrence de presse. Peter Beaumont, reporter du Guardian, crit sur Twitter 
que les journalistes ont t menacs de mort en cas de dsobissance:
16h10 - BAHREIN Trois mouvements d'opposition chiites radicaux rclament l'abolition de la 
monarchie qui rgne depuis plus de deux sicles sur l'le de Bahren. Ils rclament la cration d'un 
systme rpublicain dmocratique, d'aprs le Guardian.
 
16h00 - PETROLE Le Kowet et l'Iran confirment que l'Opep (Organisation des pays 
exportateurs de ptrole) discute d'un ventuel relvement de la production ptrolire pour enrayer 
la flambe des cours du ptrole. Celui-ci a nanmoins recul aprs avoir atteint lundi son plus 
haut niveau depuis septembre 2008. Le baril de brut lger amricain cdait 0,19%  105,25 
dollars, et le baril de Brent  Londres perdait 0,11%  114,91 dollars.
 
15h50 - KOWEIT Alors que cet mirat tait pargn par le mouvement de contestation, une 
manifestation a dbut dans le calme aujourd'hui pour rclamer la dmission du premier ministre, 
le cheikh Nasser Mohammed al-Ahmed al-Jaber al-Sabah.
 

15h40 - YEMEN Al Jazeerarvle que l'meute de lundi soir dans une prison de la capitale,  
Sanaa, a fait un mort et des douzaines de blesss.
 
15h30 - LIBYE L'envoy spcial du Monde confirme que plusieurs raids ariens ont vis Ras 
Lanouf et ajoute que les combattants attendent des renforts venus de Benghazi.
France-24 confirme dans un reportage vido que des habitants commencent  fuir la ville de Ras 
Lanouf qualifie de ville morte, mais les combattants restants sont dtermins  repousser les 
forces de Kadhafi qui contrlent la localit voisine de Ben Jawad:
15h10 - LIBYE Le Guardian informe que des heurts ont lieu  Zaouia, qui serait  nouveau sous 
le contrle du rgime libyen. Sky News le confirme dans un reportage vido:
15h10 - LIBYE Reuters prcise que le conseil national des insurgs ne poursuivra pas Kadhafi 
pour ses crimes si ce dernier quitte le pouvoir dans les 72 heures. Al Jazeera interviewe dans un 
reportage vido le directeur du conseil national libyen des insurgs, Mustafa Abdel-Jalil, sur les 
raisons de cette dcision:
15h00 - DIPLOMATIE La Ligue arabe reporte sa runion sur la crise libyenne  samedi.
14h40 - LIBYE Des tmoins affirment qu'un mdecin jordanien travaillant pour Mdecins sans 
frontire (MSF) a t arrt, mais MSF dment l'information.
 
14h40 - LIBYE Ras Lanouf a t frappe par au moins quatre bombardements aujourd'hui. 
L'envoy spcial du Guardian qui se trouve dans cette ville stratgique pour le ptrole explique 
que les attaques ariennes viseraient d'abord les combattants les moins expriments parmi les 
insurgs. Dans un enregistrement audio, il dclare: Il y a eu des raids ariens visant le centre-
ville (...) o se trouvent les combattants les moins expriments.
14h30 - LIBYE Deux htels, o se trouvaient des journalistes  Benghazi, auraient t la cible de 
bombardements aujourd'hui, d'aprs Al Arabiya.
14h10 - SYRIE L'avocat et dfenseur des droits de l'Homme syrien, HaythamMaleh, g de 80 
ans, emprisonn depuis octobre 2009 pour avoir critiqu le gouvernement, a t libr aujourd'hui 
en vertu d'une grce prsidentielle. Le prsident syrien, Bachar al-Assad, lui a accord une 
amnistie gnrale car il a plus de 70 ans et que sa sentence a t mise avant le 7 mars. 
 
14h00 - LIBYE Un reportage d'Al Jazeera montre que les forces de Kadhafi ralentissent 
l'avance des opposants prs de Ben Jawad.
13h40 - IRAN L'ancien prsident de la Rpublique iranienne (1989-1997), Akbar Hachmi 
Rafsandjani, perd la prsidence de l'Assemble des experts en Iran, du fait de sa proximit avec 
les rformistes. L'ayatollah Mohammad RezaMahdaviKani est dsormais  la tte de cette 
Assemble compose de dignitaires religieux lus, qui dsignent, supervisent et peuvent limoger 
le guide suprme. La dfaite de Rafsandjani marque l'exclusion progressive des opposants au 
prsident Mahmoud Ahmadinejad.
13h20 - DIPLOMATIE D'aprs France-24, deux reprsentants du conseil national de 
l'opposition libyenne ont t invits mardi au Parlement europen  Strasbourg pour informer 
l'Union europenne des dveloppements de l'insurrection dans le pays. De son ct, la Ligue 
arabe prvoit une runion de crise vendredi sur la Libye.
 
12h40 - YEMEN Aprs des semaines d'affrontements ayant fait 27 morts, le mouvement de 
contestation s'tend  Dhamar. Environ 10.000 personnes ont protest dans cette zone tribale 
considre comme le bastion politique du prsident, Ali Abdallah Saleh, pour rclamer son 
dpart. Le premier ministre et le ministre de l'intrieur en sont d'ailleurs originaires. A Sanaa, la 
capitale, des milliers d'opposants, qui campent depuis plusieurs semaines, sont dsormais 
encercls par des vhicules militaires et de police faisant craindre de nouvelles violences. Lundi 
soir, une meute a clat dans une prison de la capitale, o environ 2.000 dtenus se sont joints au 
mouvement d'opposition. Les prisonniers ont incendi des matelas, occup la cour de la prison et 
pris une dizaine de gardiens en otages, qui ont tent en vain de ramener le calme en lanant des 
gaz lacrymognes et en tirant en l'air.
12h20 - DIPLOMATIE L'Otan et l'Union europenne se concerteront les 10 et 11 mars  
Bruxelles pour discuter de la situation en Libye et trouver une solution  la crise. Le secrtaire 
gnral de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a indiqu lundi que toutes les options militaires 
possibles taient tudies.
 
12h00 - DIPLOMATIE L'Otan dploie des avions de reconnaissance Awacs pour surveiller la 
situation en Libye 24 heures sur 24.
11h30 - LIBYE Pour la premire fois, un raid arien a frapp une habitation, un immeuble  Ras 
Lanouf, prs du port ptrolier. Un tmoin habitant  Zaouia a confi  l'agence AssociatedPress 
par tlphone que sa ville avait t reprise par les forces de Kadhafi.
11h20 - LIBYE Al Jazeera diffuse un reportage vido o il est fait tat de l'excution de soldats 
ayant refus de combattre les opposants. Attention, cette vido peut contenir des images 
choquantes:
11h15 - LIBYE Dans une interview accorde  la chane Al Arabiya lundi, un des fils de 
Kadhafi, Saadi Kadhafi, prvient que la Libye sombrera dans une guerre civile si Mouammar 
Kadhafi se retire et reproche  son frre Saf al-Islam de ne pas avoir su rpondre aux 
revendications des Libyens par la srie de rformes qu'il avait mises en uvre avant 
l'insurrection. 
  
11h10 - DIPLOMATIE La France et la Grande-Bretagne s'organisent pour proposer un projet de 
rsolution sur une zone d'exclusion arienne en Libye qui sera soumis cette semaine au Conseil 
de scurit de l'ONU. Le chef de l'Organisation de la confrence islamique (OCI), 
EkmeleddinIhsanoglu, s'est lui aussi dclar favorable  cette dcision.
11h00 - LIBYE Mouammar Kadhafi aurait propos aux insurgs de runir le Congrs gnral du 
peuple, l'instance qui fait office de parlement, afin d'examiner les conditions de son dpart, 
assorties de garanties. Si le rgime libyen dment toute offre de ngociations, le conseil national 
libyen, reprsentant les opposants, affirme avoir t contact et dclare avoir refus cette 
demande. 
 
11h00 - LIBYE D'aprs Al Jazeera, le conseil national libyen, qui reprsente les opposants, 
aurait  prsent un site internet officiel et un compte Twitter. Mais ces deux mdias n'ont pas 
encore t annoncs officiellement. Le conseil national aurait aussi affirm qu'il ne poursuivrait 
pas Kadhafi pour ses crimes si ce dernier quittait le pouvoir. 

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Libye: raids intensifs dans l'est, vers une zone d'exclusion arienne?
L'insurrection libyenne tait vise par des raids intensifs mardi, au dbut de la quatrime semaine 
de la rvolte, alors que la mise en place d'une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye 
recueillait de plus en plus de soutiens y compris dans le monde arabe.
L'opposition libyenne a rejet toute ngociation avec le rgime de Mouammar Kadhafi, exigeant 
que le numro un libyen quitte le pays tout en promettant dans ce cas de ne pas engager de 
poursuites pnales contre lui. Des insurgs avaient annonc un peu plus tt voir reu, et rejet, 
une offre de ngociation.
A Tripoli, un responsable gouvernemental a formellement dmenti toute proposition de 
ngociations de la part du rgime.
Le prsident du Conseil national cr par l'opposition pour prparer la transition et bas  
Benghazi (est), Moustapha Abdeljalil, a prcis que M. Kadhafi n'avait pas envoy d'missaire 
mais que des avocats de Tripoli s'taient proposs comme intermdiaires "pour arrter le bain de 
sang".
Aprs les monarchies arabes du Golfe lundi, l'Organisation de la confrence islamique (OCI) s'est 
dclare mardi favorable  une zone d'exclusion arienne en Libye, pour empcher les 
bombardements contre les insurgs, tout en raffirmant son opposition  une intervention 
militaire directe.
L'OCI est forme de 57 pays comptant plus d'un milliard de musulmans.
La Ligue arabe a prvu une runion de crise samedi pour voquer les "mesures  prendre pour 
protger le peuple libyen, en particulier l'tablissement d'une zone d'exclusion arienne".
La France et la Grande-Bretagne prparent un projet de rsolution pour le Conseil de scurit de 
l'ONU imposant une zone d'exclusion arienne au-dessus de la Libye, qu'ils veulent prsenter ds 
cette semaine. Son adoption semble cependant dlicate en raison de la rticence de la Chine et 
surtout de la Russie, selon des diplomates.
Sur le terrain, la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans l'Est 
libyen,  environ 300 km au sud-ouest du sige de l'opposition  Benghazi, tait la cible de raids 
ariens intensifs mardi.
L'ouest du port ptrolier a t pilonn dans l'aprs-midi, et trois personnes au moins ont t 
blesses, selon un journaliste de l'AFP.
Les rebelles ont dit que les troupes gouvernementales avaient dvers un dluge de feu.
Un peu plus tt, un immeuble a t endommag par un raid, le premier  toucher une habitation 
dans la ville, mais personne n'a fait tat de victime dans l'immdiat, selon un journaliste de l'AFP.
En revanche, une personne a t blesse par une attaque arienne dans la matine, selon un 
photographe de l'AFP.
L'aviation libyenne vise quotidiennement les positions des insurgs dans l'est du pays, 
essentiellement sur la ligne de front mais aussi  Brega et Ajdabiya, verrous stratgiques vers 
Benghazi.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait mardi Zenten,  120 km au sud-ouest de la capitale, 
mais la ville tait encercle par les forces pro-Kadhafi, selon un Franais sur place. Il a affirm 
que les opposants contrlaient toutes les villes jusqu' Nalout, prs de la frontire tunisienne.
Lundi soir, l'opposition a voqu de "violents combats"  Zawiyah, ville que les insurgs disent 
tenir  60 km  l'ouest de Tripoli.
Les Occidentaux, qui affichent dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, doivent se 
concerter jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'Union europenne, pour tenter 
d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la rgion.
Deux reprsentants du Conseil national de l'opposition se sont rendus mardi au Parlement 
europen  Strasbourg, et doivent rencontrer mercredi le ministre franais des Affaires trangres 
Alain Jupp.
Les 27 pays europens se sont mis d'accord sur de nouvelles sanctions contre la Libye, visant 
notamment un fonds souverain et la banque centrale, aprs le gel des avoirs du colonel Kadhafi et 
de 25 de ses proches. Cet accord doit entrer en vigueur d'ici vendredi.
Les Pays-Bas observaient la plus grande discrtion sur leurs efforts pour obtenir la libration de 
trois soldats faits prisonniers le 27 fvrier par des forces loyales  Kadhafi, refusant de confirmer 
l'envoi de ngociateurs  Malte, une information rapporte par la presse nerlandaise.
Un mdecin jordanien qui assurait travailler pour Mdecins sans frontires (MSF) a t emmen 
sous la menace d'une arme d'un htel de Benghazi, selon des tmoins. MSF a dmenti que ce 
mdecin fasse partie de son personnel.
Lundi, les Nations unies ont charg l'ancien ministre jordanien des Affaires trangres Abdel 
IlahKhatib d'entreprendre des "consultations urgentes" avec Tripoli sur la crise humanitaire 
provoque par les combats.
Le secrtaire gnral de l'ONU Ban Ki-moon avait avanc le 25 fvrier un bilan de plus de 1.000 
morts depuis le dbut de l'insurrection le 15 fvrier. Selon l'ONU, plus de 191.000 personnes ont 
fui les violences.
Le cours du ptrole ont recul mardi, aprs les rumeurs sur d'ventuelles ngociations en Libye et 
l'annonce de consultations informelles au sein de l'Opep sur les mesures  prendre face aux 
troubles.

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Libye: violents combats, nouveaux appels  la zone d'exclusion arienne
Les forces de Mouammar Kadhafi ont accentu mardi la pression sur la rbellion, bombardant par 
air et terre des positions dans l'Est de la Libye et combattant les insurgs  l'Ouest, au moment o 
les appels se multipliaient pour une zone d'exclusion arienne.
Pour tenter de mettre fin  la rpression sanglante, le prsident amricain Barack Obama et le 
Premier ministre britannique David Cameron ont convenu de poursuivre la planification de "toute 
la gamme" d'actions possibles, dont l'imposition d'une zone d'exclusion arienne.
Affichant dsormais ouvertement leur soutien  l'insurrection, les Etats-Unis et l'Union 
europenne (UE) ont rencontr des reprsentants du Conseil national de transition mis en place 
par la rbellion  Benghazi, picentre de l'insurrection (1.000 de km  l'est de Tripoli).
Alors que les violences prennent des allures de guerre civile dans ce pays ptrolier, le march 
redoute une crise prolonge qui affecterait les approvisionnements mondiaux et imposerait un 
recours aux stocks stratgiques de brut, ce qui catapulterait le baril  plus de 200 dollars.
M. Kadhafi, qui a jur de mater dans le sang la rbellion dbute le 15 fvrier, a mis en garde 
contre toute ingrence de l'Occident dans son pays lors d'un entretien tlphonique avec le 
Premier ministre grec Georges Papandrou.
Dans un entretien diffus par la chane d'information franaise LCI, il a galement accus les 
Occidentaux de "complot colonialiste" contre son pays,
En soire, il s'tait rendu dans un htel de Tripoli o sont confins la grande majorit des 
journalistes trangers pour des interviews  des chanes tlvises.
Malgr les sanctions internationales imposes au clan Kadhafi -gel des avoirs, interdiction de 
voyages-, l'ouverture d'une enqute de la Cour pnale internationale pour crimes contre 
l'humanit et les appels  s'en aller, le leader libyen s'accroche au pouvoir aprs plus de 40 ans de 
rgne sans partage.
Ses forces tentent de stopper la progression vers l'Ouest des insurgs qui contrlent la rgion 
orientale ptrolire ainsi que certaines localits de l'Ouest, lanant une opration de reconqute 
avec ses chars et avions contre les opposants moins bien arms.
L'aviation a bombard la ville ptrolire de Ras Lanouf, base la plus avance de l'opposition dans 
l'Est, faisant un bless et touchant un immeuble. La banlieue ouest du port,  environ 300 km au 
sud-ouest de Benghazi, a t pilonne et trois personnes ont t blesses, les rebelles parlant d'un 
dluge de feu.
A l'ouest de Tripoli, l'opposition contrlait Zenten mais la ville tait encercle, selon un tmoin 
franais.
Les forces loyalistes ont lanc paralllement un assaut sur Zawiyah, le bastion des insurgs le 
plus proche de la capitale, selon un ancien responsable libyen qui a fait dfection, Mourad 
Hemayma.
"Kadhafi veut prendre (Zawiyah) avant mercredi. La communaut internationale doit agir", a-t-il 
affirm, joint au tlphone au Caire par l'AFP. Il a indiqu que des membres de sa famille avaient 
t tus dans la ville (40 km de Tripoli), assige par des chars.
"Zawiyah est vise par une attaque d'envergure. Les civils sont attaqus directement", selon un 
site de l'opposition. Le gouvernement a dmenti le bombardement de Zawiyah.
Face  l'escalade des combats qui ont fait plusieurs centaines de morts depuis le dbut de la 
rvolte, les Occidentaux se concertent jeudi et vendredi  Bruxelles au sein de l'Otan et de l'UE, 
pour tenter d'aider l'opposition sans enfreindre le droit international ni dstabiliser la rgion.
Paris et Londres prparent un projet de rsolution au Conseil de scurit de l'ONU imposant une 
zone 
Le vice-prsident amricain Joe Biden doit lui rencontrer mercredi  Moscou le prsident russe 
Dmitri Medvedev pour tenter de surmonter les divergences des deux pays sur la Libye.
Pour la secrtaire d'Etat Hillary Clinton, toute dcision d'imposer une telle zone devrait tre prise 
par l'ONU et non par les Etats-Unis.
La Ligue arabe a prvu, elle aussi, une runion de crise samedi pour voquer la zone d'exclusion, 
aprs l'accord des monarchies arabes du Golfe et de l'Organisation de la confrence islamique 
pour sa mise en place.
L'UE a en outre approuv de nouvelles sanctions contre la Libye, visant un fonds souverain et la 
Banque centrale, au moment o deux reprsentants du Conseil national ont dit  Strasbourg 
attendre que l'UE le reconnaisse "le plus tt possible" comme seule autorit lgitime.
Le gouverneur de la Banque centrale libyenne, cl des finances du rgime et objet d'intenses 
recherches internationales, a refait surface en Turquie, a annonc le Financial Times.
Farhat Omar Bengdara a assur au journal continuer d'assumer ses responsabilits et n'tre  
l'tranger que pour mieux veiller aux affaires.
Au Caire, des diplomates amricains ont rencontr des membres du Conseil national, selon le 
dpartement d'Etat.
L'opposition a entretemps rejet toute ngociation avec le rgime exigeant que le leader libyen 
quitte le pays et promettant le cas chant de ne pas engager de poursuites contre lui. La 
tlvision officielle libyenne a de son ct jug "impensable" que M. Kadhafi "puisse prendre 
contact avec des agents ayant fait appel aux trangers contre leur propre pays".
Alors que prs de 200.000 personnes ont fui les combats en Libye, l'ONU a charg l'ex-ministre 
jordanien des Affaires trangres Abdel IlahKhatib d'entreprendre des "consultations urgentes" 
avec Tripoli sur la crise humanitaire.




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